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Le Havre Bourgeois Parmi les riches quartiers de Melandis, il est un lieu où les grands de la cité peuvent se retirer en sécurité, loin de la tumultueuse agitation des quartiers commerçants. Au détour d'une rue, on peut apercevoir, derrière des jardins entretenus, une villa ou un cottage, propriété d'un notable mélandien. Seuls les privilégiés ont une demeure dans ce coin de tranquillité.
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| | #1 |
| Muloup Majeur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Au cœur du havre bourgeois, non loin de l’Antichambre du Conseil, se trouve une place carrée entourée sur trois côtés par de vastes domaines bourgeois et sur un côté par le Palais de Justice de Melandis, fraîchement reconstruit après sa destruction par les esclaves révoltés menés par le barde Taliesin. Comme pour la prison, le Grand Chancelier a voulu que le Palais de Justice rappelle la puissance du gouvernement. La grande porte, située en haut d’une volée de marche en marbre, est faite de chêne massif et est renforcée par des ornements de métal. Elle mesure presque 6 mètres de haut. La façade est 5 à 6 fois plus haute, et de grands vitraux mettant en scène Talos et l’armée écrasant les esclaves recouvrent la façade. Au sommet du bâtiment se trouve un beffroi dont la cloche sonne durant les exécutions publiques et pour indiquer le début et la fin d’une session de la cour. Le grand Hall mène aux différents bureaux et salles où siège la cour. Sa voûte est située à plusieurs dizaines de mètres de hauteur et il est entouré d’une galerie qui passe sous les imposants vitraux. En face du palais se trouve donc la place dédiée aux exécutions publiques de criminels et autres paladins. Sur l’imposante estrade de pierre située au centre de la place, on ne peut manquer les traces de sang séché laissées volontairement par les autorités pour rappeler qui est le chef. Non loin de là se trouve une potence, mais si des exécutions doivent se faire à la chaîne, on stocke dans les caves du Palais de Justice, le matériel nécessaire pour monter d’autres potences.
__________________ Duorok Gutrash, l'Orc pieux de Melandis. Rejoignez la guilde Zaefal ! Quête en cours: La Fin de la Suprématie (ainsi crâme, crâme, crâme, le temple de Talossounet !). |
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| | #2 |
| Chancelier de Melandis ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: octobre 2003 Localisation: Juste derrière vous, prêt à hurler BOUH !
Messages: 4 838
| La révolte avait échoué. Et ses auteurs allaient payer. Ils le savaient depuis le début, ils avaient pris le risque. Et ils allaient faire face à la justice mélandienne. Impitoyable. Le jugement avait été rapide, mais, contrairement à ce que l'on aurait pu croire, équitable. Les griefs étaient nombreux : certains esclaves avaient pillés des bâtiments, d'autres avaient purement et simplement assassiné d'innocents citoyens mélandiens, sans raison aucune. D'autres encore étaient coupables de crimes plus sordides encore, notamment, certains échappés de la prison de Melandis. Ces derniers allaient subir le châtiment le plus cruel. La torture était bien sûr au programme, notamment par fer rouge, écorchage, et autres activités dont raffolait la foule venue en masse pour assister aux exécutions. Celles-ci furent étalées sur plusieurs jours, tant les coupables étaient nombreux. Une partie d'entre eux n'avaient pas été condamnés à la peine capitale, et retourneraient simplement à leur ancien poste... moyennement une punition moins sévère. Mais ils continueraient à vivre. Pour l'instant. A midi, les premiers pendus se tortillaient encore faiblement au bout de leur corde, tandis que la foule applaudissait, ou maudissait les rebelles. Ainsi fut étrennée la nouvelle place des exécutions.
__________________ Pensez à la fonction recherche avant de poster un nouveau sujet. Consultez aussi le règlement des sections BG1, BG2 et du Bazar de l'Aventurier Melandis, Cité du Chaos, ma biographie ainsi que mes quêtes et ma couleur RP #6C84FF Statut : souvent là, mouhahaha ! Il n'y a pas que le monde des logiciels qui propose des alternatives |
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| | #3 |
| Fey'ri du vortex ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: août 2003 Localisation: Melandis
Messages: 72
| D'ici... Les effluves de putréfaction qui s’échappaient de la place des exécutions attiraient toute une foule de charognards. En journée, souvent, des gamins poussiéreux les attendaient, armés de pierres, et se lançaient des défis : un gage pour le dernier à toucher un corbeau, une pièce d’or (volée, bien entendu) à celui qui assomme un rat, deux pour un chat, trois pour un raton laveur ou un renard. C’est donc à la nuit que les créatures se donnaient rendez-vous pour faire bombance. Autour de la potence, nulle dispute ; pas d’affrontement à l’ombre de l’échafaud. Les Mélandiens exécutaient suffisamment de malheureux pour remplir la panse de bien des affamés, et c’était une sorte de paradis retrouvé, chats, chiens errants et rats festoyant de concert, sous l’oeil bienveillant d’une corneille dodue ou d’une pie, d’un vautour ébouriffé, d’une buse au jabot ensanglanté, d’un faucon gourmet attendant la prochaine livraison d’yeux frais. De temps en temps, un petit chacal du désert, voire un puma téméraire, un serpent, une fouine, osaient franchir les portes de la cité pour venir contempler cette place si célèbre parmi les carnassiers amateurs de viande faisandée, et se servaient parmi leurs semblables, dévorant les viscères à pleines dents, dévorant la scène des yeux, et s’en retournaient colporter la nouvelle dans leurs vallées de pierre et de sable. Peu à peu se créait une sorte de tourisme charognard, et aucun des visiteurs ne repartait jamais déçu, ni le ventre plein. Certains ne repartaient jamais, troquant sans regrets l’hostile nature du dehors contre l’urbaine opulence de la cité. Mais les rois de ce carnaval carnivore étaient les cafards et autres cancrelats, asticots, guêpes goulues, mouches bleues aux yeux globuleux et scolopendres longilignes. Ils partageaient généreusement leur pitance avec les autres, favorisant notamment la dislocation des cadavres, lesquels se répandaient alors en morceaux sur le sol. Une nuit, un trappeur mal avisé décida de profiter du rassemblement pour chasser le poilu, attiré par les fourrures lustrées qui se pressaient dans l’ombre. Il arma ses pièges, sortit ses collets, et se glissa parmi les convives. Mais les animaux tenaient à la quiétude de leur taverne improvisée, et curieusement, une première dans l’histoire mélandienne, sans nul doute, ils s’allièrent pour se débarrasser de l’importun. Celui-ci découvrit à ses dépends que les crocs d’un chien valent bien ceux d’un loup, et il fut dévoré, encore vif, par une multitude de dents, de becs et de griffes, une vague hirsute qui le submergea et le rongea en quelques secondes. Il n’avait eu le temps de prendre que trois chats et un renard argenté : il ne resta de lui qu’une dent en or et le cuir, trop dur, de ses semelles. Des sentinelles improbables, un raton laveur obèse, une chouette effraie, une famille de rats noirs, surveillaient les alentours, prêts à donner l’alerte au moindre mouvement suspect. Pourtant, lorsque la silhouette de Tar’Ael Velluthra, le fey’ri errant, se dessina dans la pénombre, marchant de son pas traînant, les mains dans les poches, aucun ne s’en inquiéta, et ils le laissèrent entrer sur l’esplanade. Le jeune démon jeta à peine un regard aux charognards, s’assit sur le sol et soupira. « Vierges, trop tard, une fois de plus... Bon sang, je me fais vieux. Personne n’a dit qu’elles devaient être vivantes. Ni les elfes, d’ailleurs, je sais bien, je sais bien, mais... Quand même, à moitié bouffées, ça n’ira jamais ! Jamais ! Personne ne comprend, pas même toi ! » Le petit scorpion qu’il avait désigné de son long doigt rougit de confusion. « Désolé... Je ne savais pas. Je n’ai mangé que du nain ! » protesta-t-il. Ou peut-être pas. Tar’Ael entendait parfois des choses qui n’étaient pas vraiment là. Mais il avait rarement assez d’esprit pour s’en rendre compte. « Tout ça n’arrange pas mes affaires. » soupira-t-il, en passant une main moite dans ses longs cheveux argentés. Mais soudain, surgissant des ténèbres, apparut un matou roux, se pourléchant les babines. Il avait les yeux bleu vif, de longues moustaches, et une longue queue annelée, recourbée comme un point d’interrogation. Le chat regarda le fey’ri et vint droit sur lui, assuré. Il lui sauta sur les genoux, s’y roula en boule, et s’endormit immédiatement. « Je te cherchais. » fit le fey’ri. Le chat ne répondit rien. « C’est pour le vortex, tu comprends ? » Le chat lui présenta sa gorge, et distraitement, le démon perdu le gratta du bout des doigts. « Rron rrron rron rrron... » fit le chat. Et Tar’Ael décida que cela voulait dire oui. Vers là...
__________________ Vous parler du vortex ? JAMAIS! C'est mon vortex! Bas les pattes! Du vent! Sinon je vous pulvérise à coup de boules de... poil d'écureuil, tiens... Ahum... Une noisette ? Dernière modification par Tar Ael Velluthra ; 22/08/2007 à 17h07. |
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