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L'antre des Miséreux Acculés par les soldats, les miséreux s’entassent dans ce quartier malfamé. Ce dédale de sombres ruelles délabrées dissimule la pire engeance du royaume: soûlards, mendiants, lépreux, prostituées, voleurs et assassins se côtoient dans une orgie de vice et de fourberie qui ferait pâlir Cyric lui-même. |
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| | Outils de la discussion | Note |
| | #76 |
| Berserker Ogre ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: avril 2003
Messages: 1 016
| [Retour] La lune baignait de sa clarté maladive les ruelles dédaléennes des tréfonds du quartier populeux. Son maigre éclat tissait des formes tortueuses sur les cloisons délabrées, frêles silhouettes contorsionnées dans l’océan des ombres béantes. En ces lieux les clabauderies s’étaient éteintes, enfouies sous la crasse et la noirceur, et seuls d’inquiétants murmures perturbaient la sinistre pureté du mutisme vespéral. Soudain, un léger tintement résonna dans l’atmosphère fébrile. Deux paumes aux teintes marmoréennes agrippèrent les vestiges corrodés des barreaux d’un soupirail. Un craquement sec brisa définitivement la quiétude des helminthes. D’un bond félin, une créature au galbe tourmenté surgit de la trouée. Cette dernière paraissait être une balafre cisaillant l’âme délétère de l’endroit, suintant la pestilence d’une misère sans nom. Le vampire scruta le ciel constellé d’astres nacrés. Leur lueur rachitique nimbait ses yeux sombres d’une aura cireuse, mais une intense émotion se lisait au plus profond de ses pupilles. Il fit quelques pas, titubant au milieu des débris putréfiés. L’euphorie de sa catharsis affranchie, il sentait à nouveau une poigne sanglante faisant se chancir son cœur. Tout à coup, il perçut un bruit, enterré sous un monceau de débris. Un éclair cramoisi traversa son visage albâtre. Il fondit vers l’origine de son salut. Un misérable gueux, vêtu d’une pèlerine rapiécée, se releva dans un sursaut, l’air stuporeux. Il dégaina avec brutalité une rapière érodée par le Temps, l'implacable assassin. Le féroce regard de Walar croisa celui du brigand, où vacillait une famélique étincelle d’humanité, inexorablement immergée dans une vie de meurtres et de corruption. Le mort-vivant se rua sur son adversaire. Il esquiva une estocade, et cramponna violemment l’épée, meurtrissant ses paumes cadavériques tout en laissant s’échapper un morbide feulement. Il arracha l’objet des mains du pillard et le projeta au loin, puis d’un terrible coup de griffe il décapita le malandrin, du moins il ne lui laissa qu’une étique partie de la cervelle sur les épaules... Le buveur de sang sur rua sur les flots pourpres qui se déversaient de la carnation encore parsemée de soubresauts. Le sang noirâtre qui gouttait de ses poings crispés se mélangeait à celui du rustre. L’improbable étreinte perlait entre les pavés, finalement avalée par la terre nourricière. Une extase salvatrice s’embrasait dans ses veines, et il ferma les yeux, goûtant à l’accalmie de la venelle, si rare et si précieuse. Les minutes s’égrenèrent, et un hurlement éloigné finit par sortir le vampire de son orgiaque léthargie. Il se sentait mal. Un bref regard de biais sur le cadavre, autour duquel s’affairait la vermine, suffit à amplifier son malaise. Il aurait tant voulu garder la maîtrise. Perdu dans son isolement, aussi distant de la vie que de la mort, il s’était juré d’y parvenir. Il ne pouvait être condamné à errer dans cette pérennité de souffrance ! Les affres de son existence se tariraient. Il fallait explorer d’autres voies… Mu par une grâce funeste, Walar disparut dans l’abîme des ruelles. En direction de la Chimacienne...
