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| Les Archives des Quêtes Vous trouverez ici rassemblés les sujets spécifiquement consacrés aux diverses quêtes qui ont fait l’histoire de la ville et de ses citoyens. |
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| | #1 |
| Basilic Supérieur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Sur le chemin le menant au palais, le sieur Berrak n'avait cessé d'être confronté de la plus douloureuse des manières à l'état de déchéance qui avait atteint sa ville et ses concitoyens, et ce aussi subitement que de façon inexplicable. Morgana elle-même ne savait que penser. Un fléau aux origines surnaturelles, voire un maléfice jeté envers la cité bénie? Peut-être même que la période pendant laquelle la ville avait souffert des menaces de la secte de Xvim, suivie de l'attaque de vampires alliés à cette nébuleuse association et enfin des méfaits de Méboth et de ses ombres, avait participé à souiller l'aura de Manost. Le groupe déboucha sur la place que surplombait le bâtiment du Conseil. Les lieux étaient plus calmes, grâce aux patrouilles qui veillaient discontinuellement sur les sites névralgiques de la Capitale. L'un des gardes descendit à la hâte les quelques marches qui le séparait du conseiller et de ses compagnons . -Par Helm, Messire, vous êtes sauf!! Le soldat avait du mal à contenir son enthousiasme mais se rembrunit rapidement. En d'autres circonstances, les hommes feraient relâche et nous fêterins ça dignement mais hélas, vous n'aurez pas le temps de vous reposer. Je suis sûr que la nouvelle de votre retour remontera le moral de Messire Folken. -Oui, Enrek m'a appris que Folken m'avait précédé. Je vais de ce pas le rejoindre pour réfléchir aux premières mesures que nous pourrons prendre. Le semi-elfe s'interrompit quelques instants, pensif et certainement conscient de la difficulté de la tâche qui l'attendait, lui et ses amis. Le Conseil doit être au complet, et j'attends avec impatience que nous soyons tous enfin réunis comme cela était de coutûme aux temps glorieux de Manost....et les nouvelles que m'a données Ariel me donnent bon espoir que nous ferons face ensemble à ce terrible fléau. -Oui messire, vous aurez le soutien de tous, mais la population est à bout, et nous avons du mal à nous faire à l'idée de devoir la maîtriser. -Je sais, et il dépend de nous de redonner confiance aux notres. Je vais de ce pas retrouver le chef des armées. Si vous avez du nouveau concernant le Haut-Prélat ou les autres, n'hésitez pas à intervenir. Le temps nous presse. Le garde salua le Conseiller avec respect tandis que le semi-elfe, accompagné de la sorcière luménienne et de deux autres soldats manostiens, rejoignit les grandes portes du Palais. Le Hall décoré avec sobriété mais empreint de solennité et de dignité, était d'un silence et d'une quiétude qui tranchait fortement avec l'animation des rues de la ville. Egrevyn chercha des yeux son ami, chef des armées manostiennes, et finit par conclure que Folken était directement allé dans la Salle du Conseil. Laissant Morgana déambuler dans la pièce centrale, en attendant qu'elle le rejoigne éventuellement, le Conseiller se dirigea immédiatement vers la pièce où, par le passé, l'ensemble du gouvernement se réunissait presque quotidiennement, toujours animé d'une foi inébranlable face à l'adversité, notamment l'attaque de la secte ou la menace du Démogorgon. En pénétrant dans la pièce, le guerrier-mage ne voyait que les vestiges de cette époque révolue. Folken était nonchalemment assis sur l'un des sièges de la longue table ovale. Perdu dans des pensées sombres, le menton soutenu par l'une des ses mains, le semi-elfe d'habitude si malicieux n'avait pas vu l'entrée de son ami. Si le peuple avait pensé un temps au crépuscule du Conseil, il était temps de montrer que ce dernier avait de la ressource.
__________________ Silently, we wander... "Arghhhhh, j'ai drow mal", hurla le sorcier Shuy Imbhoulaï ------> extrait exclusif du "Blagonomicon de Gygy les bons tuyaux" |
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| | #2 |
| Araignée Colossale ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: octobre 2003 Localisation: Valprofond
Messages: 404
| La sorcière s'était attardée un instant sur la place du temple, regardant tous ces gens en colère et surtout désespérés. Alors qu'ils faisaient route vers Manost quelques heures plus tôt, le semi-elfe n'avait eu de cesse de lui chanter les louanges de la cité du Gardien, sa beauté, son calme, sa joie de vivre... Elle avait eu un choc en passant les portes de l'enceinte! Des gens hagards errant par les rues, un atmosphère lourde, sordide, des visages creusé, des yeux fatigués... Et ensuite cette foule grondante qu'ils avaient traversés pour aller vers le temple. Au moment où l'escorte reprenait sa route vers le palais, l'Aasimar n'avait pu s'empêcher de regarder par dessus son épaule. Elle avait vu des gens atteints par la famine ou la maladie durant sa vie, amis ces visages-là reflétaient une telle stupeur... Elle aurait pu repartir, aller à l'ambassade Lumenienne et prendre un bateau, échapper à ces visages et à cette malédiction, mais la sorcière n'était pas du genre à laisser ses regards derrière elle, et même l'aurait-elle voulu... Elle avait donc suivi le cortège vers le Palais administratif. Alors qu'Egrevyn s'éloignait vers la salle du conseil, Morgana admira le décor. Sobre, simple, austère, comme la Sentinelle. Dans le calme ambiant, elle se laissa aller à fermer les yeux et à "écouter" ce qui palpitait au dehors. Oh, rien de bien précis, un sentiment diffus, un malaise. La fatigue des derniers jours commençait à se faire sentir hélas. Elle poussa un soupir et vagabonda dans le hall sans être inquiétée par les gardes. Elle se dirigea lentement vers l'endroit où Egrevyn avait disparu. Ce n'était pas par calcul, mais surtout parce qu'elle commençait à s'inquiéter... Elle se glissa dans la pièce pour écouter les hommes qui y devisaient. Le cas échéant elle pourrait toujours proposer ses services, qui sait?
