Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
 

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Le Quartier du Gouvernement Lumenis
Ici sont regroupé les hautes instances de Luménis. On y trouve lesprincipaux édifices politiques et culturels. C'est le lieu de rencontre des Luméniens les plus haut placés.

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Vieux 07/09/2005, 00h46   #51
Agrippa, Dignitaire de Lumenis
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

lieu : sous-sols des SRL

Agrippa entendit son compagnon frapper violemment le mur plus qu'il ne le vit dans la pénombre qui remplissait la cellule. La rage de l'isolement et de l'impuisance commençait à faire son oeuvre chez le mélandien, ce qui n'étonnait que modérément le clerc.

Cela faisait plusieurs longues minutes maintenant que Mornagest remuait en tous sens, se retournant, ajustant puis enlevant sa couverture, ou se levant comme s'il voulait se mettre à tourner en rond dans les quelques centimètres de libres dans la cellule, avant de se rasseoir brutalement avec un air songeur sur le visage.

Agrippa ne savait que trop bien ce qui agitait l'ambassadeur. La peur de mourir, sans aucun doute. Leur sauvetage, déjà improbable lorsqu'il y avait songé de prime abord, devenait de moins en moins crédible au fur et à mesure que le temps passait.


-Croyez-vous en un dieu, ami? demanda le prêtre.

Sans attendre la réponse, il se redressa sur les genoux et entonna un chant de prière à Lliira, sa déesse personnelle.

Lliira,
Déesse de Joie
Prends nos coeurs sous ta protection
pour que jamais le désespoir ne s'empare de nous
Et que la gloire de la vie
rayonne sur toutes les créatures
dans ce monde et dans celui
de l'autre côté du voile
Sans que jamais ta Joie ne nous quitte
quand bien même la vie
vient à nous quitter


Agrippa resta en méditation encore quelques minutes, avant de reprendre sa place sur le sol froid et dur.
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Vieux 07/09/2005, 01h10   #52
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[Quête : le châtiment de l'Aube]

[lieu : les sous-sols]

L'ambassadeur écouta attentivement les paroles d'Agrippa. Parce qu'il n'avait guère le choix. Une distraction, cela ne pouvait lui faire de tort. Mais, sa question le froissait. Non. Le courrouçait. Il n'aimait guère parler de religion, même au seuil de la mort. Son désintérêt total pour tout ce qui touchait aux cultes le mettait dans l'embarras à chaque fois que l'on abordait le sujet avec lui.

Et, sa récente mésaventure avec ce prêtre, à Melandis... Il gardait un souvenir âcre de sa réaction pusillanime face aux questions légitimes de sa victime. Mais le passé ne pouvait être effacé.


"Non. Je n'ai guère d'attachement envers quelque divinité", lâcha-t-il d'un ton froid.

Il espérait décourager le prêtre, mais l'mpossibilité de faire quoi que cela doit d'autre allait sans nul doute pousser ce dernier à s'avancer plus loin vers ce terrain glissant...
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Vieux 07/09/2005, 01h32   #53
Zéphirah de Melandis
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[Quête : le châtiment de l'Aube]

lieux : premier étage

Le feu sombre, que dardaient les prunelles bleues de Zéphirah, redoubla d’intensité lorsque l’un des trois hommes, qu’elle tenait en vue, mentionna les clés des cellules. Son regard passa du précieux coffret à ses trois observateurs, évaluant ses chances, mesurant les possibilités de s’en emparer. Elle ne risqua par de se faire voir de sa position et se contenta de graver dans sa mémoire chacun des mots qu’elle entendit.
Son attention se reporta vers le couloir. Les trois hommes se remirent à leurs activités, sous son œil attentif. Celui qui avait gardé le coffret laissa ses comparses, qui avaient disparus, certainement dans un des bureaux. Elle l’observa s’éloigner vers le fond du couloir et entrer à son tour dans une pièce à l’écart.

Elle profiterait de son isolement pour accomplir son œuvre, avec ses manières habituelles, et son lot de précautions… ce qui la rendait sûre de sa réussite.

