Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
 

Précédent   Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre > Lointaines contrées de Toril > Manost, Cité Bénie > Le Bazar Sacré > Les Archives cultes > Les Archives des Quêtes

Les Archives des Quêtes Vous trouverez ici rassemblés les sujets spécifiquement consacrés aux diverses quêtes qui ont fait l’histoire de la ville et de ses citoyens.

Discussion fermée
 
Outils de la discussion Noter la discussion
Vieux 16/11/2003, 19h38   #1
Folken, Grand Gourou
Dr.Cox
 
Avatar de Folken
 
Date d'inscription: novembre 2002
Localisation: Nancy
Messages: 2 652
Par défaut

Ce matin là était particulièrement froid, une brume épaisse se levait sur Manost, laissant peu à peu paraître le givre sur les toits des maisons et sur les branches d’arbres dénudés par le climat. L’aube d’un hiver cruel. En effet depuis quelques temps, une rumeur grondait dans les rues manostiennes, une rumeur des plus dramatiques, répondant au nom tant redouté par ses habitants de « famine » . Une rumeur que ses dirigeants, que la force des choses avait conduit à ignorer, et que de plus en plus d’habitants soucieux allaient s’efforcer de leur faire connaître tant la situation les avait poussé à bout. Le jour à peine levé, une grosse cinquantaine d’entre eux s’étaient donc rassemblés devant le temple pour demander aux prêtres, seules personnes de pouvoir qui leur semblaient accessibles, pour que ceux-ci plaident leur cause auprès des conseillers. La situation ne pouvait plus durer. Si l’année semblait avoir bien commencé ; les mois qui suivirent, et la période des récoltes entre autres fût un véritable désastre. Depuis la disparition de la plupart de ses dirigeants, notamment le premier d’entre eux : Ravestha, dont la rumeur courait qu’il avait été tué au cours d’une mission à Mélandis, le ville paraissait maudite. Le climat était devenu calamiteux et les récoltes bien trop pauvres. Le retour de certains conseillers avait laissé espérer une amélioration qui ne vint pas, et les habitants commençant à mourir de faim et s’impatientaient. Le constat s’imposait : Manost allait mal ! ses habitants se croyaient au mieux oubliés de leur dieu et de leurs dirigeants, et au pire maudits !

Folken, à peine remis de sa dernière aventure, se rendait avec deux de ses cavaliers sur la place du temple, averti par un messager de ce qu’il s’y passait.
Depuis son retour, le demi-elfe avait du mal à reconnaître sa ville. Il avait quitté une ville certes menacée par des mort-vivants, mais restant tout de même dans l'ensemble riante, bienvivante.Il est vrai que l'absence prolongée des conseillers n'avait pas dû être un facteur arrangeant. Mais ces absences ne suffisaient pas à expliquer ce drame. Le temps avait certes passé depuis son départ, mais pour que la situation en vienne à se dégrader autant et aussi vite il avait tout de même dû falloir une sacrée malédiction pour que celà se dégrade aussi vite jugea-t-il. Alors qu'il réfléchissait, interloqué, regardant sur les bords des routes des mendiants plus nombreux que d'habitude (d'autant plus que Meboth les avait quasiment éradiqué ) trainant dans la boue, le demi elfe entendit des voix s’élever, réclamant à manger, de l’aide de la part des conseillers, des sous, des prières… le pauvre clerc qui avait pour mission de gérer cette foule aidé de deux apprentis semblait débordé, ne sachant que faire, que répondre à ces grondements. L’arrivée des trois cavaliers suffit à elle seule à rétablir un semblant de calme.


- Que se passe-t-il ici ? demanda Folken

Dans la foule désorganisée, un homme se fraya un chemin en direction du conseiller s’excusant toutes les cinq secondes pour passer et parvint finalement à s’extraire de la foule. Folken reconnut alors Enrek, l’homme qui l’avait aidé lors de son retour. Cette manifestation visiblement improvisée et totalement désorganisée venait de trouver sa voix :

- Excusez-nous messire Folken, mais nous avons faim ! Nous autres d’en bas n’avons plus rien à manger, les récoltes furent nulles cette année et les réserves sont littéralement à sec ! et ces derniers temps, vous autres conseillers semblez nous avoir abandonner, on ne sait plus vers qui se tourner et …

- Ah ! Messire ! Vous tombez bien ! Je ne sais plus quoi faire. Au départ ce n’étaient que trois quatre mendiants qui criaient famine puis peu à peu un petite dizaine de personnes et chaque jours c’est un masse grandissante qui vient ici réclamer de l’aide ! La situation est catastrophique, nous ne pouvons pas nourrir la population entière !

- Hé bien pourquoi ne fait-on pas appel à la guilde des commerçants ? qu’elle fasse venir des vivres de Luménis, ça règlerait le problème dit l’un des cavaliers.

- Faudrait-déjà que les dirigeants daignent nous écouter pour ça ! s’éleva une voix

Et le grondement général reprit, un mécontentement comme Manost n’en n’avait sans doute jamais connu montait au milieu de ses pauvres gens à l’allure dépravée et pitoyable. Folken leva la main et fit taire les manifestants avant de redonner la parole à Enrek qui tentait de s’imposer :

- Messire … hésita-t-il, sauf votre respect …vous saisissez mal la gravité de la situation ! Quand bien même la guilde du commerce nous ferait parvenir des vivres, nous ne pourrions pas leur acheter. Nous n’avons plus d’argent !

- Et une telle importation coûterait une véritable fortune souffla l’autre cavalier

- Et je ne pense pas que Luménis ait les moyens de nourrir tout Manost continua Folken. Qui plus est s’ils n’ont pu récolter de quoi manger, je vous demande comment la plupart pourrait acheter des vivres, les récoltes sont l’unique ressource de la majorité d’entre eux.

- Alors qu’allez-vous faire ? s’éleva la voix d’une roturière

Que faire ? La question était bonne et laissait le conseiller désabusé. Il n'avait pas de réponse ... il ne pouvait rien promettre, il se trouvait dans l'obligation de décevoir la population. Ne pas répondre aurait été catastrophique alors Folken fit au mieux pour essayer de rassurer et de regagner la confiance de ces pauvres gens à l'allure morne et squeletique en promettant que le conseil ne les laisserait pas tomber et qu'il ferait tout pour rétablir la situation. Les cris reprirent de plus belle et plus violents. Folken demanda à l'un de ses cavaliers :

- que s'est-il passé pour que Manost, il y a encore peu si brillante devienne un véritable nid à miséreux ainsi ?