__________________ Melandis - Cité de la Destruction |
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| | #77 |
| Berserker Ogre ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Aphram pris la bouteille, laissant s'échaper le demi-démon. La bouteille, Elle, lui était familière, une bonne Bleue de Werit. Ceci était une preuve intrasèque des dire du jeunot qui quémendait un emplois. "Mouai, d'accord. Bon d'après ce que je vois, t'es pas le dernier des idiot et tu semble assez habile, quoi qu'un brin fou... Après tout j'ai rarement vu des gens rire dans des situations telles. J'vois pourquoi Werit t'envoie." Le nain se tut un instant, se déplaçant vers le pas de la porte. Il s'y arrêta un instant scrutant les douces ténèbres qui embaumaient la cité. Un étrange cris s'était fait entendre. Loin d'être occasionnel, le nain savait exactement de quoi il devait retourner et n'avait pas de compte à rendre à cet partie de la "population" mélandienne. En revanche, son maitre n'était toujours pas de retour, le laissant à diriger bien des choses avec ses compères. Certains, mûs par l'étourdissante soif de pouvoir avaient déjà tenté de prendre le controle des vestiges de l'organisation, mais d'autres demeuraient fidèles à la dicipline et avaient pu y remédier de la méthode la plus simple. Quand un corps est malade, il faut parfoi trancher net les apendices corrompus par le mal afin de garder le corps, l'édifice. Arphan faisait partie de ceux là. L'air mélancolique, le nain se retourna vers Ederef, s'appuyant contre le chambranle de la porte. "Ecoute gamain, j'vais être claire. Est tu capable de suivre une dicipline et de me servire comme un chien sert son maitre? Non pas que tu seras comme tel loin de là, je respecte mes subordonnés. Mais j'ai besoin de personne sûres! Si tu ne t'en sens pas capable, si tu n'es pas digne de servire l'ombre, alors pars tout de suite. Mais si, comme je le lis dans ta nature la plus simple, tu désires suivre cette voie, quoi que tâchée de sang, alors agenoue toi"
__________________ Beorn Devir, Général du Chaos et tenancier de la boutique du dragon asthmatique L'Encyclopédie de Toril, les druides Statut: Etudiant donc... #55F578 pour me faire parler Chambre et Table d'hôte au Perigord |
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| | #78 |
| Ogre ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2005
Messages: 212
| -Hum un poste de garde du corps, tueur à gages? Cela me convient à merveille! Dit Eredef une lueur plutôt inquiétante brillant s'allumant au fond de ses yeux de chat. Il s'agenouilla esperant avoir bien interprété les grognements en patois du nain. -Je suis désormais à votre service boss; il me tarde de faire main mise sur les ruelles. Ordonnez et j'obéirais. Décidemment il était bien tombé et le brave aubergiste lui avait indiqué une bonne adresse. Il allait pouvoir s'élever dans la pègre de la ville.
__________________ -Au centre du cercle étroit, dans la braise encore brûlante- Ma couleur RP:#EEAD0E |
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| | #79 |
| Berserker Ogre ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Le nain regarda le tieffelin d'un air empli de pensées, un peu absent. Les qualités racials du Tieffelin allait lui être extrêmement util pour le Retour. Il lui fit signe de le suivre dans sa "chambre". Ici, il actionna un mecanisme sur l'un des murs et fit s'ouvire devant le demi dàmon un escalier souterrain descendant raidement dans les ténèbres. Se munissant d'un chandelier, il fit signe à Ederef de le suivre. Arrivés en bas, une sorte de complexe souterrain s'ouvrait aux yeux du nouveaux venus... Le Dédal des égouts... La moisisure et les relents nauséabond qui assiégèrent les narines du démon ne le mirent pas de bonne humeur, mais le nain avançait vite, pour un être de sa taille, et avec une assurance déconcertante. Arrivé dans une petite pièces, elle aussi dissimulée dans derrière un faut mur - ce qui n'étonnait plus vraiment Ederef- le nain lui dit : Très bien, ivi nous pouvons parler. Il va falloir que tu me prouve que tu es suffisement bon. Va dans le port et trouve Vaeren, Il se trouve au premier étage de l'auberge sur les quais. Tu le reconnaitras, il a les cheveux blancs et rouges. Apporte lui ce message. Sur quoi il lui remis une enveloppe scellée par un cachet en cire noire Retrouve moi ici, tu peux passer par les égouts, ou par en haut, je t'attends mais dépèche toi, je compte sur ta rapidité.
