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Le Complexe Portuaire ![]() La porte de Luménis sur le reste de Féerune. C'est de là que partent les navires marchands et de plaisance. C'est une plaque tournante commerciale, mais qui est aussi une vitrine du savoir faire luménien en matière de marine et de commerce. |
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| Dr.Cox ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: novembre 2002 Localisation: Nancy
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| [RP : L'invasion des ombres] Après avoir traversé le quartier nord du palais impérial (LE PALAIS PRESIDENTIEL), le garde qui avait reçu l'ordre de se débarasser du corps de Taliesin, arrivait à proximité du port, où les premiers charniers avaient vu le jour. Le seigneur Noir de Luménis avait bien donné l'ordre de les limiter pour des raisons sanitaires évidentes, mais un peu désorganisée, et assez peu disciplinée, l'armée n'avait brûlé que ceux des quartiers nord et sud de la cité, les deux quartiers les plus cossus, où les autorités vivaient. Du reste, la présence de ce charnier semblait arranger le soldat. Etait-ce la flemme d'aller porter le corps jusqu'à la fosse commune du cimetière, ou la proximité de certaines tavernes par lesquelles il pourrait s'arrêter ? Ce soldat bifurqua afin d'éviter les docks surchargés d'autres gardes pas toujours sobres le soir, et se dirigea finalement vers la partie la plus commerçante du quartier. De ce secteur ce dégageait sans doute la plus putride des odeurs. En effet, les commerçants ayant assez mal accueilli le règne du nouveau maître de Luménis, leur prise de partie affichée pour l'ancien gouvernement leur coûta un très lourd tribu humain, et ici, ce furent les habitants qui furent chargé de nettoyer les centaines de corps que les expéditions punitives des milices de Morfea laissaient derrière eux. Peut être était-ce entre autre pour cette raison que le jeune soldat semblait rester sur ses gardes, jetant un oeil derrière lui afin de s'assurer qu'on ne lui tendrait pas de guet-appens comme cela commençait à se faire, le garde déposa enfin le corps dont il dégagea le visage, pour verser dessus quelques gouttes d'une fiole qu'il venait de sortir de sa besace. Se faisant, il se releva enfin, et après avoir effectué ce curieux rituel, se racla la gorge, jeta une dernière fois un regard derrière lui, puis s'enfonça dans la pénombre pour disparaître ... l'heure de retourner au service du Seigneur Luménien devait avoir sonné. Mais alors qu'il avait à peine disparu, le soldat laissait dans son sillage une ombre frêle qui s'approchait du corps du barde. Haut comme trois pommes, le jeune garçon ne semblait nullement s'effrayer par la présence de tant de cadavres... sans doute l'habitude de cotoyer la mort, voir de les fouiller pour trouver de quoi aider sa famille. Raison qui expliquerait alors aisément pourquoi le jeune garçon commença à passer sa petite main tremblante dans l'une des poches du barde...