- Hé bien, les récoltes de cette année ont été mauvaises sire, et les réserves ont pourri intégralement on ne sait pourquoi...Ajouter à celà la rumeur que la peste s'est répandue à Graëlon, et vous obtenez une situation au bord de l'explosion. Certains parlent d'un maléfice lancé par de mauvais dieux et d'autres accusent le conseil d'avoir fait fuir Helm en abandonnant la ville. Le peuple n'a plus confiance, certains de nos hommes sont directement pris à partie par des mendiants lors de patrouille en ville. On ne sait comment réagir, et nos hommes eux-même commencent à douter.

- Qu'en pensez-vous personellement ? l'interrogea Folken.

- je ne sais que penser sire, répondit le cavalier.J'ai l'impression de vivre une malédicition.

Devant les cris et les huées de la population, Folken ne su que faire et prit le parti de reculer pour la première fois de sa vie, escorté de près par ses deux gardes. Il choisit de se rendre à grande vitesse au palais après avoir donné l'ordre de doubler la surveillance dans le quartier du gouvernement.

Arrivé à destination, il mit pied à terre et se laissa glisser contre une colonne à terre. Se prenant la tête dans une main et soupirant très fort. Il se sentait las et impuissant face à un désastre d'une telle ampleur. Le pire était de ne pas comprendre ce qu'il s'était passé durant son absence. Soupirant de nouveau, le demi-elfe jeta son gant de rage et de dégoût. Désabusé, il ne s'était jamais senti aussi prêt de l'échec du renoncement. Puis se ressaisissant, il ramassa son gant entra dans le palais d'un pas décidé, dans le but de faire trouver et réunir les membres du conseil dont il ignorait jusqu'à la possibilité de leur décès, de toute urgence.
__________________
Pensez à la fonction recherche avant de poster

RP : Patron du HRC, bar RP Extraordinaire !


Folken est déconnecté  
Vieux 16/11/2003, 21h53   #2
Egrevyn
Basilic Mineur
 
Avatar de Egrevyn
 
Date d'inscription: mai 2003
Localisation: Dans le néant le plus obscur...
Messages: 2 190
Envoyer un message via MSN à Egrevyn
Par défaut

La foule manostienne qui avait noirci la quasi totalité de la place du quartier religieuxétait secouée d'une agitation grandissante et peu ordinaire pour la cité bénie, d'habitude si calme et sereine. Les réclamations fusaient de toutes parts et les gardes du temple tentaient tant bien que mal de gerder leur dignité et leur impassibilité.

Pourtant, même les paladins les plus aguerris et expérimentés du Coeur Radieux ne pouvaient qu'être ébranlés par la funeste malédiction qui s'était subitement abattue sur la ville de Manost. Les habitaient pressaient de questions les responsable de la sécurité, dans l'espoir certainement illusoire mais consolateur de trouver une raison, une justification à tout ce malheur.

Le départ précipité du Chef de la Garde manostienne, visiblement interdit et désorienté avait donné lieu à toutes sortes de rumeurs qui se répandaient dans la masse désemparée.


-Il ne sait même pas où sont les autres conseillers, tança un boutiquier. Notre ville n'a même plus l'ombre d'un gouvernement. Alors...

-Vous avez vu sa réaction?, coupa rageusement un second citoyen. Il va la résoudre comment cette famine? Il n'était même pas au courant, et les autres, où sont-ils?

Aux interrogations emportées se mélaient les plaintes d'une population se sentant abandonnées sans raison. La foi était mise à rude épreuve, même Helm était jeté au pilori, et ça et là, des imprécations se perdaient dans le brouhaha de l'agitation, des regrets, et même l'inquiétude de ne plus revoir le Conseil réuni pour soutenir Manost.

-Je ne mange plus depuis trois lunes, se lamenta un paysan manostien, et ma fille ne tardera pas à mourir de faim.

-Et encore, si c'était le climat...c'est un maléfice je vous dis. Mes terrres sont mortes, et toute les régions à la ronde ne donnent plus rien. Nous sommes perdus!!!

Près des marches du temple, un petit garçon, trop maigrichon pour qu'on n'y voit pas les effets de la terrible famine fixait, depuis le départ de Messire Folken, le sieur Enrek. Ce dernier détourna légèrement le regard, ému mais aussi se sentant terriblement impuissant face aux maux dont souffraient les siens. Un monstre, des ennemis palpables, tout cela n'avait jamais effrayé l'émérite combattant, mais cette malédiction stigmatisait son impossibilité à intervenir efficacement.

Plusieurs fois, la foule avait interrompu son tumulte à l'écoute de signaux provenant de ce qui semblait être un cor de la garde. Des claquement de sabots sur le parvis des rues du vieux centre annonçaient la venue d'une escouade à cheval, "des renforts" pensèrent certains passants. Le rythme s'intensifiait et se rapprochait, semblant se dirigeant vers la foule justement. Enrek avait alerté l'ensemble de ses hommes. Le fracas des sabots des montures lancées à vive allure avait jeté un temps la foule dans la torpeur, suspendu l'effervesence. Tous étaient curieux de voir quelle serait l'identité des cavaliers au sortir de la rue du temple. Certains avaient cru discerner quelques hourras certes timides mais annonciateurs d'une bonne nouvelle.

Une rumeur gronda et traversa tout l'assemblée, toujours tournée vers l'avenue reliant les portes de la ville à la place. Bientôt un murmure suivi d'une clameur réveilla à nouveau la population: un groupe de cinq gardes escortant deux individus déboucha sur la place. L'escouade contourna la foule tandis qu'Enrek, fixant les deux inconnus agita le bras avec frénésie, le visage subitement détendue et réflétant une joie longtemps dissimulées. Il avait reconnu le conseiller Berrak, ainsi qu'une jeune femme mystérieuse qu'il ne se souvenait pas avoir déjà croisée.

Le foule s'écarta presque naturellement tandis que la troupe s'était engouffrée dans la multitude. Le sieur Berrak avaint pris la tête du cortège et il continuait d'être ébranlé à la vue de la population, son état piteux et indescriptible de pauvreté. depuis son entrée dans la cité, il avait été confronté aux mendiants et aux passant amaigris. Il croisa nombres regards de citoyens où se lisait un désespoir sans nom. Mais certains trouvèrent la force de lui adresser quelques sourires. Et le semi-elfe crut même déceler une tirade optimiste...."Tout n'est peut-être pas perdu...il manquerait plus que le Haut-Prélat et le Grand Emissaire nous reviennent sains et saufs."

