Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
 

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Les Hautes Sphères Mélandiennes Toutes les décisions importantes sont prises en ces lieux, les débats se déroulant loin de l'agitation de la Cité. Les Conseillers légifèrent, décident du sort de leurs subordonnés, et annoncent ensuite le fruit de leur intense travail de gestion de Melandis.

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Vieux 13/11/2004, 22h32   #1
Auroch
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Par défaut Auroch

Auroch a été enlevé dans sa prime jeunesse par les hommes de mains d'Agréon l'elfe noir, un trafiquant d'esclave.

Celui-ci avait pour particularité d'utiliser ses talents d'alchimistes afin de modeler la chair et l'esprit des enfants ainsi ravis, faisant d'eux des espèces d'esclaves de luxe, parfaitement obéissants et adaptés à la tâche qui leur incomberait.
Certains étaient conditionnés en vue de faire des courtisans ou des conseillers, mais les demi-orcs s'avéraient bien peu performants dans ces fonctions. Agréon savait cependant que cette limite n'empêchait pas cette race d'exceller dans un domaine: le combat.
Auroch fut donc instruit ou plutôt dressé en ce sens. Aussi loin qu'il se souvienne, sa vie d'alors n'a jamais été autre chose qu'épreuves et exercices physiques auxquels il ne put survivre que grâce au soutien des drogues que le "maître", Agréon, lui injectait avec un art consommé.
Alors que ces produits dopants déformaient monstrueusement son corps en pleine croissance et enfermaient à jamais son esprit dans les bornes étroites d'une intelligence animale, Auroch accueillait le "don" apaisant de son maître en le louant comme le chien recevant sa pitance, garante de sa survie grotesque.

Mais un jour le maître mourut empoisonné ( la raison ). Au paroxysme d’une de ses crises de dépendance, personne ne pouvant plus lui fabriquer les drogues auxquelles il était puissamment accoutumé, il s’enfuit, fou de douleur.

S’ensuit une période d’errance sauvage au cours de laquelle Auroch, chassant à l’odorat, se nourrissant de viande crue, fit l’expérience de la pure animalité. Nul ne sait, et surtout pas Auroch combien de temps cela dura….

Puis, un soir, le fumet d’un brouet alléchant l’amena à s’approcher imprudemment d’une humaine. Elle était vieille, la peau parcheminée et couverte de ridules. Elle semblait faible aussi, mais Auroch, malgré sa brutalité était pur, il n’avait pas le goût du mal et ignorait même jusqu’à son existence. Dans cette forêt giboyeuse il allait trouver sa propre nourriture sans avoir besoin de priver la vieillarde.
Il commença à se détourner quand il entendit « Approchez, n’ayez pas peur ». La voix douce était également impérieuse, et cela faisait si longtemps qu’il n’avait entendu de mots. Il approcha sans trop savoir pourquoi et il prit avec reconnaissance le plat qu’on lui tendait.
Ne comprenant pas la générosité dont il faisait l’objet, il exprima son émotion ainsi qu’il l’avait toujours fait : en bavant. Il bava tant et tant que cela en devint gênant et, en proie au plus vif désarroi, totalement désarçonné par cette situation, il finit par pleurer pour la première fois de sa vie.

Comme son hôte s’enquit de la raison de son émoi, ne sachant que répondre, d’une manière inarticulée, confuse et presque inaudible, il lui raconta sa vie :
Qu’il avait perdu son maître, qu’il se sentait perdu…. Et la femme écoutait en silence.
A la fin, après un long moment elle finit par dire : « Ainsi vous êtes un demi-orc ? », Auroch comprit qu’elle était aveugle.

La femme poursuivit : « Mon pauvre enfant, la vie n’a pas été bien clémente avec vous, aussi vais-je vous faire un présent, écoutez :
Dans ce monde tous les êtres sont faits pour servir, et la seule véritable grandeur consiste à se trouver un grand maître. Le mien je le nomme « bonté ».
Certains vous diront que ce monde est cruel, égoïste, injuste et que servir un tel idéal est bêtise….. sans doute ont-ils raison, mais si c’est bêtise il faut que l’âme s’y enferme comme la perle dans l’huître, car ce sont ces choses qui font qu’une vie est belle et bonne à vivre . »

Auroch, bien que n’ayant pas compris un traître mot de ce long discours, ressentit la flamme, la force de conviction qui imprégnait chacune de ces paroles, si bien que, d’une manière insidieuse et inconsciente elles se gravèrent dans son cœur.
Laissant le demi-orc ruminer ces paroles, la vieillarde s’endormit. Pendant ce temps, Auroch, lui, ne pouvait plus trouver le sommeil, l’éclat d’un nouveau jour était né en lui, par cette nuit sans lune.
Il voyait toujours sa vie de manière aussi confuse et brumeuse, mais sous une autre perspective qu’il ne comprenait pas, jusqu’à la souffrance.
Il regarda la vieille femme dormir confiante et sereine. A ce moment là il aurait voulu se jeter à ses pieds, ou la tuer….il préféra fuir.

Dans sa fuite, il croisa une petite troupe de chiens et d’hommes à la forte odeur musquée, ayant eu son content de rencontres, il les évita soigneusement.
Enervé, abruti par la fatigue, il s’assoupit finalement.
Au petit matin, il comprit combien il avait été bête, il avait trouvé sa nouvelle maîtresse, il chasserait pour la nourrir, la guiderait, la protègerait. Elle, elle lui parlerait encore, elle avait le pouvoir des mots comme Agréon, et Auroch respectait ce pouvoir.
Surtout, il allait être heureux, il courut pour la retrouver, plein de joie et d’espérance.

Lorsqu’il revint dans la clairière, il trouva le corps dénudé et empalé de sa « maîtresse ».
Il reconnut l’odeur de musc qui imprégnait ces lieux… Puis ce qui suit se perd dans les limbes de sa conscience, la traque, l’entrée dans un manoir gardé par un jeune paysan en armure, hurlant comme un veau avant que sa nuque ne fut brisée. Les cadavres de chiens et d’hommes qui s’amoncelaient, le visage muet de stupeur de cet homme en habit de grand seigneur quand il vit sa lame passer au travers du corps du semi-homme sans que celui-ci y prête la moindre attention. Les vagues excuses et prétextes de ce seigneur qui prétendait qu’il n’avait pas eu le choix, que la femme menaçait son autorité en poussant les paysans à la contestation.

Auroch se souvient par contre très bien du bruit creux que fit le crâne de l’homme lorsqu’il le fit éclater au mur.

A ce moment, il s’était enfin trouvé son maître. Il ne connaissait pas encore son nom mais plus tard il sut qu’il se nommait ainsi : Justice.

Mettant son dévouement fanatique et inconditionnel au service d’un idéal, Arioch continua son entraînement forcené, afin d’être plus fort.
Plus fort que ceux qui violent les principes de justice, qui ravagent ces terres désolées par l’égoïsme, la cruauté, la méchanceté….afin que leur règne s’achève.

Les séides du Mal sont ses proies et il est leur ennemi implacable, rien ne saurait apaiser sa colère!

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Race: Demi-orc
Alignement: Loyal-bon
Age: 21 ans
Carac.
Fo19, con17, dex 11, sag 14, cha 6, int 8
Classe:
Guerrier/clerc (tendance paladin refoulé)
Niveau:
1/1
Sorts:
-Aucun
Equipement:
-Aucun
Ambidextre, spécialisé: pugilat, style de combat à deux armes, hache simple.
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« Death | Wotan »

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