A pas feutré, elle déambula gracieusement dans le couloir, sur le tapis de tissus moelleux qui assourdissait le bruit de ses pas. Tout en évitant soigneusement de se faire voir des deux autres qui semblaient tout remuer dans un bureau, elle s’arrêta tout prés de la porte par laquelle le troisième s’était engouffré. Elle étudia, à chaque son à défaut d’y voir clair, la présence de l’homme dans la pièce, sa respiration clame et régulière.
Elle se sentie prête, mais risqua un coup d’œil par la porte entrouverte ; il était penché sur une table, dans la contemplation d’une chose qu’elle n’aurait pu définir, car il lui tournait le dos.

Comme une anguille, elle se faufila par l’entrebâillement, faisant appel à toutes ses ressources en elle. Ses yeux plissés pour mieux obstruer tout obstacles à sa concentration, elle glissa hors du rai de lumière venant du couloir, et se laissa envelopper par les ombres.

Avant qu’elle n’ai fait un pas de plus, celui-ci se retourna d’un brusque demi-tour, ses traits soudain crispés dans l’horreur, mais pas autant que la voleuse. Etait-ce l’instinct sur lequel reposait sa survie, l’ombre d’une frêle silhouette qui approchait, ou la lumière qui avait un peu plus envahit la pièce lorsque la porte avait à peine frémit ?

D’un prodigieux bond, elle se jeta sur lui en le plaquant contre la table qui s’ébranla, dans son élan. Sa main gainée de cuir, plaquée contre sa bouche, étouffa tous ses cris de protestations. Et son autre bras se leva lentement, comme une mécanique bien huilée, sa dague, Veldriss, s’abattit avec force et précision dans l’œil de sa victime. La forte pression qu’elle exerçait sur le manche finit par fendre le crâne de l’homme de part en part, qui éclata comme la coque d’un bateau sur un rocher.

Glissant Veldriss dans sa botte, elle regarda un instant le gisant, affalé contre la petite table comme une poupée de chiffon. Le coffre avait été renversé sur le sol. Sans plus attendre, sans doute par simple prudence, elle traîna le corps qu’elle roula sous le lit, dans un coin de la pièce, et déplaça un tapis pourpre vers l’endroit ou le sol était marqué par les miasmes du mort.
Elle s’empara ensuite du précieux coffret, et s’approcha à pas silencieux du couloir. Voyant que tout semblait désert, elle retourna à l’escalier. En effet, les deux agents qui n’avaient pas bougé semblaient toujours en grande discussion.
Elle dévala l’étroite volée de marche qui la mena au rez-de-chaussée.
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Vieux 07/09/2005, 17h55   #54
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

Lieux : le rez-de chaussée de SRL

Lorsque l'on entrait dans la bâtisse par la porte principale, tout avait été mis en oeuvre pour endormir la méfiance et tromper les sens. Une moquette criarde faisait front avec un plafond décoré de mosaïques. Des sièges de riche facture côtoyaient de belles plantes en pots de bronze. Tout avait été prévu pour masquer les membres de la réception. Il y avait d'ordinaire des agents parmis les plus hargneux de tous les SRL, du genre à refuser votre poignée de main si votre sourire paraissait louche ou si votre autre main n'était pas visible. Sans compter les mages, une poignée certes mais capables de déceler mensonges et vilénies à cent pas.

Cependant il n'y avait aucun de ces hommes. Juste trois recrues fraichement émoulues des rangs de l'armée et à peine sevrées de leur instructeur. Face à eux une tueuse, qu'ils ne connaissaient pas, qui ne les connaissait pas. Mais qui savait tuer, elle l'avait déjà prouvé un étage plus haut. Une main de maître. Une théorie infaillible contre une expérience sans faille, quel parti s'en sortirait la main haute ?
Il ne s'agissait pas cependant de se faire confronter ces quatre jeunes gens mais de voir comment ils survivraient, plongés qu'ils étaient dans la tourmente qu'isl percevaient à peine.

Un cri s'éleva, suivi d'un autre, teinté de gémissements. On avait trouvé le corps, pourtant personne ne descendit les escaliers, pas plus qu'on ne les gravit.
La présence de la tueuse était maintenant sue de tous, les trois agents s'animèrent légèrement, dégainant chacun une épée courte ainsi qu'une dague pour l'un d'entre eux.Ils se déployèrent dans tout l'espace nécessaire, scrutant de leurs yeux le couloir qui donnait à l'escalier.

A l'étage l'un des deux survivants, celui qui n'était pas resté tétanisé devant le cadavre de son camarade, s'en fut en courant vers le bureau d'Astaldo.