Mais le calme fut de courte durée. Alors que le conseiller était arrivé près des marches du temple, accompagné de son ancien mentor et du reste de ses hommes, l'assemblée reprit ses revendications, histoire de montrer au sieur Berrak qu'il fallait mettre le conseil souys pression pour faire avancer la situation.


-Messire, enfin vous êtes sauf. Manost et sa région a été touchée par une terrible famine, dit Enrek en se précipitant....et Messire Folken, il est revenu...Quant à la population, déclara-t-il en désignant la foule, nous ne la maîtrisons plus. On ne sait plus que faire.

-Hélas je n'ai pu que constater que notre ville était victime d'un fléau et d'après tes infirmations, aucune solution n'a pu être trouvée...Mais tu me parles de Folken? Il était parti aussi? Et les autres conseillers? Ariel m'a prévenu pour le retour du Haut-Prélat et l'affaire des ombres mais j'ai loupé tant de choses. En tout cas, d'après ce que je vois, je ne suis pas le dernier à être entré au bercail.

La population grondait à nouveau en voyant le conseiller s'entretenir avec Enrek.

-....bien, je vais au palais de ce pas. Plus vite le conseil sera réuni plus vite nous trouverons un moyen de rendre à Manost son éclat et de sauver les notres.

-Voulez-vous qu'on accompagne votre amie à l'ambassade?

-Non, elle vient avec moi. En disant cela, le conseiller avait lancé un sourire rassurant envers Morgana qui se tenait encore à l'écart, choquée mais aussi intriguée de voir l'état des Helmites.

Après la courte entrevue qui permit à Egrevyn Berrak d'en apprendre plus sur les funestes événements qui avaient succédés à son départ, ce dernier, entouré par deux gardes, tandis que les autres resataient sur la place, et accompagné de Morgana s'engouffra dans la rue opposée à la place du temple, en direction du palais. Il lui avait été difficile de rester calme face à la détresse de ses citoyens, mais garder la tête froide était la seule solution pour aider au mieux la Cité Bénie.
__________________
Silently, we wander...

"Arghhhhh, j'ai drow mal", hurla le sorcier Shuy Imbhoulaï ------> extrait exclusif du "Blagonomicon de Gygy les bons tuyaux"
Egrevyn est déconnecté  
Vieux 16/11/2003, 23h47   #3
Grenouillebleue, Adepte de Grondmarteau
Loup Effrayant
 
Date d'inscription: septembre 2003
Localisation: Paris
Messages: 707
Par défaut

(J'espère que ça vous aidera à intégrer Grenouille dans l'aventure... au moins, il se fait remarquer


Grenouille avançait à grands pas sur le pavé humide, ignorant les passages glissants avec une longue habitude de marin. Il ne prêtait aucune attention à la foule qui remplissait les avenues, bousculant à l'occasion un quidam pour se frayer un chemin. Par deux fois, un homme rudoyé se retourna pour l'insulter, mais un simple regard suffit à les faire reculer et se fondre de nouveau dans les rues.

Car ses yeux étaient froids et son sang était chaud. Sa main serrait spasmodiquement le pommeau de son épée sous l'effet de la colère et de la frustration. Disparue ! Comme ça !

Au détour d'une ruelle, comme avalée par les ombres auxquelles elle semblait commander, Banshee avait disparu. Grenouille avait attendu quelques instants, fouillé les alentours, hélé la jeune elfe à la cantonnade, mais personne n'avait répondu.

Aussi son humeur était-elle particulièrement sombre alors qu'il arrivait enfin près de la place du Temple. Et la foule compacte qui s'y serrait ne fit rien pour améliorer son humeur.
"Quoi encore ?" gronda-t-il entre ses dents serrées, luttant pour avancer au milieu de centaines de paysans dépenaillés. "Une invasion ? Un incendie ? Qu'est-ce qui a bien pu amener autant de monde par ici ? Oh, je sens que ma journée va être complète"
Il grimaça alors que quelqu'un le bousculait mais, lorsqu'il se retourna, la personne avait déjà disparu. Grenouille poussa un juron, et continua à avancer afin de comprendre le fin mot de l'histoire. On lui lança des regards noirs, mais personne ne chercha à empêcher sa progression.
"Famine, famine" murmurait la foule.
Famine. Ha ! Sans un sou en poche,

Enfin arrivé au pied du temple, il leva les yeux vers les paladins et leur morgue hautaine. Foutue noblesse. Toujours à se croire plus intelligente que les autres. Il ne serait pas surpris d'apprendre que cette famine était encore une de leurs manipulations, organisées pour faire monter les prix et s'enrichir encore plus.

"Donnez-nous du blé !" hurla un homme, près de lui. Aussitôt, la foule s'empara du cri.
"Du blé !"
"De l'orge !"
"De la viande !"
"Du blé !"
"Du blé !"

Grenouille porta la main à ses tempes. Il avait soudain un sérieux mal de tête. Tout ceci n'augurait rien de bon, et il n'avait absolument pas l'intention de se retrouver en plein coeur d'une insurrection populaire. Délibérément, il tourna les talons. Il avait encore Banshee à retrouver, s'il voulait manger ce soir...

"C'est lui !" cria soudain un des gardes, pointant son doigt vers lui. "C'est un des meneurs !"

En un instant, la foule avait reculé. Elle si compacte et solidaire quelques secondes auparavant se retirait comme s'il avait la peste. Grenouille resta un instant interdit.

La soirée commençait bien.
__________________
MOD KIM TERMINE
- Des centaines de dialogues et d'interactions
- De nombreuses quêtes
- De nouveaux objets magiques
- Une véritable romance

Roman d'Heroic Fantasy en feuilleton (un chapitre par jour)
Intro 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35
Grenouillebleue est déconnecté  
Vieux 17/11/2003, 18h10   #4
Onsima Al'Sinda
Xvart
 
Date d'inscription: septembre 2003
Localisation: On me prête pour résidence le bosquet des pierres, mais je pérégrine...
Messages: 11
Par défaut

Silhouettes amaigries, enfants en guenilles, vieillards mendiant quelque bouchée de pain. Tant d'indigents dans la villle du vigilant.

