Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
 

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Le Complexe Portuaire Lumenis
La porte de Luménis sur le reste de Féerune. C'est de là que partent les navires marchands et de plaisance. C'est une plaque tournante commerciale, mais qui est aussi une vitrine du savoir faire luménien en matière de marine et de commerce.

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Vieux 03/11/2003, 01h24   #1
Perdigan Foxglove, Légende des Royaumes
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Situé dans la partie la plus à l'est du port de Lumenis, le chantier naval sert à la ville pour la construction de bateaux, civils ou militaire, ainsi qu'à la réparation des navires endommagées par de trop long séjours en mer.

Des grues, actionnées par un système de poulies, ont étés construites sur le chantier pour permettre un remorquage facile des navires

De part et autres du chantier naval, on apperçoit des structures de navires de toutes tailles en cours de construction. Les ingénieurs étudient scrupuleusement les plans tandis que les ouvriers travaillent d'arrache-pied sur les échaffaudages, montant petit à petit le bateau sur lequel ils sont occupés à travailler alors que les maître-d'oeuvres hurlent leurs instructions aux ouvriers sous leurs ordres.

Les matériaux de constructions sont empilés à côté des structures en construction ou bien entreposés dans des baraquement situés sur le chantier même.

Sur une autre partie du chantier se trouve la partie réservées à la réparation des navires. Plusieurs navires lumeniens se trouvent ici en attente de réparation, avec parfois des navires étrangers, abîmés lors d'une tempête pendant leur voyage vers Lumenis.

Conçernant la réparation des navires étrangers, les prix sont variable, en fonction avec l'importance de l'avarie à réparer.

Deux gardes patrouillent le chantier en permanence pour s'assurer qu'aucun intrus ne viennent déranger le labeur des travailleurs du chantier et pour prévenir tout trouble qui pourrait y survenir.
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Vieux 06/02/2004, 23h38   #2
Perdigan Foxglove, Légende des Royaumes
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L'ambiance sur le chantier était électrique aujourd'hui. Ce matin, l'ingénieur du chantier avait fait venir tous les ouvriers dans la cour intérieure et leur avait annoncé qu'un riche marchand de la ville lui avait passé une commande. La commande consistait en la construction d'un galion capable de transporter plusieurs tonnes de marchandises.

Les ouvriers avaient accueillit cette nouvelle sans grande surprise, ce type de commande n'avait rien de réellement surprenant, il y en avait souvent et ce type de travaux n'avait rien de très complexe ... En revanche, des murmures traversèrent les rangs lorsque l'ingénieur leur signala que le travail devrait être terminé d'ici ... deux semaines. Les ouvriers se regardèrent les uns les autres. Habituellement, il fallait bien deux mois de travail pour réaliser un tel ouvrage, ils ne comprenaient pas comment l'ingénieur avait pu accepté une telle commande, il savait pourtant pertinemment que cela était impossible. Ils comprirent cependant bien vite ce qui l'avait poussé à accepté, le marchand en question avait proposé de payer ... cinq fois plus que le prix ordinaire si le bateau était prêt à prendre la mer dans les délais impartis ...

Un long silence régna pendant plusieurs secondes sur le chantier, jusqu'à ce que l'ingénieur reprenne. Puisqu'il allait gagné cinq fois plus, il promit aux ouvriers que, s'ils faisaient preuve de zèle et qu'il réalisaient l'ouvrage dans les délais, leur salaire serait lui aussi cinq fois plus important ... Des hurlements de joie traversèrent alors les rangs des ouvriers et chacun se dépêcha de se mettre à l'oeuvre lorsque l'ingénieur leur signala qu'il avait fini. L'ambiance était électrique ... mais joyeuse.
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Vieux 17/02/2004, 23h00   #3
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L'image ne s'affiche plus sur le premier topic :snif:

Près du crépuscule, un énorme navire entra dans la rade du port de Luménis, la plupart des voiles amenées et maintenues par des noeuds de ris.
Il s'agissait vraissemblablement d'un navire de guerre au vu de son empâtement et du blindage partiel de la coque, ainsi que de l'éperon frontal dont il était muni.
La lumière du phare le balaya partiellement alors qu'il passait sous la pluie lumineuse, et Obéron aurait alors put être lu par une personne suffisament proche.

De son côté, Maruk était sur les quais, agîtant deux torches pour donner des indications au vaisseau, sur le pont duquel on put appercevoir un équipage réellement hétéroclite. Les hommes avaient plus l'air de pirates qu'autre chose, bien qu'arborant tous des uniformes rouges et verts dotés d'un crâne cornu sur l'épaule. Le navire vint s'échouer sur le bord des palantiers, et les hommes mirent pied à terre pour l'arrimer, et le hisser sur le tablier de travail.
Chacun sembla connaître son travail, du raboteur au bitumier en passant par le mouille-vinaigre, le navire fut abrasé de la proue à la poupe dans un silence relatif. Ils travaillaient tous sans lumière, sans instructions et à peu près sans bruit.