Tu peux :
Attendre que les agents se rapprochent.
Passer le long du mur porteur (partie la plus éloignée de l'entrée).
Passer par le centre de la pièce.
Passer par le côté le plus proche de l'entrée.
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Vieux 08/09/2005, 03h03   #55
Zéphirah de Melandis
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[Quête : le châtiment de l'Aube]

lieux : rez-de-chaussée

Ce n’était pas la première fois que la voleuse se retrouvait en si mauvaise posture, à danser, narguant sans cesse le danger, sur le fil de la mort. Son regard vola vers le l’extrémité du couloir, ou elle apercevait l’entrée. Elle se figea lorsqu’elle perçut le bruit caractéristique de plusieurs lames tirées de leur fourreau.

Au pied du mur, elle fut tout autant consciente des bruits de pas précipités du premier étage, baignée dans une agitation qui ne semblait pas avoir de source. Ses deux chères valdris au clair, cape rabattue derrière les épaules, elle se déplaça enfin le long du mur opposé à l’entrée, de sa démarche vive et fluide.

Dépouillée de toute peur, elle apparut enfin dans la lumière, découverte mais découvrant aussi ceux qui lui faisaient face, la pièce dans son intégrité.

Les trois agents s’étaient postés de part en parts de la pièce, dans une attitude défensive, prêts à combattre chèrement pour leur vie. Des réflexes dignes de leur enseignement dans l’armée.
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Vieux 08/09/2005, 13h26   #56
Astaldo tarkil
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

lieu : le rez-de-chaussée.

Les trois agents ne cillèrent pas à l'apparition de la tueuse. Conscient de leur infériorité, de leur supériorité ? Ou tout simplement appliquant une botte apprise ensemble, ils se ruèrent comme un seul homme sur Zéphira.

L'un d'eux arriva de face, chargeant de tout son poid, tandis que les deuts autres approchaient vite mais guettaient la moindre faille, le moindre faux pas, la moindre faute d'inattention.


lieu : le deuxième étage.

L'un des deux rescapés de la première attaque de la tueuse arriva en nage devant la porte du bureau d'Astaldo. Ses trois camarades le laissèrent tambouriner et s'égosiller à la porte mais, à leur grande surprise, cette dernière s'ouvrit et leur chef apparut, les invitant à entrer.

Allons bon, que diable signifie cette agitation ?

On nous attaque ! On essaie de délivrer les prisonniers, ils ont déjà tué Garht et...

Le sang ne fit qu'un tour dans les veines d'Astaldo, ce n'était pas cette équipe de bras cassés qui défendrait les SRL, pas sans encadrement tout du moins. Et il n'avait aucune envie de rester pour voir la réaction de ses invités et leurs amis.

Ne vous en faites pas, je prend les choses en main.

Méticuleusement il mit Aramis et les castors dans de petites cages qu'il distribua à trois des agents avant de se retourner vers le dernier.

Vous savez, tous autant que vous êtes, je ne vous ait jamais aimés.

Avant qu'il n'ait put répondre, l'homme se retrouva avec un coupe papier profondément enfoncé dans la gorge, s'effondra au sol au milieu de son sang et de grognement noyés par l'hémoglobine.
L'agent le plus proche n'eut pas le temsp de réàgir lui non plus, un des longs poignards de l'ancien marin le faucha en plein torse alors qu'il se retournait. Ses camarades lachèrent leurs armes et se ruèrent sur le traître mais ce dernier avait eu le temps nécessaire à se mettre en garde, son dernier poignard en main et son épée dégainée.
Cette dernière lui fut cependant arrachée des mains quand il fut plaqué au mur par un de ses adversaire. Peu importe il ne l'avait jamais appréciée. Reprenant prise sur son adversaire en l'aggripant fermement par les cheveux il lui sectionna la colonne vertébrale au niveau de la nuque avant d'achever le dernier agent, resté trop près du combat.
récupérant ses longs poignards et ses familiers, Astaldo dispartu d'un pas rapide et sortit du bâtiment par une porte que peu d'entre eux connaissaient.
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Vieux 08/09/2005, 23h55   #57
Zéphirah de Melandis
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

lieux : rez-de-chaussée

Pourquoi aucun gardien n’était descendu voir, après les cris qui avaient retentis du premier étage, quand on avait découvert le corps encore chaud d’un agent ?