Des conseillers au compte-goutte, des soldats en déroute, un chaos menaçant, la foule sans cesse grondant.

Espoir vaincu ou épreuve sans détour? Qui sait, qui sait....

Helm teste, Manost peste. Mais au fond, toujours en quête.


Une silhouette presque décharnée s'était faufilée parmi les habitants mécontents, accompagnée du cliquetis des ses innombrables colifichets. Trotinant avec un allant que son physique ne laissait aucunement augurer, l'honorable ainée stoppait de temps à autre pour fixer intensément quelques manostiens qui avaient attirés sa curiosité. Elle avait lâché ça et là quelques paroles sybillines envers des Helmites quelque peu interloqués, battant les pavés de son bâton incrusté de multiples insignes tribaux.

Dans les dernières rangées de la foule, un jeune homme fantasque se trouvait aux prises avec la garde de la ville. Les "Arrêtez-le" étaient lancés à la cantonade, et bientôt l'homme tenta de s''extirper de la mélée.

La vieille femme poursuivit comme si de rien n'était, passant impassible devant le bouc-émissaire de la garde, tout en chantonnant à mi-mots.


Grenouille, au galop, au galop...sous peine d'alller au cachot. La sureté tu trouveras dans l'opacité.

Laissant le jeune homme éberlué, elle fut progressivement happée par la foule, jusqu'à dispaître de vue...et resurgir, assez inexplicablement à l''autre bout de la place. Fixant le palais au loin:

Buvez, buvez Conseillers...c'est ce que vous cherchez.

__________________
Pour connaître ce que les autres disent de toi, écoute ce qu'ils disent des autres en ta présence.
On est maitre de ses paroles, on en devient l'esclave une fois qu'elles sont dites.

Qui m'écoutera? Na gobedemena, na gofoyog'a...
Le Bosquet des pierres, ma demeure.
Onsima Al'Sinda est déconnecté  
Vieux 17/11/2003, 18h53   #5
Hugues de Breizh, Aventurier
Loup Effrayant
 
Date d'inscription: avril 2003
Messages: 667
Par défaut

La petite troupe pénétra dans Manost. Le Paladin s'attendait à trouver Manost en liesse suite à l'éradication des Morts Vivants, mais il n'en était rien, bien au contraire. Une certaine nervosité planait dans l'air. Les Gardes étaient stressés, la foule énervée.

Arrivés à hauteur du temple, les Paladins aperçurent un groupe de garde, ainsi qu'une foule en train de se retirer en ordre dispersé. Que pouvait-il bien se passer ? Le Paladin se dirigea vers le groupe de soldat. Apparemment, ceux-ci avaient arrêté quelqu'un et il vit un des gardes levait la main sur le prisonnier. Le Paladin descendit de cheval et au moment où le garde allait recommencer à frapper son prisonnier, lui envoya son gantelet en pleine figure. Sous l'effet du choc, le garde recula et sorti son épée.

"Vous voulez vous battre soldat !! Depuis quand frappe t'on un prisonnier ?

_ C'est un meneur messire.

_ DEPUIS QUAND FRAPPE T'ON UN PRISONNIER ? ON N'EST PAS A MELANDIS ICI !!!!"

Le Paladin était outré par l'attitude du garde. Sortant un mouchoir (propre) il le tendit au prisonnier afin qu'il puisse comprimer son nez qui saignait.
Hugues se tourna vers les gardes.


"Que se passe t'il ici ?"

Les gardes lui expliquèrent la tournure des évènements et l'informèrent que cet homme était sûrement un meneur. Hugues dévisagea l'individu. Cet homme était tout sauf un meneur à son humble avis.

"Très bien, je me charge de lui."
Puis, se tournant vers le soldat qu'il avait frappé : "Quant à vous, vous ne perdez rien pour attendre. Je ferais mon rapport auprès de messire Gothmog."

Le Paladin et son prisonnier partirent en direction de la prison.
Hugues de Breizh est déconnecté  
Vieux 18/11/2003, 03h44   #6
Graoumf, Coordinateur des d'Oghm'
Blême
 
Avatar de Graoumf
 
Date d'inscription: août 2003
Localisation: Paname
Messages: 995
Par défaut

En cette fin de matinée, 3 hommes arpentaient le pavé des rues. De loin leurs pas semblaient maladroits et hésitants, la faute au verglas qui, depuis quelques temps, recouvrait d'une fine pellicule les trottoirs de la ville.
Ils étaient vêtus chacun d'une redingote en cuir et de morceaux de tissus qui leur couvraient les jambes, dont l'efficacité face au froid restait à démontrer.
Passée sous une ceinture, une arme pendait à leur côtés, se balançant d'avant en arrière à mesure qu'ils avançaient.

Le chef de patrouille proposa une halte
"afin d'en griller une petite" comme il disait. Apercevant les restes d'un feu mal éteint, il y attrappa une moitié de bûche dont il appliqua le bout rougeoyant à une espèce de tube de feuilles séchées. L'un des autres gardes produisit un second tube identique qu'il entreprit d'allumer à son tour. Se tournant vers le dernier garde qui se tenait à l'écart des 2 autres, il lui dit :

-"Hey le bleu ! T'en veux une ?"

Comme ce dernier secouait la tête, il n'insista pas et essaya de réchauffer ses mains en les frottant l'une contre l'autre.
Pour Graoumf, resté à l'écart, c'était sa deuxième patrouille. La première s'était déroulée quelques jours plus tôt sans incident notoire, si ce n'était ces quelques badauds qui les avaient pris à partie. Les yeux dans le vague, il se remémora cet instant : leurs joues creuses, leur visage émiacé et leurs yeux profondément enfoncés dans leurs orbites et qui semblaient les supplier... Comment rester indifférent à cette misère ? Comment ne pas se souvenir de sa propre expérience ? Bien des fois au cours de sa jeune vie, il n'avait pas mangé à sa faim, s'était nourri de ce qu'il avait trouvé ou de ce que l'on avait bien voulu lui donner... Comment se détourner de cet appel ?
C'était pourtant ce qu'il avait dû faire en fin de compte : son chef de patrouille avait tenté de rassurer ces gens, leur avait promis de rapporter leur situation auprès d'Enrek puis leur avait demandé de rentrer chez eux. Et au final ? Graoumf était persuadé qu'Enrek n'avait même pas été mis au courant...


