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Le Complexe Portuaire ![]() La porte de Luménis sur le reste de Féerune. C'est de là que partent les navires marchands et de plaisance. C'est une plaque tournante commerciale, mais qui est aussi une vitrine du savoir faire luménien en matière de marine et de commerce. |
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| | #51 |
| Araignée Éclipsante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Quel soulagement pour le Manostien lorsqu'il vit les jeunes gardes se diriger vers le seau, visiblement très occupés à guetter ce qui risquait de jaillir de la ruelle. Lorsque Ravestha vit que tous lui tournaient le dos, il ne se fit pas prier et abandonna sa couverture pour rallier d'un bond le toit suivant. Le dirigeant était loin d'avoir la dexterité suffisante pour continuer longtemps ces escapades d'ordinaire plus appreciées des chats des rues. Il se laissa donc retomber souplement sur le sol avant de partir en courant non sans jeter un dernier regard par-dessus son epaule. Quelques dizaines de secondes plus tard le lien avec l'azer disparut, sans aucun doute les veterans avaient eu raison de la combativité de la créature. Ravestha pénétra donc de nouveau au coeur du quartier, et cette fois parvint à trouver la maison correspondant aux indications de Kasumi. Vide. Il était arrivé trop tard. Il pria pour que rien ne soit arrivé à Galathee et la famille et reprit sa route. La fumée montait désormais de plusieurs côtés a la fois. L'attaque était cette fois bel et bien lancée...
__________________ "Quand tu es poursuivi, rien ne sert de courir plus vite que la menace, il faut courir plus vite que tes potes". Proverbe gobelin Dernière modification par Ravestha ; 20/10/2007 à 00h15. |
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| | #52 |
| Petit Ours Brun ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: juin 2005 Localisation: Paris
Messages: 416
| [Quête : l’invasion des ombres] Le travail des gardes du port n'avait rien d'agréable : les plus sensibles et les plus nobles étaient dégoûtés par l'horreur de la tâche qu'on leur imposait tandis que les plus mauvais et les âmes dégénérées se morfondaient dans ce rôle de cordon éloigné de l'action. Mais les choses se gâtèrent quand la Puanteur commença à faire son apparition... Tous commençaient à être habitués aux odeurs de la mort qu'exhalaient les nombreux charniers parsemant la ville et aucun d'entre eux n'avait omis de se munir d'un petit mouchoir ou chiffon imbibé d'eau pour résister aux vapeurs de l'incendie. Mais rien ne pouvait les protéger de la Puanteur. Tout avait commencé par de légères effluves plutôt connues et identifiées comme imputables au corps humain. Elles avaient donné lieu à de nombreuses plaisanteries de corps de garde et certains s'en attribuaient fièrement la paternité. Ils ne tardèrent pas à déchanter quand, environ une demi-heure après le début des massacres, des relents d'égoûts, de fruits pourris et de crottins de cheval vinrent s'ajouter. Bientôt, les odeurs qui se joignaient une à une à la Puanteur ne furent plus reconnaissables tant celle-ci saturait les organes olfactifs. Elle semblait pouvoir s'introduire partout : à travers le mouchoir pressé devant le visage, dans le nez pincé par les doigts à en faire craquer le cartilage et entre les lèvres serrées et maintenues par des dents qui les mordaient jusqu'au sang. Elle vous prenait à la gorge, aux sinus, vous faisaient suffoquer, tousser, vous embrouillait l'esprit. Quelques soldat se sentirent mal, un jeune s'évanouit même et dut être réveillé à grand renfort de claques par son sergent, l'eau fraîche étant devenue elle aussi irrespirable et ayant pris une étrange teinte brune et jaune. Partout autour du quartier les gardes perdaient peu à peu leur attention et les officiers ne savaient que faire contre ce fléau invisible, contre cette Puanteur... Dernière modification par QDI ; 20/10/2007 à 00h12. |
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| | #53 |
