Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
 

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Le port de Melandis Aussi immense que tumultueuse, la rivière Houleuse serpente au travers de Melandis, si bien que peu à peu un quartier portuaire s'est formé. Au départ, ce n'était qu'un regroupement d'entrepôts entourant les quais, mais le quartier commerçant s'est développé non loin de lui, et désormais, l'activité y est bourdonnante. Toutefois, dans certaines ruelles, les brigands attendant impatiemment le voyageur inconscient, et mieux vaut ne pas s'éloigner des artères principales...

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Vieux 12/09/2004, 22h00   #1
Walar, Patricien de Melandis
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Par défaut [Lieu-dit] Le quartier populeux et les quais

Bien que loin d’être gigantesque en superficie, le port de Melandis a profondément modifié un ancien quartier bourgeois de la ville, jusqu’à le transformer en un lieu sordide et glauque, qui ne s’apparente même plus à des docks traditionnels. De vastes jardins fleurissant ont été rasés pour faire place à des ensembles de bâtisses vétustes de bois pourri. Les gens du peuple appellent plus communément cette zone putride la Gangrène, notamment parce que c’est presque toujours de cet espace souillé par le vice que les épidémies débutent leur macabre moisson de vies.

Cet infect quartier populeux est rempli de tavernes et d’horribles tripots servant aux marins de passage. L’important trafic fluvial le long de la Houleuse, l’immense fleuve serpentant au travers des Terres du Chaos, contribue à animer en permanence ce quartier dévasté par la corruption. On y croise sans arrêt maisons closes et diseuses de bonne aventure, bâtissant leur fortune sur l’esprit des marins superstitieux. Il n’y fait vraiment pas bon vivre. D’abominables effluves nauséeuses envahissent les ruelles sordides, relents des immondices jetées dans la rivière et ramenées par le ressac contre les rives ; et bien souvent, la Houleuse se déchaîne et dans un brusque déferlement de colère ravage le district mal protégé. D’énormes gerbes d’écume se déversent avec fracas sur les frêles habitations de bois, emportant tout sur leur passage.

Les maîtres de ce lieu désolé sont des gangs de pirates et autres contrebandiers spécialisés dans la fraude et le marché noir. Bien souvent le conseil Melandien aide un clan à prendre le dessus sur les autres de façon à pouvoir quelque peu contrôler les transferts portuaires de l’ombre. Les pots-de-vin règnent encore plus ici qu’en tout autre endroit de la cité du Chaos.

Cet antre de la malséance et de l’insalubrité est également le temple des plaisirs interdits et de la débauche pour toute une partie de la noblesse Melandienne. De nombreuses sectes plus ou moins extravagantes se réunissent fréquemment à des heures vespérales dans les caves fétides et inoccupées de bâtiments délabrés. Là, d’atroces cérémonies sont perpétrées et des scènes d’orgies libidineuses emplissent le mutisme terrifiant de leurs éclats, bravant la moindre notion de vertu. Il est même déconseillé de se balader dans ces rues pestilentielles le soir, sous peine de se voir devenir l’involontaire victime d’un sacrifice cabalistique. De mystérieuses soirées sont organisées, dans lesquelles les invités sont munis de masques dissimulant leur visage pervertis par la dépravation, et des rituels maudits sont pratiqués dans le simple but de divertir les riches débauchés.

Quant aux quais, ils sont bordés par une route aux pavés délogés qui n’a pas été épargnée par le vice du quartier. De nombreux navires y sont amarrés, mais l’on remarquera qu’ils sont tous gardés par des mercenaires armés jusqu’aux dents. Les eaux de la Houleuse sont plus calmes dans le port grâce à d’importants travaux qui ont permis la création d’un immense bassin légèrement en périphérie du fleuve, et donc en retrait des vagues et courants dévastateurs. Il n’est pas rare que les autorités Melandiennes désirant se débarrasser d’un capitaine un peu naïf lui donnent une place non protégée, le lendemain la place est bien souvent à nouveau libre. De petites constructions en pierre parsèment les docks, il s’agit des sinistres repères des contrôleurs des taxes Melandiens, qui n’hésitent pas à s’inviter par surprise sur les bateaux de capitaines véreux.