__________________ Pensez à la fonction recherche avant de poster RP : Patron du HRC, bar RP Extraordinaire ! Dernière modification par Folken ; 31/08/2007 à 13h43. |
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| | #2 |
| Administrateur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2004
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| [Quête : l’invasion des ombres] La poche était vide, en dehors d’un trou béant dans l’étoffe usée jusqu’à la corde. L’enfant n’en fut pas surpris outre mesure : les gardes ne se privaient pas de dépouiller les corps avant de les jeter au charnier. Mais il leur arrivait de temps en temps d’oublier une ou deux piécettes. Une fois, il avait même découvert une broche dans les replis crasseux d’une cape. Ce n’était rien qu’une babiole, mais il était parvenu à la faire suffisamment briller pour que le marchand de l’allée du Lierre veuille bien lui la racheter. Le garçon poursuivit donc ses recherches, mais sans résultat. Se redressant, il jeta un long regard au cadavre. Jusqu’ici, il s’était contenté de fouiller la partie gauche de ses vêtements, et pour cause : toute la moitié droite était imbibée de sang. Au niveau du flanc, une large déchirure s’ouvrait dans le tissu poisseux. L’enfant ne put contenir en frisson en imaginant à la plaie béante qui se dissimulait en dessous. L’idée de toucher ce sang encore humide le révulsait. Mais pouvait-il se permettre de faire des manières ? D’autres viendraient après lui, c’était certain. Et eux n’auraient pas d’états d’âme. Il avait eu la chance d’arriver avant tout le monde : il fallait en profiter. Et puis, sa famille avait vraiment besoin d’argent. Oh bien sûr, ses parents lui auraient passé un sacré savon s’ils avaient su qu’il pillait les cadavres. Mais il leur faisait croire qu’il rendait de menus services aux commerçants du quartier – ce qu’il faisait régulièrement, d’ailleurs – et ils acceptaient bien volontiers ce qu’il pouvait leur rapporter. Ce fut cette dernière pensée qui le décida : en ces temps difficiles, il pouvait être utile aux siens. Il n’y avait donc pas à tergiverser, et tant pis pour le sang. Il avança lentement la main et, avec un frisson de dégoût, la glissa dans une nouvelle poche. Vide. Ce n’était vraiment pas son jour de chance. Des doigts glacés se refermèrent sur son poignet, arrachant à l’enfant un cri de surprise. Par réflexe, il tenta de se libérer, mais sans succès : les doigts resserrèrent au contraire leur emprise. Levant les yeux, il sentit son sang se figer dans ses veines lorsqu’il croisa le regard vitreux du cadavre. Celui-ci venait d’entrouvrir les paupières et un râle profond, horrible, montait à présent de sa gorge. Le garçon poussa un nouveau hurlement, mais de pure terreur celui-ci. Des histoires qu’il avait entendues sans trop y croire se bousculaient sous son crâne : elles parlaient toutes de morts se relevant pour dévorer les vivants. Leur cerveau, surtout. Sous l’effet de la panique, il se mit à se débattre en tous sens, fit tomber avec sa main libre et ses pieds une pluie de coups sur le cadavre, à tel point que celui-ci finit par le lâcher. L'enfant rampa alors sur quelques mètres, se remit péniblement debout et partit ventre à terre, criant à qui voulait l’entendre : -Un zombi ! Au secours ! Il y a un zombi ! Derrière lui, le corps exhala un nouveau râle. Avec des gestes lents et mal assurés, il tenta de se redresser.
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| | #3 |
| Dr.Cox ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: novembre 2002 Localisation: Nancy
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| [Quête : l’invasion des ombres] Il ne fallut pas plus de 10 minutes au jeune garçon pour revenir sur les lieux de cette scène étrange à laquelle il venait d'assister. Dix minutes qui comprenaient le trajet aller-retour, plus le temps nécessaire à convaincre son père et son frère de la véracité de son histoire, et suivent le garnement dans les rues, évitant de croiser une patrouille éméchée. - C'était là p'pa ! - Dans ce charnier ? - Oui ... - Hé bien, qu'attends-tu pour me montrer ce corps ? Le jeune garçon s'avança alors, les genoux tremblants, accrochant son père par la veste, prenant bien garde de ne pas marcher n'importe où, comme s'il craignait de se faire haper par une main sortie soudainement du sol. Et après un long instant à tourner sans trouver, le garçon conclut : - Il est plus pa' ! j'te jure pourtant ! je l'ai vu de mes yeux vus ! Le garde l'a jeté... il était mort !!! Et quand j'me suis approché, il a voulu me tuer, en faisant des bruits bizarres..et il était tout vert - Et peux-tu me dire ce que tu faisais à traîner autour des cadavres, garnement ? tu n'étais pas sensé aider monsieur cheveuxdargent à faire son inventaire ? - Heu... sisi, je m'y rendai justement, quand j'ai vu ce garde tout seul et... C'est alors que le pèresouffla en hochant la tête. - Tu auras vu un cadavre dont les muscles ou les nerfs se détendaient...