__________________ Beorn Devir, Général du Chaos et tenancier de la boutique du dragon asthmatique L'Encyclopédie de Toril, les druides Statut: Etudiant donc... #55F578 pour me faire parler Chambre et Table d'hôte au Perigord |
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| | #80 |
| Ogre ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2005
Messages: 212
| Eredef s'en fut avec ce pas singulier, propre aux moines, un mélange de course, de marche et de saut et s'enfonça dans les ténèbres des égouts...
__________________ -Au centre du cercle étroit, dans la braise encore brûlante- Ma couleur RP:#EEAD0E |
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| | #81 |
| Administrateur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 2 189
| [Quête : le prophète gris] Depuis quelques semaines, une rumeur s’amplifiait dans les bas quartiers. Une rumeur comme la ville n’en avait sans doute jamais connu : elle n’était pas terrible, ni effrayante, ni annonciatrice de malheurs. Non, elle apportait au contraire ce que la plupart des miséreux de Mélandis avaient perdu : de l’espoir. On parlait d’un individu – un elfe, d’après les plus informés – qui parcourait les ruelles crasseuses et apportait son aide à qui en avait besoin. Les témoignages rapportant ses actions devenaient sans cesse plus nombreux : un homme prétendait que l’inconnu avait soigné son épouse malade. Un autre qu’il avait payé toutes ses dettes et ainsi évité qu’il ne soit jeté à la rue. Les récits devenaient innombrables et, bientôt, on donna un nom à ce mystérieux bienfaiteur : on le baptisa le prophète gris, à cause de la couleur du grand manteau de voyage qu’il portait. L’individu en question n’était guère réjoui par ce surnom et par la réputation qui l’entourait : il avait essayé d’agir discrètement et demandé la silence à ceux qu’il tentait d’aider. Mais ses actes de bonté paraissaient si étranges, si inattendus au milieu des horreurs de Mélandis la sombre, qu’ils n’avaient pu longtemps être gardés secrets. Désormais, dès qu’il pénétrait dans les bas quartiers, Taliesin était reconnu et nombreux étaient ceux à venir solliciter ses bonnes œuvres. Il avait donc requis l’assistance d’Albus et Rhéa, ses deux « esclaves » et, ensemble, ils tentaient de soulager les maux des plus déshérités. Le barde avait l’impression de lutter contre le vent : dès qu’un problème était réglé, un autre surgissait quelque part, puis un autre encore. Il n’y avait pas une maison, pas un taudis où il ne puisse se rendre utile, et il était loin de pouvoir tout résoudre. Il dépensait pourtant sans compter et son temps et son argent (ses concerts au Mélandinopole rencontrant toujours le même succès, il n’en manquait pas) ; il ne demandait rien en échange, si ce n’est d’éventuelles informations sur les rescapés de son peuple. Il avait reçu dans ses démarches un soutien inattendu : celui d’un petit garçon nommé Peter. L’enfant avait un temps travaillé comme domestique auprès d’une des pensionnaires d’un collège pour jeunes filles bien nées. Mais après que sa maîtresse, réduite à la pauvreté, n’ait eu d’autre choix que de devenir servante à son tour, il avait dû chercher d’autres petits boulots pour subvenir aux besoins de sa famille. Il connaissait donc parfaitement les