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Les neiges des Darkanisses Mordria, un plan au climat particulièrement froid, parsemé de grandes chaînes de montagnes. Le système politique est féodal à souhait, et les territoires sont découpés en des centaines de minuscules royaumes.

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Vieux 28/06/2005, 12h32   #1
Mekren le maudit, Aventurier
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Voilà l'introduction d'un récit de grande envergure que j'entreprends, et, une fois n'est pas coutume, avec sérieux. L'intro est pour l'instant le seul élément stable, mais il faut dire que je n'ai ourdi ce projet qu'hier soir, alors... Voilà, donnez moi vos commentaires, histoire que je voie si je ne suis pas trop mauvais... :notme:
Au passage, sicela plaît à assez de monde, j'essayerais peut-être de passer de sous-forum. Pour faire cela, est-il nécessaire d'envoyer un MP à un admin?

Introduction (récit de Fianna Elstran)


Je resserrais convulsivement le grand manteau de fourrure qui me protégeait les épaules. J’étais pourtant habituée au froid qui régnait en permanence sur les Darkanisses, mais le vent glacial qui balayait cette nuit d’hiver dépassait mon entendement. Jamais je n’avais eu à endurer de telles bourrasques gelées, même sur le plus haut et dénudé des cols glacés des Darkanisses.

Je maudis ma montagne avant de traverser la cour de la propriété en courant presque pour rejoindre l’abris du foyer. C’était dans de tels moments qu’il me venait à l’esprit de la détester. Pendant toute ma jeunesse, j’avais appris à la révérer avec crainte, comme une entité propre. Une déesse dangereuse, avec laquelle il fallait lutter chaque jour pied à pied pour espérer survivre. Nos prêtres, qui la personnifient sous les traits de Kanyssa, la reine des vents et des glaces, lui consacrent une pléiade de temples tous plus rutilants les uns que les autres. Je n’ai que peu de foi en ces croyances populaires, mais j’ai appris à honorer la montagne, à ma façon.

Pressant le pas, j’atteignis enfin la porte salvatrice qui me ramènerait dans la salle commune. Je fis jouer la clenche et me jetais à l’intérieur. Malgré ma célérité, je ne pus empêcher une rafale de vent de me suivre dans le hall, maculant le sol de neige glacée. M’arqueboutant contre le battant, je parvins avec peine à le refermer. Carlotta vint en boitillant me soulager de mon manteau trempé et me tendis un châle sec, avant de se lancer à l’assaut des petites flaques de neige fondantes. C’était une de nos rares servantes, une vieille mégère qui était attachée à notre famille depuis, me semblait-il, la nuit des temps. Une sorcière qui nous avait souvent battues, Eva et moi, mais qui cachait un cœur d’or et une loyauté à toute épreuve.

N’écoutant que d’une oreille ses fades commentaires sur la tempête qui faisait rage dehors, je croisais mon regard dans le petit miroir oxydé qui ornait le mur me faisant face. On m’a toujours dit que j’étais jolie, et j’espérais sincèrement que cela soit vrai. J’avais un visage fin prolongé par un menton un peu volontaire, qui me donnait un petit air mutin. Mes cheveux étaient d’un noir de jais, que je gardais toujours coiffés en chignon, deux mèches encadrant mon visage. Deux yeux d’un brun puissant venaient compléter mon portrait. J’avais enfin une silhouette plutôt élancée, mais je trouvais que ma sœur était bien plus belle que moi.

Je laissais mes pas me conduire dans la salle commune ou un feu réconfortant brûlait. Je restais quelques instants immobile, m’imprégnant toute entière de la douce tiédeur qui régnait dans la pièce. Il s’agissait d’une assez grande salle meublée de mobilier que la haute noblesse qualifierait de rustique. Une grande table de bois noir en occupait la partie est, et servait aux repas, tandis que la partie ouest faisait office de salon et de salle de réception. C’est pourquoi elle était meublée de tables basses et de grands fauteuils d’étoffe rude. Dans l’un d’eux, le plus proche du feu, se tenait la silhouette de ma mère, occupée à sa broderie, comme tous les soirs aussi loin que remontait ma mémoire. Attablé devant un énorme livre qui servait à vérifier les comptes de notre domaine de Cremala, la forte stature de mon père se découpait devant la grande fenêtre obscurcie par la tourmente qui régnait au-dehors. Près de lui, le dossier d’un grand siège dissimulait à ma vue la silhouette d’Eva, le regard perdu dans la violence du déluge de neige. Le regard interrogateur de mon père me ramena à la réalité, et à la mission qui m’avait été confiée.