__________________ "Et si on se lançait dans l'élevage de bébés en plein air?!!!" "... *soupire*" Je suis les Ténèbres, je suis la Lumière... Morgana LeFay Sorcière à la retraite. |
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| | #3 |
| Araignée Éclipsante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Ravestha pénétra dans le bâtiment. Cela faisait longtemps que le conseil ne s'était pas réuni au complet. Il espérait qu'il le soit aujourd'hui, en cette période si sombre. Il savait que deux des conseillers attendaient à l'intérieur, et il avançait d'un pas hâtif, car ce n'était pas seulement deux dirigeants qu'il venait retrouver, mais deux amis depuis trop longtemps partis. Les retrouvailles avec Folken avaient été bien trop brèves, et celles avec Egrevyn inexistantes. Pour ces soldats, ce n'était pas la première fois qu'il le voyait sous sa forme éthérée, mais ils ne s'y étaient pas encore accoutumé, et cette forme insolite troublait encore quelque peu les gardes. L'un d'eux se présenta à Ravestha. - Les conseillers Egrevyn Berrak et Folken sont arrivés, sire, vous pourrez les trouver dans la salle du conseil. Ravestha inclina la tête en signe de remerciement avant de se diriger vers la salle. La sérénité et le calme qui régnait en ce lieu tranchait nettement avec l'ambiance qui régnait dehors. Il avança à pas rapides et se retrouva devant la porte de la salle où tant de fois le conseil s'était réuni, pour des questions plus ou moins graves, pour des rapports plus ou moins inquiétants, mais pour toujours servir Manost. La sensation qui habitait Ravestha était étrange. Maintes fois il avait franchi cette porte, mais la situation était très différente, pour Manost, comme pour lui. Il passa la porte et pénétra dans la salle.
__________________ "Quand tu es poursuivi, rien ne sert de courir plus vite que la menace, il faut courir plus vite que tes potes". Proverbe gobelin |
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| | #4 |
| Dr.Cox ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: novembre 2002 Localisation: Nancy
Messages: 2 760
| Perdu dans ses plus sombres pensées, Folken se remémorait l’ancienne époque où la longue salle où trônait la merveilleuse table ovale était remplie de joie, d’activité, où se contaient les récits d’aventures fabuleuses, légendaires. Il revoyait le grand émissaire dévoiler une carte des lieux pour établir les plans d’actions pour défendre Manost d’une menace grandissante, et autour de lui les idées fusaient, les conseillers débattaient toujours prêts, voire pressés de partir ensemble à l’aventure. Aujourd’hui ces images lui paraissaient très éloignées. La salle était sombre, froide, la quiétude régnait toujours cependant, et son contraste avec l’agitation du dehors était apaisante pour le conseiller. Sortant soudain de ses pensées, il aperçu enfin son vieil ami se diriger vers lui, mettant un court laps de temps à le reconnaître, tant ses traits étaient marqués, il se leva avec peine, lui-même encore sous le coup d’éprouvantes douleurs qui l’avaient ébranlé, pour le saluer chaleureusement. Les deux hommes semblaient soulagés de se retrouver après une si longue période sans nouvelles l’un de l’autre et eurent vite fait de se conter leurs aventures mais sans trop détailler, n’ayant dans le fond, pas le cœur à ça malgré le bonheur des retrouvailles. L’obscurité de la salle semblait s’atténuer légèrement alors que les deux hommes parlaient, quand soudain un courant d’air les poussa à tourner leur regard vers la porte de la salle qui venait de s’ouvrir : Ravestha venait d’entrer à son tour. Le cœur des trois hommes s’emplissait alors d’espoir et Folken ne put s’empêcher de penser : « Alors ça y est … C’est reparti ? » Même si la forme de Ravestha eut elle aussi pour effet de surprendre les deux conseillers, ceux-ci sentaient rien qu’à cette seule arrivée des forces leur revenir. Les trois hommes savaient qu’ils avaient laissé Manost à l’abandon depuis bien trop longtemps et qu’il était temps de réagir. Cette scène de joie paradoxale avait pourtant de quoi faire peine à voir, et certains soldats, anxieux ne s’y trompaient pas. Si le conseil était de retour il n’en demeurait pas moins que les trois seuls hommes présents sur l’instant n’avaient plus la fière allure qu’on leur connaissait il y a encore peu. Tous trois se distinguaient désormais par leurs traits marqués par la