bas quartiers et, après que le barde eut persuadé (à grands frais) un prêtre de venir guérir sa mère gravement malade, le gamin avait proposé de le guider et de l’introduire dans le monde sordide des pauvres ères de la cité. Avec son aide, Taliesin avait pu rencontrer nombre de gens... Mais pas ceux qu’il recherchait. Il en était déçu, certes, mais le fait de pouvoir soulager un tant soit peu la triste vie de ses malheureux lui apportait un certain réconfort. S’il n’était venu à Mélandis que pour tenter de retrouver les siens, la misère qui régnait en ces lieux l’avait touché et, tout en poursuivant sa quête, il n’avait pu faire autrement que de tenter d’agir pour améliorer les choses. Et son action commençaient à prendre de l'ampleur : avec le concours de son jeune guide, il était parvenu à entrer en contact avec certaines personnes influentes parmi les pauvres, lesquelles avaient accepté de relayer ses efforts. Ainsi, un véritable mouvement d’entraide se mettait progressivement en place parmi les pauvres de Melandis. Et, petit à petit, grandissait la réputation du Prophète Gris. HRP : les événements et les personnages décrits ici sont purement fictifs. Toute ressemblance avec des événements ou des personnages réels ou fictionnels est purement fortuite. Si si, je vous assure. [Suite ici]
__________________ Administrateur RP. Vous voulez rejoindre l'aventure ? Envoyez vos biographies à Galathée et à moi-même ! "Sois gentil, pas méchant, c'est pas gentil d'être méchant, c'est mieux d'être gentil..." (La chanson de Dewey) |
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| | #82 |
| Servante de Lloth ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | A peine rentrée dans la cité Chalindra entendit le bruit d'une révolte en cour. Ce bruit lui était famillier car sa ville natale venait de connaître les même troubles. Prudament elle prit la direction des Bas-Quartiers, elle manquait de distraction depuis ses derniers temps, quelques esclaves la distrairait. En pénetrant dans une section encore plus délabrée, deux hommes en loques l'invectivèrent: -"Et toi la noiraute, t"es perdue où quoi?" Dit-il avec un regard lubrique. -"Oui" répondis-je, "Peut-être que vous pourriez m'aider." Je dégaina mon fouet et me mis en position défencive. -"Première et dernière faute étrangère" dit le second esclave. "La révolte gronde et tu es toute seule. En plus tu es stupide, tu n'auras pas assez de place pour frapper avec ce fouet" Il dégaina sa dague et son compagion agita un gourdin. Ce lui avec son gourdin se jeta moi. Malheuresement pour lui, il n'avait jamais eu à faire à un fouet bénit par Lloth. Etant vivant, il n'avais pas besoin d'espace pour frapper. Je le regardis mourrir en rigolant, l'autre pris de terreur partis en courrant. Je pris le gourdin de son amis et lui lança dans les pieds. Il tomba et me suplia de l'épargner savourant mon triomphe, je pris sa dague et dit: -"Je vais t'arracher le coeur, ça me rappelera de bon souvenir..."Se concentrant l'esclave essaya de se débattre, peine perdue, je lui arracha le coeur en scandant le nom de LLoth. Ma première victime à la surface en son honneur. Entendant des bruits se rapprocher, Chalindra se recouvrit d'un globe de ténèbre et disparue heureuse de s'être bien amusée.
