![]() |
| | |||||||
![]() |
|
| | Outils de la discussion | Noter la discussion |
| | #101 |
| Ours Noir ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Seina et Alundra se rapprochèrent un peu de leur objectif afin de trouver un autre mage. Lorsqu’enfin ils en trouvèrent un, ils s’étaient nettement rapprochés des tours et des maisons aux fines sculptures et à la pierre de taille. Ce quartier était singulièrement plaisant et riche. Un homme, portant la même robe que Seina actuellement, était en pleine discussion avec un commerçant. La transaction arrivait à son terme car le mage sortait de sa bourse quelques pièces en or. Seina réfléchit rapidement et ordonna à la paladine : « Dame Alundra, allez vous cacher prestement au fond de la ruelle que nous voyons là-bas. C’est une impasse que je connais bien, il y a un porche proéminent à la dernière porte. Attendez moi là et ajuster votre force pour assommer le malheureux qui ne pourra bientôt que me suivre. Il ira ensuite rejoindre nos premières victimes. » s'ensuivit le traditionnel sourire du barde lorsqu'il a une idée. Le sourire de Seina était suffisamment éloquent pour signifier que cet endroit lui était connu et la ruse largement familière. Alundra s’y dirigea rapidement, entra dans l’impasse et trouva rapidement, sur la droite, la porte-cochère citée par le barde. En effet, la porte était largement enfoncée dans le mur, le pas faisant presque 1m. Un auvent de pierre de plusieurs mètres de large couvrait l’entrée et servait de balcon pour les habitants. Les nombreuses colonnes le soutenant serviraient judicieusement le besoin de discrétion de leur entreprise. ![]() Alundra passa sous le porche et s’appuya sur la porte, attendant l’infortuné. Cependant, l’armure heurta la porte dans un bruit mat et, rapidement, Alundra entendit à l’intérieur l’agitation caractéristique de quelqu’un qui approche pour ouvrir. Après un bref regard pour vérifier que Seina n’approchait pas encore, la paladine se retourna et attendit le propriétaire. Quand la porte s’entrouvrit, c’est une femme habillée à la manière des esclaves qui demanda : « Que puis-je pour vous ? » La paladine regarda fixement la zélée servante de la maison et lui répondit aussi froidement que possible : « Ce que je vais faire ici ne regarde que moi. … …. ….. Et si vous ouvrez encore une fois cette porte dans l’heure qui vient…. Je rentrerai dans cette maison détruisant ce que vous mettrez en travers de mon chemin, par les dieux je mettrai le feu à cette maison et ses habitants ! Et vous, je vous pourchasserez jusqu’au fond des Limbes pour vous torturer aussi longtemps que ma volonté peut me tenir éveillée. Votre souffrance sera telle qu’en arrivant au royaume de Kelemvor, vous la sentirez toujours dans votre chair et vous demanderez à être jeter au tartare là où la douleur ambiante apaisera la votre. Et pendant tout ce temps là, je vous regarderai en riant car vous aurez peur de moi comme du bucher qui attend vos maitre si vous desobeissez! … … Refermer cette porte maintenant et ne l’ouvrez pas avant une heure ou votre est âme est perdue ! » La servante referma la porte et Alundra pût entendre quelques sanglots, une imposante clé tournant dans la serrure et des pas s’éloignants… C’est à ce moment là que Alundra vit arriver Seina et le porteur de l’objet de leur convoitise. Apparemment ils discutaient et lorsqu’ils furent assez proches, elle put entendre : « Je vous remercie chère confrère de l’avoir convaincu de me vendre cette composante à moitié prix… elle est de qualité pourtant et je m’étonne qu’il ait accepté avec autant d’enthousiasme. Il est pourtant réputé être un des commerçant les plus pingre héhé » « Notre magie est la plus utile et je crois que j’ai juste réussi à le convaincre. Mais je vous en prie, donnez vous la peine d’entrer » Seina faisait signe au mage de passez sous le porche. Alundra, cachée derrière une colonne, l’empoigna aussitôt l’empêchant d'utiliser des sorts. Elle était cependant plus faible et c’est la dague de Seina qui imposa au mage le calme et le silence. Lorsqu’enfin il fut encordé, ils le déshabillèrent malgré sa terreur. Alundra se déshabilla de la même façon sous quatre yeux masculins. Elle montra alors son corps entièrement nu, musculeux mais réellement beau (héhé 20 ans à cette époque). Mais surtout, Seina put voir que tout son corps était tatoué de flammes aussi nette que la réalité montant des mollets jusqu’au haut du cou… dieux, que cela devait faire mal! Quand ils s’apprêtèrent à amener leur victime vers un trou menant aux égouts, une escouade de gardes entra dans l’impasse, 10 hommes d’une milice privée entraînée au combat! De suite, Seina se re-cacha emmenant avec lui la maladroite paladine et le mage ligoté et bâillonné. Seina cherchait une façon de s’en sortir alors qu’Alundra empoignait son épée. Il dit : « Nous sommes perdus. Cet homme, mort ou vif, révélera notre objectif de s’infiltrer parmi les évocateurs et s’échapper avec lui paraît impossible. » « Je pourrais détruire ce témoin mais ce ne sera pas sans bruit… » dit-elle « Fais ! Ou tout est perdu, certain me connaissent déjà… nous devons absolument rester discret encore un peu. Je vais créer une zone de silence centrée sur toi » Il entonna alors un chant silencieux et, rapidement, les trois personnages eurent l’impression d’être sourd. Les yeux du mage s’agrandirent sentant sa fin approchée. La paladine empoigna à bras le corps le mage et le souleva légèrement du sol. Du corps de la guerrière apparurent alors des flammes, lente et petite d’abord, puis intense et longue de 50 cm. Alors que les vêtements et la torche humaine ne semblait pas souffrir de la chaleur, la douleur du mage était bien visible. Son visage était horriblement déformé par la douleur de la brulure. Il se débattait chaotiquement dans ses cordes. Sa peau commençait à rougir lorsque ses cheveux prirent feu, ses yeux injectés de sangs semblaient supplier à Seina, en face de lui, d’abréger la l’intense souffrance. Hélas, Seina surveillait l’avancée des gardes… il fit signe à Alundra de se dépécher. La peau du malheureux devint noire et le corps de déforma sous l’effet de la chaleur. Ce n’est qu’alors que le mage arrêta de bouger convulsivement. Sous ses doigts, Alundra sentait maintenant les os brûlant de la victime, la peau avait entièrement disparu par endroit. Seina sortit alors de sa cachette et apostropha les gardes. Essayant de gagner du temps, il commença à leur expliquer le soulagement qu’il avait à voir des serviteurs de l’ordre allait jusque dans ces impasses apporter la sécurité. Lorsqu’enfin, seuls les os tombèrent aux pieds de la paladine, elle les envoya d’un coup dans les buissons longeant la maison. Elle sortit enfin de sa cachette, salua silencieusement les gardes et passa son chemin dans sa nouvelle robe de bure… Les colonnes qui l’avaient cachées étaient noircies et, du porche, exhalait une odeur de chair humaine grillée…. Mieux valait ne pas rester ici. Seina laissa alors les gardes inspecter l'impasse dans sa totalité et rejoigni la paladine… Tout deux se dépêchèrent alors de quitter les lieux
__________________ Alundra Glodar du clan des Glodar Description&Histoire Kossuth, embrassez sa cause, rejoignez le pouvoir Les forts obtiennent toujours ce qu’ils désirent. Transcendance s’accompagne de difficultés et de souffrance L'esclave de Kossuth est maître parmi les mortels |
| |
| | #102 |
| Invités
Messages: n/a
| Seina rejoignit la Paladine… Il était encore émerveillé par l’acte de la jeune femme. Un corps de rêve pour un caractère « bouillonnant » dirons nous …. D’un accès de puissance brute elle avait carbonisé jusqu’à la moindre cellule du corps du malchanceux mage. Seina se dit qu’il devrait peut être revoir ses priorités avec cette femme là, qui pouvait se révéler bien plus dangereuse dans un lit pour une étreinte passionnée qu’en combat… Quoi qu’il en soit, il était satisfait, ils avaient désormais deux robes de mage et pouvaient désormais se faire passer pour des mages de la confrérie… Enfin c’était ce que pensais la Paladine…. Seina avait toutefois omis de lui révéler certains détails… Mais bon, il n’avait pas envie de refroidir les ardeurs guerrières de la Servante de Kossuth. Dans une ruelle adjacente au lieu des évènements, la guerrière revêtit la bure par dessus son armure. Seina la jaugea… Elle pourrait faire illusion quelques temps, mais un observateur averti s’apercevrait rapidement de la supercherie. La Paladine aurait du mal à cacher les plis que faisait son épée cachée tant bien que mal par la bure et la cape de feu l’apprenti mage…. Seina fut tenté de laisser les choses telles quelles et de se servir d’une façon plus retorse de la guerrière sacrée, la laissant se faire capturer… Mais… elle lui plaisait cette fougueuse guerrière, et sa mort serait une perte… Seina présentait qu’elle pouvait lui offrir de merveilleuses ballades… « Alundra, ma chère, je doute que votre épée puisse faire illusion longtemps… un mage portant une longue épée, ne peut être qu’un imposteur, et un mage tentant de cacher une épée, ne peut être q’un imposteur ayant de mauvaises intentions… Si vous me permettez je connais un chant qui vous permettra de dissimuler votre épée… » La Paladine regarda d’un air soupçonneux le barde.. se demandant sûrement s’il n’allait pas abîmer sa merveilleuse lame par un tour de magie non contrôlé. Mais les arguments du barde étaient valables et elle voyait clairement la justesse de sa remarque. Et puis… s’il avait l’outrecuidance de rater son tour… elle le lui ferait payer très cher… Elle sortit donc sa lame du fourreau et la lui présenta. Le barde commença à fredonner un chant mystique, aux accents féeriques, en caressant la lame du bout des doigts. La lame se