Méprisante, Zéphirah attendit que le premier agent, celui qui la chargeait sans une once de fureur visible, s’approche suffisamment d’elle avant d’agir. Jambes fléchis, elle esquiva souplement le premier coup porté, désorienta son adversaire en se réceptionnant à sa gauche tandis qu’il frappait à droite, et d’une fulgurante détente du bras, entailla profondément sa gorge de sa Valdris. Il s‘effondra sans une plainte, devant un autre agent qui ne tarda pas à prendre sa place.

Le troisième, dont les yeux suivaient fiévreusement le combat, tentant d’y déceler une faille pour y coincer l’elfe, gagna du terrain en se mettant presque à sa portée. Il recula précipitent lorsqu’une valdris faillit bien lui cisailler le torse.

Rompue à ce type d’exercice, Zéphirah restait sans cesse en mouvement pour qu’aucun des deux ne parvienne à l’acculer contre un mur, ou elle serait une proie facile.

Des bruits d’en haut éveillèrent ses craintes et la poussèrent à agir vite ; tout ce remue ménage lui paraissait de mauvaise augure…
Avec une fureur mal contenue, elle se défendit comme elle pu contre les assauts parfaitement synchronisés des deux hommes, attaquant de concert. L’homme à la dague parvint à lui flanquer un coup du pommeau à l’épaule tandis que l’autre revenait à l’assaut de son épée.
Ignorant la douleur, elle se fendit vers l’extérieur et para à droite. Le tranchant glissa le long de la lame jusqu’à la garde et se planta de part et d‘autre de son cou, les pointes à peine mais suffisamment enfoncées pour susciter une série de hurlement de sa part.

Apercevant le moribond expier dans son propre sang, l’agent, le seul en vie à présent, se précipita sur la voleuse qui, en parant la force brute de son adversaire, trébucha sur les jambes inertes du mort et s’étala au sol. Profitant de l’aubaine, l’homme abattit sa lame à plusieurs reprises, espérant atteindre cette dernière, une joie sauvage dans le regard.

Souple comme une liane, elle esquiva et roula sur le sol, hors de sa portée, et se releva d’un bond agile, entourant de son bras le cou de l’homme, appliquant sur celui-ci la pression d’un étau qui fit craquer tous les os, broyés, éclatés un par un. Ce dernier n’émit pas une plainte, et lorsque l‘elfe le relâcha sans ménagement, il retomba durement sur le sol comme un pantin. Sans perdre plus de temps en fouille, de nouveau passive et froide, elle se dirigea avec vigilance vers le rez-de-chaussée, laissant les corps là ou ils avaient chu.
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Vieux 09/09/2005, 13h15   #58
Astaldo tarkil
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

lieu : le rez-de chaussée.

C'est un Astaldo furieux, les bras encombrés de ses cages à animaux, qui fit irruption sur les lieux du carnage au moment même où Zéphirah se dirigeit vers le dernir escalier. Tout chef des SRl qu'il était il avait complètement oublié que la porte secrète était fermée pour cause de maintenance.
Haussant un sourcil devant les trois macchabées et leur assassine, il lança à cette dernière un sifflement admiratifo-séducteur avant de se diriger vers la sortie sans se presser.

Zéphirah faisait face au dernier couloir, qui plongeait droit sur un étage souterrain richement décoré. Officiellement c'était les appartements des membres importants, mais plus sérieusements ces jolies portes cachaient d'effroyables cellules. Les bruits du combat précédent avait alertés les agents surveillant celle d'Agrippa et de Mornagest, ils avaient jeté en travers du couloir une commode et deux chaises, se tenant de part et d'autres dans l'attente de la tueuse.


Tu peux :
T'attaquer enfon à la dernière ligne droite.
Tenter d'appréhender Astaldo.
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Vieux 11/09/2005, 23h33   #59
Zéphirah de Melandis
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

lieu : le rez-de chaussée.

Un frisson la traversa tandis qu’elle franchissait le couloir de son habituel pas rapide et gracieux, malgré l’exaltation procurée par un combat féroce. Un frisson qu’elle ressentit tout à fait. Le sifflement qui en suivit acheva de la mettre sur ses gardes. Elle se retourna brusquement, une valdris déjà levée contre l’éventuel agresseur. Que le luxueux couloir soit vide l’inquiétant d’autant plus, et pourtant, elle reconnut le bruit d’un pas, venant du rez-de-chaussée, qui s’éteignait peu à peu. Personne ne la filait, et même au contraire, tout semblait se mourir ici, laissant dans son sillage un silence oppressant, comme celui d’une ville fantôme.