douleur et la fatigue, ils semblaient avoir vieilli de dix ans depuis le dernier conseil mais cela importait peu, ils étaient maintenant réunis, et rien ne semblait les arrêter. Il faisait désormais presque clair dans la salle et les récits reprenaient ainsi de plus belle puis s’interrompirent d’un coup. Il fallait maintenant sortir Manost de ce bourbier. Et ce fût Folken qui prit le premier la parole - Avant d’essayer de trouver et combattre l’origine de ce malaise je propose qu’on délègue tout de suite quelqu’un chargé de rapporter le plus de nourriture possible des terres mélandiennes et luméniennes et qu’on distribue cette nourriture à la population. Je ne sais pas si nous avons cependant les moyens financiers d’assurer de telles dépenses. - Je propose qu’on lance un appel à toutes les bonnes âmes disponibles pour venir nous donner de l’aide continua Egrevyn - Oui il faut que Manost se rappelle qu’elle compte des aventuriers parmi les plus valeureux du continent, et il faut que ceux-ci rechaussent leurs bottes pour partir à l’aventure dirait-on souffla Ravestha Au fur et à mesure que les projets s’établissaient, le sourire revenait timidement sur les visages des trois hommes. La situation était dramatique mais rien qu’à l’idée de l’affronter ensemble, elle leur paraissait déjà moins lourde et de nouveau ce sentiment d’impatience à repartir à l’aventure ensemble renaissait.
__________________ Pensez à la fonction recherche avant de poster RP : Patron du HRC, bar RP Extraordinaire ! |
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| | #5 |
| Ver Charognard ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Misère, saleté, colère... Wookiee ne pouvait certes plus voir son environnement mais il le ressentait maintenant avec une précision accrue. L'odeur omniprésente de la crasse, de la maladie; le bruit des plaintes incessantes, la rumeur grondante parmi les groupes de citoyens; la poussière qui collait à la peau et un vent mauvais désagréablement chaud et moite... Tous ces signes avaient échappés au Haut-Prélat lorsqu'il était arrivé en ville quelques heures plus tôt, plus mort que vif... Inconsciemment, le paladin se redressa sur sa monture pour paraître plus droit, autant par fierté que pour ne pas faire pâle figure devant les citoyens Manostiens. Nul doute que ceux-ci avaient besoin d'être rassurés sur les capacités de leurs dirigeants et son nouveau statut d'handicapé ne devait guère les orienter dans cet état d'esprit... Wookiee s'était habillé en hâte avant de quitter l'Ordre, revêtant une cotte d'armes mais pas d'armure, trop lourde étant donné son état, et conservant au côté sa lame ryyyk qui lui semblait peser une tonne. "Nous sommes arrivés, Sire." fit la voix encore juvénile d'Aldwin, le jeune novice qu'Hugues lui avait dépêché pour l'assister. En vérité, son assistance n'avait été guère nécessaire pour la traversée de la ville, Wookiee ayant retrouvé avec plaisir sa fidèle monture qui lui servait quasiment de vision de par le lien empathique qui les unissait. Toutefois, son aide allait devenir indispensable pour se déplacer dans le palais, tout comme elle l'avait été pour quitter l'Ordre, et la prévenance du jeune homme était réconfortante quoique gênante car rappelant sans cesse au paladin son handicap. Pied à terre, des marches familières et toujours des grondements de foule en fond sonore puis une voix se voulant ferme mais avec une pointe d'inquiétude mal dissimulée. "Auriez-vous l'obligeance de me remettre votre arme je vous prie, Messire Conseiller?" "Qui avez-vous peur que je blesse dans cet état?" fit le Haut-Prélat avec un sourire amer "Enfin, telle est la loi et il n'est pas dans nos habitudes d'y déroger, n'est-ce pas?" D'interminables couloirs, des portes qui s'ouvrent, l'épaule d'Aldwin comme une bouée de secours... Puis des voix inquiètes mais familières mais devisant à voix basse, comme pour éviter de se faire entendre d'on ne sait qui... Les portes de la salle de réunion du Conseil qui s'ouvrent, les voix d'Egrevyn, Ravestha et Folken qui s'interrompent pour saluer le paladin, une note de surprise dans la voix, sans doute en le voyant. Un siège enfin... "Merci Aldwin, je n'ai plus besoin de toi pour le moment. Attends-moi dehors, je t'enverrai chercher en cas de besoin." Les pas du novice qui s'éloignent, la porte qui se ferme. "Bien, quelle nouvelle catastrophe nous est encore tombée dessus?"