mit à vibrer au diapason du rythme de la ballade et commença à diminuer de volume. Seina monta alors dans les aigus au fur et à mesure que la lame rétrécissait. Celle ci, sous le regard éberlué d’Alundra n’eut bientôt plus que l’allure d’une simple dague. Face au regard assassin de la Paladine, le barde s’empressa de la rassurer : « Ceci n’est que temporaire… à tout moment je peux lever le sort et lui rendre son apparence normale. De plus la durée du sot est limitée… nous devons nous dépêcher… » Pas rassurée pour autant Alundra suivit néanmoins le barde dans le labyrinthe de ruelles de la cité. Bientôt elle ne put plus se repérer et admira l’habileté du barde qui se mouvait dans ses ruelles comme s’il les connaissait par cœur. Elle le soupçonna de préparer son coup depuis longtemps pour pouvoir se déplacer aussi aisément dans cet enchevêtrement de ruelles. Les deux aventuriers arrivèrent bientôt en vue de l’immense complexe de la Guilde des Evocateurs. La Paladine s’arrêta pour demander au barde : « Bien, où devons nous aller maintenant ? Où se trouve cet artefact maudit, offense par sa nature au tout puissant Kossuth ? » Seina sembla un tantinet gêné. « Ben, à tout vous dire, je n’ai jamais réussi à pénétrer dans leur complexe… » La Paladine regarda d’un air sévère le jeune barde. « mais je prend les paris que ce que bous cherchons se trouve dansla tour principale que nous pouvons apercevoir d’ici… » S’empressa-t-il de rajouter avant que la Paladine ne se décide à l’étriper. Alundra soupira. Kossuth seul savait dans quel guêpier elle allait se fourrer… Même si le jeune homme aux yeux d’amandes semblait posséder une intelligence très développée, il avait tout de même l’inconscience et la fougue des jeunes fous… Mais après tout, pour l’instant il lui avait démontré que ses plans étaient de bonne qualité… Alors aux diables les doutes. « Bien allons y, je vous suis ! » Les deux aventuriers, déguisés en disciple de l’ordre s’avancèrent d’un pas nonchalant vers l’entrée du complexe. Ils croisèrent quelques mages, dans un sens comme dans l’autre, mais aucun d’eux ne sembla leur prêter attention. Visiblement leur déguisement fonctionnait. Ils passèrent une grande arche, qui semblait être l’entrée principale. Les deux gardes à l’entrée les saluèrent et les laissèrent passer sans difficulté. Seina soupira discrètement, ils avaient réussi à pénétrer sans aucun problème dans le complexe. Ils arrivèrent peu après dans une grande salle, aux colonnades brillantes. Cette salle semblait être un lieu de rencontre commun où les personnes de l’ordre pouvaient discuter librement avec des extérieurs. Ici et là on voyait un mage négocier ses services avec un noble ou un marchand. Les deux aventuriers se doutèrent rapidement que cette salle représentait l’interface entre l’ordre et l’extérieur. Seules les invités de l’ordre pouvaient pénétrer en ce lieu. Et le reste du complexe était interdit à tout visiteur, sauf dérogation spéciale. Alundra fit signe à Seina de la suivre. Elle avait aperçue un groupe de disciples se dirigeant vers une partie de la salle qui semblait être la véritable entrée dans le complexe. Discrètement les deux aventuriers se mêlèrent au groupe de disciples pour pénétrer dans le complexe en lui même passant sous une deuxième arche, aux contours gravés de nombreuses runes magiques. Les premiers disciples passèrent sous l’arche et s’immobilisèrent, semblant attendre quelque chose, puis continuèrent leur chemin. Bientôt ce fut au tour d’Alundra et Seina de pénétrer sous l’arche. Lorsqu’ils passèrent l’arche, un Grand Oeil de Feu se matérialisa face à eux. Surpris les deux jeunes gens s’arrêtèrent brutalement. Alundra lança un regard paniqué et interrogateur au barde qui lui répondit muettement qu’il était aussi surpris qu’elle. Immobile ils attendirent de voir ce qui allait se passer, prêts au pire. Le grand Œil tournoya quelques instants autour d’eux, semblant les analyser. Le barde comprit rapidement que cet Œil était un résidu magique créé par les mages de l’ordre pour filtrer les entrées au complexe. Il commença à sentir des sueurs froides couler dans son dos. Il s’attendait à une deuxième série de vérification mais il avait pensé à de nouveaux gardes… pas à un gardien magique. IL commençait à craindre que leur entreprise n’échoue sans avoir réellement commencée. L’œil magique se fixa tout à coup face à Alundra. Il semblait fixé sur quelque chose sur la poitrine de la guerrière. Seina jeta un coup d’œil et s’aperçut que le résidu magique analysait l’amulette que portait autour du cou la Paladine. Seina jura tout bas. Il venait de comprendre. Il avait reconnu au cou d’Alundra l’amulette que portait la plupart des mages de l’ordre de l’évocation. La Paladine avait été assez futée pour parfaire son déguisement poussant jusqu’à porter l’amulette du défunt. Ce qu’il n’avait pas fait lui même comme un idiot. Visiblement cette amulette était la clé pour pénétrer dans l’enceinte même de l’Ordre. Si la Paladine allait passer la vérification, ce n’était pas son cas à lui. Il n’avait pas souvenir que leur première victime portait cette amulette. De plus même s’il l’avait fait, la guerrière l’avait proprement décapité et il y avait une chance que l’amulette ai volé suivant dans sa trajectoire la tête du pauvre mage. Quoi qu’il en soit ses chances s’amenuisaient de seconde en seconde de passer cette vérification. Et dieu seul sait ce que lui réservait l’entité magique s’il ne passait pas le test avec succès… Seina commença à farfouiller dans les poches de la robe de sa victime en espérant que ce maudit disciple avait eu l’excellente idée de dissimuler son amulette dans sa bure. Après tout ils l’avaient surpris lorsqu’il tentait de séduire une demoiselle d’un autre ordre. Il avait peut être été assez intelligent pour cacher à la vue de sa belle sa clé pour pénétrer dans le complexe de l’Evocation. L’œil émit une vibration calme et se désintéressa de la Paladine qui put passer sans soucis l’arche. Le résidu de feu s’intéressa alors au pauvre barde qui cherchait désespérément une hypothétique amulette dans ses poches. L’œil commença à émettre une vibration menaçante qui montait doucement en crescendo. Seina chercha convulsivement dans toutes les poches de la bure. Dieu !!! Que cette saleté de robe possédait de poches !!!! Il transpirait à présent à grosses gouttes alors qu’il voyait un point rouge vif commencer à luire au centre de l’œil. AU moment ou cette leur commençait à sembler vraiment menaçante, il sentit sous ses doigts un objet de métal qu’il s’empressa de sortir pour le montrer à l’œil, en priant tous les dieux du panthéon humain que ce soit l’amulette en question. L’œil perdit alors son expression menaçante pour retomber dans une inanité qui semblait augurer que le barde avait réussi à trouver l’objet tant espéré. Soulagé, le barde regarda la Paladine et lui fit signe de la tête que tout allait bien… ils reprirent leur progression… Désormais, ils étaient dans la place. |
| | #103 |
| Ours Noir ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Les deux nouveaux associés continuèrent leur périple par une suite d’arche et d’escalier croisant de temps en temps des mages silencieux. A chaque croisement, Alundra jetait un bref regard à Seina qui hochait la tête dans telle ou telle direction, toujours vers le haut. Aucune parole ne fut échangée, chacun retenait son souffle de peur d’être repéré au mauvais moment. Assez soudainement, cinq mages descendirent l'escalier. Alundra et Seina, cachèrent un peu mieux encore leur visage et se renfermèrent un peu plus dans leur mutisme. Mais leur espoir d’être discret disparut quand les cinq personnes se mirent en travers du chemin. D’un geste commun, ils retirèrent leur capuche et les deux rôdeurs purent voir leur mine sombre. L’un d’eux s’avança et leur parla un sourire au coin des lèvres : « Vous croyiez avoir passé notre gardien, l’œil invoqué a repéré l’un de vous deux n’ayant pas la clef. Nous vous avons laissé pour observer où vous vouliez aller grâce à une clairvision mais… il semble que vous vous soyez perdu ! hahaha… » Les quatre acolytes ricanèrent également devant la mine déconfite du barde et le regard furieux de la paladine. Celle-ci regardait tour à tour le barde ou les mages ne sachant sur qui faire tomber sa colère. Elle releva sa capuche et demanda à Seina d’une voix calme : « Arrête tout de suite ton sort» « Quoi ? » « Ton stupide charme sur mon épée à deux mains ! rend moi mon épée ! » dit-elle d’une voix forte qui laissa tous ses auditeurs interdits. Seina fut le premier à réagir, il aperçu les signes de la prière rituelle des berserks qu’il avait vu dans la journée quelques heures avant. D’un mot de pouvoir, il annula le charme posé sur l’épée de la guerrière et il partit dans les escaliers. Soudainement, la lame reprit sa taille normale et perça dans un bruit de déchirement de tissu, la robe de mage. Ce détail réveilla tous les opposants et déclencha la fureur guerrière d’Alundra. Plusieurs cris retentirent : « Attention, elle est armée ! » « L’autre ! il s’enfuit ! Orslon poursuit le !» « impossible de le retrouver sans clairvision dans l’établissement, il n’a même pas montré son visage » « C’est un malin, occupons nous d’elle d’abords…. » « elle est bizarre… attention ! c’est une berserk ! arrrrrggggg…. » Alundra s’était élancée et d’un moulinet rapide avait porté un premier coup sur un mage s’effondrant maintenant dans un une marre de sang. Quatre sort furent lancés en même temps sur la paladine, quatre flammes la frappèrent mais elle n’esquissa pas un signe de douleur et sa peau ne montra aucune trace de brûlure. L’un deux s’écarta du combat et appela à l’aide. Un autre coup d’épée à deux mains atteignit l’un des mages