__________________ Ma couleur RP:red Mélandis Rules! |
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| | #83 |
| Fey'ri du vortex ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: août 2003 Localisation: Melandis
Messages: 71
| Le fey'ri, déçu par sa tentative au temple de Malar de trouver une dinde et un chat roux, s'en fut vers l'Antre des Miséreux, songeant fort à propos qu'il pourrait y trouver son compte dans cette partie de la Cité. Il marchait vite ; il faisait froid, et il tentait de se réchauffer en faisant quelques mouvements des bras, lui donnant un air de crawleur assez ridicule, mais efficace. Alors qu'il arrivait non loin d'une petite place, sur lesquelles débouchaient trois rues toutes plus lugubres les unes que les autres, le fey'ri entendit une clameur, non loin de là. "En avant !", disait-on. Aussi, suivit-il cet ordre, cherchant toujours des yeux un félidé ou une gallinacée. Pour quoi faire, au fait ? Il ne savait plus. Et, où était-il maintenant ? Ah oui, les Bas-Quartiers... Il tomba sur un groupe de révoltés en train d'attaquer un duo de gardes aux couleurs de Melandis. Tar'Ael ne savait au juste qui ils étaient, ce qu'ils faisaient. Mais l'entropiste se sentit en danger... Il incanta rapidement : Tar'Ael ---> Porte dimensionnelle ---> Tar'Ael Hélas pour lui, un hiatus entropique l'enveloppa aussitôt. Des volutes azur l'entourèrent, tandis qu'il levait les mains pour achever son incantation. Sitôt terminée, un éclair velouté crépita au-dessus de lui, puis laissa la place au silence le plus opaque : combattants des deux camps s'étaient interrompus, effrayés par le vacarme qui venait de rugir dans toute la rue. Enfin, Tar'Ael ne put hélas admirer le résultat de son sortilège manqué : ses cheveux venaient de prendre une ravissante coloration bleue, avec des reflets argentés sur les tempes. Ebahis, les esclaves s'en furent sans se poser plus de questions. Peut-être était-il dangereux, ce zouave-là ! (Et puis... on sort! )
__________________ Vous parler du vortex ? JAMAIS! C'est mon vortex! Bas les pattes! Du vent! Sinon je vous pulvérise à coup de boules de... poil d'écureuil, tiens... Ahum... Une noisette ? Dernière modification par Tar Ael Velluthra ; 22/08/2007 à 15h36. |
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| | #84 |
| Administrateur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 2 189
| [Quête : le prophète gris] Taliesin se tenait au milieu d’une véritable foule, sur une place en plein cœur des bas-quartiers. Il avait été rejoint par l’ensemble des personnalités influentes parmi les miséreux et, ensemble, ils débattaient de l’attitude à adopter vis à vis de la révolte en cours. A chaque instant, des messagers se présentaient et les tenaient informés des nouveaux événements. Cela faisait de longues minutes que ses compagnons pressaient Taliesin de prendre position en faveur des insurgés, Mais celui-ci, qui n’avait jamais voulu provoquer une telle chose, qui avait la désagréable impression que la situation lui échappait complètement, tentait de résister à leurs arguments. -Les gens n’attendent qu’un signe de votre part, messire, disait un homme courtaud au teint hâlé.. Dites un seul mot, et tout le petit peuple se soulèvera. -Je suis contre la violence ! s’exclama le barde. Je ne peux la soutenir ! -Je sais que c’est contraire aux principes qui vous ont été enseignés, intervint une femme d’un âge fort avancé, mais qui conservait des vestiges d’une beauté jadis éclatante. Hafgan était un pacifiste notoire. Mais en certaines circonstances, lorsqu'il n'y a d'autre choix, il faut abandonner les considérations morales et agir. Taliesin l’observa, bouche bée. Il connaissait cette femme depuis quelques jours à peine, mais il avait déjà eu l’occasion d’être impressionné par l’aplomb et la détermination dont elle faisait preuve. Et voilà qu’à présent… -Oui, dit-elle en souriant doucement. Je sais qui vous êtes. Et peut-être fais-je partie des gens que vous recherchez si passionnément. Mais ce n’est point l’heure d’en discuter : il vous faut sur l’instant décider de ce que vous allez faire. -Je… Je ne voulais rien de tel en arrivant ici ! balbutia-t-il. Et