Rabattant sa capuche sur sa tête, empêchant ainsi que l’éclat intense des chandelles ne se répande sur son ondulante chevelure, elle reprit machinalement sa progression.
Pourtant, devant une porte, un dernier obstacle se présentait à elle. Trois des hommes étaient restés de gardes, ce qui signifiait naturellement qu’elle était proche du but, mais que sa présence n’était pas encore connue de tous.
Lorsqu’ils la remarquèrent, ils jetèrent au milieu du couloir un meuble et quelques chaises, puirent se mirent en gardes, restant sur leur position. La voleuse, qui avait déjà tout vu, ressentait une certaine lassitude à affronter de jeunes recrues conditionnées, d’horribles fantoches à la merci d’un destin sans saveurs, et qui les condamnait. Comme certains les appelait, de la chair à épée…

D’un geste aussi fulgurant que brutal, elle arracha Veldriss à son fourreau, sanglés sur sa cuisse, à la base de sa botte, et la lança sur le garde du centre. Elle ne pu profiter de l’enchantement de la dague, qui lui aurait fait retrouver quelques forces, mais elle se reput des exclamations horrifiés de ses camarades, soumis à la torture que suscitait cette vision.
Tout juste remis de ce prélude, leurs instincts guerriers reprirent le dessus en même temps que leur fureur. Un terrible fureur… celle qui occulte toute raison. Leurs épées se levèrent de concert tandis qu’elle escaladait l’obstacle, se réceptionnant d’une simple roulade entre eux.

Les épées sifflaient à ses oreilles dans leur enchaînement gracieux, entre le choc des lames et les danses guerrières, dans une continuité seulement rompue par le trouble jeux de la voleuse. Elle n’était jamais là ou chaque épée frappait, se servant de la mêlée pour disparaître dans un angle et ressurgir dans l’autre. D’une extrême efficacité, ses feintes déstabilisaient l’adversaire, qui se révélait assez coriace. Elle joua de l’éclat d’une lame pour tromper son adversaire et ressurgir dans son dos, une valdris partiellement enfoncée, mais le second garde, qui se trouvait derrière elle, profita de l’instant pour l’atteindre de la pointe de l’épée, et zébra profondément son dos, ou le peu de sang versé coagula. Un gémissement lui monta jusqu’aux lèvres, et instantanément, elle se retourna vers son agresseur, bloquant de ses valdris entrecroisées une attaque sournoise qui manqua la couper en deux. L’épée prise dans l’étau de fer lui fut arrachée des mains, et retomba non loin, derrière Zéphirah.

Ses valdris se croisèrent de nouveau, cette fois sur la gorge tendre de l’homme en un simulacre de décapitation. Le sang versé imprégna rapidement le tapis pourpre et moelleux d’un cercle rouge plus profond et grandissant, et souilla les bottes de l’elfe.
Elle récupéra sa dague enchantée, plantée entre les yeux du premier garde, et la remit au fourreau.
Toute se attention se porta à présent sur la porte autrefois si bien gardée.
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Vieux 12/09/2005, 02h18   #60
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

Cela faisait maintenant cinq bonnes minutes que Mornagest et Agrippa s'étaient dressés, l'oreille attentive, pour essayer de donner un sens au remue-ménage qui avait lieu en-dehors de leur cellule.

Des interpellations, des cris, et même des bruits de combat semblait-il... Un espoir fou s'empara du prêtre.


-C'est peut-être pour nous qu'on vient. Votre agent nous a probablement localisé, murmura-t-il dans un souffle pour ne rien perdre des sons étouffés qui leur parvenaient.

Devons-nous nous manifester? Comment nous retrouvera-t-il sinon? Il doit y avoir un nombre effrayant de cellules dans cette prison...