| Araignée Éclipsante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Le ciel s’assombrissait, les volutes de fumée noires qui s’échappaient du quartier masquaient par moment le soleil comme pour ajouter à l’intensité dramatique de cet après-midi. Ravestha courait aussi vite que ses jambes lui permettaient en direction du port. S’il sentait la fatigue le gagner, les cris de détresse qui perçaient le silence macabre lui donnait l’énergie suffisante pour continuer. Jamais le Manostien n’avait connu telle cruauté à une échelle aussi importante. Les cris des femmes mais ceux, complètement terrorisés, des enfants étaient les plus difficiles à supporter. Comment ces hommes pouvaient-ils faire montre d’une telle inhumanité pour s’en prendre aux enfants ? Cela le révulsait. Les hommes de mains de Morféa ne valaient pas mieux que des animaux. Les gardes rouges étaient sans doute les pires, car parmi la garde classique se trouvait encore des hommes qui avaient servi loyalement la cité auparavant. Luménis plongée dans un chaos sauvage était l’un des plus tristes spectacles qu’il ait eu à voir. Au détour d’une rue, un effluve transportant une odeur de chair humaine brûlée frappa le Manostien de plein fouet. Ravestha s’arrêta de courir et s’appuya sur le mur d’une maison, pris d’un soudain haut-le-cœur devant l’émanation immonde. A quelques mètres de lui se dressait un charnier encore fumant devant lequel se tenait un garde rouge un mouchoir sur le nez. Le dirigeant détourna son regard… et croisa celui d’un enfant qui se dissimulait dans une cache de fortune, ente deux caisses. La fillette fut prise de panique lorsqu’elle vit que Ravestha l’avait repérée et sortit en trombe pour tenter de s’échapper. "Hé ! Attrapez la mioche !" Le garde rouge n’avait pas manqué la scène et accourait déjà vers le Manostien. Ravestha saisit la gamine au bras avec fermeté pour l’empêcher de partir. Elle se débattit avec toute la force dont elle pouvait, frappant le bras qui la tenait sans que le Manostien ne lâche sa prise. Si elle partait, ce serait pour mieux se jeter dans les bras d’un autre garde. De sa main libre, Ravestha dégaina son épée sous le regard du garde qui arborait un sourire mauvais devant l’attitude du Grand Emissaire. « D’accord, d’accord, c’est vous qui l’avez trouvée…» On pouvait lire une terreur infinie dans les yeux de la fille dont les larmes coulaient désormais à flot. Ce regard désespéré, Ravestha n’était pas près de l’oublier. Sans la moindre hésitation, son épée plongea au travers du torse du garde qui, complètement surpris, était resté sans réaction. Il s’écroula au milieu de gargouillis annonçant une mort imminente. Le port n’était plus très loin mais la fillette… « Je te laisse le choix : tu peux soit venir avec moi et je t’emmènerai dans un lieu loin de ces messieurs qui veulent du mal à tout le monde, soit tu peux repartir trouver une cachette. Mais sois sure cette fois qu’elle soit bonne, et que personne ne te trouve. » Lorsque le Manostien lâcha la fillette, elle partit aussitôt en courant pour disparaître derrière une maison. Ravestha soupira mais ne pouvait emmener la fille de force. Il la regarda s’éloigner avec regret mais compréhension et reprit sa route. Il ne savait pas y faire avec les enfants de toute façon. Il n’avait pas fait vingt mètres qu’il entendit des petits bruits de course derrière lui. La fillette le regardait enmangeant un de ses doigts d’inquiétude. « Vous me protégerez ? » Ravestha hocha la tête en souriant. Ils se remirent en route rapidement, au bout de la rue, on pouvait voir les murs des quais militaires. Ce qui avait commencé en massacre allait se terminer en bataille…
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| | #54 |
| Ver Charognard ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | [Quête : L’invasion des ombres]. Dedalus fût l’un des premier à sortir des égouts : Les personnes qui sortent allaient se placer au quatre coins de la rue et faisaient le guet. Une fois, tout le groupe dans la rue, le demi-elfe ordonnât aux soldats de se mettre à l’abri, sous les auvents et les porches des maisons. Mais alors que l’ex Haut-Conseiller s’apprêtait à donner ses consignes, une odeur différente se fît sentir. Les hommes avaient partiellement perdu leur odorat en passant par les égouts mais, petit à petit, les effluves environnants se faisaient sentir. La première odeur qui flottait était celle du bois brulé. Cela ne surpris pas le groupe car, au loin, au-dessus des toits, des fumées noires se faisaient voir et des brandons voletaient dans l’air. Mais se fût un choc pour tous lorsque l’odeur de chair calciné arriva jusqu’à eux. Une odeur caractéristique qui rappela au groupe que la mort flottait sur ce quartier. … Dedalus ne cacha pas son horreur à ceux qui l’accompagnaient, les traits de son visage exprimaient un dégout visible par tous ceux dans la rue. Un peu de colère et beaucoup de tristesse transpiraient des ses premiers mots. Le demi-elfe s’interrompit, se racla la gorge : « Messieurs, nous allons tous mettre un chiffon humide devant notre nez. Cela ne fera pas disparaitre cette abominable odeur mais l’atténuera un peu. » Le demi-elfe accompagna