ça arrive quand la mort est récente. - Pa', c'est pas des histoires ! Crois-moi. Si je le retrouve pas, c'est qu'il a pu se relever...et tu aurais vu son regard, et ses cris qu'il poussait ! Se remémorant la scène, le jeune garçon ne put réprimer un frisson, continuant à chercher partout autour de lui, de peur de ne découvrir le zombie l'observant dans un coin. De son côté, constatant surtout qu'il n'y avait rien à constater, le père haussa les épaules et batit le rappel. - Mouais, à mon avis ton imagination te joue des tours. En bon père qu'il était, le marchand ne pouvait en vouloir à son fils, témoin de tant d'horreurs depuis l'arrivée de Morfea, et qui malgré tout, faisait face pour les affronter plus comme un homme que comme un enfant. Et alors que les trois luméniens tournaient les talons, un rale lointain, semblable à celui qui avait tant terroriser le jeune garçon persa alors le ourd silence ambiant, faisant s'arrêter malgré lui le père. - C'était quoi ça pa' ? - Encore un innocent torturé par des soldats - NON !!! C'est LUI ! IL REVIENT !!! - Ouais...en tous cas, ne trainons pas là... mais ... ca ...C'est les soldats, gamin. Et sur ces mots, la petite famille s'en retourna raconter à leurs voisins de quels évènements étranges ils avaient été les témoins.
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| | #4 |
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| [Quête : l’invasion des ombres] Jared Topper et Herbert Lamaille titubaient tans bien que mal en direction de leur casernement. Les deux gardes avaient passé leur journée de repos à écumer les troquets du quartier ouest ; mais il se faisait tard, et il était plus que temps pour eux de rentrer s’ils voulaient dormir un peu avant de prendre leur service tôt le lendemain matin. Enfin, un peu plus tard dans la matinée, pour être exact : minuit avait sonné depuis un bon moment Ils étaient parvenus aux abords du charnier. L’odeur des corps en décomposition les frappa de plein fouet. Jared fut pris d’un violent haut-le-cœur et courut s’appuyer contre le mur d’une maison. -J’crois que la dernière pinte était d’trop… hoqueta Jared. L’autre éclata de rire et s’éloigna de quelques pas. -Hey, m’laisse pas tout seul ! croassa Jared. -T’inquiètes pas, j’vais juste dans la ruelle, là. Tu veux quand même pas que je te pisse dessus ? Jared ne répondit pas : un nouveau spasme le secoua et il s’affaissa encore un peu plus contre le mur. Il avait régurgité son dîner, son déjeuner et en faisait de même avec son petit déjeuner lorsqu’un cri rompit le silence de la nuit. -Herby ? lança-t-il faiblement. Pas de réponse. Jared se redressa, dut se retenir au mur pour ne pas s’effondrer, puis, son vertige passé, s’avança en direction de la ruelle où son compagnon était parti se soulager. En tournant le coin, il découvrit Herbert étalé de tout son long sur les pavés inégaux. Cette vision le fit partir d’un grand rire tonitruant. -A mon avis, c’était les deux dernières pintes qu’étaient d’trop ! Allez, Herby, c’est pas un endroit pour roupiller. T’as ton lit qui t’attend à la caserne. Ça s’rait pas mieux quand même ? Comme son ami ne semblait pas en état de lui répondre, Jared s’agenuilla et se mit à le secouer. C’est seulement à ce moment-là qu’il remarqua le sang qui coulait abondamment du crâne de Herbert. Du sang, et autre chose, apparemment. Il était de notoriété publique dans la garde que Herby n’avait rien dans la tête. Et bien, la notoriété publique s’était bien trompée… -Bordel, Herb, tu m’entends ? Tu t’es salement amoché ! Jared se mit à secouer son comparse avec plus de force et sentit la panique le gagner lentement. Herbert ne semblait pas vouloir se réveiller… Un bruit léger le fit sursauter. Il se releva d’un bond et jeta des regards affolés autour de lui. Là ! Il aurait juré que quelque chose avait bougé dans l’obscurité. -Qui vive ? hurla-t-il. Attention, je vous préviens, je suis armé ! Il referma ses doigts tremblants sur la garde de son épée et dut s’y reprendre à deux fois pour la tirer du foureau. Dans les ténèbres de la ruelle, il entendait nettement une respiration. Elle paraissait toute proche. Jared recula d’un pas, son épée maladroitement tendue devant lui.