-"Allez on repart !", ordonna le chef.

Les 3 hommes reprirent leur lente progression à travers les rues, à travers les quais, à travers les places...
C'est au détour de l'une d'elles que Graoumf se jura d'essayer de trouver une solution. Des enfants... des dizaines d'enfants se pressaient autour d'une vieille femme. Celle-ci avaient visiblement préparé une énorme marmite de soupe bien chaude qu'elle distribuait maintenant, ici, à même la rue, à ces jeunes bambins.
Enfin bambins... jadis potelés et vigoureux, leurs bras étaient à présent d'une telle maigreur ! Leurs mains si décharnées ! Ils tendaient maladroitement leur bol vers la vielle femme qui n'arrêtaient pas de les remplir. En s'approchant on pouvait en entendre certains implorer, d'autres pleurer...

Pour les 3 hommes, c'en était trop !


-"Ca peut plus durer !", dit le barbare.
-"Il faut que le conseil réagisse !", rétorqua le chef.
-"Allons au palais prévenir Enrek !", fit le dernier.
-"Oui. Bonne idée.", remarqua le chef. "Allons-y !"

Les 3 hommes n'étaient qu'à quelques rues du temple. Ils n'avaient rien entendu, probablement protégés par les hautes bâtisses, et furent donc totalement surpris par la marée humaine qui s'était donné rendez-vous devant le bâtiment religieux. La tension au sein de la foule était palpable ; la garde tentant tant bien que mal de l'apaiser ; déjà on emmenait de force un homme... vers la prison certainement.

-"Et beh on dirait qu'ils l'sont... au courant...", remarqua Graoumf.

Plantant ses 2 acolytes, le barbare marcha en direction de la foule, dans laquelle il joua des coudes afin de se frayer un chemin vers le temple.
__________________
Gnorish vor kladden imtach, haddick vor lotten, an zamock vor nuamsch !
Coordinateur des d'Oghmatiques. Tenez-vous au courant des dernières sorties de traductions des mods. Jeu actuel : Fallout 2
Graoumf est connecté maintenant  
Vieux 18/11/2003, 17h34   #7
ravny
Invités
 
Messages: n/a
Par défaut

Ravny, apres sa visite a la tour des arcanes décida de faire le tour de la ville.
Le spectacle qu'il vit le désola, une ville belle certe mais surtout des gens semblant aux abois, affamés.

Comment une telle ville peu t'elle arriver a cette situation ! Les Helmites ne sont pas pourtant du genre a tolérer une telle pauvreté !

Ravny croisa, au fur et a mesure qu'il se rapprocha du palais un attroupement de plus en plus confus.
Ce genre de situation Ravny en avait déjà vu, et vécu, il y a cela de nombreuses années, et pas seulement du coté des aventuriers au ventre rebondis ...
Il savait ce qu'une foule en colère peut faire, jusqu'ou elle peut aller, et jusqu'ou une garde dépassée par les evenements peut tendre .... un bain de sang arrive vite et sans prévenir.

Il fut dépassé par par quelques hommes, tous désespéré, armé de pioches et de pelle, armes dérisoires , mais qui maniées par la colère du juste , peuvent être dévastatrices.

Par pure précaution il s'enfonca brievement dans une ruelle pour incanter un charme qui dissimulerai son apparence, lui donnant celle d'un homme du peuple.

Ravny ---------> Apparence altérée -----------> Ravny

En sortant de la ruelle il vit que les hommes courraient maintenant, qu'ils avaient dépassé une vieille dame agée, dont ils avaient renversé un triste chaudron, un fond de ragout se déversa sur le sol boueux ...
Ravny se dirigea prestement vers la vieille dame

"Bonne rencontre Grand Mère ... meme si elle n'est pas vraiment bonne en fait ..."

La vieille lui adressa un sourire désabusé

"C'etaient mes dernières victuailles, j'en avait assez de voir des enfants pleurer de faim"

Ravny acquisa en silence, il se souvennait encore nettement ce que pouvait etre d'avoir un ventre creux et rien a manger pendant plusiers jours. AU debut on pense a autre chose, on mache des racines, puis vient la douleur de plus en plus aigue, puis vient la violence mélée de désespoir, le meilleur terreau possible pour une revolte sanglante pour peu que ceux qui aient fin soit assez nombreux. Que cette ville soit sous la protection de Helm n'empechera pas que au bout d'un moment les pauvres attaquent la soldatesque, et encore moins pour que cette dernière , dépassée par les evenements sortent les armes alors que son coeur crie la compassion.

"Tu as raison Grand Mère, mais par la grace de Séluné ton geste ne doit pas rester vainc . Prend ces quelques pieces, l'argent et le cuivre n'est pas grand chose, mais tu pourra a nouveau manger a ta faim ce soir et si ton ame y consent fournir des ce soir un autre chaudron d'espoir a ceux qui ont faim"

L'oeil de la vieille s'etaint brusquement, s'effacant devant un regard de dédain...

"je ne fait pas l'aumone et l'accepte en core moins ... noble Mécène !"

Le ton de la vieillle etait amer, presque mauvais. Ravny réflechi prestemment

"Je ne te fait pas l'aumone, au contraire, je te propose un travail !"
"Un travail ???"
"Oui, je compte bientot creer un orphelinat dans Manost, si les autorités y consentent, j'y aurait besoin d'une bonne cuisinière; oh ! pas de celle qui font des repas scucculent non ! Plutot de celles qui savent remplir les ventres et les coeurs sans trot vider les bourses, ..... cela t'interresse ?"
L'oeil de la vieille se raviva quelque peu ...
"Oui, mais de combien serait mes gages ?"
"Je ne suis pas noble, aussi dans un premier temps je peut t'offrir le gite le couvert et des habits neufs tous les mois"
"Tope là jeunot ! M'est avis d'ailleurs que ma cuisine ne te ferait pas de mal! Tu pourra me trouver ici tous les jours ! Je racommode sous ce porches les paniers d'osiers de jour comme de nuit !!"
"Je saurait ainsi te trouver, ... et bien bonne fin de journée !"

"...........Bonne rencontre a toi ..... petit ...."