__________________ Responsabilités: Modérateur des forums de la Besace de Jan Manost: Wookiee al Kashyyyk, ancien membre du Très Noble Ordre du Coeur Radieux. Baldur's Gate: Découvrez les aventures de NightStalker et les péripéties de Katana. Le Comptoir: Pour tout savoir sur les paladins et sur le vrai moi. |
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| | #6 |
| Invités
Messages: n/a
| Son inquiètude avait fait place à une grande frustration, doublée d'une tristesse encore plus grande, comme une prodonde blessure à l'âme. Il n'était point de paix pour Manost en ces temps troublés. Cependant, il devait rester digne et conserver sa foi en Helm, le Gardien, la Sentinelle Suprême. Peut-être que c'était aussi son interprétation des paroles de la vielle dame ? Il se sentait également coupable de ne point avoir pu tenir à jour les comptes de Manost, bien que son devoir de Paladin devait prévaloir sur tout. Mais finallement n'était-ce pas aussi un peu de sa faute si la famîne faisait rage en ce moment ? Il arriva devant le palais, ses émotions changeant à chaque coup, et s'engouffra dans le couloir principal, ayant au préalable salué les gardes, d'une manière bien morne, et avait lu dans leurs yeux, la stupeur, la tristesse, et également ce qu'il croyait être des reproches cachés. C'est alors qu'il ressenti une violente colère, comme un poison noir qui vînt soudain emplir tout son être. Il frappa violamment du poing dans un des murs du palais et hurla comme un animal sauvage que l'on aurait blessé au tisonnier chauffé à blanc. Le mur était légèrement effrité. Il se tourna alors vers une statue à l'effigie du Vigilant et demanda : -Pourquoi ? N'avons nous pas fait notre devoir ? N'avons nous pas accompli la lourde et dangereuse mission pour la survie de Manost ? Les larmes se mîrent à couler le long de son visage, et le Paladin tomba à genoux devant le mur qu'il venait de frapper. Il resta ainsi une minute environ. Puis il se reprît séverement : - Non je n'ai pas le droit de craquer. Au nom de tout ce qui est juste et bon, il faut que je tienne ... les autres m'attendent, et pour la survie de Manost, il est impératif que je me reprenne !! Il se rendît ensuite dans son bureau du ministère, afin d'y récuperer des documents relatifs à l'économie de la ville. Celà lui rappela alors brusquement les souvenirs passés : Manost faste et resplendissante, les citoyens heureux et prospères, les commerces et tavernes bondés de monde. Celà lui redonna du courage et il se rendît dans la salle du conseil, avec un coeur un peu plus léger. Alors qu'il s'approchait de la salle du conseil, dont la lourde porte se fermait, un jeune paladin en sortant, et, à ce qu'il cru en voir, le Haut Prélat Wookiee (quel courage il avait pour assister à un conseil si tôt après sa dernière blessure) il entendît les mots suivants : - Oui il faut que Manost se rappelle qu’elle compte des aventuriers parmi les plus valeureux du continent, et il faut que ceux-ci rechaussent leurs bottes pour partir à l’aventure dirait-on , - Quelle nouvelle catastrophe nous est encore tombée dessus ? Ce à quoi il répondît immédatemment après être entré : - Des catastrophes et des aventures, il est vrai que notre ville en a connu, mais nous voici réunis à nouveau pour y faire face. Il regarda ensuite les autres conseillers un par un et leur dit : - Comme au temps jadis ? |
| | #7 |
| Basilic Supérieur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Les trois premiers Conseillers arrivés avaient suspendu brusquement l'exposé de la situation. Le retour du Haut-Prélat, blessé de la sorte, avait ébranlé le demi-elfe, mais il n'en laissa rien paraître, conscient que le Paladin ne voulait pas susciter de pitié et était venu avant tout pour aider à la résolution du fléau qui avait défiguré la Cité Bénie. Sir Wookiee Al Kashyyyk, une fois installé dans l'un des sièges réservés aux conseillers, s'enquérit de la situation avec une de ses célèbres formules percutantes qui eut don d'alléger l'ambiance pesante. Ses trois amis eurent à peine le temps de réagir au retour du fier combattant, car, comme pour marquer cette réunion d'une empreinte indélébile, le Sénéchal EricZegod fit lui-même son entrée. Le noble paladin, aussi marqué par ses combats précédents, semblait neéanmoins animé par une foi solide, inébranlable et communicative. En effet, malgré l'adversité présente, et la desépérance qui s'était emparée de la population, pour la première fois depuis des mois, le conseil se trouvait à nouveau réuni et ce au moment où Mansot avait le plus besoin de cohésion. Les retrouvailles furent émouvantes, les amis du Haut-prélat ne souhaitant pas, malgré tout, s'apesantir lourdement sur les séquelles du paladin. L'ambiance restait grave et solennelle, mais au moins, une touche d'optimiste avait brisé la chappe de défaitisme