quand bien même l’aurais-je voulue, une révolution est vouée à l’échec. Nous ne sommes pas préparés, nous manquons d’unité… -Peut-être. Mais que vous le vouliez ou non, vous avez une part dans ce qui se produit : vous avez fait renaître l’espoir chez ces gens. Vous leur avez redonné envie de conquérir leur liberté. Vous n’avez désormais que deux possibilités : regarder les pauvres et les esclaves se faire massacrer, ou tenter de les aider et ainsi, leur donner une chance de réussite, aussi infime soit-elle. Taliesin demeura coi un moment. Elle avait raison, bien sûr : il n’avait jamais été dans ses intentions de déclencher un soulèvement, mais il était bel et bien en marche. Pouvait-il, dès lors, abandonner ceux qu’il soutenait depuis des semaines ? L’elfe poussa finalement un soupir résigné. -Soit, puisqu’il en est ainsi… Je me battrai. Corellon me pardonne pour ce qui s'ensuivra... Et, avant que sa fragile détermination ne flanche, il monta sur un tonneau. La foule devint aussitôt silencieuse, et la voix de l’elfe se répercuta en puissants échos sur les façades des masures jouxtant la place. -Peuple de Mélandis ! Vous savez que je n’ai jamais prôné la guerre. Jamais jusqu'ici je ne vous ai demandé de vous battre ! Mais vos oppresseurs en ont décidé autrement : aujourd’hui, ils ont perpétré le forfait de trop : vos frères ne l’ont pas supporté et ont donné libre cours à leur juste vengeance ! Les monstres qui vous gouvernent ont allumé un brasier dont ils ne connaissent pas l’ampleur. Aujourd’hui, un vent de liberté souffle sur la cité du Chaos ! Beaucoup de sang coulera, beaucoup des nôtres tomberont. Mais si les dieux sont avec nous, alors le jour se lèvera peut-être sur un autre monde ! Je me battrai jusqu’à mes dernières forces, jusqu’à mon dernier souffle, pour qu’il en soit ainsi. Qui m’aidera dans cette noble tâche ? Une clameur enthousiaste, assourdissante, explosa alors sur la petite place. Elle roula telle le tonnerre le long des rues avoisinantes, et peut-être les Conseillers, dans leur sinistre palais, en perçurent-ils les échos vengeurs. La révolte initiée par une poignée d’esclaves venait de prendre une nouvelle dimension : c’était à présent tout un peuple, bafoué, opprimé, qui se soulevait pour reconquérir sa liberté. Quand le bruit se fut quelque peu calmé, Taliesin reprit la parole : -Je demande que quiconque soit en âge de combattre s’arme sur l’heure et rejoigne les rangs de la rébellion ! Que ceux qui ne peuvent lutter rassemblent des provisions ! Qu’ils construisent des barricades ! Faisons des bas-quartiers une base imprenable d’où nous pourrons partir à la conquête de la ville ! Le barde fut entendu. Tandis qu'il distribuait des ordres à ceux qui étaient désormais ses lieutenants, hommes et femmes couraient en tous sens pour récupérer qui une épée rouillée, qui une massue, qui un simple bâton. Ils s’organisèrent ensuite en groupes compacts qui parcoururent le sombre dédale des bas quartiers, mettant à mort les quelques patrouilles mélandiennes qui s’y trouvaient et se répartissant leur équipement. Des barricades furent dressées sur les principales artères : des magasins furent pillées, la nourriture entassée dans des entrepôts bien protégés, les armes distribuées à tous ceux qui n’en avaient point. En moins de deux heures, les quartiers pauvres étaient passés aux mains de la rébellion. Et dans toutes les zones avoisinantes, des émeutes éclataient. Lorsque l'ordre des opérations fut arrêté, Taliesin, accompagné d’Albus et de Rhéa, ainsi que d’une troupe forte d’une cinquantaine de personne, prirent la direction du port. Il y avait là une demeure de triste réputation à laquelle ils voulaient rendre une visite… de courtoisie.
__________________ Administrateur RP. Vous voulez rejoindre l'aventure ? Envoyez vos biographies à Galathée et à moi-même ! "Sois gentil, pas méchant, c'est pas gentil d'être méchant, c'est mieux d'être gentil..." (La chanson de Dewey) |
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| | #85 |
| Chancelier de Melandis ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: octobre 2003 Localisation: Juste derrière vous, prêt à hurler BOUH !