Le nain s'était assis sur l'épine de proue et la martelait à tous petits coups afin de lui redonner une forme plus "persuasive" tandis que d'autres nains déboulonnaient les ferrages de la coque. De jeunes matelots halflings arrachaient les morceaux de bois qui avaient servi à consolider les longues voies d'eau sur la coque et dégagaient cette dernière pour qu'elle puisse être rabotée avant d'être décloutée et étanchéifiée.

Une fois ces opérations terminées, la nuit noire était tombée, et le navire était prêt à accueillir des planches neuves. Le capitaine que personne ne pouvait voir dans le noir déclama alors d'une voix rauque:


C'est bon les gars, on finira ça demain, tout le monde a droit à un peu de repos. Si vous travaillez bien demain je vous donnerais quartiers libres dans la ville et vous pourrez dépenser vos avances de soldes

Maruk fut le seul à ne pas remonter à bord, il s'enfonça dans les ruelles de Luménis
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Vieux 17/02/2004, 23h54   #4
Kali Sedaï, Aventurier
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Lorsque la capitaine Kali arriva sur le chantier naval, le navire avait déjà mouillé dans la crique et les matelots s'affairaient pour les réparations. Elle reconnut facilement le nain Maruk à la description que lui avait faite son confrère, le capitaine Luther, dans la missive qu'il lui avait envoyée. Rien que l'allure extérieure du bateau ne laissait aucun doute sur un point, c'était tout sauf un simple navire marchand. Le rostre à la poupe et son allure générale faisait plutôt penser à un bâtiment de guerre. Kali passa l'après-midi à observer ce qui se tramait sur le bateau mais ne parvint pas, depuis son point d'observation, à voir quoi que ce soit qui soit vraiment digne d'intérêt ... si ce n'est que les avaries subies par ce navire n'étaient pas dues à une quelconque tempête ...

En y réfléchissant bien, il ne pouvait y avoir que trois solutions, soit il s'agissait d'un navire de guerre d'une contrée lointaine, soit c'était un navire pirate, soit encore un bateau d'esclavagistes. A la mine patibulaire de nombre de ces marins, Kali penchait plus pour la deuxième ou la troisième solution que pour la première. Il fallait impérativement tirer cette affaire au clair. Kali se dirigea vers une patrouille qui quadrillait le quartier et, après s'être présentée, ordonna à un des gardes d'aller prévenir la capitainerie que la capitaine Kali désirait opérer une fouille du bateau qui venait de jeter l'ancre dans le port, suspectant un commerce douteux ... ou pire ... Elle demandait que les renforts soient conséquents et que la zone du chantier naval soit totalement bouclée, sans bien sur oublié que ce navire ne pouvait en aucun cas quitter le port et de le couler s'il tentait malgré tout d'appareiller.

Ayant reçu ses instructions, l'un des gardes de la patrouille se dépêcha d'aller chercher les renforts demandés par la capitaine Kali tandis que le reste des soldats continuaient à surveiller le quartier comme si de rien était mais en prêtant une attention particulièrement soutenue au bateau mystérieux.

A la nuit tombée, les matelots cessèrent leur besogne et tous retournèrent sur le bateau, tous sauf un, le nain, qui s'enfonça dans les rues de la ville. Au moment où Kali s'apprêtait à le suivre, le patrouilleur que Kali avait envoyé à la capitainerie arriva vers elle en courant. Après avoir repris son souffle, il informa la capitaine Kali que le capitaine Luther en personne se dirigeait vers le chantier naval avec un nombre important de soldats, qu'ils allaient boucler le quartier et procéder à la fouille du bateau.

Kali remercia le soldat pour son dévouement et lui dit de dire au capitaine Luther qu'elle allait suivre Maruk qui avait apparemment décidé de se promener un peu dans la ville. Ensuite, la capitaine Kali s'élança à la poursuite du nain, le suivant à bonne distance pour ne pas se faire repérée. A cet effet, ses compétences acquises au sein de l'armée allaient s'avérer fort utiles.
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Vieux 18/02/2004, 00h10   #5
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Un petit plouf se fit entendre non loin du bâteau, et un bruit de grains de blé qui s'écoulent s'ensuivit peu après ...
On n'entendait plus les bruits des marins à bord, si ce n'était le matelos de quart qui se trouvait sur la vigie à surveiller autour de lui, mais plus probablement en train de dormir au étant donné qu'il n'avait pas bougé depuis un moment.