qui avait saisi un temps le Chef de la garde. Les 5 compagnons rongeaient leur frein, impatients qu'ils étaient de savoir ce que chacun avait vécu séparément, car il fallait avant tout décider de la marche à suivre. Folken résuma d'abord la situation telle qu'il l'avait apprise d'enrek. La famine subite, l'ensemble des villes Helmites touchées, et cela sans aucune explication apparente. Une population sur le point de rupture. Enfin, la décision de faire appel aux hommes et femmes de bonne volonté, aux combattants les plus émérites mais comment, et que pouvaient-ils faire? -Bien, reprit Ravestha, d'abord, ne nous lançons pas tête baissée. Avant de pouvoir laisser Manost livrée une nouvelle fois à elle-même, nous devons impérativement nourir les notres. Toutes les récoltes ont été touchées par ce mal mystérieux. Et je ne vois donc pas d'autres solutions que demander assistance à nos alliés. Envoyons aussi plusieurs détachements se fournir dans les villes mélandiennes. Se tournant vers Eric, le Grand Emissaire s'informa des possibilités financières pour une telle action. -Nos caisses nous permettent de voir venir. Manost a eu une période faste. Le budget sera prioritairement consacré au ravitaillement de nos cités, et de la capitale en particulier. -Parfait, intervint Folken, au moins nous pourrons redonner rapidement confiance à nos citoyens. -Certes, ajouta Wookiee, mais nous en restons au même point. J'ai beau y réfléchir moi-même, je ne parvient pas à élucider l'énigme de cette famine. il n'y a eu aucune alerte, le climat a été favorable et il y a encore peu de temps, on louait la fertilité de nos terres. Il nous faut des réponses...sinon, à quoi bon envoyer des groupes d'aventuriers ici et là, sans savoir où ni quoi chercher. -On peut d'ores et déjà exclure toute cause naturelle, conclut Egrevyn. Ca ne serait pas la première fois que Manost est victime de forces magiques. Mais la situation est trop grave pour rejeter la faute sur l'un des effets de la zone entropique du Golfe de l'oubli. Un long silence emplit la pièce. Folken faisait les cent pas, bouillonant et mormonant les hypothèses qui lui semblaient les plus pertinentes. Et il contrastait vivement avec le calme des autres conseillers, qui n'en demeuraient pas moins sujets aux mêmes interrogations. Chacun restait perdu dans ses pensées.
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| | #8 |
| Invités
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| *En quittant la prison, la voleuse et le pirate avaient mis un certain temps à rejoindre le Palais. essentiellement par ce qu'il ne s'agissait pas d'un endroit que l'elfe connaissait, et aussi parce que les rues n'étaient pas désertées, loin de là... Les gens continuaient d'errer dans la ville, comme s'ils attendaient quelque chose sans savoir quoi. Un bruit courrait cependant. Les conseillers seraient tous de retour. On auarit vu les seigneurs Folken et Berrak près du temple et aussi une escorte composée du Haut-Prélat Al Kashyyk et le conseiller EriczeGod revenant de la campagne Manostienne. On chuchotait même que le Grand Emissaire lui-même était de retour... Les deux jeunes gens avaient ralentis l'allure en traversant de nouveau la place du temple. Banshee avait reconnu au milieu d'un cercle de malades et de faméliques le Chantre de Lathandre qui tentait d'apaiser les souffrances des plus atteints... Elle s'arrêta quelques secondes pour regarder la scène qui en amenait tant d'autre dans son esprit. Grenouille tira sur son bras.* Excuse-moi, mais je ne voudrais pas trop traîner dans le coin, si tu vois ce que je veux dire... Pardon, *fit l'elfe en s'arrachant à sa contemplation* Tu as raison, nous avons assez traîné par ici. *Ils reprirent leur route vers le Palais. A mesure qu'ils s'en approchaient les rues devenaient plus calme, plus vides aussi, comme si le malheur qui touchait la cité n'osait pas s'approcher du centre du pouvoir. Ils arrivèrent enfin aux pieds de l'imposant édifice. Des gardes en gardaient l'entrée. La réunion des conseillers enfin réunis avait du commencer. Ils allaient devoir attendre un peu avant de pouvoir avoir un début d'explication... Grenouille alla nonchalament s'appuyer contre une des colonnes du Palais tout en regardant autour de lui. Banshee s'étira et commença à chercher un coin où s'asseoir. Alors qu'elle se dirigeait vers un petit muret de pierres non loin de là, une vieille femme dont le visage semblait refléter des âges et des âges et dont les yeux blancs montraient clairement qu'elle était aveugle, surgit devant elle. Se trouvant sur son chemin, l'elfe voulut s'écarter pour la laisser passer. Mais la vieille femme semblait se diriger vers elle...* |
| | #9 |
| Xvart ![]() ![]() Date d'inscription: septembre 2003 Localisation: On me prête pour résidence le bosquet des pierres, mais je pérégrine...