ses paroles d’un geste : L’ex Haut-Conseiller déchira une partie de sa tunique, renversa de l’eau de sa gourde dessus et la noua sur son visage. Dedalus fît ensuite passer sa gourde à l’homme le plus proche de lui, lui enjoignant de faire de même. « Notre rôle n’est pas d’aller à la rencontre des troupes ennemis et d’engager le combat : Nous sommes une trentaines et eux sont presque cinq cents hommes. Non, au contraire, nous devons les éviter et aider le plus de personne à quitter cette enfer. Pour cela, nous allons avancer en deux groupes, le long des maisons. Je veux quelques personnes discrètes en amont du groupe et une ou deux en aval. Leurs rôles seront d’être nos yeux et nos oreilles. Le reste du groupe marche silencieusement, en écoutant. Lorsque nous rencontrons des citoyens, nous les incorporons au groupe principal et les escorterons. Une dernière chose : Je ne veux aucune personne à découvert et évitons les maisons en feu, elles risquent à tout moment de s’effondrer. » Dedalus fît un signe de la main, les hommes se placèrent, puis, le groupe se mît en marche. |
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| | #55 |
| Loup Effrayant ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: juin 2003 Localisation: Languedoc
Messages: 789
| [Quête : L’invasion des ombres]. Dorian écouta avec attention les instructions de Dedalus ,puis se mit à ses côtés ,afin de lui servir de garde du corps comme l'autre le lui avait demandé. Ses griffes cachées sous son manteau,Dorian regardait autour de lui, tous ses sens suraiguisés en alerte. Avec ses yeux il pouvait lire un parchemin à 500mètres,avec son ouie, il pouvait entendre dans une maison lointaine une conversation qui pour n'importe qui d'autre n'était qu'nu murmure étouffé . Le vampire tendit donc le cou,aux aguets,écoutant et regardant tout ce qui pouvait l'être,dans ce quartier victime de la folie des hommes.....
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| | #56 |
| Ours Brun ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | [Quête : L’invasion des ombres] Iluvatar venait tout droit des entrepôts , il avançait désormais dans les rues avec sa troupe de 40 hommes, évitant de passer par les grands espacs, de peur qu'un espion ennemi leur enlève l'effet de surprise : leur seul atout... Le paladin fit arrêter sa colonne alors qu'ils approchaient du quartier des habitations, quelques maisons brûlaient et une épaisse fumée noire s'échappait du feu. Des soldats avaient encerclé le quartier et apparemment il y avait du combat. Iluvatar réfléchit à toute vitesse sur la méthode à suivre pour réussir à aider les résistants en ayant le moins de perte...
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| | #57 |
| Administrateur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2004
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| [Quête : l’invasion des ombres] L’endroit par lequel Dedalus, Dorian et leur groupe avaient quitté les égouts se situait à l’intérieur du périmètre délimité par les barrages de soldats, dans un secteur qui n’avait encore que faiblement été touché par les combats. Mais ceux-ci se rapprochaient : les résistants pouvaient entendre, porté par la brise marine, des cris de plus en plus nombreux... Après quelques minutes de progression, les hommes postés en avant-garde firent signe à leurs compagnons de s’arrêter : des gens s’approchaient. Quelques instants plus tard, courant comme s’ils avaient le diable aux trousses – ce qui était malheureusement le cas – une dizaine de survivants hagards apparurent. Lorsque ceux-ci repérèrent la troupe en arme qui leur bloquait le passage, ils s’immobilisèrent, jetant de tous côtés des regards affolés, comme s’ils cherchaient une échappatoire. ------------------------ A la limite ouest du quartier d’habitation, Iluvatar et ses hommes observaient à distance l’un des barrages de la garde. Il était relativement imposant : une vingtaine de soldats, peut-être un peu plus, installés en travers d’une large rue. Ils étaient pour l’heure occupés à repousser un flot croissant de citoyens affolés tentant d’échapper aux terribles Gardes Rouges qui officiaient, plus au nord. Les gardes rechignaient visiblement à les abattre, comme ils en avaient reçu l’ordre : même si quelques corps ensanglantés jonchaient les pavés, ils préféraient menacer de leurs armes plutôt que de s’en servir. Et encore le faisaient-il avec une réticence visible : s’il n’y avait eut les rappels à l’ordre incessants de leurs officiers, peut-être se seraient-ils laissé attendrir par les suppliques désespérées de leurs concitoyens...