Kali quand à elle n'eut aucun mal à suivre le nain qui se déplaçait à pas lents mais décidés, semblant parfois parler à un individu qui n'était pas là quand il était tout seul. Le nain se dirigea vers le district administratif de la ville. Il allait se diriger vers le palais de justice lorsqu'il tourna rapidement à un angle de rue et Kali put alors entendre des bruits de pas de course.

Du côté du port, c'était toujours le calme plat, le navire ne bougeait plus, et semblait immobile et inoffensif. Le bruit de grains de blé s'accentuait à mesure que l'on approchait de la coque par l'extérieur. Une chose était sûre cependant, les dommages causés à la coque étaient bien dûs à des hauts fonds, mais la nature martiale du bâteau laissait sous entendre qu'il faudrait beaucoup d'hommes pour le prendre d'assaut. Ca sentait le coup fourré et n'importe quel officier d'expérience pouvait entendre à son oreille murmurer le petit papillon qui lui dit "attention, grizzly droit devant"

Kali put tourner à temps pour voir le nain, mais elle savait que désormais il avait été repéré. A côté de lui courait aussi un homme en kimono de soie chaussé de soques, mais les deux hommes avaient une vélocité étonnante et bien vite ils se fondirent dans la foule, et Kali ne put plus les suivre qu'aux bruits des gens du peuple indignés d'êtres ainsi bousculés... puis plus rien. Le nain se dirigeait cependant vers le palais de justice avant qu'il ne la repère ... peut être était ce un indice de ce qu'il comptait faire?

Au chantier naval la tension montait cran par cran, et le contenu du navire refusait de se dévoiler tel une maîtresse capricieuse... quand Luther arriva, il y eut un grand moment de silence qui fit un peu redescendre la tension ... certains soldats colportaient la rumeur que les marins de ce navire ne seraient peut être pas tout à fait encore vivants


Non non il n'y a pas de plagia promis! :notme2:
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Vieux 18/02/2004, 01h31   #6
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Le capitaine Luther entendait ces rumeurs, incrédule. Des marins plus tout à fait vivants ? Qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ... ? Ignorant ces rumeurs, le capitaine Luther réunit ses hommes autour de lui.

- Il se passe des choses vraiment étranges sur ce maudit rafiot et je veux en avoir le coeur net. Placez les passerelles, nous montons à bord. Neutralisez toute personne cherchant à nous en empêcher et fouillez-moi ce bateau de fond en comble. Il y a quelque chose de profondément étrange, de malsain la dedans et je veux savoir de quoi il s'agit.

Les passerelles furent lancées sur le pont du bateau et les soldats montèrent à bord. Le capitaine Luther et ses soldats étaient aux aguets, guettant le moindre mouvement alors qu'ils repéraient les lieux. Les craquements et les bruits étranges qui émanaient de ce bateau n'étaient pas faits pour rassurer les troupes. Il était temps de mettre un terme à ce mystère.


*****


Kali avait de plus en plus de mal à se frayer un chemin au milieu de la foule qui devenait de plus en plus compacte. Elle perdit le nain de vue, mais pouvait toujours se repérer grâce aux cris indignés de la foule. Au bout d'un moment, elle perdit totalement sa trace. Cependant, elle interrogea les passant qu'elle croisait. Un nain accompagné d'un homme en kimono blanc ne passent pas inaperçus facilement à Lumenis. Finalement, elle réussit à repérer Maruk et son comparse à nouveau. Tous les deux se trouvaient sur les marches du Palais de Justice. Kali se cacha dans l'ombre et les observa. Quelles étaient leurs intentions ...
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Vieux 18/02/2004, 01h43   #7
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Les soldats montèrent l'un après l'autre sur le pont du bâteau. Cependant ils ne purent guère aller plus loin car l'accés aux cabines était verrouillé et les trappes des cales avaient vraissemblablement été bloquées de l'intérieur. Pour passer outre il allait falloir défoncer et crocheter ... mais le bruit d'écoulement de blé se faisait toujours aussi constant... le bois qui travaillait, les voiles qui frémissaient encore humides, le pavillon qui ne bougeait pas ... rien ne devait rassurer les hommes et nul ne savait ce qu'ils trouveraient dans le navire et peut être n'avaient ils pas tous envie de le savoir ... certains s'apprêtaient même à faire demi-tour quand l'oeil autoritaire du capitaine les rappela à leur devoir. Ils étaient des Lathandriens et le courage devait être leurs