La plupart des Talosiens n’imagine même pas les infamies qui sont perpétrées dans ce quartier infect, cependant le simple fait que les mendiant le désertent comme ils le peuvent devrait les aiguiller vers la sombre réalité…


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Vieux 01/09/2005, 18h36   #2
Bouliiar, Patricien de Melandis
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Venant de la Grotte d'Elfwood

Les maisons du quartier marchand, bien ordonnées et propres, avaient laissé place aux masures des quartiers du port. Elles n’atteignaient pas l’état d’insalubrité des taudis des bas quartiers, mais les bruits et les odeurs de poisson mal séché se disputaient le peu d’air respirable avec les relents de varech et d’iode venant de l’océan proche. L’état même du sol des rues n’était guère ragoûtant, mais tant qu’on n’y regardait pas de trop près et qu’on faisait attention à ne pas glisser sur une chose inconnue et immonde, cela pouvait aller. Bouliiar ne trouvait pas l’endroit fort approprié pour le flânage, mais à Mélandis cela valait un autre endroit.

La scène qui avait révolté Lies l’intrigua. Le chien, couinant et jappant, se tortillait sur le sol, cherchant à s’échapper de la ruée de coup que l’homme lui assenait, avec une force décuplait par la colère.


« Tu as raison, apprendre à être aimable lui ferait le plus grand bien. »

Tournant la tête de droit et de gauche il découvrit ce qu’il cherchait : une petite fille qui observait la scène, appuyé contre un mur et les larmes aux yeux. L’indiquant à Lies, il s’approcha de la petite avec un sourire rassurant sur le visage.

«Bonjour petite, comment tu t’appelles ? »

L’enfant sursauta, ne l’ayant pas vu approcher. Elle eu l’air déconcerté, ne sachant pas qu’elle conduite adopté, sa maman lui avait bien dit de « faire attenzion aux zétrangers » mais le monsieur et la jolie dame qui l’accompagnait n’avaient pas l’air méchant. Son regard fut à nouveau attiré vers l’homme et le chien lorsque ce dernier hurla de douleur.

« - Marina.
- Bien Marina, c’est ton chien là-bas ?
- Oui ! Z’est Zata, il est très zentil.
- Pourquoi cet homme le bat-il ?
- Z’est Udrick, z’est un mézant !! Maman veut que je l’appel popa mais z’est pas mon popa ! Mon popa il est zur un grand bateau. »

Bouliiar lui sourit, lui essuya une larme et se tourna vers Lies. Le visage angélique de la vampire saurait bien réconforté l’enfant. Et visiblement Marina aimerait beaucoup jouer à la poupée …

[HRP : ne t'inquiète pas pour ton retard , j'étais pas là alors ... ]
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Vieux 13/09/2005, 18h40   #3
Lies de Lumenis
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La Vampire sourit de toutes ses dents avec un air carnassier. Se tournant vers la fillette, elle reprit d'une voix mielleuse arborant une expression adoucie.

- Bonjour Marina, je m'appelle Lies. Est-ce que tu voudrais que ton... "faux pôpa" arrète d'embèter ton petit Zata?
- Oh... Vous pourriez faire zela Madame? Vraiment???
- Oh oui zet... hum... ET bien plus ma petite... Elle fouilla dans une sacoche où s'entassaient des poupées aux allures multiples, belles ou hideuses, détaillées ou vulgaires avant de s'emparer d'une minuscule poupée de chiffons à l'air plutôt piteux et la tendit à l'enfant. Tu vois cette poupée Marina? Elle s'appelle Udrick, oui comme cet homme abjecte... Dans quelques instants ce manant tombera au sol, raide mort, sans que personne ne sache pourquoi, alors cette poupée s'animera, prison et gardienne de l'âme de ce monstre si tant est qu'il en ait une... Dès lors tu pourras venger Zata tout ton saoul et lui faire endurer mille tourments...

L'enfant regardait la poupée d'un air sceptique et hésitant, puis comme on approche un chien qui grogne, elle s'en empara en fixant la dame vampire qui lui sourit doucement.

- Bien Marina, très bien, tu as fait le bon choix... Maintenant reste à l'écart et profite bien de ce cadeau que nous te faisons.

Lies se redressa et d'une démarche espiègle se dirigea vers l'homme, avant de le bousculer alors qu'il invectivait le pauvre animal. Après quelques insultes bien senties il reprit ses violences, tandis que la vampiresse s'éloignait, un sourire aux lèvres, une dague dans une main et une mèche de cheveux crasseux dans l'autre. Suivie de près par Bouliiar, elle s'enfonça dans une ruelle sombre et de sa sacoche sortie une autre poupée pareille à celle donnée à l'enfant.

- Cet hideux morceau de tissu lui ressemble ne trouvez-vous point? Et tous deux sourirent. D'une main habile, elle cousit les cheveux sur la poupée, dégaina sa lame et d'un geste, sans laisser apparaitre la moindre hésitation, le moindre remord, planta la lame dans ce qui faisait office de gorge sur la petite figurine. Au loin ils purent entendre l'agitation de la foule, et la rumeur d'un homme mort sans raison apparente fit vite le tour des docks, certains fous pensaient d'ailleurs déjà à la peste. Les deux comparses se sourirent, avant d'abandonner le bout de chiffons sur le sol crasseux et de reprendre leur route...

[HRP : désolée pour le temps de réponse, j'étais indisponible et en manque d'inspiration ]
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Vieux 20/09/2005, 18h26   #4
Bouliiar, Patricien de Melandis
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Bouliiar et Lies continuèrent à marcher dans le port, leur poupétisation les avait mis de bonne humeur. Ils discutaient joyeusement, Bouliiar racontait des histoires plus ou moins drôles à la vampire qui laissé échapper de temps à autres un rire cristallin.

Puis la conversation retourna sur la boutique, et Bouliiar lui rapporta les différentes ventes de la journée. De fil en aiguille ils reparlèrent de la poupétisation et déplorèrent l’heure tardive, seul quelques ivrognes et malandrins circulaient encore dans les rues, qui les empêcher de trouver des clients …

Le spectacle qu’ils offraient alors devaient être intrigant : un homme au riche habit rouge écarlate visible comme un phare au milieu de la nuit qui devisait insouciamment dans un des quartiers les plus mal famés de la ville avec une magnifique dame richement habillée également. C’était cette tranquillité dans la démarche qui avait pour l’instant retenu dans l’expectative les deux tires bourses qui les suivaient depuis quelques minutes. Certes ils ressemblaient bien aux autres têtes en l’air arrogants qu’ils avaient déjà détroussé au recoin d’une ruelle, mais il émanait d’eux un je ne sais quoi de malfaisant et de dangereux qui correspondait mal avec leur attitude.

Se décidant enfin ils passèrent à l’action : le plus grand, un demi-orc particulièrement silencieux, commença à s’approcher de Bouliiar par derrière, reconnaissant un mage quand il en voyait un et estimant qu’il était la plus grande menace. L’autre, un homme plutôt chétif, contourna un bâtiment furtivement pour dépasser les deux promeneurs et s’embusquer dans un recoin d’ombre. Quand Lies et Bouliiar arrivèrent à son niveau il bondit de sa cachette en les menaçant de sa dague. Le demi-orc lui s’était assez rapproché pour coller sa propre dague sous la gorge du mage tandis qu’il pressait une épée courte dans son dos et chuchotant à son oreille :


« Pas de magie, sinon … » La reste de la menace étant implicite, l’autre voleur enchaîna.

« Donnez-nous votre or et les bijoux de la femme et nous ne vous ferons aucun mal, où alors nous les prendrons nous-même sur vos cadavres … »

Bouliiar et Lies furent surpris de cet interruption dans leurs conversations mais pas plus effrayés que si des mouches les avaient assaillis, ce qui mis d’autant mal à l’aise les deux détrousseurs.

Le sorcier rouge se concentra et, brusquement, le demi-orc dans son dos s’écroula, laissant son long bras sur l’épaule de Bouliiar qui le repoussa dédaigneusement. Les sorts de sommeil étaient très efficaces sur ces petites frappes… Lancer ses sortilèges sans mouvements ni sons avaient certains avantages indéniables, comme l’air de surprise qu’affichait à présent l’homme. Surprise qui se mua en terreur quand Lies, voyant que son compagnon n’avait rien, lui sourit en dévoilant ses deux crocs de vampires. Paniqué il recula et trébucha, tombant par terre et lâchant sa dague au passage. Les deux « innocents » promeneurs s’avancèrent avec un bel ensemble vers lui.


« Je te laisse celui-là Lies ? Je crois qu’il y a une taverne pas trop malfamée pas loin, nous pourrions aller y « consommer » quelque chose. A moins que monsieur veuille être un client … »

Le mage sourit à la vampire, peut-être que la soif battrait le mercantilisme de vitesse …
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Vieux 24/09/2005, 00h09   #5
Mornagest, Grand Gourou
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Les nuits étaient fraîches en cette saison, au port, constamment embrumé dès la tombée de la nuit. Les ruelles, déjà sombres, n'étaient guère rassurantes, enveloppées dans ce linceul impalpable mais bien réel. Ce qui faisait l'affaire des nombreux roublards opérant en ces lieux, de toute heure, avec une évidente préférence pour les sorties nocturnes.

Cette nuit, particulièrement, était propice aux activités louches et peu recommandables. Une nuit de pleine lune, qui, malgré sa clarté presque éblouissante en temps normal, ne parvenait qu'à peine à percer l'épaisse couche d'eau condensée qui flottait mollement au-dessus du sol.

Le clapotis des eaux vertes était à peine audible, sur cette partie des quais, un peu en retrait, presque au niveau des entrepôts. Le bruit de pas des dockers, travaillant de nuit, était nettement dominant. Ainsi que la sempiternelle odeur de gnôle qui les accompagnait partout où ils allaient.

Un éclaboussement sonore interrompit leur tâche. Une caisse qui tomba à l'eau ? Un ivrogne qui n'avait pas vu la bitte d'amarrage ? Ou un cadavre jeté en pitance aux poissons peuplant la grève ? Sans doute ne le sauraient-ils jamais.

En revanche, le lendemain matin, les gardes du port trouvèrent un bien vilain spectacle : un cadavre fraîchement plongé, avec, comme particularité, qu'il n'avait plus ses organes vitaux sur lui. Le reste semblait intact, malgré son petit séjour en eaux troubles...
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Vieux 24/09/2005, 18h33   #6
Ghuldrir
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Le garde fut appelé au petit matin pour examiner les restes, déjà en cours de décomposition, du cadavre repêché quelques heures auparavant.

De fort mauvaise humeur depuis cette recrudescence de meurtres mystérieux, Ghuldrir trouva rapidement les lieux du crime : un attroupement de curieux s'était formé depuis belle lurette.

Il écarta avec force, mais sans ménagement, les badauds, leur intimant l'ordre de dégager la place le plus rapidement possible.

Cela étant fait, il contempla longuement la loque décharnée qui gisait sur les pavés de la jetée. Difficile de croire que vingt-quatre heures plus tôt, cette infâme bouillie était un homme plein de vigueur, comme l'attestaient ses dimensions herculéennes.

Perplexe quant au mobile de ce crime crapuleux, Ghuldrir nota l'absence complète de tous les organes, des plus vitaux aux plus accessoires. Qui pouvait bien avoir disséqué cet homme ? Et à quel dessein ? Le mystère n'était, lui non plus, pas près d'être élucidé...
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Vieux 01/10/2005, 18h17   #7
Lies de Lumenis
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Le jour se levait mais Lies n'avait aucune crainte grâce au collier protecteur que Bouliiar lui avait offert lors d'un précédent repas.
Ils se dirigeaient tous deux vers une genre de taverne quand ils virent deux hommes affairés sur le sol.
Bouliiar et Lies s'avancèrent un peu plus mais ils se mirent vite à suffoquer à cause d'une immonde odeur de sang et de poissons pourris. Enveloppée dans sa cape, le visage de Lies était à peine visible, mais si celui-ci l'avait été, on aurait pu voir une expression de surprise, de dégoût et à la fois d'amusement.

Elle regarda Bouliiar et, comme pour détendre l'atmosphère, elle lui dit :
"Vous croyez que les poissons ont encore faim? Ils ont eu un somptueux festin de rois hier, étions-nous le 1er Avril?"
Bouliiar semblait étonné par cette blague, Lies se demandait ce qu'il avait, était ce la faim? le dégoût? la soif? la fatigue? Elle ne savait guère.

"Bon et bien, que faisons nous à présent? Nous n'avons rien à faire ici puisque cette personne est déjà morte...".
Sur ce elle attendit que Bouliiar l'invite à aller prendre un copieux petit déjeuner avant de rentrer un moment au domaine histoire de reprendre des forces et dormir un peu.
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Vieux 24/10/2005, 16h03   #8
Bouliiar, Patricien de Melandis
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Quittant les gardes qui s’affairaient autour du cadavre, Bouliiar conduisit Lies à travers les ruelles embrumaient par l’aube naissante pour sortir du port. La taverne où le mage rouge avait décidé d’aller lui était inconnu : il en avait entendu parlé sans jamais s’y être rendu, on disait que c’était un endroit très fréquentable malgré son emplacement : la Taverne de la Gorgé d'Orge.
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Vieux 08/01/2006, 15h46   #9
Lies de Lumenis
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Une ombre noire passa le long du quai puis se dirigea vers un vendeur à l'étalage.
" Bonjour cher vendeur, belle soirée n'est ce pas? Je voudrais concocter un petit diner sur la terrasse, me conseillerez-vous une sorte de poisson?
Ah b'jour ma 'tite dame, c'est tit vrai qu'il fait beau ici ! Un beau poisson, v'dites? J'aurais bien un poisson dans le coin, une très belle pièce et pour pas chère ! C’est un beau poisson d'eau douce, doux au palet et agréable à manger avec des légumes, un bon 'tit repas en amou'eux."
Lies en prit pour nourrir toute la famille et se décida à prendre également de la saule et de la truite.

Plus loin, il y avait une sorte de marché, elle alla fouiller et y trouvât de belles toiles pour créer des rideaux : la boutique en avait besoin. Elle trouva également des petits pois, des haricots, des carottes et des flageolets pour accompagner le poisson de ce soir. Toute ravie, elle se dirigeait vers le
Domaine.
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Vieux 25/01/2006, 09h18   #10
Hugues de Breizh, Aventurier
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Alaster avait erré dans la ville à sa sortie de la taverne. Le froid mordant l’avait revigoré et il reprenait possession de tous ses moyens. L’inconvénient de la bière naine, c’est qu’elle laissait un goût pâteux dans la bouche. Mais notre homme était un habitué des tavernes, pour ses affaires bien entendu.

Finalement il trouva ce qu’il cherchait, non pas que ce fut dur de trouver le port de Mélandis, mais plutôt de se repérer dans tous ces ruelles sans issue, cul-de-sac et coupe-gorge.
Immédiatement, une odeur d’eau croupie l’assaillie. Mélandis était un port d’eau douce, la ville étant construite sur une rivière. Et le gros problème des ports d’eau douce, c’est la stagnation des eaux. Là, l’odeur était supportable, mais l’été, cela devait être une autre histoire.

Les bicoques qui composaient ce quartier tombaient lentement en ruine, rongées par la pourriture et l’humidité ambiante. Les pavés étaient plus ou moins désolidarisés et c’était le meilleur moyen de se briser une cheville ou un genou, voire les deux si on était chanceux.
Certains habitants erraient comme des zombies, à la recherche de nourriture pour remplir la marmite. D’autres pêchaient dans les flots malsains de la rivière.

S’approchant d’un quai, notre homme regarda s’écouler l’eau. Le débit n’était pas trop mauvais, mais les flots étaient chargés de déchets en tout genre. Ça et là des excréments flottaient accompagnés des déchets ménagers les plus courants, ici des morceaux de bois qui devaient provenir de l’amont, et tiens, un cadavre. La rivière servait donc à tout à Mélandis.

Alaster passa une heure à inspecter les quais, les pontons. Il regarda les navires être déchargés par les dockers du port. Ceux-ci étaient surveillés du coin de l’œil par de nombreux hommes en armes, preuve que la confiance régnait même dans ce quartier. Il hocha de la tête, apparemment satisfait de sa prospection.
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Vieux 31/01/2006, 18h45   #11
Nithep
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[Quête — Viscères à l'air]
Depuis la Mélandienne d'Argent, la documentaliste avait d'abord préféré un bain de foule par les quartiers miséreux, histoire de mieux s'immerger dans le milieu qu'elle souhaitait infiltrer. Elle remarqua rapidement une jeune fille l'air un peu perdu qui semblait attendre quelqu'un.
Elle l'examina avec le plus de discrétion qu'elle put et traversa une bonne partie de la zone du cimetière avant d'échouer dans les rues sales et humides du port. Elle bifurqua vers une escadre de ruelles sombres où personne ne semblait vouloir s'aventurer. Un silence de mort régnait sur ces lieux et seuls les embruns et les bruissement des oiseaux sur les toits se faisait entendre.
Avec cette odeur de marée qui emplissait l'atmosphère, les mouettes ne devaient pas être en reste ... c'est alors que Ni'Thep remarqua une chose incongrue : un corbeau au milieu des oiseaux blancs. Certes avec les fumeroles des brasiers qui consûmaient les carcasses de poisson il passait presque inaperçu mais il était bien là. Quand la jeune femme le fixa, il s'envola aussitôt.
Quelque chose clochait, c'était certain, les corbeaux affectionnent normalement les cimetières et préfèrent, sinon la solitude, la compagnie de leurs congénaires, sa présence au milieu des mouettes n'était ni naturelle ni rassurante. Quelqu'un, sans doute un métamorphe la suivait discrètement, mais qui savait depuis quand ... un serviteur de Cyric? Et pourquoi pas? Il y avait si longtemps qu'elle n'avait pas agi pour Talos qu'elle se demandait si ce dernier ne cherchait pas à faire oublier sa présence. Soit elle était suivie, mais cela ne saurait durer plus longtemps.


Essaie toujours de me suivre ...

Elle ramassa un pavé mal scellé, extirpa un petit morceau de fourrure poisseaux de sa bourse et révéla un subtil sourire.

Ni'Thep Amoûn ---> Ténèbres ---> Pierre

Le morceau de fourrure sembla se dissoudre sur la pierre et deux longues trainées de lumière noire diffusèrent dans un rayon de six mètres autour du morceau de roche, créant rapidement des entrelas d'ombre dégoulinant de fragments fibreux. Une sorte de sphère sombre envahit la ruelle, se reposant sur les murs et baignant toute la zone dans une sorte d'opacité totalement impénétrable. Rapidement, elle devint froide comme une lame de glace et un lourd silence envahit la ruelle.
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Vieux 05/02/2006, 18h30   #12
Beorn Devir, Patricien de Melandis
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[quête : vicères à l'air]

La documentaliste, ayant remarqué l'oiseau de l'elfe noir, sans en savoir pour autant ni la provenance ni le maitre, tenta par une tecnique très efficace de le semer... Si elle savait de quelle oiseau il s'agissait, elle aurait agit autrement. L'oiseau était habitué aux ténèbre, accompagnant son Maitre dans les globe de ténèbre que ce dernier invoquait grâce à ses pouvoirs raciaux. Il s'envola simplemant, prenant de l'ampleur afin de rapidement retrouver la documentaliste... De tous les oiseaux, les corbeaux avaient la meilleurs mémoir, et il avait pris son temps pour observer la jeune femme sous tous ces trait.
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Beorn Devir, Général du Chaos et tenancier de la boutique du dragon asthmatique
L'Encyclopédie de Toril, les druides
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#55F578 pour me faire parler

Chambre et Table d'hôte au Perigord
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Vieux 06/02/2006, 18h14   #13
Nithep
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[Quête — Viscères à l'air]

Un mouvement de fuite attira l'attention de l'oiseau, mais il eut à peine le temps de remarquer la cape noire et rouge qu'elle avait bifurqué dans le dédale de ruelles du port. Il fallait faire vite car elle se dirigeait droit vers les débarcadaires grouillant de monde et la repérer dans la foule serait sans doute plus délicat s'il la perdait un instant de vue.
Toutefois elle n'était pas très efficace ni discrète car elle bousculait les gens sur son passage et les cris de protestation des misérables qui trainaient leur peine dans les labyrinthiques rues du port attirèrent l'attention du corbeau.
Un cri retentit, suivi d'un borborygme écoeurant et des gémissements d'une voix de femme ...
Le corbeau ne voyant pas de sortie à la ruelle qu'il ne puisse surveiller, il se rapprocha et constata qu'une vieille était à genoux face au cadavre d'un vieillard qui venait de cracher tous les glaires sanglant qu'un humain puisse secréter. Il en avait sur les lèvres, le menton et son cou avait une couleur violacée ...
A genoux devant lui, la vieille femme pleurait toutes les larmes de son corps avec un gémissement presque éteint.
Si la jeune fille voulait faire diversion en assassinant un mendiant, c'était réussi ... et la ruelle se terminait par un embranchement, l'un partant au nord dans la direction du stadium, l'autre vers le sud, vers la rivière et le pont qui menait au quartier marchand ...
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Vieux 11/02/2006, 11h12   #14
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[Quête : viscères à l'air]

Le grand corbeau aux yeux bleus se retrouva devant un dilemme, Beorn lui avait dit de la suivre, mais là... Machinalement, comme une habitude de rentrer à la tour, le corbeau obliqua en direction du quartier marchand. Si elle était partie par là, tant mieux, sinon, il n'aurait rien de consistant pour son maître.
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Beorn Devir, Général du Chaos et tenancier de la boutique du dragon asthmatique
L'Encyclopédie de Toril, les druides
Statut: Etudiant donc...

#55F578 pour me faire parler

Chambre et Table d'hôte au Perigord
Beorn Devir est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 11/02/2006, 18h01   #15
Nithep
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[Quête — Viscères à l'air]

Le majestueux oiseau repris de la hauteur afin de pouvoir embrasser la vue, la population se faisait plus dense du côté des quartiers marchands, et il était fort possible que la documentaliste ait tenté de se fondre dans la foule ...

Cependant restée seule avec le cadavre, la vieille releva la tête. Elle regarda dans la direction de l'embranchement avec un air mauvais et secoua la tête, en se relevant à demi, ses yeux se plissèrent et sa peau se pigmenta doucement, tout en retrouvant une certaine tension qui fit s'estomper les rides. Ses cheveux gris se mirent à s'allonger et à se repigmenter, alors que les loques qui la vêtaient se reconstituaient pour former une parure certes usée mais plus neuve de vêtements rouges et noirs sanglés de partout.
Ni'Thep — car c'était elle — pfiffa dans la direction où était partie le corbeau, révélant de clinquants crocs et rebroussa chemin aussi rapidement qu'elle le put. Très vite elle chercha le refuge des ruelles afin de ne plus risquer d'être repérée par les airs.

A présent elle devait se rendre sur le port, plus précisément là on l'on avait découvert le corps flottant...


[Discrétion]
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