qui hurla de douleur et fut obliger de maintenir son bras en place, l’épaule avait été à moitié sectionnée. Après son deuxième coup, la paladine fut immobilisée par une toile d’araignée surgit du néant et bloquant tout l’escalier. Et l’aide qui arriva quelques minutes après en grand nombre, appelée par les cris, ne servit à rien. Cette immobilisation fit reprendre à Alundra ses esprit. Lorsqu’elle vit la situtation, tous ces mages alentours dont certains emprisonnés comme elles, la suveillant, elle ne put qu’attendre. « Son regard est moins troublé qu’avant, elle a repris ses esprits » « A-t’on retrouvé son complice ? non… de toute façon, de toute façon il ne pourra nous échapper longtemps » « Et elle ? » « Je pense qu’elle nous dira la raison de sa venue… qu’elle le veuille ou non… ou elle mourra… » « Bande de profanateur du feu sacré ! Blasphémateur ! Que la puissance de Kossuth vous consume ! Vouloir controler le feu... que ma fureur vous emporte! Alundra déchaîna une nouvelle fois sa colère et les flammes tatouées sur son corps prirent vie et s’élevèrent de quelques centimètres. En quelques secondes, la toile d’araignée prit feu et rapidement l’ensemble du couloir fut dans les flammes. Les mages courraient en tous sens alors que la paladine, enfin libérée, fit éclater un rire de folie et se jeta une nouvelle fois dans la mêlée. Mais les mages présents n’étaient pas magicien pour rien. Leur intelligence avait facilement fait le lien entre l’étrange immunité de la guerrière au feu et les menaces qu’elle venait de proférer. Les crépitements caractéristiques de l’électricité retentirent et c’est plusieurs éclairs qui percutèrent Alundra, les murs et certains mages, occupés à éteindre leur camarades, prit dans la tourmente des flammes de la toile d’araignée. Le choc fut si rude que la guerrière tomba inerte sur le sol n’ayant eu le temps de faire que quelques pas. Elle ne se sentit même pas désarmée et traînée sur le sol pendant plusieurs minutes. Elle passa entre plusieurs mains et, finalement, toujours inconsciente, arriva dans un couloir très sombre. Plusieurs trappes scellées menaient vers des oubliettes… le couloir se perdait dans les ténèbres… sur d’innombrables cachots. Le dernier homme à traîner la fière paladine la dévêtit, lui enleva son armure, ouvrit une trappe qui grinça comme la mort et la jeta nonchalamment dans une fosse. Un choc sourd se fit entendre ainsi qu’un léger gémissement. Une lourde couverture rejoint la captive par l'ouverture et la trappe se referma avec le même bruit sinistre. L’homme repartit d‘un pas lent avec sa bougie à la main, l’obscurité et le silence retombèrent sur le couloir. Pourtant, si cette personne s’était retournée pour vérifier sa solitude, il aurait peut –être vu le fuyard caché, recroquevillé dans un coin, et attendant son heure. Et, sitôt ce large dos tourné, Seina sortit des ombres et enfonça autant qu’il put son arme dans le dos de l’infortuné… seuls les mots du barde purent se faire entendre alors que le cadavre tombait à terre : « De mon déguisement, je suis prisonnier, de ta vie tu a été privé maintenant que ton travail tu as quitté je deviens geôlier et ne suis plus recherché merci à toi, de mon tracas tu fut la clef » Seina porta le corps du geôlier jusqu’à une fosse et, après avoir déshabillé l’homme et avoir vérifié que l’oubliette était vide, il fit tomber sa victime à l’intérieur sur ces mots : « Mes vers accompagnant mes victimes sont généralement plus beaux, mais je mettrai ma maladresse sur le compte de l’odeur de tes vêtements qui m’incommodent fort ». Seina se tourna alors vers l’endroit où Alundra était emprisonnée et sûrement toujours inconsciente de sa mauvaise posture. Mais il se retint d’aller l’aider… plusieurs choix s’offraient à lui. - Le premier : la libérer et poursuivre la recherche mais… ils ne savaient toujours pas où aller et la paladine n’était pas vraiment une alliée pour une mission de reconnaissance. - Le second : partir seul et revenir la chercher quand il saurait… mais elle serait peut-être morte à son retour... et donc inutile. - Le troisième : rester pour savoir ce qu’ils comptaient faire d’elle. Surement en savoir plus sur les menaces prononcées pendant le combat. [Seina sourit de son mensonge] Rester et écouter était la meilleure solution … profiter de ce statut de geôlier quelques temps. Peut-être même y avait il des mages dissidents dans ces trous qui en savait long sur ce lieu. Et puis, si Alundra était en danger, il serait là pour la sauver… non ...mais pour tirer profit de sa mort d’une manière ou d’une autre , oui…
__________________ Alundra Glodar du clan des Glodar Description&Histoire Kossuth, embrassez sa cause, rejoignez le pouvoir Les forts obtiennent toujours ce qu’ils désirent. Transcendance s’accompagne de difficultés et de souffrance L'esclave de Kossuth est maître parmi les mortels |
| |
| | #104 |
| Invités
Messages: n/a
| Chapitre 1 : dans l’ombre du cachot Alundra resta un long moment inconsciente dans le cachot noir et obscur. Peu à peu elle reprit conscience. Tous les os de son corps la faisaient souffrir et ses muscles étaient pris de contractions soudaines et incontrôlées. Elle avait l’esprit embrumé… Peu à peu les contractions s’apaisèrent, mais son corps restait pris d’un léger tremblement… Sa tête semblait être sur le point d’exploser.. sa mémoire lui revint peu à peu… Les mages… les éclairs… puis le néant… Elle ouvrit précautionneusement les yeux pour voir où elle se trouvait… Malgré la pénombre elle vit qu’elle était dans une petite salle de quelques mètres carrés. Sur le sol, une paille sèche et malodorante n’ayant pas due être changée depuis des lustres. Pas de fenêtre, pas de lucarne.. Le seul accès à cette pièce était une lourde trappe de fer située à quelques mètres de hauteur au plafond, sur laquelle était gravée une rune de protection. Sa situation était visiblement désespérée… On l’avait entièrement dépouillée, on lui avait pris son armure, ses bottes, sa si précieuse épée… On n’avait daigné lui laisser que sa chemise carbonisée comme seul vêtement.. Alundra réfléchit à la situation… Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était enfermée, ni ce qu’il était advenu du barde… Elle se souvenait vaguement l’avoir vu disparaître par un escalier au début du combat… Quel lâche !! elle l’occirait dès qu’elle sortirait de cette satanée fosse, elle tuerait aussi tous ces maudits mages qui avaient osé toucher à son épée sacrée, tous ceux qui l’avaient foudroyée…. Oui elle les tuerait tous et leur famille aussi, femme, enfants !! elle détruirait entièrement leurs satanées lignées…. A cette idée elle partit d’un rire dément… un rire glauque et perfide… Puis s’arrêta soudain…Il fallait qu’elle se calme… elle avait déjà subi pire souffrance lors de sa rencontre avec le dragon… Mais jamais pire humiliation.. oh ça ils le paieraient tous très cher… Elle commença à examiner son corps. Là où l’avaient percuté les éclairs, elle sentait de grosses ecchymoses qui la faisaient souffrir, sa peau et ses cheveux étaient recouverts d’une pellicule de sueur liée au sang des mages qu’elle avait pourfendus. Bref elle n’était pas dans un état reluisant. Sa poitrine la faisait souffrir, elle avait du mal à respirer… Sûrement une côte cassée lorsque ces bandits l’avait jetée dans la fosse… Chapitre 2 : De Glace et de Souffrance Soudain la trappe s’ouvrit… Une voix retentit : « Alors Femme, tu te sens d’humeur à parler ? » Alundra ne voulut pas lui faire la joie de sa déchéance et garda un silence obstiné… « Et bien, attends… Voilà de quoi te faire réfléchir… » Elle entendit une voix monocorde éructer des mots incompréhensibles, des phrases aux accents déments qui semblaient invoquer une puissance destructrice… Elle sut d’instinct que le mage allait lui lancer un sort. Alundra se colla contre le mur du cachot afin d’éviter l’éclair qu’elle supposait que le mage allait lancer… Loin de l’ouverture de la trappe, elle serait à l’abris des dégâts du sort… Mais ce fut une petite boule translucide qui jaillit de la trappe, lorsque le mage arrêta d’incanter. Une orbe aux accents brillants, aux maelströms fugitifs… Au contact du sol elle explosa en une multitude de petits traits de glace. Ceux ci furent envoyés dans toutes les directions, poussés par le souffle de l’éclat de la sphère. Le petit cachot se transforma alors en un petit blizzard infernal. Les traits percutèrent les murs, le sol, le plafond en une multitude de petits éclats. Alundra se recroquevilla par réflexe sur le sol. Elle fut percutée par de nombreux éclats de glace, certain s se plantèrent dans ses cuisses, son dos, ses bras provoquant de petites ondes de souffrance. Les traits de glace n’étaient pas assez conséquents pour blesser la Paladine, mais suffisamment pour lui causer une souffrance atroce. Elle était trop épuisée, trop mal en point pour invoquer la puissance du feu de Kossuth et elle du subir les affres du froid impuissante. Bientôt sa chemise ne fut plus qu’un bout de chiffons déchirés en de multiples endroits, trempé et dégoûtant de sang… La fureur des éléments s’arrêta quelques secondes après son début et le calme lourd et pesant du cachot repris place. Son corps était devenu un lieu de souffrance, à présent elle était gelée, trempée et ses blessures s’étaient aggravées… Elle avait le dos strié de plaies bénignes mais néanmoins douloureuses. Au dessus d’elle elle entendait dans le brouillard de sa conscience deux rires effrénés. « Allez viens Kurtan.. tu t’es bien amusé.. maintenant allons à la bibliothèque.. » « Tu as raison Juntao, ce sort est très drôle… sans grande puissance destructrice mais vraiment très amusant… Mais avec cette pénombre je n’aurai pas eu la joie de voir son corps se faire transpercer