Je me laissais couler dans le premier fauteuil qui vint à ma portée, avant de reporter toute mon attention sur la face de gargouille de mon géniteur. Les traits de son visage étaient durs, comme cristallisés par de longues années d’exposition aux vents des Darkanisses. Il avait une forte carrure, et ressemblait à un géant. Je ne m’imaginais toujours pas comment un être si masculin avait pu engendrer deux filles, avant de se retrouver stérile. A mes yeux, c’était quelqu’un à parcourir les cols avec un héritier mâle pour chasser ou guerroyer. Il avait pourtant été un bon père pour nous, et s’était gardé de nous reprocher de n’être pas nées de l’autre sexe.

Je soutins son regard quelques secondes avant de répondre à sa question tacite. Occupé aux comptes des revenus du petit domaine que nous dirigions, il n’avait pu effectuer la tâche lui-même, et me l’avait confiée : j’avais dû sortir dans la tempête pour vérifier l’état de notre réserve de bois sec, Carlotta ne pouvant s’en charger à cause de ses rhumatismes et Stephen, notre deuxième serviteur, étant en visite dans sa famille.

« Vos soupçons étaient fondés, répondis-je à ses yeux inquisiteurs. Le toit de la réserve a cédé en trois endroits, et la plupart des bûches sont gâtées. »
Il jura doucement entre ses dents, ce qui fit lever les yeux de son ouvrage à ma mère, qui brodait au coin du feu. Elle avait beaucoup vieilli, et n’avait jamais été très belle, mais un charme particulier émanait encore de sa petite silhouette frêle, qui semblait pouvoir se briser au moindre souffle de vent. Etrangement, aucune personne ne pouvait plus être dissemblable de mon père, à la carrure de taureau.
« Voyons, Cordrech, soigne ton langage en présence de tes filles ! »

Le seigneur Cordrech Elstran de Cremala ignora magistralement la remarque, et se replongea dans son livre de comptes, non sans fustiger Stephen, qui n’était jamais là quand il le fallait. Cette petite scène était très représentative de ma famille. Ma mère pouvait toujours faire des remarques sur son comportement et notre éducation, Père n’en avait toujours fait qu’à sa tête. Je m’en félicitais, d’ailleurs, car dame Félicia était une de ces personnes rigoristes et froides qui privent les jeunes filles de tout ce qui peut les distraire de leur broderie. J’avais ainsi appris, grâce à mon père, quelques notions d’escrime, un sport qu’exécrait ma mère. Je savais aussi, tout comme ma petite sœur Eva, monter à cheval en homme, et non pas en amazone, l’inconfortable posture que nécessitait le port de robes trop encombrantes pour faire plus de quelque pas. Enfin, je savais écrire et compter, ce que même la plupart des hommes du village ne savaient pas faire. C’était un père dur, mais nous l’aimions, et il nous le rendait bien.

Le sifflement continu du vent fut interrompu par la voix de ma sœur, qui jaillit de derrière son dossier.
« Père, permettez moi, mais cette tempête n’est pas normale. »
Alors qu’elle parlait, elle avait orienté son siège pour se retrouver face à nous. Elle avait à peine quatorze ans, mais semblait déjà physiquement plus âgée que moi. Elle ne me ressemblait pas beaucoup. Elle était un peu moins grande, mais m’avait toujours semblé mieux équilibrée que moi. Je me suis toujours considérée comme dégingandée, mais Eva était la perfection même à mes yeux. Elle possédait un long visage en lame de couteau, mais plein de grâce, non de violence comme cela arrive si souvent lorsqu’on porte ce type de figure. Elle tirait ses magnifiques cheveux, aussi blonds que les miens étaient noirs, en arrière et les retenait par un serre-tête de cuir brun assortis avec ses yeux noisette. Sa chevelure descendait jusqu’à son bassin en une cascade blonde qui faisait son succès auprès des garçons. Contrairement à moi, elle n’avait jamais été coquette, mais semblait posséder naturellement cette grâce qui l’avait déjà fait demander deux fois en mariage.