Messages: 11
| Etrangement, l'Ainée avançait d'un pas assuré et combla les derniers mètres qui la séparaient de l'elfe de lune avec cette même prestesse qui avait quelque peu intrigué le jeune pirate sur la place du temple. En apparence, la vieille femme semblait appartenir à une de ces tribus de nomades que l'on croise dans les régions de la Rashménie. Enveloppée dans long caban surmonté d'un challe qui présentait des motifs dans une langue inconnue, elle ne paraissait pas être incommodée par ce qui était, pour le commun, un handicap rhédibitoire. Surtout, elle continuait de psalmodier à demi-voix des phrases quelques peu désordonnées. Banshee avait cru saisir quelques bribes au passage...purifier ce qui ne l'est plus...amis, ennemis, patouillis...Au premier abord, elle l'aurait pris pour une de ces vétérantes que les épreuves de la vie n'avaient pas épargnée, mais l'elfe avait senti autre chose. L'Ainée dégageait une aura indéfinissable, et laissait entrevoir un pouvoir insolite. Une fois face à la bretteuse, la doyenne commença à gesticuler autour de la jeune femme en effectuant une sorte de valse interrompue par des mimiques et des formules brumeuses. Le jeune pirate se leva pour rejoindre son amie mais l'aïeul, sans même avoir eu besoin de se retourner, leva la main pour stopper l'élan de Grenouille. Sa sarabande achevée, elle fixait l'elfe de lune, qui était restée fascinée par ce personnage extravagant. Entre lumière et obscurité, longtemps tergiversé. Dilemme sans cesse différé. Epreuve en prévision...mais fî des prédictions. L'ancêtre s'interrompit brusquement, l'air hagard. Elle tira un bibelot de sa besace pendant le long de son flac droit et tendit ce qui ressemblait à un gri-gri à l'elfe de lune. Puis, comme ayant perdu le fil de ses actions précédentes, elle se tourna vers la porte du Palais, humma l'air et repris sa marche paisible vers les escaliers menant à l'antre du conseil.
__________________ Pour connaître ce que les autres disent de toi, écoute ce qu'ils disent des autres en ta présence. On est maitre de ses paroles, on en devient l'esclave une fois qu'elles sont dites. Qui m'écoutera? Na gobedemena, na gofoyog'a... Le Bosquet des pierres, ma demeure. |
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| | #10 |
| Ogre Mage ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Gothmog venait de s’évanouir sur les marches du temple de Helm. Graoumf ainsi que 2 autres gardes se précipitèrent à son secours et l’emmenèrent dans le temple. Ils le déposèrent sur une couche à côté du l’autel principal et un prêtre arriva en courant. Il se pencha sur le Balor et reconnu le Capitaine. Il y a quelques heures de cela, il lui avait déjà prodigué les premiers soins. Le prêtre avait réussi à éliminer le poison et délivrer le Balor de la malédiction qui s’était emparée de lui. La plaie commençait à cicatriser mais Gothmog ne guérissait pas aussi rapidement que le prêtre pensait. Le prêtre de Helm demanda aux gardes et personnes présentes de sortir du temple afin de le laisser se concentrer. Après quelques minutes de méditation, une aura jaune enveloppa le prêtre. Elle semblait douce et apaisante. Il tendit sa main sur la plaie du Balor et commença ses incantations. Seule une élite cléricale pouvait comprendre le sens de ses mots. Ce n’était ni du latin, ni du grecque, ni de l’elfe ancien, bref, une langue qui paraissait venue d’ailleurs. Une énergie pénétra alors le corps du Balor au niveau de sa cicatrice et s’y propagea. Le prêtre cessa ses incantations et regarda attentivement la réaction du Capitaine. Après quelques secondes, il ouvrit le yeux et regarda fixement le prêtre puis il dit : « Je vous remercie, je sais que je vous dois la vie. J’ai sentis mon âme quitter mon corps et rejoindre les Abysses. » Le prêtre esquissa un sourire et d’un ai compatissent il dit : « Vote blessure et le mal qui vous rongeait étaient bien plus important que je ne l’avais pensé. Vous avez de la chance d’être encore en vie. Mais vous ne risquez plus rien maintenant. » Gothmog se leva, embrassa le prêtre et leva les yeux vers la statue de Helm et dit « Oh Helm tout puissant, je te remercie pour ta générosité. Je saurais me montrer digne de ta confiance » Sur ces mots le Capitaine sortit du temple et s’arrêta sur le seuil de l’entrée. Il regarda ses gardes et s’approcha de Graoumf. Il lui tendit la main et dit « Je te remercie mon brave pour ce que tu as fais. C’est avec des gardes comme toi que Manost peut retrouver sa gloire et ses fastes passés. » La foule qui jusque-là continuait à gronder, se tu lors de l’apparition du Balor. Il y a quelques minutes, celui-ci s’était écroulé sur le parvis du temple, causant un léger vent de panique dans la foule. Et maintenant, il se tenait là, devant la foule, droit comme une statue et semblant animé d’une vigueur nouvelle. Gothmog fît un pas en avant et dit : « Voyez mes braves gens, il y a de cela quelques minutes j’était au bord du gouffre de la mort et maintenant je me tiens là devant vous en pleine forme et plus fort que jamais. Si j’ai pu revenir du royaume des morts c’est que tout est possible ! Gardez espoir et battez vous ! Ensemble nous vaincrons cette famine et bientôt la luxure, les fastes et la gaité d’entant reviendront parmi nous ! » Un paysan se mit alors à hurler ‘vive Gothmog’ ‘vive Gothmog’ tout en brandissant sa fourche vers le ciel. La foule enchaîna rapidement et reprit le slogan en cœur. Cette fois ci ce n’étaient plus des cris de faim et de haine qui sortaient de la bouche des paysans mais des cris d’espoir. Gothmog prit son envol et se dirigea en direction du palais des Conseillers. Il se posa devant la porte d’entrée et se tourna vers Banhee et Grenouille. Ces derniers étaient assis sur les marches du palais, adossés à l’une des immenses colonnes de marbre blanc. Arrivé à leur hauteur il dit : « Je suis ravi de vous revoir mes amis. Je viens vous tenir compagnie dans l’attente de la décision du Conseil »