et déchiqueter par les traits… Ta clairvoyance est très utile, on a pu observer tous les détails… » « Ouais.. dommage tout de même… un si beau petit lot… » Les deux acolytes partirent et leur voix se perdit dans les couloirs du complexe, laissant Alundra à nouveau seule, le corps en feu et tremblant de fureur… Elle se recroquevilla dans un coin du cachot pour retomber dans l’inconscience, épuisée. Chapitre 3 : De Feu et de Sang Alundra se réveilla quelques heures plus tard. Elle n’avait pu réussir à se reposer, les multiples brûlures et blessures de son corps l’ayant perpétuellement lancées durant son sommeil. Elle était grandement affaiblie par tout ce sang perdu… Elle se mit péniblement à genoux et leva les yeux vers le plafond. Elle se mit à prier. « Ô Grand Kossuth, Maître du feu originel ; Seigneur de la purification, ton humble servante s’agenouille devant toi. Je punirais ceux qui veulent défier tes préceptes et ta puissance, ils périront tous par le feu et l’acier.. Je montrerai à ces infidèles que leurs ridicules pouvoirs ne sont rien face à l’incommensurable puissance de ta divinité. Que mon sang s’échauffe, que mes mains s’enflamment pour châtier ces impies !!! » Dans la souffrance, la supplique de la Paladine prenait une autre dimension, elle se réfugiait dans sa foi aveugle pour annihiler ses tourments. Une voix résonnait sans cesse dans sa tête… Celle du dragon qui lui avait fait subir les épreuves sacrées. Elle les avait toutes passées et avait eu alors l’honneur d’être sanctifiée Paladine de Kossuth. Elle se perdit alors dans les méandres des souvenirs. Elle se remémora les dures épreuves subies, sa souffrance face aux souffles du dragon, devant maintenir à tout prix son bouclier magique autour d’elle pour échapper à la tourmente infernale du brasier. Cette longue discussion avec l’avatar du Dieu au bord d’un volcan, où elle devait occulter la lave, la fournaise et la fatigue pour se concentrer sur les paroles évocatrices du Dragon. Sa si grande fierté et sa foi sans limite lorsque le Dragon lui avait annoncé qu’elle serait désormais une guerrière sacrée du Feu Purificateur. Et la séance de Purification, cette cérémonie sacrée où son corps était devenu l’arme de Kossuth, elle avait été purifiée dans d’immenses souffrances, alors que le Dragon insérait en elle, une infime partie du Feu spirituel de Kossuth. Son corps avait été affreusement mutilé, alors qu’on insérait sous sa peau des fragments de lave solidifiée qui s’était intégrés peu à peu à son essence humaine. Souffrance, Joie, Sanctification, Elevation… A ses souvenirs, Alundra ne put s’empêcher de pleurer silencieusement, elle avait été si proche de son Dieu, elle aurait pu caresser de la main le Feu Originel… Seule dans son cachot, blessée et fatiguée, elle s’en moquait, elle était l’une des servantes du Dieu Elémentaire du feu, le plus puissant parmi tous… Elle montrerait à tous que de tous les éléments le Feu était le plus fort. En symbiose avec l’embrasement de son cœur, les flammes tatouées sur son corps se mirent à onduler, lentement puis de plus en plus vite. Elles jaillirent part flammèches hors de son corps, puis s’étendirent pour envelopper le corps de la Paladine qui se retrouva à l’intérieur d’un véritable brasier.. Pourtant elle ne fut pas affectée par ce feu, C’était un feu purificateur et non pas destructeur. Les flammes virevoltaient autour de la Paladine qui, d’extase, écarta les bras pour se donner à lui. Là où les flammes léchèrent le corps d’Alundra, les plaies se refermaient, Alundra faisait inconsciemment appel à l’un des pouvoirs sacrés des Paladins… Celui ci se manifestait toutefois d’une manière bien étrange… Liant à la fois les pouvoirs de l’imposition des mains et celui de la purification de Kossuth. Bientôt les flammes se résorbèrent et repartirent dans le corps d’Alundra. Le brasier de son cœur s’était calmé… Elle était purifiée et son âme n’était plus torturé par un quelconque tourment. Elle se coucha à même le sol et s’endormit. Chapitre 4 : Dans les méandres de la souffrance Alundra se sentait flotté dans l’air… tout d’abord elle se crut dans un rêve, mais elle réalisa bientôt que c’était la réalité. Elle ouvrit les yeux et s’aperçut qu’elle était au centre d’un disque bleuté flottant dans les airs et la remontant vers la trappe. Bientôt elle émergea du cachot et le disque de Tenser s’immobilisa dans les airs. Elle se retint, prudente d’esquisser le moindre mouvement pouvant attester de son rétablissement. Elle observa, patiente, les personnes qui se trouvaient dans la pièce. Il y avait autour d’elle trois mages et deux pseudos guerriers. La Paladine se rendit rapidement compte que les guerriers devaient être des mages ayant subi une initiation martiale. En effet, ils étaient vêtus de fines armures de cuir dégageant une légère aura magique. Mais, bien que portant une épée au coté, la main sur la garde, Alundra s’aperçut qu’ils possédaient de nombreuses pochettes accrochées au ceinturon… Sûrement des composantes magiques. Quant aux trois mages présents, au vu de leurs atours et du nombre de baguettes coincées dans leur ceinture, Alundra les identifia comme faisant parti des hautes instances de l’Ordre. En effet, peu d’aspirants auraient pu posséder autant de magie sur soi… L’un d’eux s’avança vers elle, le poing fermé… Alundra se contracta… Le mage ouvrit la main au dessus de la Paladine, laissant échapper une petite gemme qui se mit à voleter au dessus du corps de la captive. Elle sentit aussitôt une énergie magique qui s’empara d’elle. Son corps ne répondait plus. Elle ne pouvait plus bouger le petit doigt ou faire appel à ses pouvoirs sacrés. Elle était désormais impuissante, offerte aux moindres désirs des mages. Le mage, satisfait se retourna et fit signe aux autres de le suivre, le disque de Tenser, semblant obéir aux ordres muets de l’un des tortionnaire se mit à bouger pour suivre le cortège dans les méandres des couloirs de l’ordre des Evocateurs. Ils se dirigèrent vers la tour centrale du complexe. Quelques centaines de marches plus loin, ils s’arrêtèrent devant une lourde porte d’airain, qui, s’ouvrit sans bruit aux ordres du mage qui dirigeait la procession. Tout ce petit monde entra dans ce qui devait être un laboratoire de recherche. Une grande table, peinturlurée de runes diverses et variées se tenait au centre de la pièce. C’est là que se posa le disque de Tenser avant de disparaître, déposant ainsi la captive au centre de la table. Le mage s’arrêta quelques instants devant elle pour la regarder. Puis il prit la parole. « Tu es soit très téméraire soir complètement folle pour avoir voulu pénétrer dans notre sanctuaire… Quoi qu’il en soit ce fut une grave erreur… Nous ne sommes pas cruels… Crois moi… Et nous désirerions réellement à ne pas avoir à faire tout ça… Alors réponds à nos questions sans mentir et nous te relâcherons peut être ensuite… » « Vous n’obtiendrez rien de moi Infidèles !!! » « N’en soit pas si sûre ma belle enfant… Tu répondras à nos questions de gré ou de force… Mais je préfèrerai ne pas avoir à te forcer à parler… Alors dis moi, pourquoi avoir tenté de pénétrer dans notre Complexe, Femme ? » Alundra ricana, ça elle pouvait très bien le leur révéler… « Je suis ci pour détruire votre artefact infernal, vous n’avez aucun droit de prétendre à dominer le Feu de l’Incarnation…. » Le mage regarda d’un air étonné la Paladine. « Mais de quel artefact parles tu donc ? Il n’y a rien de maléfique ou d’Infernal dans nos recherches. Dis nous plutôt la vérité douce enfant perdue… » La Captive à ses mots perdit tout contrôle : « mensonges ! Perfidies ! Impies !! De quel droit osez vous nier vos péchés !! Kossuth vous exterminera tous autant que vous êtes, vils profanateurs !!! Le feu purificateur ne laissera rien de vous !! » « Bien dis nous où se trouve ton compagnon… » « Quel compagnon, je suis venue seule en ce lieu pour vous punir de vos actes déments… Vos petits artifices de pacotilles déplaisent à mon Seigneur et maître.. » Le mage soupira… « Bien tu ne nous laisse pas le choix… » Il regarda l’un de ses acolytes qui s’avança en sortant de l’une de ses poches un morceau de quartz. Il commença à incanter. Alundra sentit alors une main spectrale tentant de s’emparer de son esprit. Une sonde implacable qui tentait de vaincre son mental. Elle se concentra et de toute sa fureur repoussa l’attaque psychique. « Maître, elle est forte… Son esprit à repousser mon intrusion comme un vulgaire brindille… » « Elle ne nous laisse, hélas pas le choix… si nous voulons briser son esprit, il va falloir briser son corps auparavant… » Puis s’adressant à la captive : « Es tu sûre de ne pas vouloir nous répondre, je n’ai aucune envie de te torturer… » Alundra cracha à la face du mage. « Tes paroles mielleuses et compatissantes ne prendront pas avec moi ! je sais que tu es un être perfide et monstrueux… Mon corps se souvient des sévices que vous m’avez fait subir… Essayez donc de me briser !! Je suis plus fortes que vos artifices de pacotilles !! » Les deux acolytes s’approchèrent d’elle et incantèrent. De petits éclairs bleutés sortirent de leurs doigts tendus et se précipitèrent vers la Paladine. Une souffrance atroce lui vrilla le corps. Chaque parcelle de son être tremblait face à la torture de ces éclairs… La première salve Alundra résista à l’envie de hurler, ne voulant pas donner ce plaisir à ses tortionnaires. Mais les coups se succédèrent, semblables, monotones sans une seule parole échangée. Et la souffrance devint insoutenable. Bientôt la salle fut emplie des hurlements de douleurs de la femme guerrière. Des larmes coulèrent de ses yeux exorbités… Bientôt elle n’eut plus la force de hurler.. Sa gorge sèche et douloureuse ne le lui permettait plus. Son corps