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Kali put voir Maruk tendre une bourse au garde du palais de justice de façon relativement discrète et eut le loisir de dévisager l'homme qui l'accompagnait: homme de stature moyenne, trappu, kimono en soie chaude, soques en bois noir, une large ceinture où était glissée une paire de katanas. Le visage de l'homme était assez fermé mais il semblait de temps à autre plaisanter avec Maruk et le garde. Ce dernier laissa les deux compères repartir un peu plus tard, et le nain et l'homme repartirent en direction de la zone portuaire
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Vieux 18/02/2004, 04h16   #8
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Le capitaine Luther était de plus en plus inquiet, bien que rien ne le laissait supposer dans son maintien. Ce bateau ressemblait presque à un navire fantôme de nuit. Pourtant, en plein jour, il ne devait pas sembler anormal, autrement, la capitaine Kali l'aurait signalé. Il repensait à cette histoire de "marins plus tout à fait en vie" ...
Le bruit de grains de blés qui s'écoulent ne cessaient de s'accentuer, et ce bruit inquiétait le capitaine Luther ... Ce bruit lui rappelait également autre chose ...

Soudain, le visage inquiet du capitaine se figea brutalement, une pensée, associée à ce bruit mystérieux, venait de lui traverser l'esprit, et si ce à quoi il pensait s'avérait exact, il valait mieux ne pas rester sur ce bateau, mais au contraire, s'en éloigner au plus vite ...


- Tout le monde à terre, dépêchez-vous et éloignez-vous de ce fichu rafiot.

Obéissants à leur chef, les soldats quittèrent tous le navire et s'éloignèrent de celui-ci. Le second du capitaine Luther s'inquiétait de la réaction de ce dernier et lui demanda ce qu'il se passait.

- Je ne suis sûr de rien, mais je préfère être prudent. Restez à l'écart pour le moment. Si c'est ce que je crains, j'aurai bien fait de faire boucler le quartier.

Le capitaine et ses hommes restèrent à distance respectable du bateau, attendant avec inquiétude ce qui pouvait se produire.


*****


En voyant les deux hommes s'éloigner en direction du port, la capitaine Kali poussa un grognement de rage. Elle était une guerrière très expérimentée, mais elle était seule et n'avait pas encore la possibilité de se dédoubler. Hors, elle brûlait d'envie de savoir pourquoi ces deux hommes avaient remis cette bourse d'or à ce garde, tout comme elle voulait savoir où se dirigeaient maintenant ces deux individus. Ils allaient vers le port, mais où exactement ... ? Peut-être qu'ils retournaient à leur bateau ... Dans ce cas, ils tomberaient en plein sur les gardes en pleine fouille.

Une décision devait être prise. Kali décida d'aller chercher des renforts au Palais Présidentiel tout proche. Elle obtint satisfaction auprès de l'officier chargé de surveiller les abords du palais. Expliquant la situation, elle obtint également que toutes les voies d'accès, maritimes ou terrestres à Lumenis soient bloquées. De cette manière, les deux individus qu'elle avait laissés dans la nature ne pouvaient pas quitter la ville. Ces mesures étaient exceptionnelles, mais Kali sentait bien que quelque chose ne tournait pas rond, pas rond du tout, et il fallait savoir exactement quoi. Pour finir, elle fit une description fort détaillée des deux individus. De cette manière, les gardes pouvaient quadriller la ville à leur recherche.

Kali se mit ensuite en route pour le Palais de Justice, accompagnée par son escouade. Elle reconnu facilement le garde à l'entrée du Palais. Elle s'approcha de lui, entourée de ses hommes, et l'interrogea.


- Deux hommes sont venus ici il y a moins d'une heure de cela. Ils vont ont remis une bourse et sont repartis en direction du port. Qui étaient ces hommes ? Pourquoi vous ont-ils payé ?

La voix de Kali était autoritaire, elle voulait des explications, et elle les voulait vite ...
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Vieux 18/02/2004, 12h04   #9
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Payé? Mais personne ne m'a remis d'argent ma p'tite dame ... je ne vois pas de quoi vous voulez parler, nous avons parlé de jardinage avec ces messieurs, et le plus grand des deux suggérait que je me débarasse de ma belle même en faisant grossir mes géraniums héhé, il plaisantait bien sûr ... mais bon je n'ai pas été payé!
L'homme semblait visiblement mal à l'aise face à l'officier

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Sur le port, les gardes attendirent dix minutes qui leur parurent extrêmement longues, puis le bruit s'arrêta enfin ... ce fut le silence total dans le quartier mais ce n'était peut être pas le plus rassurant pour les gardes. Il ne se passait à présent plus rien du tout.
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Vieux 18/02/2004, 19h36   #10
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Kali serra les dents. Elle avait vu de ses propres yeux ce qu'il s'était passé et n'avait que mépris pour les soldats qui mentaient à leur supérieur.

- C'est ainsi que vous le prenez ... Très bien. Soldats, enlevez-lui son arme et fouillez-le.