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| Ours Brun ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | [Quête : l’invasion des ombres] Iluvatar observa un instant les hommes qui faisaient barrage. Il était évident que sans les officiers, ils auraient eu pitié de ces pauvres gens. Mais leurs supérieurs criaient des ordres à tout rompre. Le paladin se retourna vers sa troupe. Très bien l'ennemi ne s'attend pas à une attaque ici, ils essayent juste de gérer le flot de rescapés. Nous avons l'avantage de la surprise et si nous sommes sûrs de notre objectif, nous perçerons leurs lignes sans soucis. Des personnes innocentes et certains résistants sont apparemment prisonniers dans ce quartier, il faut absolument leur apporter de l'aide. De plus j'aimerai que ce barrage de soldats tombe en miette, pour fournir à tous les survivants un point de fuite. Occupons nous d'abord de détruire ce barrage, s'il reste des survivants parmi les soldats, faîtes les prisonniers, mais je ne veux pas que nos ennemis puissent prévenir leurs compagnons que nous avons fait une brèche. Est-ce clair? Tout les hommes hochèrent la tête en signe d'approbation. Iluvatar fit signe à ses hommes de ses séparer en deux groupes comme prévu et de prendre les soldats des deux côtés puis de resserrer l'étau sur le centre du groupe armé. La troupe progressa silencieusement, les soldats barrant le passage repoussaient tant bien que mal le flot toujours grandissant de rescapés. Le paladin donna le signe de l'assaut, ses hommes coururent hurlant des cris de guerre cherchant à impressionner l'ennemi. Iluvatar arriva au contact du premier homme qui se révélait être un officier resté en retrait pour beugler ses ordres. Ce dernier avait à peine eu le temps de se retourner que le paladin était déjà sur lui, il enfonça sa lame dans le bas ventre de l'homme qui poussa un fort gémissement de douleur, avant de s'écrouler. Le combat pouvait commencer...
__________________ Rejoignez la merveilleuse cité de Luménis, ville de savoir et d'honneur. Couleur RP :DarkSeaGreen3 : #9BCD9B Paladin au service du culte Lathandrien de Luménis Biographie Dernière modification par Iluvatar ; 23/10/2007 à 17h53. |
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| | #59 |
| Administrateur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2004
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| [Quête : l’invasion des ombres] Et il semblait bien qu'ili ne durerait pas très longtemps. D’une part, les gardes furent totalement pris au dépourvu : comment auraient-ils pu imaginer qu’une troupe armée les prendrait à revers ? D’autre part, ils étaient en criante infériorité numérique : à peine un contre deux ! Seul le sang froid et l’expérience de certains soldats permit au groupe d’opposer un semblant de résistance. Mais même ces vétérans ne tardèrent pas à être abattus. Les gardes survivants, une demi douzaine de jeunes gens au total, jetèrent leurs armes sitôt leurs collègues plus âgés trépassés. Levant les mains bien haut en signe de rédition, ils attendirent, le visage tordu par la peur, le sort que leur réserverait les résistants. Ceux-ci avaient à déplorer trois morts et un blessé grave dans leurs rangs ; malgré cela, l’assaut était une brillante réussite, d’autant que c’était le baptême du feu pour la majeure partie d’entre eux. Au-delà du champ de bataille, dans la rue, la foule des citoyens survivants observait la scène, incrédule, ne comprenant visiblement goutte à ce qui venait de se passer.