n’était plus qu’un affres de douleurs, son esprit embrumé par la souffrance ne fonctionnait plus qu’au ralenti.. la pièce s’effaça à ses yeux, elle ne voyait plus rien, n’entendait plus rien, ne sentait plus rien… elle était la douleur.. elle était cette torture incessante. Elle divaguait, se contorsionnait sans le savoir, la douleur si vive qu’elle avait rompu le sort d’immobilisation qui maintenait Alundra immobile. Pourtant la Paladine ne pouvait même pas en profiter, elle l’ignorait d’ailleurs. Pour elle il n’y avait que le néant.. Son esprit sombrait petit à petit dans le labyrinthe de la folie. Semblant surgir du fin fond du néant, Alundra perçue une note de Harpe, suivit d’une autre.. elle sombrait dans la démence… Les notes se succédèrent pour former une mélodie triste.. une ode à la mort… l’esprit d’Alundra se focalisa sur cette musique d’Outre Monde.. elle était si belle.. si émouvante… la mélodie s’empara de son cœur et de son âme.. l’esprit vagabond de la Paladine virevoltait dans le néant de sa souffrance à la recherche de cette mélodie. Bientôt la souffrance due aux éclairs passa au second plan… Elle devait trouver la mélodie.. Insidieusement l’esprit de la captive fut dirigé hors de son monde de folie et de souffrance. Alundra sentait son corps se contorsionner et souffrir comme si elle était extérieur à tout ça.. Il n’y avait plus de souffrance, plus d’horreur… Elle était désormais deux… la première subissant les sévices du mage.. la deuxième regardant cela d’un œil distant, captivée par les notes d’une harpe fantôme… La scène semblait se passer au ralenti.. Elle voyait les mages, les mains tendues, les éclairs fusant de leurs petits doigts fins et se précipitant, avides, sur le corps tatoués de la belle femme étendue sur la table… Alundra contemplant cette scène se demandait qui était la belle femme étendue… soudain elle se rappela que c’était elle … Les notes se firent plus atténuées à mesure que le nombre des éclairs diminuait… Quand les mages cessèrent leur sort, Alundra fut précipitée dans un monde de souffrance… elle avait réintégré son corps… Pourtant la mélodieuse mélopée qui l’avait tant captivée restait imprégnée dans son esprit… un air entêtant et triste… la distrayant de cette souffrance qu’elle sentait sourdre en elle… Comme dans un nuage elle entendit l’un des mages dire : « Sa résistance à la douleur est incroyable… Durant tout le processus de torture je n’ai jamais pu pénétrer dans son esprit… Si nous continuons nous allons la tuer… » Ce furent les derniers mots que la Paladine entendit avant de sombrer dans le vide de l’inconscience. Chapitre 5 : Démence et Souvenirs Seule au fond de son cachot sombre, Alundra agonisait… elle avait si mal… elle désespérait… sombrait dans une folie bienfaisante… Elle voulait mourir, pour ne plus endurer telle souffrance.. « Tu ne dois pas penser ça… » Etonnée d’entendre une voix d’enfant en ces lieux, Alundra ouvrit ses yeux. En face d’elle se tenait une petite fille, une petite robe rouge, les manches remontées, une poupée dans une main et une épée en bois dans l’autre… Alundra eut peur.. elle sombrait dans la folie… « Qui es tu ? La mort ? » La petite fille eut un rire cristallin. « Non , je suis toi et tu es moi…. Je suis ton enfance Alundra… Si tu meurs.. je mourrai aussi… et je ne veux pas mourir.. je veux continuer à jouer.. Alors ne meurs pas s’il te plait. »La petite Alundra avait des sanglots dans la voix, de petites larmes enfantines coulèrent de ses grands yeux innocents. Elle s’approcha et déposa un baiser sur la joue sale de la captive, puis elle se retourna et commença à disparaître. « Bonne chance ! Tu sais, fit-elle après un petit temps d’hésitation, je trouve que tu es jolie.. je suis contente de savoir que je serai jolie plus tard… » Puis dans un rire d’enfant elle disparue. Alundra n’en revenait pas… elle était complètement folle, ou morte.. peut être les deux… elle venait de se voir enfant.. ce n’était pas possible… Elle ne comprenait plus ce qu’il lui arrivait… « Tu ne mourras pas !!tête de linotte !! » Une grosse voix bourrue et affectueuse surgit de derrière elle… Alundra l’avait immédiatement reconnue… Son père… Dans un maelström de douleur elle se retourna pour contempler le reflet de son père. Il était si immense.. si fort.. le plus vaillant combattant de tout son peuple… Mais cela faisait bien longtemps qu’il était mort. Des larmes coulèrent sur les joues sales de la captive, les plaies du passé était réouverte… « Tu es mort père… Vous êtes tous morts… sauf moi…. » « Bien sûr et alors ? on meurs tous un jour non ? Mais le tien n’est pas encore arrivé fillette ! Tu tiendras, après tout.. tu es ma digne fille… Bon je te laisse, j’ai quelques gobelins à aller décapiter.. » Il sortit une immense épée à deux mains, aux contours usés et se retourna pour charger un monde imaginaire… AU dernier moment, il se tourna la tête et regarda tendrement sa fille. Alundra épuisée, s’effondra sur le sol, elle était folle… c’était sûr… tout ceci ne pouvait pas être réel… Elle vit un anneau bleuté s’ouvrir et éclairer d’une lueur magique le cachot… encore une de ses maudites visions… Elle n’avait plus la force ni de parler, ni de bouger… Une ombre se pencha sur elle : « Toi qui me suivit dans une entreprise périlleuse Je ne pourrais me détourner de toi et te laisser seule Je te promet que tu reverras une aube rieuse Et que ces mages périrons sous les coups les plus veules Le danger si présent n’est pas encore écarté Et d’immenses souffrances tu devras supporter Mais une vengeance bien plus atroce je te promet Si quelques heures encore tu me permet. Ne sombre pas dans le désespoir Dans tes souffrances les plus terribles Car dans les épreuves les plus noires Un barde t’aide par ses rimes » Chuchotant ses paroles dans l’oreille de la captive à moitié consciente, l’être posa ses deux mains sur le corps de la Paladine. Une chaleur bienfaisante se répandit dans tous ses membres. Puis l’être disparut comme il était venu… par le cercle bleuté. La souffrance si insoutenable était devenue bien plus faible à présent, même si Alundra n’était pas encore capable de se lever, désormais la douleur ne la faisait plus délirer. Chapitre 6 : Ignominie et Décadence Pendant la nuit, Alundra fut réveillée par le bruit d’ouverture de la trappe. Elle entendit deux voix parler au dessus d’elle et reconnut celles de Kurtan et Juntao. Les deux malandrins étaient revenus… Ah si elle avait la force de leur faire payer leur affront de la veille… «* Alors réveillée ma jolie ? On a été méchante à ce qu’il paraît… tu n’as pas répondu au question de l’Intendant Koldja… Ce vieux griguou si sentimental a été, il paraît, obligé d’utiliser la violence.. Ca me fait bien marré, j’aurai aimé voir sa face déformé par les remords alors que ton corps se tordait de souffrance…. » Alundra put reconnaître que c’était Kurtan qui parlait.. Elle le maudit pour ses paroles déroutantes… Ces mages étaient tous mauvais !! que des lâches, des tortionnaires… Elle entendit les deux mages incanter* et les vit descendre en lévitant dans la cavité puante de la fosse. «* Le bruit cours que tu as incinéré l’un de nos meilleurs amis… Je pense que l’on va devoir te punir pour cet acte… » Ils se rapprochèrent en ricanant… «* Je me demande bien jusqu’à quel point tu peux supporter la douleur beauté…. » Disant cela, Juntao leva un doigt vers la Paladine, une petite leur rougeâtre émergea et partit à une vitesse folle vers la poitrine de la captive. Celle ci hoqueta, le souffle coupée, lorsque l’énergie magique la percuta… Kurtan mit un coup de bottes dans les reins de la guerrière qui boula contre le mur. Il regarda désappointé ses bottes : «* Oh.. Zut… c’est ma botte qui t’a frappé ? je suis désolé.. vraiment… Mais tu es une vilaine fifille, tu viens de mettre de la terre sur mes jolies bottines en cuir de yach.. Elles m’ont coûté 10 pièces d’or… Alors tu vas les nettoyer… Avec ta langue… » Dit-il, le regard perfide et le sourire mauvais, en tendant sa botte vers le visage d’Alundra. Celle ci aurait aimé lui saisir la jambe et la lui briser.. voir son visage se tordre de douleur alors que son os prenait un angle impossible… Elle aurait aimé avoir son épée et avoir la force de la lui planter dans le ventre… Mais elle n’avait ni l’épée, ni la force… elle était impuissante et ne put que mettre toute sa haine et sa fureur dans son regard… Kurtan regarda la Femme le défier du regard.. Il perdit son calme.. Il saisit la chevelure emmêlée de la guerrière et la souleva jusqu’à son visage… «* Ecoute moi bien catin !! tu va m’obéir ou je te ferai souffrir atrocement… on apprends bien des choses dans une école de magie… » Alundra rassembla toute ses forces pour lever sa main et tenter de crever l’œil de ce salaud… Elle ne réussit qu’à lui planter les ongles dans la joue et lui faire une profonde griffure sur le visage… Elle s’estimait toutefois satisfaite… Celle là.. il aurait du mal à la faire disparaître… La fureur envahit alors Kurtan qui lança la tête de la Paladine sur le mur loin de lui. La tempe de la captive s’explosa contre la paroi.. Elle fut complètement sonnée et une tache de sang apparut à l’endroit de la collision sur le mur. Il se mit à couler lentement et forma une ligne maladroite de sang sur le mur. Alundra retomba lourdement sur le sol, la tête douloureuse, voyant dix milles chandelles devant les yeux. Juntao lui mit des coups de pieds dans les reins en criant : «* Sale garce !! je vais t’apprendre à blesser mon amie… tu n’es rien !! nous sommes la puissance !!! apprends à te prosterner devant nous !!! » Alundra encaissait les coups avec diligence.. de toute manière elle n’avait pas la force de se protéger… Kurtan arrêta d’un mouvement son ami. «* Attends j’ai