Le garde tenta de balbutier une vague protestation mais ne pouvait rien faire face à une dizaine de soldats en armes. Les soldats lui prirent son arme et procédèrent à une fouille en règle. Ils ne tardèrent pas à trouver la bourse qui lui avait été remise par les deux hommes. Kali ouvrit la bourse et déversa un peu du contenu de la bourse dans sa main.

- Et ça ? Qu'est-ce que c'est ?

La guerrière referma la bourse et empoigna le garde par le col. Le ton de sa voix exprimait maintenant la colère.

- Va tu parler ? Qui étaient ces hommes ? Pourquoi t'ont-ils payé ?


*****


Le capitaine Luther et ses hommes attendirent pendant un bon moment sur le quai, éloignés du bateau. Au fur et à mesure que le temps passait, la tension montait graduellement. Mais au bout d'un moment, comme absolument rien ne se produisait, elle retomba rapidement. Le capitaine Luther, voyant que ses craintes n'étaient pas fondées reprit la parole, visiblement agacé et en colère.

- Bon, cette comédie a assez duré. Soldats, nous remontons sur le bateau, et cette fois, je veux savoir exactement ce qu'il a dans le ventre.

Le capitaine Luther et ses hommes remontèrent donc sur le pont. Luther ordonna à deux de ses soldats les plus costauds de défoncer la porte qui devait donner sur les cabines. La porte vola en éclats et l'accès était désormais libre.

- Bien, allons-y ! Tirez vos épées, ouvrez l'oeil, soyez prêts à vous battre et soyez prudents.

Le capitaine Luther et ses hommes descendirent les marches qui menaient aux cabines.
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Vieux 18/02/2004, 20h27   #11
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Le garde bredouilla du mieux qu'il put, alors que Kali se rendait compte de ce qu'elle venait de déverser dans sa main...

-Des graines de géranium, il m'a dit que cette variété nécessitait moins d'entretien ... mais je n'ai rien dit en échange de ces graines, parole!


*****


Le capitaine Luther et ses hommes descendirent les marches qui menaient aux cabines.

Les marches grincèrent sous leurs pas, mais le premier à entrer reçut une chose gluante en plein visage ... après quelque secondes, il se rendit compte que la chose était sucrée ...

Tarte à la framboise....

Une voix forte et autoritaire clama au fond de la salle

Des intrus sur l'Obéron, garçons défendez vous! Alterion, téléportes toi et va prévenir la garde Luménienne, les autres à vos armes, si j'en prend un à dormir il aura droit à dix coups de bâton de ma part!

Des lanternes s'allumèrent de toute part, et les soldats luméniens purent voir dans la salle des dortoirs suspendus d'où sautaient les hommes d'équipage, le capitaine Oswaldo en tête à côté du maître coq qui tenait à la main une tarte aux myrtilles prêt à faire feu à nouveau.
Les autres étaient tous armés de gourdins, de tabourets, de balais, de pieds de chaise ou de noix de coco. Ces derniers se cachaient derrière les réserves de nourritures visiblement très ébondantes dans les cales.

En voyant les armes de Luménis sur les uniformes des soldats, le capitaine retint ses hommes


Halte là garçons, ce sont nos hôtes ...
Hé bien soldats? Que signifie cette intrusion à l'heure où les honnêtes citoyens dorment? Pardonnez mon maître coq, il a tendance à lancer tout ce qui lui tombe sous la main dès qu'il se sent menacé ...


Le capitaine essuya d'un doigt le visage du garde

Quel gâchis, elle sent encore bon la tarte tiède ....
Bon alors soldats? Que voulez vous? Pourquoi venez vous nous réveiller sans même vous annoncer? Nous avons un document en règle pour rester ici le temps des réparations vous savez?


Le capitaine cherchait des yeux le chef du détachement
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Vieux 20/02/2004, 00h58   #12
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La capitaine Kali commençait à se poser de sérieuses questions. Tout cela était tout bonnement ridicule, ce nain et son acolyte agissaient avec des airs de conspirateurs rien que pour donner ... des graines de géraniums à un garde ... Elle commençait à se demander si le nain n'était pas tout simplement en train de jouer au chat et à la souris avec les gardes de Lumenis ...

Kali en était à se poser ces questions quand un soldat arriva vers elle en courant à perdre haleine. Le soldat l'informa que le nain et son comparse avaient été aperçus aux abords de la prison. Il l'informa également que le nain était déjà venu en fin de matinée dans la prison afin de distribuer de la nourriture aux quelques ivrognes qui constituaient la population carcérale en ce moment. Il s'agissait bien de pains, tout ce qu'il y avait de plus banal, et d'ailleurs, qui chercherait à faire s'évader des ivrognes, enfermés pour quelques heures, voir un jour tout au plus, le temps qu'ils cuvent ...

