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L'Esplanade Impériale Ce quartier regorge de boutiques, d'échoppes et de petites places où se tiennent en permanence les camelots et autres vendeurs à la criée. Sis non loin de la place principale des marchands, le stade trône fièrement au beau milieu des maisons cossues des riches commerçants, symbole de la puissance mélandienne. |
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| | #1 |
| Xvart ![]() ![]() Date d'inscription: octobre 2007
Messages: 12
| [ Ce premier message sera consacré à la description d'une boutique qui n'existe pas encore, il est donc voué à l'edit.]
__________________ Passent les hommes... Durent les Pierres Aînées. |
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| | #2 |
| Xvart ![]() ![]() Date d'inscription: octobre 2007
Messages: 12
| [Arrivant de l’Antichambre ([Bâtiment] L'Antichambre du Conseil)] Après avoir froidement remercié le fonctionnaire, Sylveneïssa avait parcouru non sans hésitations et quelques détours le trajet conduisant du Havre bourgeois à l’esplanade impériale. Elle avait vu progressivement disparaître les grands domaines et les jardins, les rues s’étaient faites un peu plus étroites, s’étaient bordées de boutiques de moins en moins luxueuses, qui avaient même fini par déborder sur les trottoirs - puis les étals et les passants étaient devenus si nombreux qu’elle avait eu de la peine à progresser au milieu de la foule, et que la cacophonie des vendeurs à la criée l’avait presque assourdie. Pour la première fois, elle avait crispé la main sur son arme, sentant qu’on la bousculait un peu trop, et trop souvent, pour que ses maigres possessions se trouvent tout à fait en sécurité. On l’avait mise en garde contre les humains – voleurs d’espace et de mémoire, avides d’or et de longue vie. Leur jalousie, leur ambition. Ils entrent partout. Ils prennent tout, seule la mort les arrête. Nous devons savoir ce qu’ils préparent, mais ils ne doivent pas nous découvrir. Retrouve ta sœur si tu le peux, essaie de savoir ce qu’il veulent, mais n’oublie pas : ils ne doivent pas nous découvrir. Par bonheur, l’elfe ne payait pas de mine, avec sa cuirasse usée par les intempéries. Peut-être son épée fit-elle aussi réfléchir les tire-laine… Toujours est-il qu’elle était complètement égarée, ici. L’homme lui avait dit de chercher les toits libres. Elles en trouva plusieurs, et assez rapidement : même des humains ne pouvaient supporter de vivre dans un coffre aveugle, où tous les orifices sont bouchés pour mieux faire obstacle au soleil… Mais où trouver leur propriétaire ? demander aux gens qui vivaient à côté ? Le soleil, justement, déclinait rapidement. S’enfonçant dans une ruelle latérale, Sylveneïssa frappa à une porte de maison condamnée, qui ne lui renvoya évidemment aucune réponse. Sortant sa lourde épée de son fourreau de cuir, elle enfonça la porte et fit quelques pas prudents sur le plancher. La maison était effectivement déserte, et passablement poussiéreuse. Elle entendit japper, à la cave. Un sourire sur les lèvres, elle referma la porte, puis descendit quatre à quatre les marches de l’escalier, pour se retrouver nez à truffe avec quatre ou cinq molosses faméliques qui lui montraient les crocs. Derrière eux, des odeurs d'urine et d'excréments, de pourriture et de poil mouillé. Cet endroit était devenu leur repaire, le soupirail leur servant d'unique voie d’accès. Elle s’accroupit. Son regard doré se mit à briller étrangement. Les grognements disparurent tandis que les chiens des rues la reniflaient, surpris. Elle se déshabilla tandis qu'ils continuaient de s'interroger sur son odeur. Mais quand un loup argenté se dressa fièrement au milieu d’eux, en lieu et place de l’elfe, leur chef, un vieux dogue, l’attaqua. Ils roulèrent l’un sur l’autre, les crocs enfoncés dans la fourrure de l’adversaire, cherchant la jugulaire. Le dogue était courageux mais le loup était plus rapide et plus fort. Le combat dura jusqu’à ce que l’ancien meneur, la queue arrachée, sanguinolent, détale sans demander son reste. Les autres couchèrent les oreilles et couinèrent vaguement en signe de soumission. Le loup aux yeux d’or, une estafilade sur la patte avant gauche, une touffe de queue de dogue dans la gueule, gronda brièvement. « Parfait. Ce sera ma tanière, et vous serez ma meute. »
__________________ Passent les hommes... Durent les Pierres Aînées. Dernière modification par Sylveneïssa ; 04/05/2008 à 14h32. |
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| | #3 |
| Xvart ![]() ![]() Date d'inscription: octobre 2007
Messages: 12
| Le grand loup argenté avait commencé par s’installer dans son nouveau repaire. Il avait mordillé l’oreille de ses nouveaux lieutenants, piétiné longuement leur amour-propre, pour tester leur obéissance. Puis il avait marqué son nouveau territoire. Après avoir déchiqueté tout ce qui appartenait au précédent meneur, il s’était frotté longuement aux murs, aux chiens, et avait semé son urine en tous points de passage. Ces divers exercices l’avaient occupé jusqu’à la nuit et au-delà : ce n’est que lorsqu’il avait deviné la montée de la lune que le loup s’était enfin décidé à sortir par le soupirail, suivi de sa nouvelle meute, pour l’heure composée de trois chiens faméliques et apeurés. Il entrevit à peine le croissant de la lune derrière les toitures. Les odeurs de la rue, en revanche, décuplées par la métamorphose, assaillirent