une bien plus agréable idée pour mater cette rebelle… » dit-il avec un sourire mauvais et pervers… Il s’approcha de la captive et lui arracha d’un coup sa chemise. Il la jeta au loin et mit les mains sur les hanches pour contempler le spectacle. «* Oui un sacré morceau… on va bien s’amuser… » Ils saisirent les deux mains d’Alundra pour la traîner jusqu’au centre de la minuscule pièce. Juntao lui maintint alors les deux bras alors que Kurtan lui crochetait les deux jambes d’une poigne forte. Alundra se débattait tant bien que mal tentant, dans sa rage, de se défaire de ses agresseurs. Une gifle retentissante l’assomma à moitié. «* Tu va te tenir tranquille oui !!! » Kurtan défit son pantalon et s’allongea vulgairement sur la Paladine, la forçant d’un coup sec et violent. Il violenta la Paladine pendant de longues minutes où seul le ricanement de Juntao rompait le silence de la pièce… Il usa sans vergogne du corps sublime de la Paladine pour son plaisir, la besognant avec violence, lui écrasant de ses mains avides ses seins, l’embrassant, la léchant dans le cou comme une vulgaire poupée… Il prit son pieds à humilier la fière guerrière, à jouir d’un semblant de pouvoir sur elle… Finalement il se releva et se rhabilla… Il fit signe à Juntao* de la relâcher et repartir* par la trappe en lévitant.. les dernières paroles qu’entendit Alundra en sombrant dans l’inconscience furent : «* Pour un corps tatoué de feu, je trouve qu’elle est plutôt resté de glace la bougresse… » Et ils s’en furent dans un rire gras et sadique… Ils ne le savaient pas… mais leur geste immonde et irrespectueux venait de signer leur arrêt de mort….</span> </span> [/b][/quote] Chapitre 7 : Préambule au carnage Après avoir soigner Alundra dans le cachot, Seina s’en était allé dans les couloirs sinueux du Complexe. Il avait retrouvé sans difficulté le lieu où serait torturé à nouveau Alundra. Avec soin il évita les protections magiques de la porte et avait pénétré dans la pièce. Durant une heure entière il analysa les runes et sortilèges implantées sur le bois de la table qui servirait à la torture de la Paladine. Puis avec précision et calme, il commença à altérer minutieusement les diverses runes de façon à annihiler leur pouvoir. Il dissipa ensuite les enchantements de la table pour les remplacer par les siens. Cela lui prit énormément de temps, mais il comptait sur le fait que le haut prélat de l’ordre des Evocateurs mettrait du temps avant de pouvoir se libérer pour interroger la captive… Seina sacrifia l’un de ses plus puissants anneaux magiques pour tisser un enchantement complexe. Désormais, la prochaine personne étant couchée sur cette table se verrait régénérer petit à petit… Il tabla sur le fait que la Paladine le sentirait et gagnerait du temps afin d’être complètement guérie. Il analysa ensuite la salle. Il trouva un endroit d’où il pourrait observer la scène. Ensuite dès qu’il sentirait que la Paladine serait remis, il lancerait un sortilège de silence sur la pièce. Alors les mages seraient à eux… Il ricana de plaisir… Il dissimula ensuite une dague sous la table afin qu’Alundra ai une arme à portée de main lorsque le moment de l’attaque viendrait… Satisfait de son stratagème, il repartit dans les méandres du complexe afin de régler un dernier détail.. La Paladine refuserait de partir sans son épée… Il devait la retrouver… Il avait entendu une rumeur comme quoi l’un des enseignants de l’ordre avait récupéré l’épée pour l’analyser, intrigué par la puissance magique de cette arme… Il se renseigna rapidement et découvrit où se trouvait la personne. « Bien le bonjour maître Cornedius.. Le maître désirerait qu’on lui apporte l’arme de la captive… » Etonné le Mage se détourna de son étude : « Ah ? je me demande bien pourquoi… » Seina improvisa… <span style=\'color:orange\'>« Je ne peux prédire les pensées du Maître.. je ne suis qu’un initié… Mais il m’a toutefois demandé d’aller la chercher pour la lui apporter… Visiblement, d’après mes humbles suppositions, il en aurait besoin lors de l’interrogatoire de la captive.. » Apparemment satisfait par la réponse de Seina, le mage lui fit signe de la tête et fit un geste signifiant qu’il pouvait prendre l’arme… Puis il se replongea dans son grimoire.. Seina sourit discrètement et s’empara de l’arme convoitée.. Il reprit le chemin inverse et alla se dissimuler dans la pièce de torture.. prêt pour les prochains évènements…. |
| | #105 |
| Ours Noir ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Seina attendit un long moment.... Il commença même à se demander si il n’y avait pas un problème dans son plan… Mais bientôt un des mages arriva et informa le grand ordonnateur de la situation : « Milles excuses Haut mage, la captive a encore la force de résister et elle se débat tant et plus. Nous essayons de la maîtriser sans la blesser pour que vous puisiez en tirer quelques choses. Hélas, je vous prie donc de bien vouloir patienter. » Son interlocuteur le regarda d’un air froid et méprisant mais ne répondit rien et l’homme repartit baissant les yeux. « Quelle imbécile ! Elle ne se tient jamais tranquille…. Pourquoi l’ai je soigné si c’est pour qu’elle revienne ici en morceaux » pensa Seina. Il était toujours caché dans une pièce contingue dans laquelle se trouvait des meubles et instruments de torture identiques. Un sort lui permettait de voir à travers le mur et de contemplait l’impatience et la colère contenue du haut mage. Patientant lui-même en attendant de voir celle que tous attendaient, il balaya d’un regard la salle où il se trouvait. Son regard s’arrêta sur un diamant posé négligemment dans un tiroir non fermé. Son expérience lui permit tout de suite d’analyser sa fonction : une pierre d’identification. Il n’eut pas besoin de plus de réflexion pour décider d’appliquer ce sort sur l’épée durant son attente. Il récita donc les paroles rituelles et vit se dissoudre le diamant lors de l’exécution du sort. Son regard s‘éclaira quand il découvrit la puissance de l’épée. Cette furieuse avait réellement une épée sainte dans les mains… Hélas, elle ne protégeait pas contre la magie… mais la créature à l’intérieur pouvait avoir d’autres utilités ! En revanche, il prit note de ne pas toucher la garde qui le brûlerait sans préavis. A peine eut-il fini qu’il entendit du bruit dans les couloirs. Il retourna à son poste de surveillance pour voir Alundra entrer dans la pièce entourée de 4 mages dont un avait le visage griffé et sanglant. Le Seina de notre époque reconnut de suite Kurtan et Juntao mais pas les deux autres. Le Seina contemporain désespéra en voyant la guerrière inconsciente portée par l’un d’eux. Serait-elle en mesure de faire quelque chose ? Elle fut posée sur la table couverte de runes sous le regard furieux du maître. « Que l’un de vous aille chercher une potion de soin et lui fasse avaler ! Je ne veut pas perdre plus de temps ! » Les quatre acolytes partirent en même temps, espérant fuir sa colère. Finalement c’est Kurtan qui traversa la porte en premier et évita le lourd silence qui s’ensuivit. Quand il revint, il ouvrit sans ménagement la bouche de la captive et versa le contenu d’une fiole en terre cuite. Alundra revint à elle et ouvrit les yeux lentement pendant que le maître la regardait en souriant. « Alors jeune femme, tu nous causes bien du souci. Tu as résisté une première fois. Ta volonté est inébranlable mais tu restes humaine. Il y a des seuils de souffrance que la volonté de peut dépasser, et la tienne ne le pourra pas non plus… Tu connais déjà les questions que je vais te poser alors répond s’il te plaît. Tu n’as rien à gagner à résister davantage ». Seina reconnu dans les paroles calmes du haut mage un sort de suggestion et il espéra qu’Alundra résisterait une fois de plus mais la réponse le rassura : « Ceci est la souffrance Ceci n’est que l’incandescence Ceci n’est l’attaque que de mes sens Ce n’est plus moi qui pense Feu de mon âme, tu es ma chance Donné par ma naissance Tu es intense Tu es ma transcendance Tu es mon essence Tu es ma délivrance Et maintenant ! brûle ! Ceci est la prière de délivrance. Fais ce que tu veux, je suis guidé par le cœur et l’esprit par Kossuth. Rien ne m’atteindra. » Le haut mage répondit agacé : « Nous savons que ton ami t’a abandonnée. Il a bien vite fuit nos tours mais nous sommes sur sa trace et lorsque nous l’aurons trouvé, il avouera bien vite… Ne te crée pas plus de désagrément inutilement pour protéger ce lâche » Seina releva l’habile manipulation sous ces paroles et se décida à agir avant que la guerrière ne choisisse de tout révéler. Il lança un sort de murmure pendant, qu’à sa surprise, Alundra s’entêtait à chanter d’une voix faible sa prière de délivrance. Pourquoi ou pour qui refusait-elle de parler alors qu’elle ne savait rien ? était-elle si stupide ? Seina était pressé de mettre un terme à ce manège et lui parla par l’intermédiaire du sort en chuchotant : « je suis venu, ne m’en veut plus pour toi je suis là alors écoute ma voix celle de la délivrance fais moi confiance » ces paroles avaient fortement troublé la paladine qui releva la tête de son lit de pierre pour regardait alentour mais, ne voyant rien, fixa le haut mage se demandant si ce n’était une autre de ses ruses. Tous les mages avaient perçu cette réaction et se observèrent également la pièce d’un regard unanimement méfiant. « Que crois tu ? peut être obtenir de l’aide extérieure ? alors c’est peine perdue » ricana le haut mage " « j’ai tout préparé apprête toi à attaquer. Ton épée est en sûreté mais dessous se cache une alliée à la lame bien effilée » « mais je suis attachée » « oui, tu l’es et n’espère pas défaire ces liens. Ils retiendront tes gestes durant ton agonie » « tu vois » « est-elle folle ou alors …. Quelqu’un n’est pas loin ! vous deux ! donner l’alerte » Seina s’arrachait les cheveux. Comment lui faire comprendre la supercherie en moins de temps qu’il n’en fallait pour qu’elle ne soit de nouveau soumise au délire de la torture ? Deux hommes étaient sortis prestement. Seina les entendait et se remémora les sorts qui pourrait l’aider si il était découvert. « J’utilise un sort pour te parler mais eux ne peuvent m’entendre. La pierre sur laquelle tu es installée te soignera si tu restes dessus. Une dague y est aussi attachée dessous. Lorsque tu diras les mots euh… « Maintenant », je déferai tes liens ». « Maintenant ! » Surpris, Seina lança à la hâte son sort et par la force de son esprit ordonna aux cordes de se redresser, à la manière des charmeurs de serpents. Kurtan, Juntao et leur maitre furent surpris et, le temps qu’ils réagissent, Alundra avait roulé sous la large table, à l’abri de leur regard, et pris la dague attachée par les bons soins de Seina. Cétait une dague à la longue lame oblongue dont la garde était incrustée de pierres et dessinée de nombreux motifs étranges. Cependant, la guerrière n'y fit pas attention. A peine prit-elle la peine de critiquer intérieurement Seina quant au choix de cette arme. Elle se prépara alors à l'attaque. Au même moment, l’un des hommes entra bruyamment dans la pièce où le Barde était caché. Leurs yeux se croisèrent dès que la porte fut ouverte. D'un seul geste, tout deux commencèrent le lancement d’un sort.