Le soldat informa la capitaine Kali que des soldats les gardaient à l'oeil, au cas où ils chercheraient à commettre un mauvais coup. Kali remercia le garde et tapota le pommeau de son épée avec colère, ce nain ne semblait guère plus qu'un mauvais plaisantin ... Kali décida d'aller avertir le capitaine Luther des derniers "rebondissements" de cette stupide affaire. Elle abandonna le garde du Palais de Justice avec ses graines de géraniums et se dirigea vers le port, accompagnée de son escouade.

Arrivée sur le chantier naval, elle vit que les gardes avaient pris le navire d'assaut. Immédiatement, elle et ses hommes montèrent à bord. Descendant dans les niveaux inférieurs, elle trouva le capitaine Luther et ses hommes face aux membres de l'équipage ... et à une tarte aux framboises ...

Kali s'approcha de Luther alors que celui-ci s'apprêtait à s'entretenir avec le capitaine du navire et lui relata les derniers évènements. En entendant l'histoire de Kali, Luther commença lui aussi à penser à un mauvais plaisant qui cherchait à attirer l'attention sur lui. Luther s'approcha alors du capitaine Oswaldo.


- Voyez-vous, il se trouve que les activités de ce nain qui vous accompagne, Maruk, et de son acolyte en kimono blanc sont plus qu'étranges. Ses actions plutôt étranges ont mobilisées une bonne partie de la garde de nuit et nous n'apprécions pas ce genre de plaisanterie ... De plus, je veux savoir ce que vous avez balancé par dessus bord, qui vous êtes, d'où vous venez, quelles sont vos intentions exactes et surtout, surtout, que vous nous débarrassiez de ce nain, de son comparse et de leurs plaisanteries stupides !!!

Serrant les dents, le capitaine Luther attendit très impatiemment la réaction du capitaine Oswaldo.

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Vieux 20/02/2004, 01h16   #13
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Voyez-vous, il se trouve que les activités de ce nain qui vous accompagne, Maruk, et de son acolyte en kimono blanc sont plus qu'étranges. Ses actions plutôt étranges ont mobilisées une bonne partie de la garde de nuit et nous n'apprécions pas ce genre de plaisanterie ... De plus, je veux savoir ce que vous avez balancé par dessus bord, qui vous êtes, d'où vous venez, quelles sont vos intentions exactes et surtout, surtout, que vous nous débarrassiez de ce nain, de son comparse et de leurs plaisanteries stupides !!!

Le capitaine fronça les sourcils en se frottant les mains
Bon capitaine il fait nuit, mes hommes sont fatigués, la plupart ont encore des choses à faire, vous nous avez fait gaspiller une bonne pâtisserie et vous avez détruit la porte d'entrée aux cabines dans mon navire ... alors ne commencez pas à me faire des reproches ... qui est ce qui vous a demandé de suivre mes hommes d'abord? Ils font ce qu'ils veulent, ils sont grands non? D'ailleurs à ce que l'on m'a répété votre garde a l'entrée a juste demandé à mon émissaire de respecter la loi dans l'enceinte de la ville, si se promener est illégal, j'avoue que je regrette d'être venu dans une ville prison.
Ensuite moi je n'ai jeté aucun objet par dessus bord et je crois qu'aucun ne mes hommes n'a rien lancé ...

Enfin pour en revenir à Maruk, je ne suis pas sa maman, s'il veut faire un tour en ville, grand bien lui fasse, mais si vous arrêtez l'autre qui ne peut être que Jago n'escomptez pas tirer quoi que ce soit de lui... car à part Maruk et moi, aucun de mes hommes ne parle votre langue.

Donc si vous voulez bien on va oublier cet incident, nous allons tous aller nous coucher, demain on terminera nos réparations et nous vous ficherons la paix. Sur ce bonne nuit capitaine.


Oswaldo donna plusieurs ordres et les lampes furent éteintes dans la pièce alors que les hommes se recouchaient.

Ah encore une chose, vous me ramènerez une serrure neuve pour la porte des cabines demain s'il vous plait ... je ne vais pas chez vous casser les portes, alors soyez aimable pour ne plus ainsi débarquer sur mon bâtiment

Quelques secondes plus tard, on entendait déjà des ronflements dans la pièce
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Vieux 21/02/2004, 15h40   #14
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Les activités qui se déroulaient sur ce bateau semblaient bien innocentes, mais le fait est que le comportement du nain était des plus étrange. Pourquoi agissait-il ainsi, avec des airs de conspirateur ... ? Surtout, s'il avait voulu éviter de causer des troubles, il aurait pu signaler que le navire était un navire de guerre au lieu de le cacher ... Tout le monde sait que ce genre de bateau attire immanquablement l'attention sur lui.