Agrippa n'osait pas trop croire à une éventuelle libération; il savait que la déception serait encore plus cruelle si son espoir s'avérait falacieux.
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Vieux 14/09/2005, 23h04   #61
Zéphirah de Melandis
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

Zéphirah passa une main sous les replis de sa cape, et en sorti plusieurs clés, dont une, elle le savait, ouvrirait les cellules.
Comme elle allait vers la première cellule, l’une des rares qu’on avait fermé à clé, son geste resta en suspend. Elle envisagea avec la plus extrême prudence de garder une valdris, au cas où on lui aurait tendu un piège. Car si son arrivée semblait les avoir prit au dépourvu, il ne fallait pas écarter, qu’en toute éventualité, ils s’attendaient à de la visite. Garder emprisonnés de pareils hôtes n’était pas sans risques.

Il lui sembla entendre des voix étouffées venant d’une cellule du fond. La cloison des portes, qui était très épaisse, ne laissait presque rien filtrer, et le seul moyen d’en juger le contenu était de le vérifier soi-même. Avec un grincement de mécanisme rouillé, le verrou glissa. La lourde porte, qu’il était si dure de faire bouger, grinça sur ses gonds, et Zéphirah l’ouvrit tout juste assez pour y glisser sa frêle silhouette.
Deux hommes se tenaient debout dans l’enclos. Au premier coup d’œil, elle reconnu d’emblé le haut conseiller Mélandien, que pourtant elle n'avait jamais vu. Et alors, seulement après les avoir tous deux observé, avec une attention non feinte, elle se hâta de leur dire ;


« Sortons d’ici, et vite ! Le temps n’est pas aux présentations, mais comme vous devez fort vous en douter, je n’ai pas de mauvaises intentions à votre égard… »

Pour le moment...

Elle fit de nouveau gronder la porte et l’ouvrit en grand, jugeant inutile de s’attarder en ces lieux.


« Je n’ai pas eu le temps d’approfondir ma visite, je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où sont vos armes. »
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Vieux 14/09/2005, 23h47   #62
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

Jamais Agrippa n'aurait pensé que la vue d'une mélandienne couverte du sang de ses victimes ne lui procurerait une sensation de plaisir aussi forte.

*Libres! Gloire à toi, Dénéir, qui n'abandonne pas si facilement à leur sort ceux qui ont dédier leur vie à ton service,* pensa-t-il.

Il allait donc vivre, et Mornagest également.

L'Ambassadeur mélandien était sorti le premier de la cellule, et contemplait d'un air appréciateur les cadavres sans vie des agents tombés sous les coups de Zéphirah. Il ne put s'empêcher d'émettre un sifflement appréciateur.

Le trio se dirigea vers la sortie, mais arrivé au pied des escaliers, Mornagest s'arrêta brusquement. D'un geste autoritaire, il fit signe à son agent de garder l'entrée du bâtiment, et monta quatre à quatre les marches vers les étages. Deux minutes plus tard, il revint avec une épée dans une main et le bâton de clerc d'Agrippa dans l'autre.


-Ceci vous appartient, il me semble...

Sans un mot supplémentaire, il s'élança vers la sortie, talonné par le clerc et la voleuse. Le groupe s'enfonça rapidement dans l'obscurité des petites ruelles désertées à cette heure de la nuit, et ne s'arrêta qu'une fois en sûreté sous un porche à quelques rues du siège des SRL.

-Votre excellence, permettez-moi de vous avertir, commença Zéphirah... A mon arrivée à Luménis, j'ai eu l'occasion de recueillir des informations sur le complot dont vous avez été la cible... et des Mélandiens sont impliqués dans l'affaire. Il n'est pas sûr pour nous de retourner pour l'instant à l'Ambassade.


En quelques minutes, Zéphirah relata à son supérieur ce qui c'était passé à la Taverne de la Bienveillance. Après une courte discussion, il fut décidé de se rendre dans le quartier des Docks, de manière à ce qu'Agrippa puisse récupérer les effets qu'il avait laissés dans sa chambre, et de pouvoir rechercher des informations dans les auberges louches qui abondaient sur le port.
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Luménis, ville de Culture et de Lumière
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Vieux 02/10/2005, 22h15   #63
Ben-jXX de Melandis
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En provenance de l'ambassade de Melandis [quête: le châtiment de l'Aube]

Ben-j n'eut pas le temps de se perdre dans la ville qu'il se trouvait déjà devant l'imposante bâtisse des renseignements lathandriens (par chance le bâtiment ne se trouvait pas loin de l'ambassade de Mélandis).