__________________ Alundra Glodar du clan des Glodar Description&Histoire Kossuth, embrassez sa cause, rejoignez le pouvoir Les forts obtiennent toujours ce qu’ils désirent. Transcendance s’accompagne de difficultés et de souffrance L'esclave de Kossuth est maître parmi les mortels |
| |
| | #106 |
| Ours Noir ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Les trois mages fixaient la grande table de pierre, prêt à lancer un sort qui calmerait la furie. Ils avaient tous lancé leur sort de protection contre le feu en avertissant la paladine qu’il était bien inutile maintenant de tenter quoique ce soit. Pourtant un statu quo s'était installé car il leur était impossible de la cibler… il leur fallait se tenir debout pour incanter mais, une telle position leur interdisait de voir Alundra repliée dans l’ombre sous la table. Juntao commença à s’égosiller pour appeler à l’aide, les cordes n’avaient pu se détacher seules et la peur commençait à le saisir. Le maître lança d’une voix glaciale : “Veux tu te taire sombre idiot. Cette partie du batiment est volontairement soumise à un sort de silence permanent afin que les travaux normalement exécutés ici ne gênent pas les mages étudiants dans les autres parties.” Kuntao s’arrêta aussitôt, blessé par les paroles de son supérieur et attendit d’autres ordres qui ne tardèrent pas : “… puisqu’elle refuse le combat. Incantez la foudre ! Tuez la si elle ne veut pas sortir. Tout cela n’a que trop duré.” Alors que les deux mages s’executèrent et commencèrent leurs gestes mystiques, tous entendirent un rire de dément venant de l’extérieur, la porte venait de s'ouvrir... La seule personne non occupée, le maitre, se retourna et vit quelqu’un qu’il n’avait jamais vu avant. Mais il n’eut pas le temps de poser les questions lui venant à l’esprit car l’homme parla d’une voix assurée, étrangement grave et sur fond sonore d’un rire démentiel continuel : “Jamais je n’ai disparu jamais on ne m’a vu je suis un impromptu mais à chacune entrevue ….je…tue” et sur le dernier mot, tout la pièce s’anima de toute part. Deux éclairs partirent des mains des mages et se dirigèrent vers le dessous de la table au même moment où Alundra exécuta un roulé-boulé pour éviter la mort et attérir aux pieds des deux mages. Les foudres heurtèrent le sol en milles crépitements et effets lumineux. De son coté, l’impromptu, comme il s’était nommé, projeta un trait de feu de sa paume ouverte qui éclata au centre de la pièce en une myriade de flammèches noircissant toutes les parois et blessant tous les occupants. Le maître fut projeté au sol. Alundra, indemne au milieux des effets bleux et jaunes des sorts, se releva face à Juntao et Kurtan, apeurés, tentant d’éteindre les flammes parsémant leur robe. Seina n’avait pas prévu que les mages aient préparé une protection contre le feu, tous étaient sauf. Cependant, le sortilège avait tout de même eu son effet et Seina ne se laissa pas décontenancer. Il entra dans la pièce et menaça aussitôt le maître de son épée : “ un geste seulement et je vous pourfend je le ferai lestement car jamais je ne ment” C’était évidemment du bluff car Seina ne désirait pas tuer sa cible. Il attendait Alundra pour ce faire. Il se contenta alors de chantonner et, rapidement, des racines sortirent du dallage et lièrent le haut mage, le maintenant au sol, sans espoir d’incantation. Au même moment, d’un geste précis, rapide et puissant, Alundra heurta Juntao d’un coup d’épaule et se jeta sur Kurtan le poignard dans une main. Sa fureur était lisible sur son jeune visage. Quand elle fut sur lui, elle le frappa à la tête et provoqua une longue estafilade au front d’où perla aussitôt un filet de sang. Le temps que le mage porte sa main à son visage pour constater les dégâts, Alundra poussa un grognement et enfonça de toute ses forces le couteau dans le bas-ventre de son adversaire. Celui-ci se courba aussitôt en deux et s’affaissa au sol dans un cri étranglé. Alundra s’élança ensuite de toute sa vigueur jusqu’au second mage. Celui-ci s’était relevé agilement et avait commençé un autre sort. Mais il ne s’attendait sûrement pas à ce qu’Alundra arrive aussi vite, il n’avait pas fini qu’elle était déjà sur lui. Alundra s’arrêta et, alors que Juntao levait les bras dans son incantation, elle planta la dague au même endroit que sur le compagnon d’infortune du mage. Un coup partant du bas et venant se planter à l’endroit qu’ils n’auraient jamais dû exhiber devant elle, juste au dessus de l'aine. Rejoignant Kurtan au sol, il l'accompagna dans sa douleur en poussant des terribles cris. Seina voyait la scéne, ayant mal lui même pour les deux agonisants. Les instruments avaient été projeté partout dans la salle, les meubles en bois étaient roussis et entretenaient parfois quelques flammes, le sol et les murs avaient noircis et, maintenant, deux mages, se tenant les parties à travers leur robe, se roulaient par terre, répandant leur sang à travers toute la salle, celui-ci suivant les rigoles créées naturellement par les dalles. Leurs gémissements et les traces de sang semblaient réjouir plus que de raison la paladine, avait-elle finalement cédée à la folie? Elle les regardait bizarrement ne souhaitant aparemment pas les achever et abréger cette castration. Alors qu’il entendait toujours, depuis le couloir, le rire qui n’avait pas quitté l’ambiance sonore du combat, Seina décida d’interrompre ce triste épisode : “Alundra, tue cet homme avec la dague et laisse la plantée. J’ai récupéré ton épée par ailleurs, elle conviens bien mieux à ta façon de combattre” dit-il sur un ton railleur. Il regardait le regard terrorisé du mage qui n’avait pu rien faire et vit dans ses yeux qu’il avait finalement compris l’objectif de tout ceci. L’utilisation de cette étrange dague n’était pas sans raison et si Alundra n'y avait pas réfléchi, lui, avait finalement reconnu cette arme. Alundra exécuta l’ordre et planta la lame directement dans le cœur du haut mage, sans plus d’émotions. Elle entra avec une grande netteté et perça à la fois la robe et la peau sans heurt. L’homme hoqueta une ou deux fois et la robe rougit à peine. Il était mort. Seina donna son épée à deux mains à la paladine prenant garde de ne pas toucher le pommeau. Alors qu’il s’apprétait à recevoir de sa part une effusion de joie pour la délivrance ou une effusion de colère pour l’abandon provisoire, Alundra resta étrangement calme. Le barde la regarda plus atentivement, était-ce le combat qui l’avait tant épuisée… ce si court combat ? Le regard de la paladine était fièvreux et fixe. La prison et les sévices avaient fatigué son corps mais aussi son esprit. Ce combat avait réuni toutes les forces d'Alundra et, maintenant, le contrecoups pesait sur ses épaules. Elle était réellement piteuse dans son vêtement ressemblant à un sac ne cachant pas grand chose de sa nudité. Alors qu'avant, la paladine pouvait s'assurer une fierté rien que par la force de son regard, plus rien chez elle ne pouvait maintenant impressionner. Son corps était sale et souillé de sang, ses cheveux avaient été coupés à la manière d'un homme et son regard semblait être tantôt celui d'une morte tantôt celui d'une folle. Une fois de plus, le rire venant du couloir déconcentra le barde. Il sortit alors de la pièce et se dirigea vers le bruit. Il descendit alors quelques marches et retrouva le mage qui l’avait découvert quelques minutes plus tôt. Il était encore sous l’influence de l’irresistible rire de tasha que Seina avait invoqué pour l’empêcher d’incanter. Ce mage avait de grande difficulté pour descendre les marches. Le phénomène le secouait en tous sens et il était épuisé de dépenser tant d’énergie pour éructer son rire de desespoir. Seina le regarda une dernière fois, contemplant l’étendue de ce sort si puissant et si amusant. D’un coup de pied il propulsa le mage la tête la première dans l’escalier. Seina put l’entendre dévaler les marches restantes dans un froissement de vêtements et bientôt dans un froissement d’os qui correspondit à la fin du rire. Seina remonta et rejoignit Alundra. Elle était toujours prostrée là et attendait… dans un semi rire ou alors… dans un semi sanglot… Mais qu’importe pour l’instant, la mission était accomplie. Il s’agissait maintenant de sortir. D'autant plus, qu'un des mages n'avait pas reparu...