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| | #5 |
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| [Quête : l’invasion des ombres] HRP : cette scène se situe le jour même de l’attaque prévue par les résistants En cette fin de matinée, il régnait sur les quartiers ouest une étrange atmosphère. Elle était diffuse, discrète : au premier regard, tout semblait normal. Les rues étaient animées et bruyantes, des charrettes pleines de marchandises quittaient ou rejoignaient les docks, des badauds s’affairaient… Oui, tout semblait normal. Et pourtant, quelque chose n’allait pas. Cela tenait peut-être de l’absence totale de gardes dans le secteur : à en croire la rumeur, ils étaient rassemblés sur l’esplanade, près de la Capitainerie du Port. Pour une revue, selon la majorité des avis. D’accord, c’était la cause la plus probable. Mais… L’atmosphère était lourde d’une certaine tension. Comme si une sourde menace planait sur le quartier tout entier. Les abords du charnier, pour leur part, étaient déserts, comme à l’accoutumée. Il n’y eut donc personne, en dehors peut-être d’un corbeau perché sur un pan de mur à demi écroulé, pour remarquer la silhouette qui traversa à pas rapides une ruelle crasseuse et disparut sous le porche d’une maison à l’abandon. -Tu rentres bien tôt… chuchota une voix dans l’ombre du vestibule. Des ennuis ? -Ça se pourrait. Le Maître est-il là ? -Oui. En bas. -J’y vais tout de suite, alors. L’individu quitta le hall par une porte latérale. Au bout d’un couloir, un escalier s’enfonçait dans les ténèbres. Il le descendit à pas prudents – les degrés, raides et usés, étaient propices aux chutes – puis déboucha dans une cave où régnait une obscurité absolue. A tâtons, il trouva une bougie et un briquet à amadou, posés dans une niche du mur gauche Il s'en empara.. L’obscurité reflua comme la mèche de la chandelle s’embrasait. L’homme jeta un bref regard sur la pièce : elle était vide, en dehors de quelques paillasses alignées le long des parois de pierre. Pour quiconque ne faisait pas partie de leur groupe, l’endroit serait passé pour un abri fréquenté de temps à autres par des miséreux à la recherche d’un toit pour la nuit. Rien n’indiquait qu’il s’agissait d’un repaire d’esclaves en fuite. Et de leur Maître. Le Maître… Ce n’était pas lui qui avait exigé qu’on l’appelle ainsi. Il n’avait d’ailleurs rien exigé du tout, se contentant de proposer. Toutefois, aucun de ceux qu’il avait libérés n’aurait même simplement envisagé de se défiler. Peut-être par volonté de payer leur dette, ou bien par envie de se venger de ceux qui les avaient asservis. Mais par peur, surtout. Nul ne savait exactement ce qu’était la créature surgie du néant pour les arracher à leurs geôliers. Spectre ? Revenant ? Pire encore ? Bien malin qui aurait pu le dire… Si on l’en croyait – et nul n’aurait osé remettre sa parole en doute – elle était revenue d’entre les morts pour punir l’homme qui l’avait fait passer de vie à trépas. Lui et tous ceux qui le soutenaient. L’un des anciens esclaves lui avait un jour demandé quel était son nom : elle avait réfléchit longtemps puis avait répondu, un sourire affreux étirant ses lèvres crevassées°: « Le Prophète Gris… Oui… On m’a appelé ainsi autrefois, et c’est ainsi qu’on m’appellera désormais. Puisse ce nom hanter les cauchemars du tyran… » Il y avait une porte au bois à demi pourri, au fond de la cave. L’homme s'en approcha et toqua timidement au battant. -Entre, Sven, fit une voix trainante. L’homme frissonna (comment avait-il pu savoir que c’était lui ?) et ouvrit la porte. Elle donnait sur une petite pièce, une ancienne réserve, probablement. Une table branlante et une chaise bancale en constituaient tout le mobilier. Le Maître y était assis, penché sur des rouleaux de parchemins. Sven se demanda une fois encore comment il pouvait lire dans le noir total, mais c’était le genre de questions qu’il valait mieux éviter de se poser si on voulait encore dormir la nuit. -Quelles sont les nouvelles ? demanda la créature sans se retourner. Sven se racla la gorge et fit son rapport concernant le rassemblement des troupes à la Capitainerie. Le Maître l’écouta sans broncher. -Merci… dit-t-il finalement. Est-ce tout ? -Non. Je suis passé voir Atia en rentrant : elle a vu deux personnes dans le chantier naval, à l'aube. Un gnome et une jeune humaine. Elle pense qu’ils ont saboté les réserves de bois, mais elle n’a pas pu suffisamment s’approcher pour vérifier. -Bien… Ils commencent enfin à agir… Cela nous aidera. Va rassembler les hommes : il faut nous tenir prêts. -Oui, Maître. Sven s’inclina et quitta la pièce avec soulagement.
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Entrées dans le blog: 2 | Quête : L'invasion des ombres. Galathée étouffa un cri d’horreur, et par réflexe, mit une main protectrice devant les yeux de Victor. Pourtant... C’était exactement la cachette idéale. Mais le gosse s’en sortirait-il intact ? Il y avait peu de chances... Il devait y avoir un autre échappatoire. Galathée leva les yeux vers les toits. Toujours aucune trace des corbeaux. Elle n’avait pas une idée très claire de ce qu’elle pourrait leur demander mais... Une clameur retentit et un groupe de citadins effrayés déboulèrent dans la rue, manquant les renverser sur leur passage. Elle croisa le regard d’un jeune homme terrifié, d’une femme en larmes, d’un adolescent ahuri, mais resta immobile, comme balayée par un grand vent impossible à arrêter. C’est finalement l’enfant qui tira sur sa manche, et la dévisagea avec angoisse. Elle reprit ses esprits et s’agenouilla pour lui parler. « On va monter sur les toits... Tu vas grimper sur mon dos. » souffla-t-elle en se retournant pour lui faciliter la tâche, les yeux balayant déjà les façades à la recherche d'une bonne prise.
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| [Quête : l’invasion des ombres] Victor observa Galathée un instant puis, avec une réticence manifeste, s’arrima sur son dos. Il en voulait toujours à la rôdeuse de lui avoir forcé la main et il n’avait aucune envie de lui faciliter la tâche. En d’autres circonstances, il aurait peut-être répliqué qu’il pouvait monter tout seul. Mais la présence du charnier le rendait nerveux. Non pas tant à cause des corps – de loin, il ne pouvait pas voir grand chose – qu’à cause de ce qu’on lui avait raconté sur l’endroit… -D’après Tobias, c’est là qu’est apparu le monstre… murmura-t-il tandis que Galathée se relevait. Il a voulu attraper un enfant. Pis après il a tué des gardes… Tobias dit qu'il leur a bouff... mangé la cervelle. C’était les premiers mots qu’il lui adressait depuis qu’ils avaient quitté sa maison. La jeune femme ne savait pas de quoi il voulait parler, mais le ton qu’il avait employé – et surtout le fait qu’il lui parle à nouveau – lui en dirent assez sur la terreur qu’inspirait ce prétendu monstre.