Bien qu'imposant, la bâtisse restait discrète, voire banalisée (aucune devanture, aucune inscription sur la porte), de ce fait, Ben-j ignorait si le lieu était tenu secret ou non.
De toute façon, ce bâtiment ne trompait plus personne, quand Ben-j avait demandé à un passant son chemin, ce dernier lui avait répondu:

"les renseignements lathadriens? C'est facile! Vous prenez la deuxième à gauche, vous ne pouvez pas vous tromper, c'est le grand bazar en face de vous où l'on voit entrer des gens avec des gardes et qui ne ressortent jamais"

Ne sachant pas quelle stratégie adopter, Ben-j décida d'entrer dans la bâtisse et de demander franco où était l'ambassadeur.

Après avoir "transformé" sa toge de moine en banale tunique, Ben-j pénêtra dans le hall. Par chance, la porte n'était pas fermée. Au moment où il commença à inspecter, un mage se téléporta devant lui et lui demanda avec un ton "on ne peut plus hostile" ce qu'il venait faire dans ces lieux.

"Je viens de faire toute la ville pour trouver l'ambassadeur de Mélandis et on m'a dit qu'il était retenu ici. Voyez-vous, je suis un commerçant import-export et je viens apporter à son excellence l'ambassadeur les capes de soie qu'il m'avait commandé."
Et Ben-j de son air le plus niais possible exhiba au mage deux vulgaires étoffes trouées, une bleue et une rouge.
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Téléchargez donc ce superbe perso pour BG2.
Mon vrai moi...
... et mon moi RP
Pour faire parler Ben-j en RP: salmon (comme le poisson)
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Vieux 03/10/2005, 00h00   #64
Agrippa, Dignitaire de Lumenis
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[Quête : le Châtiment de l'Aube]

Le mage affecté à la garde du siège des SRL eut un rictus de mépris pour la tentative de Ben-j de justifier sa présence. Et la journée précédente avait été assez éprouvante pour tout le monde pour que le mage ait envie de passer sa frustration en s'exerçant sur le Mélandien.

-Ne me racontez pas d'histoires... si vous étiez réellement marchand, vous n'auriez pas pris le risque de montrer votre tête ici. D'ailleurs je serais curieux de savoir comment vous avez appris que l'ambassadeur avait été retenu ici.

Ben-j commençait à se demander s'il n'avait pas poussé sa chance un peu trop loin. Heureusement pour lui les circonstances jouèrent en sa faveur. Un deuxième homme apparut dans le dos du mage, vêtu des mêmes habits, mais portant une broche sur sa robe. *Un insigne d'officier*, pensa Ben-j.

-Laisse, Arkan. Ce "marchand" m'intéresse. Je me demandais justement combien de temps nous aurions à attendre l'apparition d'agents mélandiens...

Il reprit après une pause, s'adressant cette fois-ci directement à Ben-j.

Puisque vous en savez aussi long , vous devez bien être également au courant des circonstances troubles de la disparition de l'ambassadeur. Un coup d'Etat a été tenté au cours des dernières quarante-huit heures, et a échoué, mais les forces loyalistes ont subi de lourdes pertes, notamment ici, au siège des SRL. Parmi ces pertes se trouve malheureusement le Haut-Conseiller Garfield. Nous sommes toujours à la recherche de son corps dans les décombres fumantes d'une villa du disctrict sud.

Ben-j sentit qu'il fallait profiter de l'humeur de l'officier-mage pour jouer franc jeu... jusqu'à un certain point.

-Vous avez raison, je ne suis pas marchand. Veuillez me pardonner pour ce stratagème... mais être Mélandien n'est pas très bien vu dans votre cité. Je suis envoyé par l'ambassade pour retrouver et secourir l'ambassadeur. Vous comprendrez maintenant d'où je tiens mes informations. Puis-je espérer d'autres renseignements pour me permettre de remplir ma mission?

Il lui en coûtait d'être aussi poli avec un Luménien, mais tel était le prix à payer pour retrouver ce satané ambassadeur. L'officier fronça les sourcils, et examina encore le Mélandien avant de se décider à répondre.

-Aux dernières nouvelles, un carnage a eu lieu à la taverne de la Bienveillance. Et l'on vient de me rapporter que des troubles ont été signalés dans le district est... Chez les Ilmates, à ce qu'il paraît. Voilà tout ce que je sais.