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| | #60 |
| Ours Brun ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | [Quête : l’invasion des ombres] Dès la fin du combat, Iluvatar repéra autour de lui où en était ses hommes. Il se dirigea vers le blessé à toutes jambes, s'agenouilla près de lui et incanta quelques paroles inaudibles : Iluvatar ==> Guérison par imposition des mains ==> Soldat blessé. Il désigna ensuite deux hommes pour s'occuper du malheureux. Une vingtaine de ses hommes restaient en cercle autour des survivants, épées sorties. Iluvatar s'adressa à la foule qui regardait silencieusement et avec des grands yeux la scène qui venait d'avoir lieu. Ils en étaient bouche bée et hésitaient apparemment à faire confiance à la troupe du paladin. Bonjour à vous chers habitants luméniens. Je viens de casser ce barrage qui vous retenait enfermé dans ce quartier en flammes. Mes hommes et moi nous dressons contre la tyrannie de Morfea, allez y passer, vous êtes désormais libres de partir. Il se détourna, pendant que des visages soulagés se dessinaient parmi les citoyens qui commencèrent à s'avancer. L'autre petite vingtaine d'hommes qui ne s'occupait pas de surveiller les survivants ennemis, scrutait attentivement tout les alentours, tous prêts à alerter leurs compagnons d'un éventuel problème. Le paladin rentra dans le cercle formé par ses soldats et regarda les soldats qui s'étaient rendus : Ecoutez moi messieurs. Ce que j'ai vu ici m'a répugné : Vous reteniez des personnes dans un quartier en flammes et en proie à la panique. J'ai donc décidé d'agir, sachez que je me dresse contre Morfea et tous ceux qui servent sous ses ordres sont mes ennemis. Cependant j'ai remarqué que cetains d'entre vous exécutaient les ordres de leurs supérieurs à contrecoeur. Arrêtez donc de suivre ce tyran qui vous dirige, tournez vous vers la lumière de Lathandre en tant que fiers hommes de Luménis. En suivant ce monstre qui dirige Luménis, vous vous abaissez à son niveau et vous ne valez plus rien aux yeux des vrais luméniens et de Lathandre. Je vous laisse une chance de regagner votre honneur : combattez pour moi et pour ma cause, et chassez donc Morfea de nos terres. Si vous n'êtes pas convaincus et que vous ne voulez pas me suivre, je vous garderai prisonniers, et je vous garantis que la honte pèsera sur vous à la libération de Luménis. Quant aux déserteurs... Je les traquerai sans relâche et les abatterai sans pitié et sans compassion. Ces dernières paroles étaient prononcées avec fermeté et rage. Le début du discours avait cependant été lancé sur un ton mielleux et agréable. Si vous voulez vous rallier à moi levez vous et faîtes le savoir. Je ne forcerai personne. Le paladin attendit la réaction des jeunes gens. Ils regardaient, ébahis, l'imposante silhouette qui venait de s'adresser à eux...
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| | #61 |
| Ver Charognard ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | [Quête : L’invasion des ombres]. Au signal ordonnant l’arrêt de la colonne, le demi-elfe se rapprocha furtivement de la tête. Les éclaireurs signalaient des civils et un danger en approche. L’ex Haut-Conseiller passa la consigne de couvrir les habitants et de se tenir prêt au combat, arme de jet et arme de mêlée prêtent. Les hommes de l’avant-garde essayaient de rassurer les pauvres gens qu’ils ne leurs voulaient aucun mal mais ses derniers étaient terrifiés. le demi-elfe sachant que cette perte de temps pouvait être fatale aux deux groupes, se rendit auprès des éclaireurs pour essayer d’apaiser et de protéger les citoyens. Avant de prendre la parole, Dedalus rengaina son épée au fourreau et sortit de son sac à dos la bannière de Lumenis : « Je ne viens pas pour vous torturer ou vous tuer. Les hommes qui m’accompagnent et moi-même sommes ici pour vous aider à quitter se quartier. Nous ne sommes pas de sanguinaires fous qui pillons, violons et tuons par simple plaisir. Non, nous sommes pour vous aider et vous protéger. Je sais que la garde rouge de Morféa détruit tout sur son passage. Je vous conjure de venir vous mettre à couvert près de nous. Nous ferons face à vos poursuivants et nous vous défendrons. » L’ex Haut-Conseiller attendait une réaction positive des rescapés mais les hommes près de lui scrutaient attentivement la rue, appréhendant l'arrivée des poursuivants des fuyards. |