__________________ Alundra Glodar du clan des Glodar Description&Histoire Kossuth, embrassez sa cause, rejoignez le pouvoir Les forts obtiennent toujours ce qu’ils désirent. Transcendance s’accompagne de difficultés et de souffrance L'esclave de Kossuth est maître parmi les mortels |
| |
| | #107 |
| Invités
Messages: n/a
| Seina se pencha sur la guerrière et lui prit la tête entre les mains… Il la regarda droit dans les yeux : « Alundra, belle dame, souffrez que je vous aide… Nous devons à présent quitter ces lieux maudits… votre tâche est accomplie et votre Dieu doit être fier de vous. L’artefact ne sera plus jamais utilisé… croyez moi… Vous avez souffert dans votre âme et votre corps des tortures de ces mages… tout ici n’est que mauvais souvenir, Le cachot, le complexe, cette ville. Partons… » Il dégrafa sa cape pour en envelopper la Paladine. Puis il la souleva pour la prendre dans ses bras. Il fut surpris de la trouver si légère. Ces quelques jours passés en captivité l’avait visiblement éprouvé. La guerrière n’esquissa pas un seul geste. Seina jeta un dernier regard vers la salle où elle avait été torturée. Ce n’était que sang, souffrance et horreur muette. Les deux mages, se vidaient de leur sang, se tenant les parties, les mains poisseuses du liquide rougeâtre. Il ne se débattait que peu à présent, leurs forces les quittant. Leur bouche hurlait et leurs yeux fous roulaient dans leurs orbites. Et pourtant aucun son ne semblait jaillir de leur gorge. Une agonie silencieuse… Seina eut presque pitié d’eux… Casanova de nature il frémissait à l’idée qu’un jour peut être, une furie lui ferait subir le même sort… la pire des morts pour lui… Puis son regard se posa sur le corps refroidissant du Haut mage de l’Evocation, son sort à lui le réjouissait au plus haut point. Enfin ces mois d’intrigues en ces lieux allaient payer. La Paladine, sans le savoir, avait ouvert la porte au Chaos… il allait bientôt se répandre aussi sûrement que le sang se répandait à présent sur le dallage de la pièce. Le piège à loup était désormais grand ouvert, et les proies allaient s’y jeter allégrement. Seina se trompait rarement sur la nature profonde des gens…. Mais à présent, il devait vivre pour pouvoir contempler son œuvre… et c’était pas gagné… Après tout, ils venaient d’assassiner le plus haut dignitaire de l’ordre, la Paladine n’était pas en état de marcher, ses vêtements empestaient le sang et la sueur et il devait la porter à présent… Difficile de passer inaperçu… A moins de la laisser sur place… Mais son plan tomberait alors à l’eau… Toutes ces apparences trompeuses, ces pièges politiques, ces manigances seraient anéantis par la simple présence de la Paladine, à moitié folle près du corps du haut Mage… Il ne pouvait donc pas la laisser là… voilà le raisonnement qu’il se forçait à croire qu’il suivait… pourtant une petite voix bien cachée au fond de son crâne lui susurrait qu’il n’avait tout simplement pas envie de laisser mourir la jeune femme… Il la fit taire rapidement pour ne plus que penser Politique et manigances… c’était toujours moins dangereux que de réfléchir sur les sentiments de son cœur… Une idée subite lui vint à l’esprit… Un mage si important devait sûrement posséder un objet lui permettant de se déplacer instantanément hors d’ici.. Après tout, un mage de si haut rang ne pouvait s’abaisser à passer par la porte comme le commun des gens… Il fredonna quelques notes aiguës et l’air sembla alors s’embraser autour d’eux, des volutes blanches tournoyèrent autour d’eux, se collant progressivement à leur peau, leurs vêtements, tissant un noyau de réalité subversive. Leur présence s’effaça du monde réel ne laissant à leur place que le vide… du moins en apparence. Seina venait de lancer un sort d’invisibilité qui leur assurait pour quelques instants une relative tranquillité. Il se dirigea alors dans les couloirs sinueux de la tour en direction du sommet. Il se déplaçait avec toute la prudence qu’il pouvait se permettre, attendant qu’un apprenti ou un mage croise son chemin pour se faufiler à l’instant ou la porte s’ouvrait. Quelques uns s’arrêtèrent croyant entendre un subtil gémissement mais aucun ne perçut réellement la présence du barde et de la Paladine hagarde. Enfin, ils arrivèrent, après 20 minutes d’errance, devant une grande porte bardée de runes en tout genre. Les appartements privés de Feu le Maître de l’Evocation. Avec délicatesse le barde déposa son léger fardeau au sol. Embrassant le front de la Paladine il lui murmura de patienter en silence quelques instants. Après avoir vérifier que le coin était désert, Seina observa avec attention la porte en face de lui… Sûr qu’elle était piégée… Mais il allait devoir déjouer tous les pièges magiques du mage. Il devait entrer… Tout d’abord il chercha sur la chambranle, la poignée et le bois de la porte les signes d’un sortilège d’alarme. Après quelques instants il perçut l’aura caractéristique de ce sort commun. Il s’empressa de le dissiper. Voilà, c’était fait… A présent ils seraient tranquille un moment. Mais ce n’était que la partie la plus simple de l’affaire. Il étudia avec minutie les diverses runes gravées sur la paroi. IL forma dans sa tête un schéma virtuel des lignes de pouvoirs, des liens invisible entre les sortilèges. Il allait devoir détisser la toile de sortilèges afin d’annihiler les protections. Les doigts du barde se mirent en action, il commença à remonter le cheminement des protections, détruisant les sortilèges les plus faibles afin de s’approcher des sortilèges mortels. Minutieusement, consciencieusement il dénatura la trame de ses sortilèges. Seina passa plusieurs fois à coté de la catastrophe, manquant de peu de déclencher l’un ou l’autre des sortilèges. De grosses gouttes de sueurs perlaient sur son front et ses joues. La pression et le danger étaient omniprésents. Soudain Seina sursauta. Il venait d’entendre des cris provenant de la cour… Les corps avaient sûrement dus être découverts, et les recherches allaient commencer. Plus que quelques minutes avant que les mages ne comprennent.. enfin… ne se laissent avoir par la mise en scène du barde… Ils allaient bientôt croire que leur Maître avait été assassiné par un suppôt de la guilde des Conjurateurs… Mais Seina devait rapidement quitter les lieux !! Soudain il soupira… voilà les lignes de magie avaient toutes étaient dérivées… la porte était à présent sans protection… Il baissa prudemment le loquet de la porte pour l’ouvrir. Et ce ne fut plus que lumières et douleurs. Dans la précipitation le barde n’avait pas démantelé toutes les protections, un sortilège de piège de feu avait été déclenché lors de l’ouverture de la porte et Seina venait d’être entièrement projeté dans un torrent brûlant de feu et de lave. IL hurla à plein poumons alors que le monde autour de lui vacilla. Il chuta au sol, proche de l’inconscience, la peau brûlée, le corps fou de douleurs… |
| | #108 |
| Ours Noir ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |