Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
 

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L'Esplanade Impériale Ce quartier regorge de boutiques, d'échoppes et de petites places où se tiennent en permanence les camelots et autres vendeurs à la criée. Sis non loin de la place principale des marchands, le stade trône fièrement au beau milieu des maisons cossues des riches commerçants, symbole de la puissance mélandienne.

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Vieux 09/04/2007, 12h52   #26
Chalindra Pharn de Melandis
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Voulant visiter la cité malgré les troubles, je me rendis sur la place des marchands. Toujours sous le couvert de mon globe des ténèbres, je remarqua un groupe d'esclaves qui essayaient de rentrer dans une guildes pour la piller. Des soldats débouchèrent sur la place, leur chef pris la paroles:

-"Stopper ça et rentrez chez vos maîtres, ce sera le seul avertisement!"

Même si les sodat semblaient bien équiper, ils étaient clairement en sous nombre. Je m'aprètais à les laisser s'entre tuer mais je réfléchit et me dit qu'aider les soldats pourrais me servire et m'attirer les bonnes faveurs de Melandiens influents. Je désidais d'agir alors que les soldats chargeais en brayant des insultes.
J'annulai ma sphère des ténèbres pour que les soldats puissent voire d'où venaient l'aide et repéra un groupe d'esclaves qui semblait hésiter à rejoindre la mélée où les soldats étaient déjà bien occuper. J'incanta un sort de terreur.


Chalindra --->Sort de terreur ---> groupe d'esclaves révolté

Surpris les sodats sursautèrent certain furent même déconcentrer. Mais quand il vit que mon sort était dirigé vers les esclaves qui s'enfuirent en hurlant, leurs chefs dit au soldat:

-"Ne vous occuper pas d'elle, finisser les esclaves restant."

Le combat fut vite régler, 2 morts chez les soldats. Le chefs se dirigea sur moi. Il me salua et dit:

-"Merci Drow, ton aide fût la bienvenues. J'ai quelques blesser pourrais-tu les soigner?
-"Je suis Chalindra Pharn, mon aides n'est pas gratuite et pour tes hommes, je veux bien les soigner si ils accèptent de prier Lloth pour la remercier."
-"Vous avez entendu la dame, qui est partant?"plusieurs regards hostiles me foudroyèrent, je les ignoraient
-"Moi" et un soldat avec un vilaine estafilade qui partait du frond en passant par le nez pour finir sur la joue. Je lui dit les mots à dire pour remercier Lloth, il les prononças en même temps que j'invoquais Lloth pour le soigner. Il cria, la plaie arreta de saigner et lorsque la lumière disparu une grosse cicatrice barrait son visage.

-"Ca fait mal" me dit le sodat, je répondit:
-"Lloth n'aime pas les faibles, elle t'a soignée pour que tu puisses continuer à te battre et semer le chaos mais elle ne diminue pas la souffrance, celà te fera te souvenir de ta blessure et tu ne feras plus la même faute."
-"Pas mal dit le chef, je parlerai de toi à mon lieutenant maintenant je dois y aller. Au revoir Prétresse."Je lui repondit d'un signe de tête
-"En avant vous autres, on a d'autres chien à matter"
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Vieux 11/04/2007, 17h43   #27
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Parcourant le dédale de rue de Mélandis à la suite de son jeune guide, eu tout le loisir d’observer la population hétéroclite de la ville. Des silhouettes diverses et variées emplissaient les 4 coins de la cité, circulant rapidement dans le circuit de voies multiple de la ville, et l’on pouvait apercevoir l’espace d’un fugitif instant, indifféremment, un beau visage aux trait elfiques, le faciès quelque peu bestial d’un Demi orc ou encore le visage décharné d’un quelconque malheureux. Tout n’était que contraste et même l’atmosphère des places que l’on traversait pouvait être radicalement différentes les une des autres. Par exemple alors qu’il traversait des rues mitoyennes aux Bas quartiers, une tension perceptible planait dans l’air, et tous ses personnages si différents les des autres partageait tous un air maussade, méfiant. Beren voyait de riches personnages échanger des coups d’œil graves et éloquent tandis que d’autres, de la simple plèbe, chuchotait et murmurait de concert dans des groupes fermés.


Aussi Beren eu un moment d’absence lorsque émergent à peine d’une enfilade de rues sombres et encombrés, il entra dans le Quartier Marchand, ou l’atmosphère changeait radicalement.

Explosion de couleur et d’odeur, la grande place du Quartier Marchand était impressionnante. Des produits de toute espèces se côtoyaient, des simples étoffes de tissus, aux armes et armures, en passant par le stand de poison mortelle ou d’une boutique ou était vendu des lampes garanties « Habités par Djinn compétents ». Beren n’avait assez de yeux pour tous voir et son odorat s’était éteint, faisant grève devant cette surcharge de travail olfactive. Les merveilles assemblées devant lui, lui firent oublier l’étrange tension des rues qu’il venait de quitter, et il marchait perdu dans ses pensées.


-"Eh ben alors, on à pas d’marché sous la Montagne ?"

La voix moqueuse de son guide sortit Beren de sa stupéfaction. Il lui lança un regard faussement colérique et le menaçant de diminuer sa paie, le vit repartir brusquement en avant. Il le suivit, un sourire aux lèvre, tout en s’attardant encore sur les différentes merveilles du marché. Il aperçut du coin de l’œil quelques silhouettes dissimulées sous le couvert d’ample vêtement traînant autour des étals, et prêt des marchandises les plus « spéciales » des gardes tels que des Orcs, Gnoll et parfois humains, veillaient. Beren se demanda un instant dans qu’elle genre de ville il était tombé lorsque la main de son guide jaillit devant lui, paume ouverte.

-"On y est ! Alors, la ferraille ?"

-"Pas de panique mon garçon, tient, tes 2 pièces d’or".

Le nain les lui tendit distraitement alors qu’il observait le bâtiment ou le jeune l’avait mené, une structure a deux étages partageant l’aspect caractéristique de la plupart des auberges et relais qu’il avait déjà rencontrer, une pancarte pendait à un mur. « La Gorgé d’Orge ».

-"C’est une bonne auberge et puis le patron est un Nain, z’avez qu’a demander la pour votre Armurerie…Adieu l’nabot !"

Sans qu’il puisse réagir, le gamin avait déjà détaler, or en poche et mission accompli. Beren, sourit et hochant la tête le ragarda s'éloigner.

Finalement il s’avança, poussant déjà la porte d’entrée de l’Auberge lorsque une série de cris le figèrent. Se retournant vivement, Beren aperçut 7 pauvres hères aux frusques rapiécés qui, encadré d’une dizaine d’hommes en armes, se débattaient violemment et lançaient des appels à l’aide. La scène se passait à une extrémité de la place, à l’entrée d’une des grandes artères qui, si il avait bien écouté son guide, menait aux rues plus communes du quartier marchands et encore plus loin, aux bas quartiers. Beren se serait certainement mêlée de la situation si en s’approchant lentement, il n’avait pas finis pas reconnaître l’uniforme de la garde de Mélandis sur les hommes armées. De plus, les marques de fouets, zébrures, et marques de fer rouge qui s’imprimait sur la peau des hommes que les soldats arrêtaient renseignèrent rapidement Beren sur leur compte. Des esclaves.

Commun dans les colonies Drow qui jouxtaient les terres de son enfance, et assez familiers dans certaines régions des Royaumes, le concept d’Esclavage ne lui était pas étranger et depuis tous temps l’avait toujours répugné. Lorsqu’il le pouvait, s’attaquer a des convois esclavagistes ou des organismes mineurs, il le faisait, mais face à la légitimation et à la légalité apparente de cette pratique, il ne pouvait rien. Se détournant en serrant les dents et broyant le manche de sa hache dans un étau de chair, c’est un Nain particulièrement colérique et perplexe quand à la cité Mélandienne, qui pénétra dans la Tarverne de la Gorgée Dorée.

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Vieux 12/04/2007, 01h30   #28
Taliesin, Grand Gourou
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[Quête : le prophète gris]

Depuis son déclenchement, la rébellion n’avait cessé de prendre de l’ampleur, et les premières tentatives des autorités pour la juguler n’avaient pas porté leurs fruits. Les quartiers pauvres étaient à présent sous le contrôle total des insurgés qui les avaient sécurisés en établissant des barrages sur toutes les voies d’accès. La garde était tenue à bonne distance et si elle tentait de maintenir un cordon de sécurité pour isoler la zone, elle n’y parvenait pas complètement : nombre de rebelles parvenaient à le franchir et à mener des raids dans d’autres zones de la ville.

C’était d’ailleurs devenu leur nouvelle tactique : il fallait étendre la révolte pour recruter de nouveaux partisans et pour s’équiper en vivres et en armement. La principale zone qu’ils tentaient de conquérir était l’opulent quartier commerçant. De nombreuses échoppes avaient déjà été pillées et, désormais, une véritable armée forte de plusieurs centaines d’individus se rapprochait de la place des marchands.

La garde avait été informée de ce mouvement, et plus de deux cent soldats attendaient de pied ferme les gueux qui avaient osé défier les autorités de Mélandis. Ceux-ci n’étaient cependant pas idiots : ils savaient que, malgré leur nombre, une bataille en terrain découvert leur serait défavorable. Mais ils n’avaient guère le choix : les soldats refuseraient de les poursuivre, et ils leur fallait absolument les vaincre pour prendre le contrôle de la zone…

Taliesin et ses lieutenants discutèrent donc un long moment de la stratégie à adopter. Finalement, des hommes munis d’arcs et de frondes se placèrent discrètement sur le toit et aux fenêtres des bâtiments jouxtant l’un des côtés de la place, tandis qu’une partie des troupes se massait sur la vaste artère menant aux bas-quartiers. Pendant ce temps, Taliesin prenait la tête d’une escouade et s’en allait à vive allure en direction de la Mélandienne d’Argent.

Soudain, alors que les prémisses de l’aube éclaircissaient lentement l’horizon oriental, un signal fut lancé. Aussitôt, une pluie de flèches et de pierres s’abattit sur les gardes, pendant qu’une vague d’insurgés les chargeaient en hurlant. Les soldats furent d’abord déconfits par tant de témérité, et il y eut comme un mouvement de panique dans leurs rangs. Mais les officiers braillèrent leurs ordres et les hommes tinrent bon.

Le choc entre les deux troupes fut brutal, mais pas autant toutefois que les passes d’armes qui s’ensuivirent. Les insurgés se battaient avec acharnement et parvinrent à abattre plusieurs de leurs adversaires : mais aussi déterminés fussent-ils, ils ne faisaient pas le poids face à des soldats de métier et, bientôt, la balance pencha en leur défaveur.

Quelqu’un lança alors un retentissant « retraite ! » et les rangs rebelles se débandèrent aussitôt, courant à perdre haleine en direction de la rue d’où ils étaient sortis. Les soldats poussèrent un rugissement victorieux et les poursuivirent, frappant dans le dos tous les malheureux qu’ils rattrapaient.

Ils avancèrent ainsi sur une centaine de mètres dans la grand-rue puis marquèrent un temps d’arrêt : devant eux, barrant la large artère, se dressait une barricade où les attendaient bon nombre d’hommes et de femmes armés. Ainsi donc, la fuite de leurs comparses n’avait été qu’une feinte !

Les officiers mélandiens virent immédiatement le piège, mais le capitaine qui les dirigeait en rit de bon cœur : c’était ridicule. Même derrière une barricade faite de bric et de broc, des esclaves ne pouvaient leur opposer aucune résistance ! Il ordonna donc à ses hommes de poursuivre l’assaut, ce qu’ils firent avec enthousiasme.

S’ensuivit alors un indescriptible fouillis. Les soldats disloquèrent promptement la barricade, non sans perdre beaucoup de leurs camarades, puis combattirent les rebelles désormais sans protection. Des petits groupes d’insurgés surgirent des rues adjacentes, attaquant les militaires par le flanc, mais sans parvenir à les faire paniquer. Le fracas du combat rebondissait en échos sur les bâtiments voisins, tandis que s’accumulaient les morts des deux côtés. L’issue de la bataille demeura longtemps incertaine puis, petit à petit, l’avantage tourna en faveur des soldats. Il n’allait pas falloir attendre très longtemps pour que les miséreux se débandent. Pour de vrai, cette fois.

C’est alors qu’un grand vacarme retentit dans le dos des soldats : ceux qui se retournèrent virent une trentaine de cavaliers les charger allègrement. Taliesin et ses compagnons avaient réussi à voler les chevaux de la Mélandienne d’Argent et ceux de quelques autres établissements. Mais cela ne s’était pas passé sans encombres : il avait fallu se battre, ce qui expliquait le retard de la cavalerie…

Parcourant du regard le champ de bataille, Taliesin comprit immédiatement que ledit retard leur serait peut-être fatal : les insurgés étaient sur le point de flancher. Levant bien haut son épée sur laquelle vinrent se refléter les premiers rayons du soleil levant, le barde poussa alors un puissant cri de guerre et éperonna sa monture. Les autres cavaliers l’imitèrent et, en un instant, ils atteignirent les rangs éberlués de leurs adversaires, taillant en pièces tous ceux qui passaient à leur portée. Leurs camarades piétons, ragaillardis, leur courage à nouveau intact, hurlèrent à l’unisson et repartirent à l’assaut. Toute velléité de fuite s’était envolée.

Pour la première fois, le capitaine commandant les contingents de la garde se mit à douter. Il avait cru avoir affaire à de simples marauds désorganisés et, jusqu’ici, les faits lui avaient donné raison. Mais à présent, il voyait ses hommes tomber comme des mouches. D’autres tentaient déjà de se carapater… La victoire avait changé de camp, il le savait, et c’est avec un certain fatalisme qu’il regarda l’elfe en brillante armure se rapprocher de lui, fauchant tous ceux qui lui barraient la route d’amples mouvements de son épée. Le Mélandien savait que c’était la mort qui l’attendait : même s’il réussissait à s’enfuir, le conseiller Mornagest le ferait exécuter pour son erreur… Il valait donc mieux mourir des mains forcément plus clémentes de cet étrange ennemi…
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Vieux 12/04/2007, 10h08   #29
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Demain serait un autre jour…seulement si on laissait un Nain épuisé à son honnête sommeil !
Depuis maintenant quelques minutes un brouhaha sonore s’élevait jusqu'à l’étage de l’auberge, il semblait provenir à la fois du rez-de-chaussée et de l’extérieur.
Grommelant et déversant un flots d’injures dans sa langue natale, Beren bondit de son lit, en peu de temps il était armé de pied en cape et c’est bouclier et hache à la main qu’il descendit à l’étage inférieur. Alors qu’il descendait les bruits se faisaient plus clair, l’Aubergiste était en grande conversation avec un groupe d’hommes, le ton montait visiblement bien qu’il ne perçus pas encore leurs paroles. Un grand bruit sourd résonna, claquant puissamment depuis l’extérieur, il fut suivit d’un cri de rage de l’aubergiste et de vivats du groupe d’homme.

Arrivé dans la pièce principale, Beren entrevit les hommes qui repartaient déjà, ils avaient la même allure que les Esclaves qu’il avait aperçus dans la journée, mais leur air déterminé et l’espoir qui illuminaient leur visage semblaient les transcendé. Sans un mot pour l’aubergiste qui se lamentait bruyamment à propos « D’esclaves malhonnête que l’on devrait fouetté à mort et d’autres joyeuseté du même genre », Beren courut vers la sortie, déboulant dans les rues du quartiers commerçant juste à temps pour voir une troupes d’hommes galopant vers l’artère menant au bas quartier. Galopant…avec les chevaux de l’auberge ! La porte de l’écurie était fracturé, pendant sur ses gonds. Alors que certaines pensées et réflexions du Nain se reliaient peu à peu dans esprit ensommeillé, la nouvelle atmosphère du quartier le frappa enfin, des cris et des hurlements résonnaient à tous les coins de rues, des maisons se fermaient à clé sur des visages bourgeois terrifiés, des volets claquaient, des gardes étaient postés partout dans les rues. Des citoyens furieux émergeaient dans la rue épées en mains. La folie semblait avoir frappé les Mélandiens.

Courant a fond de train sur les lieux ou il pensait entendre le plus de bruits, poussé par un sentiment d’urgence inexplicable, Beren se rapprocha de la sortie menant au bas quartier et émergea dans une scène au chaos indescriptible.
Une véritable bataille rangée avait lieu dans la rue, des troupes de gardes armées et menée par des officiers affrontaient ce qui à premier vu, semblait être un rassemblement d’esclave porté par leurs fureurs mais mal équipé. Pourtant la bataille était rude pour les soldats, la passion et la rage des esclaves étaient proprement terrifiantes et ils semblaient extrêmement organisés.
Une première fois Beren crut à la victoire des forces armées Melandiennes mais alors que les gardes poursuivaient les esclaves prêt à les achever, ils tombèrent sur une nouvelle masse d’hommes et de femmes déterminé à gagné leur liberté, les combats gagnèrent en intensité et Beren eu de plus en plus de mal à passer inaperçus. Avec son armure en bien piètre état et le fait qu’il ne portait aucun signe de reconnaissance de la Garde, les soldats le prenaient sans doute pour un mercenaire aidant les insurgé ou autre chose du même genre, toujours est-il qu’il avait déjà du repousser des attaques de garde et se retrouvait mêlé au combat, dans les rangs de ceux qui ne semblaient pas pouvoir gagner !

Alors qu’il balançait le manche de sa hache dans la mâchoire d’un garde, prenant le soin d’uniquement l’étourdir, Beren entendit une puissante clameur émergée des rangs des insurgés. Faisant volte-face, il découvrit une trentaine de cavalier qui fonçait bride à battues vers les lieux e l’affrontement, à leur tête un elfe en armure scintillante qui semblait auréolé de mille feux. Il traversa les lignes ennemies comme si elles n’étaient que fétu de pailles, sa lame fauchant les gardes avec une mortelle efficacité. Alors qu’il passait à pleine vitesse a proximité de lui sans le remarquer, Beren vit l’expression étrange du Héros des insurgés. Partagé entre concentration, joie face à une victoire possible mais aussi…de la peine. De la peine et du regret à chaque tombant sous ses coups. Etrange…un guerrier miséricordieux ? songea le Nain avant d’être aspiré a nouveau dans la mêlée.

Il finit par s’extirper des combats, étant parvenu par miracle à ne tuer aucun garde – ce qui lui aurait occasionné de graves problèmes- il avait néanmoins assommés, blessés et handicapé un bon nombre d’entre eux. C’est le souffle court, la tête ensanglantée par un mauvais coup de masse, que Beren assista à la fin des combats, adossé à l’un des murs de la rue théâtre des affrontements.


hrp: je poste ici plutôt qu'a l'auberge car je suis principalement dans les rues du quartier pendant la scene. Et heu...je ne suis pas trop sur de pouvoir me mêlé de tous ça, alors si ça entrave la marche de la quête...hop: sup. le post
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Vieux 12/04/2007, 14h21   #30
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[Quête : le prophète gris]

hrp : nullement, c'est parfait

La bataille faisait rage dans les rues commerçantes. Le combat semblait d'ailleurs s'être déplacé, alors que les Bas-Quartiers étaient devenu le bastion de résistance des esclaves, les escarmouches se succédaient désormais dans les quartiers plus riches. Cela eut pour conséquence, qu'à la garde mélandienne, s'ajoutèrent bon nombre de citoyens combattant pour empêcher la mise à sac de leurs demeures, par les esclaves, ou par des profiteurs pillant les richesses des victimes en plein milieu des combats.

Vu de l'extérieur, tout n'était que chaos. Les combattants ne semblaient pas plus organisé dans camp comme dans l'autre, mais leurs buts étaient pourtant clairs : envahir le quartier commerçant pour les uns, repousser les esclaves dans les Bas-Quartiers pour les autres, et ce, en en neutralisant le plus possible.

C'est cela que Mornagest vit en arrivant de la Mélandienne d'Argent, alors que le barde venait d'en dérober les chevaux. Il contemplait la scène sans mot dire, à quelques dizaines de mètres seulement du coeur de la bataille. Non loin de lui, des petits groupes d'esclaves tentaient de résister aux assauts de gardes venus en renfort, et qui n'eurent aucune peine à massacrer ces éléments isolés. Le danger venait de la masse dirigée par Taliesin.

Mornagest ne l'avait pas encore aperçu, mais il avait assisté à l'assaut des cavaliers, une colère indescriptible l'envahissant, tandis qu'il voyait ses hommes se faire décapiter par ces marauds normalement incapables de soulever une charge un tant soit peu pesante...

Il s'avança enfin vers les combats, en dégainant son épée avec un sourire mauvais sur les lèvres. Tuer. Enfin. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait plus pu assouvir sa soif de sang, se contentant des exécutions ordonnées depuis son bureau. Le meurtre par procuration, quelle ironie ! Il allait pouvoir rattraper une partie de son retard, en ce jour.

Le Chancelier avisa un groupe de rebelles dans une ruelle proche de la place, qui était en train de prendre le dessus sur quatre misérables gardes. Ceux-là auraient intérêt à mourir pour se faire pardonner de leur faiblesse... Mais il allait profiter d'eux comme couverture humaine. Il marcha rapidement vers le groupe, qui était composé d'une dizaine d'hommes en guenilles, armés d'épées courtes ou de simples gourdins, voire parfois, des pieds de table ou des barres de fer. Pitoyable...

Il atteint le rebelle le plus proche, par derrière, et lui fit proprement voler la tête en l'air en le décapitant d'un large mouvement. Le corps chut au sol, tandis que Mornagest s'avançait déjà vers le suivant, qui l'avait remarqué, une expression dégoûtée sur les traits fatigués.

Amusé, Mornagest frappa rapidement sa cible, le désarmant sans peine, puis lui entaillant gravement l'abdomen. L'homme beugla, avant que sa bouche soit emplie de sang, qui dégoulina de ses lèvres, alors qu'il tomba sur les pavés. Comment ses gardes avaient-ils pu se laisser submerger par d'aussi piètres combattants ? En quelques mouvements, ils étaient définitivement hors d'état de nuire... La réponse était évidente : leur nombre était impressionant. A se demander si tous les esclaves de la ville n'étaient pas en ces lieux, pour combattre...

Les gardes, rassérénés par le coup de main efficace de leur supérieur, parvinrent rapidement à se débarasser du reste des esclaves, avant de filer au combat, ailleurs. Ils craignaient autant que respectaient le Chancelier, pour sa désagréable habitude de châtier les incapables. Mornagest remit à plus tard la séance de sanglantes réprimandes, et s'en fut vers d'autres imbéciles à massacrer.
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Vieux 12/04/2007, 17h35   #31
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Le colosse sembla surgir de nul part. Fendant la foule de belligérant sans aucun mal, écartant de son chemin ceux qui le gênaient de large mouvement de sa lame, il fondit sur les esclaves, incarnation vivante d’un Tempus furieux.
L’expression extatique de son visage et la cruauté de son sourire effrayaient les insurgés, tandis que son fer, instrument de sa rage, perçait le cuir et mordait la chair. Son avancé ne pouvait être enrayé, inexorable comme l’écoulement d’une fleuve –ou comme un orage songea Beren avec ironie-, il progressait à vive allure vers le cœur du conflit.

Le Nain d’Ecu hésitait. Devait-il venir en aide aux insurgés ? Risqué sa vie pour des gens qu’il ne connaissait même pas, pour des humains ? Alors, qu’il tergiversait encore, l’homme disparu à sa vue emporté par le flot des combats. Une certaine accalmie tomba alors sur le coin ou Beren s’était retranché. L’homme avait fait le ménage parmi les rangs des esclaves et les quelques gardes s’en allaient déjà rejoindre le plus fort des combats.

Essuyant le sang qui coulait de son front marqué jusqu'à ses yeux, Beren retira son casque et le laissa choir. Il regarda autour de lui, observant les dizaines de corps ensanglanté qui jonchaient le sol. Les pavés en avaient pris une profonde teinte carmin. Dans un coin, un blessé, un esclave, gémissait les mains plaquées sur le ventre, tentant de retenir ses entrailles. Tout proche de lui, à même le sol, un garde hurlait, réclamant à corps et à cris une aide qui ne venait pas. Le gaillard avait la moitié d’une lame fichée dans la poitrine, Beren se demanda d’où il puisait la force de pousser ses plaintes. Ne pouvant rien faire pour ses pauvres diables, Beren se détourna, marchant pesamment dans des rues illuminées par la lueur des flammes. Des incendies s’étaient déclarés, la crise avait permis à des voleurs et des pilleurs en tout genre de se défouler. Ils s’en donnaient à cœur joie.

Alors qu’il progressait vers la direction qu’il croyait avoir vu prendre le Colosse, poussé par une envie d’aider – qui, exactement ? – ou plus vraisemblablement par une curiosité malsaine, Beren tomba sur une scène qui lui fit monter la bile à la gorge. Il avait entendu des cris perçant et sous une impulsion subite les avait suivit. Il avait débouché dans une rue presque vide, a demi éclairé ou s’entassait plusieurs habitation. L’une d’entre elle avait sa porte fracturée et des hurlements indubitablement féminins en provenait. Prit d’un affreux doute Beren se hâta de pénétrer dans la maison.

Il émergea dans un salon dévasté ou le corps de deux hommes était étendu. Un vieil homme qui avait conservé une mine farouche dans la mort et un jeunot d’a peine une vingtaine d’années. Les cris redoublants, Beren s’arracha à son observation et fonça à l’étage.
C’est là qu’il découvrit deux hommes, l’un au visage hilare et concupiscent et l’autre, pesant de tous son poids sur une jeune humaine terrifié qui sanglotait. Essayant d’assimiler ce qu’il se passait sous yeux, Beren crut s’étouffer de rage en réalisant que les deux hommes étaient membres de la garde ! Le signe de Talos était bien visible sur l’armure de celui qui « patientait », attendant son tour.

Poussant un beuglement de rage Beren jaillit dans la pièce hache à la main. Le garde encore debout se retourna un air incrédule sur le visage, il le conservait encore lorsque sa hache s’enfonça dans sa poitrine, déchirant indifféremment mailles et chair. Il s’écroula et son comparse se releva vivement, l’horreur peinte sur son visage.
Un premier coup de bouclier en pleine face changea cette expression, la douleur remplaçant la peur, puis un coup de hache dans la cuisse le mit à genoux, tremblant et geignant. Sur le lit, les sanglots s’étaient éteints et la jeune fille humaine contemplait son tourmenteur d’un œil froid, le visage vide.

Beren savait qu’il ne pourrait rien pour elle, voir son agresseur mort ne suffirait pas à la guérir, le pourrait-elle ? Guérir. Partant sans un mot – que pouvait-il dire- il tira le garde hors de la chambre, le traîna jusqu'à la rue. La, il le jeta au sol et contempla sa face misérable.
L’homme n’était que douleur et colère et il éclata en imprécations.


-Tu sais pas c’que tu viens de faire Nabot ! T’attaquer à un garde de Mélandis, tu va ...

La hache ne siffla qu’une fois avant qu’une tête ne roule aux pieds du Nain.
Beren partit ensuite récupérer la jeune fille qui le suivit comme un zombie, sans vie. Seule la vue de son agresseur provoqua une réaction. Un brusque sourire macabre. Beren ne releva pas. Il se dirigea vers une maison voisine d’où une lumière filtrait, et il tambourina à la porte en appelant à l’aide. Jusqu'à ce qu’une matrone d’un age mur ouvre, deux enfants cachés derrière elle et un méchant couperet à la main. Son expression était déterminée. Beren lui fourra la jeune fille dans les bras et lui expliqua la situation. La femme l’observa d’un air songeur, puis après un signe de tête attira la jeune fille à l’intérieur. Elle revint promptement, puis verrouilla la porte derrière Beren. Pas de paroles échanger. Cette nuit n’y semblait pas propice.


hrp: J'y vais peut être trop fort la ?
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Vieux 12/04/2007, 20h11   #32
Taliesin, Grand Gourou
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[Quête : le prophète gris]

HRP : non non, c'est très bien. Tu as géré la chose subtilement.

Cela faisait plus de vingt minutes que Taliesin ferraillait sans discontinuer, et pourtant il ne ressentait pas la moindre fatigue. Il était porté par un étrange sentiment, le sentiment qu’en ces instants cruciaux, tout était possible. Les insurgés tenaient toujours bon face à la garde. Mieux, ils se battaient avec un acharnement renouvelé, et ils prenaient progressivement le dessus. Ce pouvait-il que cette révolte en laquelle il n’avait d’abord pas cru soit en train de se diriger vers la réussite ? Certes, on était encore loin d’un possible triomphe final, mais celui-ci passait par une victoire, ici, dans le quartier commerçant. Et Taliesin faisait tout ce qu’il pouvait pour y contribuer : peu important ses maigres moyens physique. L’adrénaline et l’espoir palliant à merveille ce handicap.

Le barde avait abattu nombre de gardes et était sorti indemne de ces affrontements, si ce n’est une vilaine estafilade à l’avant-bras gauche. A présent, il poussait sa monture vers un objectif de première importance : le capitaine à la tête de la troupe mélandienne. Celui-ci tombé, les soldats perdraient toute forme d’organisation, et la victoire irait aux insurgés.

D’un vif coup d’estoc, Taliesin envoya de vie à trépas le dernier homme qui lui barrait la route. Puis, éperonnant sa jument, il fonça sur le capitaine pour l’heure occupé à abattre un malheureux rebelle. L’elfe ramena son bras droit en arrière et le rabattit violemment en un arc rapide qui devait proprement décapiter l’officier… Mais au dernier instant, celui-ci se baissa, évitant le coup mortel, Et d'un geste vif, attrapa le bras armé de son agresseur. Taliesin, déjà déséquilibré par son mouvement, fut alors désarçonné et alla s’abattre violemment sur les pavés.

Le souffle coupé, le sang battant à ses tempes, Taliesin regarda son adversaire lever son arme pour l’achever… Un réflexe de survie le fit rouler de côté, ce qui lui sauva la vie mais n’empêcha pas son flanc d’être cruellement entaillé.


-Gigote crevette, gigote tant que tu veux ! s'esclaffa le capitaine. Mais tu ne m’échapperas pas !

Il porta un nouveau coup brutal que Taliesin ne parvint éviter que de justesse. Il avait perdu son épée pendant sa chute : désarmé, il était certain qu'au prochain assaut, s’en serait terminé… Jetant des regards éperdus autour de lui, il repéra le cadavre d’un soldat gisant à quelques mètres. Roulant à nouveau sur lui même, il attrapa prestement l’épée du défunt et la brandit, juste à temps pour parer un coup violent…Les deux lames s'entrechoquèrent avec un son funeste...

Le capitaine eut un sourire méchant. Il accentua lentement sa pression sur l’arme de Taliesin et, petit à petit, celui-ci céda, la pointe acérée de son adversaire se rapprochant lentement de sa gorge…

Le barde croyait sa dernière heure venue lorsque, tout à coup, la pression disparu. Le capitaine, une expression de douloureuse surprise sur le visage, tomba à genoux. Taliesin put alors apercevoir Rhéa, une épée ensanglantée à la main.


-Encore un ou deux coups comme celui-ci, et nous serons quittes ! lui lança-t-elle avec un clin d’oeil.
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Vieux 13/04/2007, 10h18   #33
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Toujours affairé à se débarrasser de ces vils esclaves, Mornagest n'avait pas pu assister à la spectaculaire chute de Taliesin ; sans quoi, il se serait fait un plaisir de le décapiter lui-même. Pour l'heure, il n'avait pas encore retrouvé le barde, mais il savait qu'il était là. Il le sentait. Et il le trouverait, quoi qu'il dusse faire pour cela. Il s'arrêta de marcher et contempla la bataille. Un véritable bourbier désordonné... Mornagest aperçut un capitaine des gardes, et alla rapidement l'intercepter.

"Faites passer l'ordre de tenir les positions. Restez groupés, ces manants tendent des embuscades. Retenez-les ici, ils ne tiendront plus l'assaut très longtemps."

Et c'était vrai, en quelque sorte. Fatigués, les gardes se feraient inutilement tuer s'ils poursuivaient trop loin les rebelles, tandis qu'en bloquant l'accès sans bouger, ils constituaient un bien meilleur rempart aux assauts des insurgés. Le capitaine relaya rapidement l'ordre, et le Chancelier s'en retourna au combat, grisé par la perspective d'encore passer ces imbéciles au fil de son épée.

Manquant glisser sur le sang répandu au sol, Mornagest jura, puis chargea un duo d'esclaves, l'air perdu dans le combat ; sans doute cherchaient-ils à rejoindre leurs compagnons ? Il allait satisfaire leur demande. Ils les accompagneraient... aux enfers. Les misérables n'eurent même pas le temps de comprendre qu'ils mouraient.

Un sourire sardonique aux lèvres, le guerrier releva la tête, et soudain, son expression changea. Ses traits se déformèrent par la fureur, tandis que ses articulations blanchirent rapidement, en serrant le manche de son arme de rage. Taliesin était là, à quelques mètres de lui, au sol, une jeune fille l'aidant à se relever. Il faisait donc bel et bien partie de cette révolte...

Crachant un flot d'injures abominables, le mélandien s'avança en direction du barde, levant sa lame et serrant le poing. Son heure allait venir.
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Vieux 13/04/2007, 16h49   #34
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Beren parcourait les ruelles de Mélandis depuis un certain temps déjà, évitant le plus gros des combats en empruntant des chemins détournés et des rues désertes. Ainsi, il pensait pouvoir rejoindre sans encombre le coeur même de l'affrontement, dont il s'était précédemment éloigné. Il fallait qu'il assiste à la conclusion de tous ça. Pourquoi ? Il n'en savait rien, mais c'était devenu pour lui un véritable impératif.

De plus, son indécision n’avait fait que croître. Intervenir en faveur des insurgés ? Leur cause semblait la plus juste. Ils se battaient pour leur liberté, pour une vie meilleure. En outre, ses dernières rencontres avec les autorités Melandiennes, faisait pencher la balance vers le camp des rebelles. Mais les Mélandiens pouvaient-ils être mis dans le même panier ? D’après son expérience d’une journée en ville, c’était difficile à juger. Les gardes qu’il avait tué étaient peut être des exceptions… Toutefois, des adeptes de l’Esclavagisme ne pouvaient compté aux rangs de ces amis. Mais, il avait déjà visité des villes ou se pratiquait l’esclave, comme Calimport. Etait-il intervenu pour autant ? Que pouvait bien faire, un Nain, seul parmi des humains étrangers ? Eh bien, il observerait. Et si il était à nouveau confronté a des actes tels que ceux qu’il avait surpris il y a peu…Au diable la tiédeur et l’indécision, il agirait !

Il arriva enfin à proximité des affrontements principaux. A première vue, la charge des cavaliers insurgés avait été endiguée et il ne voyait plus leur meneur, l'elfe. Les gardes semblaient avoir abandonné l’idée de repousser la vague d’insurgés, ils tenaient leurs positions, regroupés et en formations compacte. Ils devait sans doute pensé que leurs adversaires, sous alimentés et brisés par des années de captivités, ne tiendrait pas très longtemps. Et ils ne se trompaient pas, déjà l’assaut faiblissait.



Avançant prudemment vers les lieux, il entendit soudain un grognement près de lui et la tête métallique d’une masse surgit devant lui. Poussant un juron, il se rejeta en arrière, écu ramené devant lui. La masse frappa avec force, arrachant le bouclier des mains de Beren. Il tituba un instant mais reprit rapidement son équilibre. Sa hache tenue à deux mains, il fouilla l'obscurité du regard, à la recherche de son assaillant.

C’est un homme petit et râblé, il avait une solide carrure et de larges épaules. Son visage émacié et anguleux était tordu d’un rictus haineux et ses yeux lançaient milles éclairs de colère. Il ne portait qu’une chemise en lambeau sur des chausses brunes rapiécés. Beren comprit immédiatement que c’était l’un des insurgés.

-"Stop, du calme ! Je ne suis pas un garde !"

La voix grave du Nain déconcerta un instant l’homme, le figeant dans son élan. Il pris le temps d’observer Beren et au vu de son visage ensanglanté et de l’état déplorable de son armure et de sa tenue de voyage, changea d’expression.

-"Désolé l’ami, je t’ai pris pour l’un de ces pourris. T’est plutôt mieux équipé que la plupart d’entre nous alors…Enfin, suis moi, ça chauffe de ce côté la !"

Sans un regard en arrière l’humain partit d’une bonne foulée. Beren se garda bien de le suivre, préférant récupérer son écu et se glisser dans l’ombre. Si les combats avaient un tel degré de confusion et de violence, il valait mieux progresser avec précaution. Sous le couvert des hauts batiments du quartier marchands, le Nain avança vers l’endroit ou virevolataient les cavaliers.

hrp: Eh oui, le nain est toujours là
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Vieux 14/04/2007, 18h27   #35
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[Quête : le prophète gris]

Alors qu’il venait de récupérer son épée et s’apprêtait à reprendre le combat, Taliesin aperçut soudain dans la masse mouvante des combattants un homme qui se dirigeait vers lui avec une inébranlable détermination, envoyant ad patres tous les malheureux qui se trouvaient en travers de sa route. L’elfe le reconnut aussitôt : c’était le chancelier Mornagest, et la haine mortelle qu’il lut sur ses traits lui fit froid dans le dos. Il avait déjà expérimenté la cruauté et la malfaisance dont était capable le Mélandien, mais l’expression qu’il arborait à cet instant lui laissait supposer qu’il n’avait encore rien vu...

Le barde ne s’était malheureusement pas tiré sans dommages de son combat contre le capitaine des gardes, et il sentait à présent la douleur et la fatigue s’abattre sur lui de tout leur poids. Pourtant il devait en faire fi : ce n’était pas le moment de flancher. Mornagest paraissait être un guerrier des plus entraînés, et il ne ferait qu’une bouchée de lui s’il ne prenait pas vite quelques dispositions salutaires...

Taliesin, tentant d’oublier le malaise qui s’emparait de lui, s’empressa donc de lancer quelques sortilèges.


Taliesin --> soins légers --> Taliesin
Taliesin --> images miroir --< Taliesin


Quelque peu ragaillardi par les soins, et confiant dans la protection que lui assuraient ses doubles éphémères, le barde fit face à Mornagest. Lequel, triomphant d’un dernier adversaire, fondait sur lui tel un prédateur sur sa proie.
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Vieux 15/04/2007, 10h39   #36
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[Quête : le prophète gris]

Un instant déstabilisé par le sortilège que venait de lancer son adversaire, Mornagest en reconnu aussitôt les effets. Il devrait frapper plusieurs fois avant d'espérer toucher le véritable barde... Lothringen avait plusieurs fois utilisé cette magie devant lui, et, à l'époque, il avait béni les dieux de lui en avoir donné les pouvoirs. A présent, sa rage ne fit que croître, en même temps que son excitation à la perspective du combat : détruire une à une ces images ne feraient que durer le plaisir. Taliesin semblait fatigué par l'assaut qu'il menait sans doute depuis plusieurs heures, et sa blessure à peine refermée trahissait son manque d'expérience en combat armé. Bien. Mornagest aurait tout le loisir de le blesser, puis de le faire prisonnier. Ensuite... Un sourire vicieux se dessina sur les lèvres du Chancelier, tandis qu'il s'avançait vers le barde.

Sans mot dire, il s'élança brusquement sur sa cible, visant l'une des répliques au hasard ; il n'avait pu déceler laquelle des copies était l'original. Encore une pratique qu'il devrait essayer d'aiguiser. Sa rapide offensive fit mouche, mais, sans grande surprise, sa cible se contenta de fondre et devenir transparente, avant de totalement disparaître.

Il recula et se prépara à la contre-attaque du barde. Il distinguait encore nettement une sizaine de répliques... Maudite magie. Elle ne lui permettrait cependant que retarder l'échéance de son tourment.
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Vieux 16/04/2007, 01h23   #37
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[Quête : le prophète gris]

Les images passèrent aussitôt à l’attaque, leurs épées brandies, et Mornagest bondit en arrière pour éviter les coups. Il sentit cependant un léger choc contre sa besantine, ce qui voulait dire que son assaillant l’avait manqué de peu. Et s’il n’avait pas promptement bougé... Le