Ravny continua a sa route ragaillardi par cette rencontre. Il appercu soudainement un soldat plus massif que les autres tourner au coin de la rue. Il entrevi brievement son visage, celui de Graoumf ! le barbare.
Il accelera le pas pour ce porter a la rencontre de cette tete connue
EN tournant au coin il fut totalement surpris par la marée humaine qui s'était donné rendez-vous devant le bâtiment où siégeait le conseil. La tension au sein de la foule était palpable ; la garde tentant tant bien que mal de l'apaiser ; déjà on emmenait de force un homme... vers la prison certainement.
Graoumf déja fendait la foule de ton torse puissant.
Ravny se permit de sourire ; bien malheureux est celui qui veut contrarier le chemin d'un barbare décidé !
Rejoindre le semi-Orc etait maintenant moins urgent que de calmer cette foule !
Si les soldats craquent le bain de sang ne sera pas loin !

Observant un pilier du palais Ravny se mit a incanter ...

Ravny -----------> Téléportation ----------> Derriere le Pilier

Reprenant sa véritable apparence Ravny se dirigea vers la foule en sortant sa mandoline

Mandoline d'Arbask -----------> Apaisement -----------> Foule

La musique d'abord faible se mit a gonfler et peu a peu la foule se calmait

"Je ne peux pourtant m'arreter" se dit Ravny "car sinon mes efforts n'auront été que passager"
Puisse Helm et Séluné intervenir rapidement, ou tout du moins avant que la corde use mes doigts jusqu'a l'os !

Le chant continua, et la foule semblait calmer, mais la maitrise de Ravny dans l'Art Lyrique ne suffit apparement pas a la faire se dispercer ....
 
Vieux 18/11/2003, 23h15   #8
Ravestha, Conseiller de Manost
Araignée Éclipsante
 
Avatar de Ravestha
 
Date d'inscription: novembre 2002
Localisation: Nantes
Messages: 1 205
Envoyer un message via MSN à Ravestha
Par défaut

Son retour à Manost avait été bref, cette fois il comptait bien y passer plus de temps, après son absence interminable. Il venait de passer les portes de la ville.

Etrange, les gardes sont bien moins nombreux que la normale là...

Ravestha héla l'un d'eux qui vint aussitôt se placer devant le Grand Emissaire :


- Dis-moi, soldat, pourquoi êtes vous si peu nombreux aux portes ?

- Sire... vous n'êtes pas au courant ? Non sans doute, vous revenez juste. D'ailleurs je suis bien content de vous voir... euh..., le garde bafouilla, ne sachant comment terminer sa phrase.

- Vivant, vous vous accomoderez très bien de cet adjectif, même s'il ne reflète que la moitié de la vérité.

- Oui en effet, le garde rougit un peu de confusion. Eh bien Manost gronde, sire, vous devriez aller voir sur la place du temple. C'est là bas que la plupart des gardes ont été envoyés, il y a une famine sire, - Trop longtemps... ça fait trop longtemps...

- Pardon sire ?

- Rien, je vais de ce pas sur la place. Merci encore.

- Au fait, sire, Sieur Berrak est de retour à Manost ! Et le général !

- Comment ?! En voilà des bonnes surprises ! J'avais perdu espoir de les revoir. Merci soldat.

Le soldat salua le Grand Emissaire avant de retourner à son poste. Ce dernier, à qui l'annonce du retour des conseillers avait mis du baume au coeur, se dirigea vers la-dite place. Sur sa route, les visions d'horreur s'accumulaient sous le regard de Ravestha, des scènes que même en temps de guerre, Manost n'avait pas connu à ce point terribles. Des enfants réclamant à manger à tous les passants, les yeux pétillants trahissant l'espoir... Un espoir sans cesse renouvelé à chaque nouveau passant, et à chaque fois le désespoir devant la perpétuelle t triste réponse négative. Des personnes agonisants dans la rue, la plupart des mendiants... La situation était critique, affreusement désolante.

Ravestha arriva sur la place du temple. Jusqu'à présent peu de personnes l'avaient remarqué, aveuglées par la faim. La garde faisait face à une foule menaçante en colère. Ravestha fut interloqué, il n'avait jamais vu la population de Manost dans cet état. Et on pouvait sentier la crispation des gardes chargés de maintenir l'ordre.

Un groupe de personnes se retourna pour voir le nouvel arrivant. Ravestha ne s'était encore jamais vriment montré en public avec sa nouvelle... forme. Un des hommes qui venait de le voir tomba à la renverse, se relevant aussitôt.


- C'...c'est Ravestha ?

A ce nom, de nombreuses personnes se retournèrent. Dans les regards que croisa celui de Ravestha se lisait beaucoup de sentiments différents : surprise, méfiance et hésitation, joie, espoir, mais aussi colère.

Dès que les bruits du retour du Grand Emissaire arrivèrent aux oreilles de la garde, celle-ci réagit aussitôt en voulant frayer un chemin à Ravestha à travers la foule jusqu'aux marches du palais. Ce ne fut pas nécessaire, la plupart des gens, interdits de le revoir, surtout sous une telle apparence, s'écartèrent sur son passage.

Enrek n'avait pas quitté la place, et Ravestha se dirigea vers lui après l'avoir reconnu.


- Eh bien vous tombez bien, le calme que votre arrivée a provoqué devenait inespéré pour nous. Sire ! Les gardes sont débordés ! La population est mécontente et nous ne pouvons rien faire pour les aider. Si nous ne trouvons pas rapidement une solution, même temporaire, je vous parie que cette nuit à Manost ne sera pas calme. La révolte va éclater Sire, et ...

- j'ai bien compris Enrek ! Il faut que je vois les autres conseillers, on m'a dit qu'ils étaient de retour.

- En effet, sire, ils sont dans le palais.

- Bien, j'y vais de ce pas.

Ravestha se tourna vers la foule, dont les murmures commencaient à se transformer de nouveau en grondements.

- Peuple de Manost ! Le silence tomba immédiatement. Je viens de rentrer, je ne peux m'expliquer sur les raisons de ma longue absence, mais certains parmis vous ont peut-être déjà deviné ce qui est arrivé. Quelques murmures s'élevèrent. Manostiens ! Je suis mort !

De nombreux cris de surprise furent étouffés, mais le brouhaha général et les visages des Manostiens laissèrent transparaître leur étonnement. La stupeur était générale.