Cordrech leva à peine le nez de son livre pour observer la tempête, avant de pousser un grognement dédaigneux.
« Peuh, j’en ai déjà vu de bien pires. Ne t’inquiètes donc pas pour si peu.
-Quand même, reprit Eva. Nous ne sommes pas au plus fort de l’hiver. Je n’ai jamais connu autant de neige et de vent à une telle époque de l’année…
-Sottises ! Tonna Père. Je connais cette montagne pour y avoir vécu quarante ans, et je sais mieux que toi les caprices dont elle est capable. Laisse moi donc, tu vois bien que je suis occupé ! »

Et il replongea son nez dans son tome, griffonnant quelques remarques ici et là. Eva chercha mon regard, comme elle le faisait souvent lorsque Père la rabrouait. Mais dans ses yeux brillait une lueur que je ne lui connaissais presque pas. C’était celle de l’appréhension. Intriguée, et devant son regard suppliant, je vins la rejoindre près de la fenêtre. Nous nous mimes à converser à voix basse pou ne pas encourir le courroux de Cordrech, car nous le savions irritable et terrible.
« Toi qui est sortie, qu’est ce que tu en pense ? Me chuchota-elle, attendant anxieusement la réponse. »

Je me tournais vers la baie vitrée et sondais l’obscurité quelques instants, avant de répondre.
« J’avoue que nous n’avons pas connu beaucoup d’hivers aussi rudes. Mais les Darkanisses sont imprévisibles, tu le sais bien… »
Je vis bien que ma réponse ne lui convenait pas. Elle semblait vaguement furieuse, maintenant, mais sa peur prédominait dans son esprit et sur son visage. Elle ouvrit la bouche sans rien dire, et fixa à nouveau, à travers la vitre, quelque chose que je ne pus distinguer. Elle prononça quelques mots, si bas que j’eus du mal à en comprendre le sens immédiatement.
« Si cette tempête est normale, crois-tu que quelqu’un pourrait allumer un feu et le conserver vivace à l’extérieur d’un bâtiment ? »

Je faillis lui éclater de rire au nez. L’idée était tellement saugrenue que j’avais du mal à croire qu’elle puisse venir à l’esprit d’une personne qui avait vécu quatorze années avec tempêtes et alysées. Mon amusement dût transparaître sur mon visage, et Eva éclata, sa colère prenant le dessus quelques secondes sur sa peur.
« Répond moi ! Cria-t-elle presque. Puis : Réponds moi, reprit-elle d’un air piteux où l’appréhension reprenait le pouvoir.
Je restais un instant interloquée par son comportement. Je ne lui avais pas souvent connu de crises de terreur, car elle avait un tempérament d’acier trempé, au plus grand plaisir de mon père. Je répondis enfin, en partie pour enlever de son visage l’expression pitoyable qui s’y peignait, en partie pour connaître ce qui la tracassait ainsi.
« Bien sûr que non, tu sais bien qu’il est impossible d’allumer un feu et de le conserver dans de telles conditions.
- Alors dis moi ce que c’est que CA ! »

Et elle pointa rageusement son doigt sur un point de l’immensité obscure qui s’étendait derrière les carreaux. Je regardais dans la direction qu’elle m’indiquait, de plus en plus déconcertée. Je ne vis d’abord rien. Puis, mes yeux s’accoutumant à la noirceur de la nuit, je vis effectivement un tache de lumière qui tremblotait, à l’instar d’un feu de camp. La lumière ne semblait pas subir les effets du vent.
« Peut-être est-ce un des feux d’intérieur de château Ezderon que nous apercevrons par une fenêtre, dis-je pour donner le change, bien que mes convictions commençaient à faiblir.
- Tu sais bien que non ! ragea ma sœur, au bord de l’hystérie. Regarde le ! Il se déplace, il fait des allers et retours ! » Elle tourna vers moi ses grands yeux bruns. Ils étaient pleins de larmes. « Dis moi, Fianna, dis moi ! Qu’est ce que cela peut-être ? »