__________________ Statut : peu présent sur le forum, mais fais des efforts |
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| Loup Effrayant ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: septembre 2003 Localisation: Paris
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| Grenouille resta un instant bouche bée, alors que les forces lui revenaient lentement. L'ancêtre était plus qu'elle ne le paraissait, c'était évident. Un simple geste de sa main, et il s'était senti stoppé par une autorité plus puissante que tout ce qu'il avait jamais bravé dans sa carrière de criminel. Ce n'était pas de la magie, pas vraiment, mais un air de confiance inébranlable qui l'avait stoppé net alors qu'il s'apprêtait à protéger Banshee. Lentement, il reprit sa respiration. Ca devait être la prison, et les coups. Les problèmes de ces dernières heures lui faisaient perdre ces moyens. Non, ce n'était qu'une folle, et rien de plus ! "Quelle vieille peau !" siffla-t-il doucement en se rapprochant de la jeune elfe. "Qu'est-ce qu'elle t'a donné ? Fais attention, c'est peut-être dangereux ?" Banshee ne lui répondit qu'à mi-voix, sans détourner les yeux de l'objet niché au creux de sa main. "Non, ce n'est pas dangereux, en tout cas, je ne crois pas. Nous verrons bien, après tout. Le temple de Helm regorge de prêtres qui seront trop heureux de lancer une détection des malédictions pour quelques piécettes" "Je... vois" fit lentement Grenouille. "Alors nous entrons dans le bâtiment, hein ?" "Bien sûr. Pourquoi cette hésitation ?" Le jeune pirate haussa les épaules, mal à l'aise. "Je dois dire que ces helmites ne m'ont pas paru particulièrement accueillants la dernière fois que je les ai vus. Qu'est-ce qu'ils vont faire, cette fois-ci ? Me pendre pour les avoir regardés de travers ? Me brûler pour les avoir bousculés ?" "Il ne va rien t'arriver, cette fois-ci" gloussa Banshee. "Tu es sous ma protection" "Voilà qui est rassurant..." Visiblement peu convaincu, mais décidé à la suivre, Grenouille emboîta le pas à la Maîtresse des Ombres, et ils pénétrèrent dans le temple. Aucun garde ne les arrêta. "Vive Gothmog !" hurlait la foule devant le parvis. Le sourire sarcastique de Grenouille fut englouti par l'obscurité.
__________________ MOD KIM TERMINE - Des centaines de dialogues et d'interactions - De nombreuses quêtes - De nouveaux objets magiques - Une véritable romance Roman d'Heroic Fantasy en feuilleton (un chapitre par jour) Intro 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 |
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| Araignée Colossale ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: octobre 2003 Localisation: Valprofond
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| Personne dans la salle du conseil n'avait fait attention à l'Aasimar. Cette dernière s'était contentée d'écouter les discussions entre les conseillers enfin réunis. Une étrange atmosphère se dégageait de la pièce. Elle aurait appeler cela une osmose parfaite entre tous les gens présents. Elle ne put s'empêcher de sourire... Quoiqu'il se passe, pensa-t-elle, la cité est en de bonnes mains. Helm peut être fier! Chacun des hommes proposait une idée pertinente : le ravitaillement le plus vite possible, l'appel aux bonnes volontés pour tenter de débusquer la source du mal... La sorcière posa son front sur la pierre du mur contre lequel elle s'était adossée. La nuit de repos à la Tour de Vigie avait été trop courte. Elle souffrait encore des blessures qu'elle n'avait pas eu le temps de faire soigner et n'était pas sûre d'avoir récupéré tout son potentiel... Ses perceptions en particulier étaient fortement altérées suite à ses épreuves dans les cryptes de Mélandis. il lui aurait fallu plus de repos sans doute. Mais elle ne s'attendait pas à ce que son passage à Manost se trouve bouleversé par cette famine... Elle ferma brièvement les yeux. Des bribes de mots parvinrent à son esprit : "De nouveau réunis... Ravitaillement... Mélandis... Assistance... Lumenis..." La mention de sa cité d'adoption fit revenir à la surface l'esprit de la sorcière... Peut-être pourrait-elle se proposer comme messagère vers la cité de Lathandre? Ayant vu la situation de ses yeux elle pourrait la décrire au mieux aux Hauts-Conseillers. "Forces magiques..." Elle redressa la tête. Elle avait une étrange impression. En fait cette impression elle la ressentait depuis le moment où elle avait émergé du portail dimensionnel qui l'avait conduite avec Egrevyn hors de Mélandis. Elle l'avait simplement mise sur le compte de la fatigue. C'était une sensation diffuse sur laquelle elle ne pouvait mettre le doigt. Dès qu'elle essayait de la cerner, de se concentrer dessus, elle lui échappait, comme un poisson qu'elle tenterait d'attraper à mains nues... Peut-être était-ce du à la fatigue ou peut-être que cela dépassait ses compétences... Oui, il y a sûrement de la magie derrière tout ça... fit-elle presque mécaniquement, pensant tout haut plus qu'elle ne donnait son avis aux gens présents. Même si je suis incapable de vous dire quelle magie exactement... Les cinq hommes se tournèrent tous en même temps vers Morgana. Ils virent une jeune femme à l'air légèrement hagard et dont les longs cheveux blancs barraient une partie du visage. L'un des conseillers allait lui demander qui elle était et ce qu'elle faisait là, mais il n'en eu pas le temps. La porte de la salle s'ouvrit comme sous une forte poussée et une étrange personne entra à son tour dans la pièce...