- Pourtant ! Vous voyez que ca ne m'empêche pas d'être parmi vous en ces temps difficiles. Je partage votre douleur, mais regardez ! Manost a connu bien des difficultés dans son histoire, et elle se tient toujours fièrement debout ! Alors ce n'est pas cette famine qui va nous arrêtez ! Voyez ! Je suis bien revenu d'entre les morts, alors nous la vaincrons cette famine, car Helm est avec nous, il ne nous a jamais abandonné, et ce n'est pas aujourd'hui qu'il va le faire !

Il y eut quelques acclamations. Mais Ravestha savait que ce "discours", qui n'était qui n'avait que l'apparence de l'espoir face à à la tragédie que connaissait Manost, n'aurait pas d'effets très longtemps. Sur un signe de tête à Enrek, Ravestha se dirigea à vive allure dans le palais.
__________________
"Quand tu es poursuivi, rien ne sert de courir plus vite que la menace, il faut courir plus vite que tes potes". Proverbe gobelin
Ravestha est déconnecté  
Vieux 19/11/2003, 23h25   #9
EricZEGod
Invités
 
Messages: n/a
Par défaut

Que de combats il avait vécu dans sa longue carrière de Paladin au service de Helm. Il avait apprit énormément et cette expétrience lui avait été vitale dans la bataille qui venait juste de se dérouler. Ca lui avait permis d'accomplir son devoir, qui, même s'il était banquier et propriétaire d'une taverne, était avant tout celui d'un Paladin : éradiquer, avec l'aide de tous ses compatriotes et amis, la menace -les sbires de Meboth, dans le cas présent - qui pesait sur la ville de Manost et ses habitants.

Cependant des paladins prometteurs étaient tombés durant la bataille, et Sire Wookiee, son ami, était gravement bléssé. Il l'avait accompagné, à l'aide de Hugues de Breizh, dans son logement du Très Noble Ordre du Coeur Radieux, qui n'avait jamais aussi bien porté son nom, vu tout le courage que son Haut-Prélat avait démontré au combat face à Meboth, son contraire absolu. Bien sûr le prix à payer pour la victoire était lourd, mais Wookiee était resté digne et droit, tout le long du voyage de retour.

Lorsqu'ils arrivèrent en ville, le premier signe qui intriga le paladin ce fût l'absence du petit crieur de nouvelles. Mais il n'y prêtait guère plus d'attention que ca, car son autre ami, Gothmog, ne se sentait pas très bien, suite à la blessure non cicatrisée de l'ombre. Il décida de l'accompagné à la taverne afin qu'il s'y repose. Il lui sembla alors entendre des bruits de foule, surtout après que Ravestha se soit rendu sur la place centrale. Des acclamations pensait-il. Il rentra dans la taverne ... elle était largement moins peuplée que d'habitude ! Il monta alors au premier étage, personne dans les chambres. Il aida le Balor à accéder à sa loge, et se rendît alors sur la Grand'Place au plus vite possible.

En chemin il croisa une vielle femme curieuse, elle lui dît ceci :


Sage et brave tu as été, Eric,
Mais plus sage et brave encore tu devras être ...


Elle lui sourrît étrangement puis disparu plus loin. Ces paroles l'intrigèrent grandement.

Il arriva devant la grand place et il aperçu une foule quelque peu contrariée, mais surtout très amaigrie. En effet, les paysans vigoureux avaient fait place à des personnes décharnées, qui semblaient avoir dix années de plus qu'elles ne parraîssaient, les solides roturiers semblaient rachitiques, et même les plus nantis avaient perdu de leur superbe. Les gardes Helmites eux non plus n'étaient pas en forme normale.

Il en interroga un :


- Excusez moi mon ami,

- Oui sire ... oh sire EzG c'est terrible !! Une famîne s'est emparée de Manost et la population doute, des echauffourées ont eu lieu, et l'on craînt le pire pour la suite. Ah oui et un meneur a été emprisonné récemment.

- Du calme mon ami prenez soin de respirer entre chaque mots. Merci néanmoins pour ces renseignements.

Le garde était non seulement ému et stréssé, mais également terrorisé. Mais combien de temps étaient t'ils partits pour la bataille contre Meboth ? Combien de temps avait -elle durée ? Pourquoi Helm leur infligeait une telle épreuve ? Non pas Helm, il fallait conserver la foi, ce ne peut-être que l'oeuvre d'un autre Dieu, malfaisant lui.

Un jeune paladin interrompît ses réflexions et le conduisit au Palais, où il était demandé ...






 
Vieux 20/11/2003, 15h42   #10
Gothmog
Ogre Mage
 
Date d'inscription: juin 2003
Localisation: Arf un peu partout, une femme dans chaque port!
Messages: 1 343
Envoyer un message via MSN à Gothmog
Par défaut

Après avoir été soigné dans le temple de Helm, Gothmog accompagné du Haut Conseiller EricZeGod, se rendit au Loyal Paladin afin de s’y reposer. Sa blessure était presque cicatrisée : le poison ainsi que le mal qui étaient entrés dans son corps avaient disparus. Cependant, malgré cela, Gothmog était extrêmement fatigué. Il éprouvait les pires difficultés à marcher, parler, bouger les membres et à respirer. Le prêtre de Helm l’avait prévenu que seul un repos total pourrait lui permettre de reprendre ses forces et la pleine possession de ses moyens physiques et intellectuels.

Gothmog était étendu sur sa couche, à demi comateux, les yeux dans le vide. Son teint pâle et l’absence de réaction aux stimuli en tout genre faisaient craindre le pire à DRYADE. Elle épongeait son front avec une serviette imbibée d’eau froide et lui tendait un bol de thé bien chaud. Mais Gothmog ne réagissait pas, restant de marbre devant toutes les tentatives de communications, comme si son esprit était détaché de son corps. Peut-être que son âme était retournée dans les Abysse, à la recherche de ses anciens compagnons et d’une aide quelconque…

Une foule bruyante et agitée parcourait la rue jouxtant la fenêtre de la chambre du Capitaine. Gothmog entendit alors des sons étranges qui paraissaient déformés et incompréhensibles. Il n’avait toujours pas émergé de son état et les sons du monde extérieurs étaient perçus comme une agression. Cependant, certains mots semblaient ressortir du brouhaha général : ‘famine’, ‘Manost’, ‘Conseillers’ et ‘Faim’. Gothmog n’avait pas l’esprit assez clair pour se rendre compte de la portée de ces mots. Tout était encore si confus dans son esprit : les ombres, les vampires, le poison, le combat, la mort, la douleur. Gothmog perdit ses quelques instants de lucidité et retomba dans le coma.