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| Lumén'oghmadministratrice ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: août 2004 Localisation: dans le Plat Pays qui est le mien
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Entrées dans le blog: 2 | Quête: L'invasion des ombres. Elle saisit cependant cette opportunité de renouer avec lui. « Et bien, à moins qu’il ait des ailes, il ne nous attrapera pas cette fois... » Elle s’assura une première prise dans l’embrasure d’une fenêtre, saisit une corniche qui lui resta dans la main, opta pour un porche branlant et quitta le sol. L’ascension promettait d’être difficile : les maisons étaient de tels taudis que leurs façades tombaient en ruine, s’effritant sous les doigts de la rôdeuse. Galathée n’osait imaginer l’état des toits. Le poids de Victor n’arrangeait rien, pas plus que la fatigue et la nervosité. Elle évita la chute de justesse lorsqu’une poutre d’apparence solide céda sous sa poigne, révélant un intérieur crénelé de vers. Heureusement, elle avait un bon appui sous les jambes et parvint à rétablir son équilibre en plongeant la main dans une fenêtre dont le carreau était brisé. La morsure du verre sur son poignet la fit grimacer mais elle se stabilisa, serra les dents et reprit son escalade, refusant de penser à la douleur lancinante dans ses épaules, au fracas en contrebas, au danger d’être surpris, toute entière focalisée sur son objectif, mètre après mètre.
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| [Quête : l’invasion des ombres] Galathée parvint enfin à basculer sur les toîts. Elle demeura allongée un moment, le souffle court, les muscles endoloris, avant de se redresser et de jeter un coup d’œil autour d’elle. Sous ses yeux s’étendait un océan de matériaux divers – bardeaux, tuiles, ardoises, et même chaume, dans le cas des taudis restaurés à la hâte – dont les changements de niveau pouvaient donner l’illusion de vagues figées. Crevasses sombres, le réseau des ruelles zigzaguait de tout côtés, sans qu’il fut toujours possible, d’où était la rôdeuse, de déterminer lesquels de ces obstacles étaient franchissables où non. Victor était assis à côté d'elle, les yeux rivés sur les incendies qui grondaient non loin de là. Certains lançaient déjà leurs flammes rougeoyantes à l’assaut su ciel, projetant de tout côtés des myriades d’étincelles qui propageaient le désastre. Mais les pires, s’étaient les cris : de peur, de colère, d’agonie… Ils montaient vers eux telles des bouffées d’angoisse qui les prenaient à la gorge. Victor se détourna et jeta à Galathée un regard à peine moins noir que les précédents. Ses yeux s’agrandirent cependant quand il vit le poignet ensanglanté de la rôdeuse.
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| Lumén'oghmadministratrice ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: août 2004 Localisation: dans le Plat Pays qui est le mien
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Entrées dans le blog: 2 | Quête: L'invasion des ombres. Le rôdeuse prit le mouchoir des mains de l’enfant et lui sourit chaleureusement. « Merci. » fit-elle simplement, touchée par ce geste spontané. Elle noua le tissu autour de sa main, serrant de son mieux pour juguler l’hémorragie. Ce n’était pas une blessure bien grave, mais elle la lançait, et il faudrait penser à la nettoyer dès que possible. S’ils survivaient, bien sûr. Galathée se redressa et contempla les alentours avec une grimace. Il y avait deux bonnes nouvelles: la première était que les feux étaient encore assez éloignés. La seconde qu'aucun soldat équipé ne pourrait les suivre sur des hauteurs aussi incertaines. « Nous allons progresser l’un derrière l’autre. Suis moi à quelques mètres, pour que j’aie le temps de reconnaître le terrain. Ces toits m’ont l’air complètement pourris. » Elle tâta la toiture devant elle du bout du pied, s’y enfonça dangereusement, la sonda petit à petit jusqu’à trouver une poutre porteuse qui semblait capable de supporter son poids. Le risque était grand que quelque chose cède, tôt ou tard, et les envoie valdinguer trois étages plus bas. Mais la rôdeuse ne voulait pas y songer. Les cris les environnaient à présent de toute part, et elle ne savait que trop bien ce que cela signifiait : les soldats luméniens massacraient leurs frères, sur l’ordre d’un tyran dément. Elle vit sur le visage de Victor qu’il avait aussi pris conscience de ce qui se déroulait au sol. « Il faut y aller... » murmura-t-elle, avant de s’engager, précautionneusement, sur les ardoises fragiles du premier toit.
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| | #11 |
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