Messages: 4 832
| [Quête : le prophète gris] Un peu partout, les gardes impériaux commençaient à se regrouper pour faire face à l'insurrection grandissante. D'autres étaient partis chercher des renforts, et informer leurs supérieurs de la situation qui devenait petit à petit critique ; le mouvement se généralisait, et bientôt, tout le quartier des indigents était éveillé sous la clameur de la foule en colère, agitant poings, bâtons, ou armes volées aux gardes massacrés, avec un air menaçant. Ils allaient mettre Melandis à feu et à sang, si cela continuait... Les ordres étaient clairs : il fallait maintenir un cordon de sécurité autour des Bas-Quartiers, et empêcher les rebelles d'atteindre le reste de la Cité, sans quoi, les dégâts seraient énormes. Quant aux esclaves eux-mêmes, pas de pitié... Des détachements de gardes assaillaient les hommes qui tenaient une arme, et, malgré leur fatigue, malgré leur fébrilité, ceux-ci parvenaient à trouver la force de résister aux attaques, sans doute mus par une rage pleine d'espérance longtemps retenue. Un peu partout, les combats éclataient, et la garde mélandienne reprenait peu à peu ses esprits ; plusieurs groupes d'esclaves furent massacrés pour leur impudence, mais l'avantage n'était pas toujours du côté des gardes... Les Bas-Quartiers se transformaient rapidement en un gigantesque champ de bataille, dans lequel certains bâtiments prenaient feu. L'incendie déclenché à la Chimacienne s'était propagé aux masures voisines, et tout un bloc de maisons fut réduit en cendres en quelques heures, tandis que d'autres foyers étaient allumés ailleurs dans le quartier. La révolte ne faisait que commencer.
__________________ Pensez à la fonction recherche avant de poster un nouveau sujet. Consultez aussi le règlement des sections BG1, BG2 et du Bazar de l'Aventurier Melandis, Cité du Chaos, ma biographie ainsi que mes quêtes et ma couleur RP #6C84FF Statut : souvent là, mouhahaha ! Il n'y a pas que le monde des logiciels qui propose des alternatives |
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| | #86 |
| Servante de Lloth ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Chalindra entra de nouveau dans les bas-quartier. Se déplaçant inaperçue à l'aide d'un globe de ténèbre, elle repéra plusieurs poches de résistance. Au détour d'une ruelle, elle tomba sur un garde se faisans battre par plusieur esclave. Leur chef, un orc, musculeux rigolait en écoutant les cris du garde. Admirant quelques secondes le spectacles, elle réfléchit à la meilleur façon d'intervenir. Elle incanta: Chalinra--->Flamme sombre--->Dague D'un coup l'orc s'arreta, sur le qui vive, il scruta les ténèbre. Ciblant son groupe je commençai à incanter: Chalindra--->terreur--->esclaves révoltés La plus part des esclaves s'enfuirent en hurlant et ceux qui restèrent partire dès que je les recouvrit de flammes indolore; restait l'orc qui m'avait repérer. -"Sort de là sale drow tes tours ne me font pas peur. Viens si t'es un homme!" Le contournant, je souris l'orc s'approchait de l'endroit où je me trouvais, brandissant sa hache, il braya une insulte. J'en proifitai pour le couper légèrement avec ma dague, il cria de douleur en sentant la brulure des flammes de ma dague. Il se retouna et attcqua à l'aveuglette ivre de râge, en me gaussant de lui je lui dit que je n'étais pas un homme. Il redoubla de fureur esquivant sans peines ses coups maladroit, je vis derrière lui le soldat se lever et prendre son épée cherchant à occuper l'orc, je dégaina mon fouet et annula le globe de ténèbre. A l'aide de mon fouet je le repoussai vers le soldat qui le décapita proprement. Il s'écroula ensuite perdant presque connaisance. Je m'accroupi et le gifla: -"Réveille toi le mâle, tu vas mourrire... à moins que...-"Quoi" dit-il"Que dois-je faire" -"a moins que tu ne pries Lloth avec ferveur car tu es gravement blessé, je ne sais pas si j'arriverai à convaincre la Reine Araignée de te sauver. Qu'en dis-tu?" -"D'accord que Lloth me sauve et je la servirai" A peine eu-t-il fini ses quelques mots, je pria Lloth de lui accorder la vie. Une étrange lumière rouge envelopa le garde qui hurla. Quand la lumière s'éteint le garde se releva, il remercia Lloth d lui avoir accordé la vie. En souriant je lui tendis un bout de mirroire et ses trais se déformèrent, il avait remarqué le tatouage en forme d'araignée sur son front. -"Ainsi tu n'oublieras pas ta promesse, si tu le fais se Dweomer s'enfoncera dans ta peau. Maintenant, tu sers la Mère Noire. Prie La toute les nuits et dédie lui tes victoires, quand un temples sera ériger à sa gloire tu porras peut-être faire enlever ce tatouage en rendant un grand service à une grande prétresse ou à Lolth elle-même." -"Très bien, j'ai à faire maintenant prétresse, je dois rejoinre ma section. A plus tard." Souriantes, je le regardis disparaître. Cette ville était parfaites et ses troubles permettrons à Lloth de s'implanter dans cette régions de la surface.