C’est alors qu’un garde fit son entrée dans la taverne, demandant à DRYADE où se trouvait le Capitaine. Cette dernière répondit que Gothmog se reposait dans sa chambre et qu’il ne fallait pas le déranger, la gravité de ses blessures empêchant toute visite prolongée. Le garde poussa d’un geste brusque l’ogresse et couru en direction de la chambre du Capitaine, enjambant les marches de l’escaliers 2 par 2. Arrivé devant la porte de Gothmog, il l’ouvrit et s’avança vers le Capitaine. Il se mit à genoux au bord du lit et d’une voix tremblante et faible dit :


« Mon Capitaine, mon Capitaine, vous devez vous réveiller, les gardes sont débordés… »

Gothmog n’entendit que quelques bribes de la phrase du garde. Il ouvrit les yeux, regarda ce dernier et répondit :

« Qui êtes-vous, où suis-je… j’ai mal… »

Le garde haussa le ton et dit :

« Vous êtes un Balor ! Réveillez-vous, vous ne pouvez nous laisser tomber ainsi ! Allez, debout, la situation est grave, Manost a besoin de vous. Nous n’arrivons plus à contenir la foule réunie devant le temple de Helm, la famine et la colère rendent leurs agissements imprévisibles »

Gothmog ouvrit à nouveau les yeux, cette fois-ci il avait non seulement tout entendu mais tout compris. Etait-ce un signe du destin qu’il retrouve ses esprits au moment même où il le fallait ? Toujours est-il que le Capitaine sentit les forces lui revenir. Oh, ce n’était pas encore la grande forme, disons qu’il pouvait tout juste se lever et marcher, mais c’était déjà beaucoup ! Il y a quelques minutes de cela il était encore dans un état comateux…

Gothmog s’appuya sur le garde et dit :


« Vous avez raison, je ne peux abandonner mes ami et cette ville. Aidez-moi à me rendre sur la place afin que je me rende compte des événements »

Le garde tendit sa main et aida le Capitaine à se lever. Il mit la bras de Gothmog autour de sa nuque et ils quittèrent la chambre. En descendant l’escalier, Gothmog vit DRYADE. Elle se précipita vers lui et dit :

« Mais que faites-vous là ? Vous ne devez pas sortir de votre chambre ! Le prêtre a dit …»

« Je me moque de ce que le prêtre a dit ! Manost a besoin de moi et je suis suffisamment vigoureux pour me déplacer et voir par moi-même ce qui se passe dans cette ville ! »

DRYADE se tu, retourna à ses occupations et Gothmog accompagné du garde franchirent le seuil de la porte, ne disant rien aux clients présents. Ces derniers avaient interrompu leurs discussions dès l’arrivée du Capitaine. Ils avaient tous vu le teint blême du Balor et les difficultés qu’il éprouvait à se tenir debout. Ils étaient partagés entre l’envie de le réprimander pour la famine qui sévissait en ville et la compassion qu’ils éprouvaient à la vue de l’état pitoyable du Capitaine. Lorsque la porte se referma derrière Gothmog, les discussions reprirent de plus belles et la bière coula à flot. Certains éprouvaient l’envie de noyer leur désespoir dans l’alcool et avaient besoin de discuter pour soulager leur conscience.

Après 1h de marche difficile à travers les ruelles étroites de la ville, Gothmog et le garde arrivèrent enfin aux abords de la place du temple. A la vue du Balor, la foule s’écarta. Même si Gothmog avait quitté depuis bien longtemps maintenant les Abysses et rejoint Helm, beaucoup de Manostiens éprouvaient des doutes à son égard. Les Balors avaient autrefois terrorisés les foules, massacrant et torturant les paysans. Tout ceci était encré dans l’inconscience collective. Gothmog, malgré ses nombreux combats aux côtés de l’armée Manostienne, sentait qu’il n’était pas encore tout à fait accepté par la population.

Il traversa la place en direction des marches du temple. Les gardes s’écartant au passage du Capitaine, Gothmog parvint facilement au sommet des marches. Il demanda à l’un de ses lieutenants de lui faire un briefing rapide sur la situation et se tourna vers ses gardes et la foule et dit :


« Mes amis, je sais que j’inspire la peur, la crainte et la méfiance à certains d’entre vous. Mais je me suis battu à vos côtés pour la défense de Manost. J’ai combattu les ombres et les vampires au péril de ma vie. J’aurais très bien pu repartir dans mon monde et vous abandonner à votre sort, mais je suis resté ! Je sais que les temps sont difficiles mais je vous demande de garder confiance en vos dirigeant. Ravestha, Wookie, Folken, Egrevyn et ErucZeGod sont de retours parmi nous. Ils trouveront une solution, je vous en donne ma parole »

Sur ces mots Gothmog s’écroula au sol. Des cris se firent entendre de la foule, un immense grondement traversa cette dernière. 3 gardes se précipitèrent vers le Balor et le portèrent à l’intérieur du temple. Gothmog était inconscient. Le prêtre arriva et demanda à ce que le Balor soit étendu sur une couche au bas de l’autel. Qu’allait-il arriver au Capitaine ?
__________________
Statut : peu présent sur le forum, mais fais des efforts
Gothmog est déconnecté  
Vieux 20/11/2003, 16h09   #11
Elvin, Prêtre de Manost
Ver Charognard
 
Date d'inscription: février 2003
Localisation: Montpellier
Messages: 629
Envoyer un message via MSN à Elvin
Par défaut

Le nain qui écoutait attentivement ce que disait le balor vit bien sur la chute de celui-ci, il se demandait pourquoi était-il en si mauvais état.Il n'avait plus la force de faire un discours, et encore moins de combattre ses faiblesses.Peu après que les gardes l'ai emmené dans le temple, la foule se posait des questions sur l'état de leur capitaine.

"C'est horrible, que lui est-il arrivé?"

"Vous avez vu?..."

Un brouhaha grandiose s'était emparé de la place du temple, et Elvin reprit son sac et quitta la foule.A l'évidence il voulait se rendre utile pour la ville qui l'avait si bien reçu.Il ne lui restait plus qu'à attendre qu'on demande des aventuriers pour percer le mystère de la famine qui planait sur Manost.
__________________
"September 25, 1945.
That was the night that I died"

code couleur pour Elvin: #66CD00
Elvin est déconnecté  
Vieux 20/11/2003, 21h37   #