Luther, Kali et leurs soldats quittèrent le bateau. Sur le quai, Luther et Kali décidèrent de faire surveiller étroitement le bateau ainsi que le nain et son comparse. Ils décidèrent que, si le bateau n'avait pas levé l'ancre demain en fin d'après-midi au plus tard, vu que cela leur laissaient largement le temps de terminer leurs réparations, ils prendraient certaines mesures ... En attendant, un groupe de gardes fut chargé de surveiller le bateau et un autre de surveiller Maruk et Jargo.

Suivant les ordres, un groupe de soldats restèrent sur les quais tandis qu'un autre iraient à la recherche du nain et de l'homme en kimono blanc et les surveilleraient. Les autres soldats furent autorisés à disposer. Kali et Luther quittèrent eux aussi le chantier naval pour rejoindre leur domicile.
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Vieux 21/02/2004, 16h22   #15
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Dès les premières lueurs de l'aurore, les groupes de travail se reformèrent et les ouvriers se répandirent comme une goutte d'huile sur le chantier naval. Ferroniers et menuisiers s'attelaient à leurs tâches respectives afin de recoquer les planches détruites par les récifs, et l'on redonnait aux plaques de blindage une rectitude plus efficace. Dans la matinée, le navire fut réassemblé et regoudronné sur toute la surface de la coque. Son étanchéité était à nouveau parfaite.
On plaça à l'apogée du soleil les plaques de blindage chauffées au rouge afin qu'elles s'adaptent parfaitement à leur surface de contact, et l'on en travailla de nouvelles pour remplacer la quille. Le brick d'Obéron avait de nouveau fière allure en milieu d'après midi, et après quelque réparations mineures sur les voilages et les encablûres les marins allèrent faire quelque courses pour remplir de nouveau les cales... ils en profitèrent pour vendre leurs délicieuses pâtisseries sur le marché et revinrent vers le bâteau en fin d'après midi. Le navire fut replacé sur trépans et basculé au dessus des flots pour en tester la flottaison.
Le rostre n'allourdissait par tellement la proue du navire et la nouvelle quille était beaucoup plus résistante que la précédente, l'Obéron avait fière allure, bien plus que nombre de navires du port comparables en taille et en tonnage.

Cependant Maruk et Jago n'étaient pas reparus de la journée, et c'est en laissant une lettre de remerciement aux autorités Luméniennes ainsi qu'une tarte à la framboise aux gardes que le capitaine Oswaldo quitta le port de Luménis à la nuit tombée ... curieusement l'idée de naviguer de nuit aussi près des côtes ne semblait pas l'inquiéter ... il mit le cap en direction de Maztica en passant le phare
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Vieux 21/02/2004, 20h04   #16
Kali Sedaï, Aventurier
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Les soldats chargés de surveiller le bateau et son équipage s'assurèrent que tous les matelots partis en ville durant la journée étaient biens remontés à bord lorsque le bateau prit le large. Ils notèrent que le nain Maruk et son acolyte Jargo n'étaient pas remontés sur le vaisseau. Lorsque celui-ci fut finalement assez loin des côtes, les soldats décidèrent d'aller faire leur rapport à la capitainerie. Alors qu'ils allaient partir, ils eurent la surprise de voir le nain Maruk et Jargo, l'homme en kimono blanc, courrir sur l'eau pour rejoindre l'Oberon. Quelque peu surpris, bien que soulagés d'être débarrassés de ces mauvais plaisants, les soldats prirent le chemin de capitainerie.
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Vieux 24/09/2004, 03h26   #17
Perdigan Foxglove, Légende des Royaumes
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Amroth Elendil arriva au chantier naval sans cesser de lancer des coups d'oeil furtifs derrière lui pour s'assurer que la femme drow le suivait toujours. En constatant que c'était bien le cas, il considéra que ses soupçons de filature étaient fondés. Il avait emprunté un parcours tarabiscoté pour arriver jusqu'ici et il y avait moyen de faire bien plus court, donc si cette femme avait vraiment voulu se rendre sur le chantier naval pour une raison ou l'autre, elle aurait prit un autre chemin que lui.

Lorsqu'il était arrivé à Lumenis quelques jours plus tôt, Amroth s'était un peu balladé dans le port et du coup il savait assez bien comment se présentait celui-ci. Il savait par exemple que l'arrière d'un des baraquements du chantier naval constituerait un lieu parfait pour tendre une embusquade. Il se dirigea donc vers un de ces baraquement d'un pas tranquille, laissant à la drow toute l'aisance nécessaire pour qu'elle puisse facilement continuer à le suivre avant de subitement obliquer et se cacher derrière une des bâtisses.