__________________ Ma couleur RP:red Mélandis Rules! |
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| | #87 |
| Administrateur ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2004
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| [Quête : le prophète gris] Une longue colonne de rebelles épuisés pénétra enfin dans les bas-quartiers où l’accueillit une foule enthousiaste et ne tenant nullement rigueur aux combattants de la défaite qu’ils venaient de subir. En effet, de l’avis général, avoir fait face à l’armée mélandienne une journée durant sans faillir était un miracle digne de louanges. Taliesin n’était pas loin de partager cette opinion, mais il était conscient que ce repli était un tournant critique pour la rébellion, la laissant devant une alternative à laquelle il n’existait pas d’échappatoire : soit les insurgés parvenaient à inverser la tendance et à redonner un nouveau souffle à leur mouvement, soit ils mourraient jusqu’au dernier après avoir subi une succession de déroutes plus dévastatrices les unes que les autres... Le barde était littéralement épuisé, sans parler des blessures qu’il avait récolté au cours des combats. Il n’avait qu’une seule envie : se laver du sang qui le couvrait de la tête aux pieds et prendre une bone nuit de repos. Mais il ne le pouvait pas. Pas encore, en tout cas. Il rassembla donc son état-major et, ensemble, ils débutèrent un conseil de guerre qui se prlongeea plus d’une heure. Taliesin apprit avec soulagement que ses ordres avaient été respectés : la majeure partie des insurgés présents dans la zone marchande avaient rejoint les bas quartiers, accompagnés de charrettes pleines d’équipement et de denrées diverses récoltées dans les nombreuses échoppes. Lesquelles, comme nombre de bâtiments publiques, avaient été proprement incendiées. Quelques rebelles, cependant, s’étaient attardés en arrière : ils devaient à présent affronter les troupes mélandiennes lancées à leur poursuite, et l’elfe ne pouvait qu’espérer, sans grande conviction, que leurs dieux leur viennent en aide. Il ne pouvait rien faire pour les soutenir, car à présent, il fallait songer à transformer leur retranchement en une base imprenable. Les travaux avaient commencé dès le premier jour de la révolte : Taliesin ordonna qu’on mette les bouchées doubles. Chaque rue menant vers l’extérieur devait être obstruée par de solides barricades ; les édifices jouxtant les quartiers pauvres devaient être détruits, afin d’offrir une vue dégagée aux archers rebelles embusqués et de leur permettre d’assaillir de traits l’ennemi sitôt qu’il se présenterait. Il fallait stocker les vivres dans des bâtiments sûrs, hors de portée des Mélandiens, et mettre en place un hôpital pour soigner les blessées. Il fallait également penser à poster des sentinelles, à organiser des patrouilles, à distribuer armes et armures à ceux qui n'en disposaient pas encore... Tant de choses à faire, et si peu de temps ! Taliesin sentit bientôt l’épuisement triompher de lui, et il dut quitter la réunion. Il avait paré au plus pressé : les zones que l’insurrection contrôlait toujours, à savoir l’immense dédale des taudis et le port, étaient sécurisés. Demain, il songerait à des moyens d’organiser une contre offensive... Mais pour l’instant, il avait bien mérité un peu de repos.
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