__________________ "Et si on se lançait dans l'élevage de bébés en plein air?!!!" "... *soupire*" Je suis les Ténèbres, je suis la Lumière... Morgana LeFay Sorcière à la retraite. |
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| Xvart ![]() ![]() Date d'inscription: septembre 2003 Localisation: On me prête pour résidence le bosquet des pierres, mais je pérégrine...
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| L'ainée apparut dans l'embrasure de la porte de la grande salle voutée, lançant une première sentence qui théatralisa davantage son apparition: "Manost se dénature, où chercher si ce n'est dans la surnature" Les conseillers, ainsi que Morgana, n'eurent pas vraiment le temps de rester stupéfaits à la vision de la vielle Rashémi. Il émanait d'elle une telle sérénité palpable et contagieuse qu'elle eut le don de mettre l'assemblée dans un état de confiance assez surréel mais bienvenu à un moment où les dirigeants manostiens digéraient les révélations de la sorcière luménienne et se trouvaient dans une impasse inextinguible face à la source du Fléau. Les yeux blancs de l'ancêtre, signe de son apparent handicap, conduisit Folken à se porter à ses côtés pour l'aider à trouver un siège. Mystérieusement, la présence de la vieille femme semblait naturelle aux conseillers, qui ne se donnèrent même pas la peine de demander les raisons de sa venue. L'évidence s'imposait aux yeux de tous. Brisant l'attentisme ambiant, le chef des armées fut interrompu dans son mouvement par la mise en mouvement de la vétérante. L'inconnue s'était portée près du Haut-Prélat avec facilité, comme si les lieux lui étaient familiers, tout en fredonnant une de ses tirades ténébreuses. "Faux-semblants, c'est de saison...Apparence il faut jeter soupçon". Puis, se baissant avec bienveillance vers Sir al Kashyyyk, posant une main parcheminée par les âges mais encore agile sur l'épaule du paladin immédiatement tranquilisé par ce geste: "Un manque, quelle semblance! Plus de voile face au sens". Eric avait reconnu l'auguste ancienne croisée au détour du temple, et déjà, les paroles à l'allure prophétiques de celle-ci l'avait grandement intrigué, mais même si tout semblait trop nébuleux encore, chacun restait persuadé que les sentences de la vieille face étaient loin d'être des palabres d'une hallucinée. Enfin, après s'être retournée vers les autres conseillers ainsi que la sorcière, les saluant avec ce même sourire apaisé qui n'avait pas quitté ses lèvres depuis son entrée dans l'antre du Conseil, la Rashémi alla s'asseoir à son tour, après avoir posé sa canne au pied de son siège. L'Assemblée fit de même, Morgana prennant soin de se placer près de la vieille femme, non loin du sieur Berrak, intriguée qu'elle était par les facultés surnaturelles qu'elle avait cru déceler chez cette dernière. Ravestha brisa le silence en s'adressant à celle qui semblait avoir été acceptée comme interlocuteur privilégiée par le Conseil. -Je ne sais pourquoi, mais mon intuition, et Helm sait que j'ai toujours veillé à être à son écoute, m'exhorte à vous faire confiance. Et je pense que mes amis me suivront dans cette décision. Nous ne savons plus à qui nous vouer, peut-être que votre venue est un signe. Tout le monde acquiesça aux paroles du Grand emissaire, encore las mais néanmoins suspendu aux révélations de l'aieul. La vieille femme, presque rieuse, se mit à fixer un point invisible sur le mur opposé, et d'une voix séraphique qui tranchait avec son apparence décharnée énonça, au milieu de pauses silencieuses: "L'inexplicable énigme ronge et tarit les songes. Se méfier, se garder du familier malsain, le plus pernicieux mal |