Je n’en avais pas la moindre idée. Je trouvais que le comportement de ma sœur était un peu abusif, mais elle avait toujours été un peu superstitieuse, même si elle n’a jamais voulu se l’avouer. Je la soupçonnais d’avoir pris cette chose pour un esprit. Comme pour confirmer mes dires, Père cria de sa voix de Stentor exaspérée :
« Alors fillettes, qu’avez-vous vu ? Des banshee, peut-être ? Questionna-t-il sur un ton de dérision qui cachait son énervement. »

Il n’eut jamais la réponse. Quelque chose provoqua à l’instant même un tumulte d’aboiements dans la cour. Nos chiens de garde avaient repéré un intrus. Il ne fut fait aucun mystère sur son identité puisqu’il frappa immédiatement à la porte et entra sans cérémonie. J’entendis la vieille Carlotta protester contre la neige que l’étranger avait ramené avec lui alors que sa silhouette se découpait dans l’embrasure de la porte de la salle commune.

C’était un grand homme mince et sportif au visage d’épervier et aux cheveux gris trempés par la neige. Sa cape élimée témoignait de ses fonctions de messager. Je l’avais déjà vu auparavant, et savais qu’il était rattaché au service du seigneur Kassac D’Ezderon, dont nous étions les vassaux. J’eus à peine le temps de me demander ce qu’il faisait là en pleine tempête. Il traversa la salle à grandes foulées, se dirigeant droit vers mon père. Celui-ci se leva respectueusement à son approche.

« Seigneur Cordrech Elstran de Cremala, le seigneur Edrich Kassac d’Ezderon vous mande pour la défense de son fief. Levez tous vos hommes valides dans les plus brefs délais. Partez immédiatement. »
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Vieux 28/06/2005, 13h10   #2
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Une première impression : bravo !!!!

J'adore ton style, et, sans vouloir me vanter, il ressemble fort à ce que j'écris de temps à autre, ça me réconforte

Juste un petit bémol :
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Attablé devant un énorme livre qui servait à vérifier les comptes de notre domaine de Cremala, la forte stature de mon père se découpait devant la grande fenêtre obscurcie par la tourmente qui régnait au-dehors. Près de lui, le dossier d’un grand siège dissimulait à ma vue la silhouette d’Eva, le regard perdu dans la violence du déluge de neige. Le regard interrogateur de mon père me ramena à la réalité, et à la mission qui m’avait été confiée.

Je me laissais couler dans le premier fauteuil qui vint à ma portée, avant de reporter toute mon attention sur la face de gargouille de mon géniteur. Les traits de son visage étaient durs, comme cristallisés par de longues années d’exposition aux vents des Darkanisses. Il avait une forte carrure, et ressemblait à un géant.
Tu décris deux fois la stature du père, à ta place je retirerais la première fois, ce serait plus correct de dire "attablé [....], mon père..." sinon tu accordes attablé avec stature...

Enfin je ne sais pas si je me fais bien comprendre Mais c'est très bien, continues comme ça, c'est encourageant

Edit : pour éviter le double post, je n'aime pas ça Si tu pouvais poster des parties de texte plus menues en un coup, ce serait super, niveau lecture à l'écran, ça facilite les choses :fleur:
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Vieux 28/06/2005, 13h13   #3
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Je trouve que c'est très prometteur!

J'aime beaucoup ton personnage principal qui me semble potentiellement une héroïne de choix, ni trop superbe, ni trop sûre d'elle, humaine en somme. J'aime bien. Cela dit, ces quatre lascars forment un ensemble génétique improbable :happy: ...

Si tu persévères (ce que j'espère), tu peux me compter dans tes lectrices.

Niveau stylistique (pas très fondamental), un peu trop de participes présents dans les premiers paragraphes à mon goût (mais c'est seulement mon goût)... C'est un détail.

Et j'espère que cette mère n'est pas qu'un monstre...
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Vieux 28/06/2005, 13h39   #4
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Originally posted by Mornagest@mardi 28 juin 2005, 12h10
Une première impression : bravo !!!!

J'adore ton style, et, sans vouloir me vanter, il ressemble fort à ce que j'écris de temps à autre, ça me réconforte

Juste un petit bémol :
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Tu décris deux fois la stature du père, à ta place je retirerais la première fois, ce serait plus correct de dire "attablé [....], mon père..." sinon tu accordes attablé avec stature...

Enfin je ne sais pas si je me fais bien comprendre Mais c'est très bien, continues comme ça, c'est encourageant

Edit : pour éviter le double post, je n'aime pas ça Si tu pouvais poster des parties de texte plus menues en un coup, ce serait super, niveau lecture à l'écran, ça facilite les choses :fleur:
Merciiii!!!! :happy: :happy:
Pour ce qui est de la répétition, figures toi que j'y avais pensé, mais si elle est là, c'est parce que j'ai rajouté la description de la pière APRES, d'où cafouillage. Je le rectifie tout de suite.

Pis, arf, d'accord, je poste moins la prochaine fois!

Citation:
J'aime beaucoup ton personnage principal qui me semble potentiellement une héroïne de choix, ni trop superbe, ni trop sûre d'elle, humaine en somme. J'aime bien. Cela dit, ces quatre lascars forment un ensemble génétique improbable* ...
C'est le but que je recherche: tenter de faire de tous les personnages, y compris lesgrands méchants, des gens normaux, avec forces et faiblesses. C'est pour cela que tes craintes sur la mère sont infondées... :hein:
Pour ce qui est de l'ensemble génétiques, c'est voulu, tu verras cela dans le chap 3, ou quelque part par là...

Citation:
Si tu persévères (ce que j'espère), tu peux me compter dans tes lectrices.
Pas d'inquiétude, vu que j'ai déjà deux avis avisés et favorables, je ne vais pas lâcher comme ça!
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Vieux 28/06/2005, 14h03   #5
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Citation:
Pas d'inquiétude, vu que j'ai déjà deux avis avisés et favorables, je ne vais pas lâcher comme ça!
Si tu enlèves le "avisé" tu obtiens mon avis !
J'aime beaucoup ton histoire, et je trouve aussi que c'est une bonne idée de faire une héroïne principale qui doute, et qui n'est pas excellente.
Oui, ce serait mieux de poster un peu moins la prochaine fois.
Et le décor de l'histoire est intéressant.
Bref continue !! :hein: :hein:
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Vieux 28/06/2005, 19h58   #6
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Allez, et de trois! :happy:
Si c'est comme ça, je me mets tout de suite au chapitre 1, non mais! :rigoler:

Et promis, je ne posterais plus quatre pages word d'un coup.
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Vieux 29/06/2005, 08h47   #7
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Allez, c'est parti pour la suite! Première partie du chapitre 1, où il ne fait pas chaud.

Chapitre 1


Le vieux Tornix pressa sa monture pour rejoindre son seigneur. Le chemin escarpé qui reliait les propriétés d’Ezderon et de Cremala était recouvert d’une couche de près de vingt centimètres de neige qui gênait hommes et bêtes dans le moindre de leurs mouvements. Le vent ne tombait pas, et semblait même empirer. Les rafales de neige glacée fouettaient les visages et mordaient les chairs, mortifiaient les sens et aveuglaient la petite armée. Les courants tourbillonnants rendaient la progression plus ardue encore, car ces brusques changements de cap fatiguaient les hommes encore plus que s’ils avaient constamment eu à marcher contre le vent.

Tornix était le seul soldat véritablement expérimenté de la petite troupe, et avait été nommé commandeur de l’armée dérisoire qui serpentait sur le sentier pour cela. Il avait près de cinquante ans, et sa forme physique commençait à décroître. Sa constitution jadis légendaire, cette fois ci, il le savait, ne saurait lui épargner les engelures que tous ramèneraient à leurs foyers.

Il éperonna sa monture une fois de plus. L’animal excité batailla quelques instants avec la gangue de neige qui gelait en croûte autour de ses sabots, avant de parvenir à s’en dégager. Tornix flatta son encolure de sa main gantée de cuir, avant de cravacher. Il dépassa les quelques piétons à sa hauteur et remonta la petite file de cavaliers. Après une éternité passée à affronter les éléments déchaînés, il parvint enfin à la hauteur de Cordrech et du messager de Kassac. Il abaissa juste assez son écharpe pour dégager sa bouche le temps de crier quelques phrases à son seigneur par-dessus le fracas de la tourmente.

« Mon maître, c’est de la folie ! Jamais nos piétons n’arriveront à temps pour la bataille. Et avec un temps pareil, on en perdra la moitié avant d’être rentrés, à cause des engelures, oui ! Et on devra sûrement amputer certains autres, vous le savez aussi bien que moi. Seuls les cavaliers peuvent espérer arriver en état de combattre. Je conseille de laisser l’infanterie, elle nous ralentit. »

Il remonta immédiatement son foulard pour protéger sa bouche, mais le froid avait eu le temps de laisser quelques glaçons dans sa moustache fournie. Le visage de Cordrech, enfoui derrière son masque de cuir et de laine qui protégeait pour le mieux de la morsure du froid, s’assombrit plus qu’il ne l’était déjà. Pendant qu’il réfléchissait, Tornix frictionna vigoureusement le bas de sa figure à l’aide de son cache nez solidifié par la neige pour évacuer les cristaux glacés qui parsemaient son visage. Il ne connaissait que trop le danger du contact prolongé de la neige sur la peau nue.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de n’amener qu’une douzaine de combattants, hurla Ronix, le messager, par-dessus la cacophonie ambiante. Ils ne feront jamais la différence ! »
Cordrech sembla sortir de sa torpeur et répondit à Ronix d’une voix posée qui trahissait ses craintes.
« Douze cavaliers en état de combattre feront peut-être plus la différence que quarante hommes trop gelés pour soulever leurs armes. Allez vous nous dire qui nous attaque ?
- Ce sont les hommes du Seigneur Varnsal de Kamarin.
- Ce gueux nous a trahis ? S’emporta le seigneur de Cremala. Je savais qu’il nous attirerait des ennuis. Mais comment a-t-il pu acheminer ses hommes dans cet enfer gelé, si nous nous n’y arrivons pas ?
-C’est parce que c’est Sa tempête, reprit Ronix, l’air sinistre. »
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Alors je vais faire mon rabat-joie, mais.. là c'est juste un peu trop court :rigoler: :notme2:

Je suppose que tu as arrêté le découpage juste avant un moment crucial ?

Enfin sinon j'aime toujours autant, c'est intéressant, surtout que la dernière phrase du messager fait peur... :hein:
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Toujours très chouette... Bon, je ne m'y retrouve déjà plus dans les noms (mais c'est moi, ça me prend toujours quelques chapitres), mais sinon, je trouve que c'est toujours très bien ficelé...

Encore juste un détail, mais "piétons", je trouve que ça "jure" avec le genre du texte. Je mettrais fantassin (ou hommes à pied ou je ne sais quoi) (même si tu parles d'infanterie ensuite).

La longueur me semble optimale.

Bonne continuation, en tout cas... :fleur:

EDIT: à chaque lecteur, sa longueur
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Originally posted by Galathée@mercredi 29 juin 2005, 08h15
Encore juste un détail, mais "piétons", je trouve que ça "jure" avec le genre du texte. Je mettrais fantassin (ou hommes à pied ou je ne sais quoi) (même si tu parles d'infanterie ensuite).
Oké, je changerais cela dans la version "officielle".

Au passage, il n'y a personne qui n'aime pas? Histoire que je sache ce qui déplaît à certains, c'est toujours utile pour un écrivain en herbe.
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