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| | #62 |
| Administrateur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2004
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| [Quête : l’invasion des ombres] Le discours d’Iluvatar fit forte impression, et pas seulement sur les prisonniers. Il avait parlé avec aplomb et détermination ; de plus, l’aura qui émanait de tout paladin était renforcée par le fait que plus personne n’avait osé espérer en croiser un bien vivant en ces heures sombres. Et pourtant il se tenait là, armé de pied en cap, insufflant un peu de courage dans les cœurs défaillants. Les gardes échangèrent des regards hésitants, devisèrent un insant à voix basse, puis l’un d’entre eux se leva et s’inclina. S’ils s’étaient engagés, ce n’était pas par conviction, mais parce qu’il fallait bien survivre. Et ils avaient vu trop d’horreurs ce jour-là pour continuer à servir le Seigneur Noir. Ils comptaient bien se racheter du mieux qu’ils le pourraient. -Nous nous joindrons à vous, messire paladin. Nous pension que Morféa Nwal changerait son attitude sitôt son pouvoir assuré, mais il n’en a rien été. Nous nous sommes fourvoyés en le servant, et nous escomptons pouvoir laver notre honneur en combattant à vos côtés. Le flot des survivants s’écoulait lentement à côté du champ de bataille, de nombreuses personnes s’arrêtant pour observer la scène. Finalement, une dizaine de jeunes gens s’approchèrent. - Messire, fit une jeune femme d'une vingtaine d'années. Nous avons vu nos familles périr sous nos yeux, aujourd’hui, et nous espérons avoir l’occasion de les venger… Accepteriez-vous de nous l’offrir ? Nous ne sommes pas de grands combattants, mais avec les armes des trépassés, sans doute pourrions-nous vous être d’une quelconque utilité… -------------- Dans les profondeurs du quartier ouest, les survivants observèrent Dedalus, les yeux écarquillés. Se pouvait-il que la chance leur sourit enfin ? Ils avaient vu tant d’atrocités qu’ils avaient du mal à y croire… Pourtant, à quel espoir se raccrocher s’ils laissaient passer celui-là ? Ils s’inclinèrent donc et allèrent se ranger entre les soldats. Il était temps. Dans la rue résonnaient à présent le bruit de bottes marchant au pas. Un éclaireur revint en courant informer Dedalus qu’une quinzaine de Gardes Rouges s’approchaient.
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| Ver Charognard ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | [Quête : L’invasion des ombres]. Dedalus sourit aux survivants mais aux bruits des poursuivants, le demi-elfe sut que le plus difficile arrivait. L’ex Haut-Conseiller réfléchit, essayant de se rappeler d’un endroit où ils pourraient combattre plus à leur aise. Dedalus ordonna à l’une des deux unités de se replier avec les réfugiés vers une hôtellerie vu précédemment. Cette dernière comprenait une cour, un petit jardin et deux bâtiments. En installant les citoyens dans le plus solide, ainsi que le plus gros du groupe et le reste des soldats dans l’autre bâtisse, le demi-elfe voulait forcer leur adversaire à diviser leur troupe. De plus, avec un peu de chance, les résistants pourraient se protéger partiellement alors que les Gardes Rouges seraient à découvert. L’ex Haut-Conseiller, assister de la deuxième unité allait retarder les hommes de Morféa, ceci afin que la première unité puisse battre en retraite. Dedalus disposa sa petite troupe de façon à pouvoir reculer tout en tirant sur leurs adversaires. Le soldat qui tirait venait se mettre à la fin de la file et se préparait à tirer. Le soldat suivant se retrouvait en tête, tirait et allait à son tour se mettre derrière ses compagnons. Le groupe allait pouvoir se replier tout en maintenant un feu nourrit sur leur ennemi qui ne manquerait pas de les ralentir. La douzaine de résistant se tenaient prêt, arc en main. Se fût une pluie de flèche qui s’abattit sur les Gardes Rouges lorsqu’ils furent visibles à l’autre bout de la rue, les forçant à se mettre à couvert. |
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