aussitôt sa truffe. « Qu’ont-ils fait du désert, grogna-t-il à l’attention des chiens. Ici je sens seulement viande froide, sueur, peur, pourriture. Ils vivent au milieu de leur mort.» Elle parvenait à communiquer avec les animaux les plus proches de sa propre espèce ; bien sûr, les chiens n’avaient pas la promptitude d’esprit des lycanthropes, mais elle pouvait déchiffrer leurs grognements, leurs attitudes, et les traduire presque inconsciemment en langage articulé. « Les humains jettent, oublient. Nous nous nourrissons de leurs restes », expliqua de mauvaise grâce un bâtard court sur pattes. « Le désert est bien plus dangereux pour nous… » Pour toute réponse, le loup argenté s’aventura dans une nouvelle ruelle, l’odorat aux aguets. Il n’y avait que sous cette forme qu’il pouvait espérer repérer l’odeur qui lui importait entre toutes… au milieu de tous ces parasites écœurants. « Le désert… Tu en viens ? » risqua un autre. Le loup dodelina lentement de la tête. « Jamais vu mon semblable? Jamais entendu parler d’un autre ? J’ai laissé ma meute au-delà du désert, dans la forêt des Pierres Aînées. Je dois retrouver ma sœur. » Quatre corniauds peu avenants aboyaient à destination du petit groupe, au bout de la ruelle, leur faisant ainsi savoir qu’ils approchaient des limites de leur territoire et qu’il vaudrait mieux pour eux rebrousser chemin. Le loup montra les crocs et commença d’esquisser de curieux déplacements latéraux en guise d’avertissements. Les chiens les ignorèrent, décidés à combattre, loup ou pas. « Je défierai tous vos petits chefs, gronda-t-elle. Les uns après les autres, jusqu’à ce que je la retrouve. Faites-le savoir. » Et, suivie de ses acolytes, les babines retroussées, elle se jeta dans la bagarre, toutes griffes dehors.
__________________ Passent les hommes... Durent les Pierres Aînées. Dernière modification par Sylveneïssa ; 04/05/2008 à 14h36. |
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| | #4 |
| Xvart ![]() ![]() Date d'inscription: octobre 2007
Messages: 12
| Adossée aux marches poussiéreuses de l'escalier, Sylveneïssa reprenait difficilement son souffle. La bagarre entre chiens des rues avait plus mal tourné cette fois-ci que la première et, malgré la blessure mortelle que le loup argenté avait réussi à infliger à son adversaire, sa petite meute, submergée par le nombre, n'avait dû la vie sauve qu'à une prompte retraite. Elle gisait à présent dans la pénombre, consciente du jour qui se levait derrière le soupirail. Les chiens la reniflaient avec une défiance inquiète depuis qu'elle avait repris forme humaine, leur esprit lui étant désormais fermé. Tous portaient les stigmates plus ou moins graves du dernier affrontement. Néanmoins, ils n'osaient partir, la reconnaissant malgré tout pour leur chef, qu'ils craignaient... "Tant pis. Il y aura d'autres nuits. Je trouverai ma soeur!" L'elfe extirpa de son paquetage un linge malpropre qu'elle déchira afin d'en envelopper son oreille sanguinolente. Avisant une estafilade au bras, elle la nettoya de grands coups de langue appliqués, avant de songer qu'elle n'avait plus de fourrure et qu'il était temps de se rhabiller: l'instinct animal mettait toujours quelque temps à se résorber. Dehors, la rue s'animait peu à peu. Les animaux avaient laissé la place aux humains, passants, carrioles, marchands, tire-laine, esclaves. La cacophonie prenait de l'ampleur. Sylveneïssa se rappelait son projet de monter un commerce de tanneur, et pour cela d'avoir besoin de louer le bâtiment. Ou plutôt, elle songea: "Une tanière contre du métal. Tous des fous..." Un peu plus tard, elle quittait la maison abandonnée pour frapper à la porte la plus proche, demandant à qui était le toit voisin. Le propriétaire la renvoya à un autre, qui habitait deux rues plus loin. Elle parvint à conclure un contrat de bail sans rencontrer trop de difficultés, la bicoque étant dans un état de délabrement avancé. Restait à en envisager la restauration...
__________________ Passent les hommes... Durent les Pierres Aînées. |
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| | #5 |
| Chancelier de Melandis ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: octobre 2003 Localisation: Juste derrière vous, prêt à hurler BOUH !
Messages: 4 804
| L'elfe de cuivre était en train de s'affairer dans la maison. Le plus difficile - et le plus urgent - était de faire disparaître les sources d'odeurs on ne pouvait plus désagréables : plusieurs cadavres de rats furent rapidement expédiés plus loin dans la rue - après tout, les mélandiens le faisaient bien, eux... - tandis que la paille pourrie qui jonchait le sol du rez-de-chaussée fut changée de frais. Elle ouvrit également toutes les fenêtres - du moins, celles qui n'étaient pas brisées. Elle était en train de déblayer la pièce principale de ses rebuts de meubles, quand on frappa à la porte, quelques coups discrets. Méfiante, Sylveneïssa se tenait prête à repousser une éventuelle embuscade ; se changer en loup ne lui demandait guère de temps, mais si les assaillants étaient prompts... On insista, à peine plus fort.
__________________ Pensez à la fonction recherche avant de poster un nouveau sujet. Consultez aussi le règlement des sections BG1, BG2 et du Bazar de l'Aventurier Melandis, Cité du Chaos, ma biographie ainsi que mes quêtes et ma couleur RP #6C84FF Statut : souvent là, mouhahaha ! |
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