Amroth se cacha derrière un tonneau, sortit sa dague de son fourreau et attendit que la drow se présente. Compte tenu que la population lumenienne lui était profondément hostile en raison du fait qu'il était venu pour leur enlever leur Magnanime Présidente, il n'était pas exagéré d'envisager que la femme drow était peut-être une assassine chargée de l'éliminer. Il devait être d'une extrême prudence. Sa mission était presque réussie, ce n'était pas le moment de tomber sous les coups d'une meurtrière drow.
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Vieux 24/09/2004, 20h32   #18
Arya Du Varden de Lumenis
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Depuis le Grand Hôtel où elle avait repéré cet étranger, Phylacrypte le suivait avec précautions, mais pas trop tout de même et son esprit était en ébullition.

Elle connaissait encore peu Luménis et surtout peu de Luméniens, mais la population qui l’avait accueillie avec bienveillance montrait tant d’animosité et de méfiance face à cet étranger qu’elle devait en avoir le cœur net. Cet homme était certainement en train de préparer un mauvais coup et elle devait absolument savoir quoi, elle devait tout faire pour qu’il échoue.

Elle savait qu’étant Drow, sa réputation la précédait toujours, elle pourrait aisément faire croire qu’elle était étrangère surtout qu’elle connaissait parfaitement Mélandis et les coups bas qui s’y tramaient. Et pour une fois, la comédie elle la jouerait à l’envers ! Fallait-il encore que cet homme veuille bien l’écouter car dans ce cas elle pouvait penser à sa pleine réussite. Il ne pourrait se douter qu’elle était Luménienne.

L’étranger se dirigeai vers le port, il marchait d’un pas rapide, mais sans plus, et c’est sans peine qu’elle pouvait le suivre. Pas une fois il ne se retourna et Phylacrypte ne savait s’il l’avait repérée ou pas.

Tantôt elle souhaitait rester incognito, tantôt qu’il la repère. Ce qu’elle espérait, c’est qu’il rentre dans une taverne où elle pourrait l’accoster avec naturel ! Mais l’homme ne semblait pas vouloir s’arrêter et Phylacrypte compris que le dédale des rues dans lesquelles il « la promenait » était trop important pour être naturel. Mais qu’importe, elle n’allait pas abandonner et était résolue à savoir.

L’homme s’était dirigé vers le chantier naval et Phylacrypte pensait que si un étranger si peu amène s’y rendait, ce ne pouvait être que négatif. Au détours d’un baraquement,. . . il avait disparu . . . en une fraction de seconde Phylacrypte compris qu’il l’avait repérée et lui avait tendu un piège et se décida à jouer la comédie.

Elle pris un air déçu, frappant violemment du poing sur un des tonneaux se trouvant à côté d’elle.

A cet instant, elle senti sa présence derrière elle et, d’une pirouette pour l’éviter elle se retrouva face à l’homme qui tenait une dague dans sa main droite et qui fondit sur elle menaçant. Immédiatement, elle fût en position de combat. Elle avait reçu un tel entraînement qu’elle ne craignait nullement cette dague ! Mais elle seule le savait. Elle regarda l’homme dans les yeux en éclatant d’un rire moqueur


Tu te caches ! Tu sors les armes ! Tu as peur de moi ! Je ne suis qu’une femme et qui de plus sans arme ! Tu crains les Drows et tu aurais raison, si je n’avais deviné que nous sommes tous les deux ici pour de sombres desseins. Au vu de la haine que j’ai vue dans les yeux des Luméniens, tu n’as pas su rester anonyme ! Moi oui !

Je t’ai vu sortir du Grand Hôtel et ai remarqué les regards posés sur toi, je ne t’ai pas abordé pour ne pas me découvrir. Rester incognito est toujours la meilleure des couvertures. Et si je t’ai suivi, rassure-toi personne ne nous a suivi. Je n’ai aucune confiance en toi, mais, tu t’en doutes, ne te crains d’aucune façon.


Son corps tout entier restait en alerte, mais elle fit mine de se détendre pour bien montrer qu’elle ne cherchait que le dialogue. Elle regarda l’homme droit dans les yeux avec un sourire qu’elle essaya le plus cruel possible

Mon nom est Cryplyphate, elle ne fit que tourner les lettres de son nom au cas où il aurait entendu parler de sa disparition, et ma mission tire à sa fin. Bientôt Luménis se souviendra de mon nom, mais d’ici là tu pourrais bien m’être utile, à moins que tu rendes mon humeur assassine, et elle lui fit un signe de la tête pour l’encourager à entrer en conversation, c’est à dire« dans son jeu ».
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Biographie d'Arya Du Varden


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