Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
 

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L'antre des Miséreux Acculés par les soldats, les miséreux s’entassent dans ce quartier malfamé. Ce dédale de sombres ruelles délabrées dissimule la pire engeance du royaume: soûlards, mendiants, lépreux, prostituées, voleurs et assassins se côtoient dans une orgie de vice et de fourberie qui ferait pâlir Cyric lui-même.

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Vieux 24/10/2004, 19h44   #51
Walar, Patricien de Melandis
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[Quête : Dans les tréfonds de la Folie]


Le mort-vivant s’était esquivé à une vitesse surnaturelle dès qu’il avait perçu la présence de l’intrus. Dans ses plans machiavéliques, il voyait déjà la créature asservie par le vice qu’Egrevyn était devenu réduire en pièce l’imprudent visiteur. Le vampire avait gravi avec une célérité déconcertante une façade, décrépie sous l’assaut incessant des exhalaisons pestilentielles. Il s’était niché, telle une imperturbable gargouille, dans une obscure aspérité parmi la pléthore estropiant la paroi.

L’individu était visiblement un drow, mais il exhalait une aura bien pathétique pour un membre de son espèce. Peut-être était-ce l’un de ces martyres luttant contre leur ascendance naturelle ? Une brève sensation de doute envahit l’esprit tourmenté du vampire en pensant à sa propre situation, avait-il seulement tenté un jour de renier la germe maléfique enserrant son âme de ses funestes racines ? Il chassa ces sombres pensées en repensant aux influx orgiaques résultant de l’absorption sanguine.

Sa réflexion fut brutalement interrompue par un puissant jaillissement de lumière qui lui transperça les yeux, le morfondant dans une souffrance atroce. La source de cette clarté surnaturelle était le corps du Manostien, autour duquel une sphère tournoyait à une vitesse folle. Walar se sentait horriblement faible, il avait l’impression que sa peau cadavérique était enveloppée d’un linceul d’épines, le crucifiant de part en part. Puis, soudainement, tout s’arrêta. L’ombre retrouva son territoire, dissimulant à nouveau certaines choses dont il vaut mieux ne pas connaître l’existence.

Le buveur de sang percevait une colère sourde poindre au fond de son cœur vicié. Son champ de vision n’était qu’une étendue d’un blanc éclatant, mais peu à peu de vagues contours se dessinaient, démarquant les lugubres silhouettes des bâtiments environnants. Il mettrait sans doute plusieurs minutes à récupérer totalement, cependant ses autres sens, dopés par l’étreinte vampirique, fonctionnaient parfaitement. Il entendait le moindre clapotis d’eau croupie gouttant dans une flaque fangeuse, il sentait la moindre effluve baignant l’atmosphère. Un étrange malaise l’assaillit soudainement, comme si un soudain souffle vertueux venait lui nécroser le derme, ce qui décupla encore sa rage, le paladin accompagnant Egrevyn était là, un certain Hugues de Breizh. Les deux personnages semblaient alliés, l’autre se nommait Oblivion d’après les dires du guerrier saint.

Une violente pulsion sanguinaire noya la raison du vampire qui bondit au milieu de la ruelle, atterrissant dans un bruit mat, à quelques mètres à peine de ses deux ennemis. Ils se retournèrent vivement, contemplant le meurtrier de leurs amis. Les globes oculaires de ce dernier, habituellement aussi ténébreux que la nuit, étaient opalins, albâtres. Malgré ceci, il les foudroyait fixement de son regard démoniaque, faisant resurgir leurs peurs les plus enfouies. Un mutisme sépulcral planait sur l’endroit. Cette courte diversion avait suffit au vampire à focaliser l’attention durant quelques secondes de ses adversaires sur un point bien précis.

Seul l’intense entraînement de chasseur de morts-vivants du paladin le sauva. Il perçut tout à coup une aura malveillante se précipiter dans son dos. Il se renversa violemment sur le côté en hurlant un avertissement à Oblivion, évitant ainsi de justesse la décapitation. Trois vampires, revêtant de fines armures de cuir et traçant des cercles de leurs griffes démesurées, les encerclaient, l’air menaçant. Pendant ce temps, le délétère forgeron s’était éloigné de quelques pas dans l’abîme de noirceur de la sordide venelle, un rictus féroce gravé sur le visage. Il ne semblait pas vouloir prendre part à l’affrontement. Il fit juste un léger hochement de tête, et les vampires d’élite fondirent sur leurs proies…
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Vieux 03/11/2004, 01h10   #52
Oblivion, Membre des Guildes de Manost
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[Quête : dans les Tréfonds de la Folie]

Oblivion ne s'était pas encore remis de l'énergie magique qui l'avait transpercé de toutes parts. Non seulement la fin d'egrevyn était une défaite, mais savoir que Banshee avait aussi succombée laissa le drow dans un profond chagrin. Ainsi Banshee n’avait pu échapper à un destin funeste.

Mais le temps n'était pas aux regrets ni à la mémoire des disparus. Sortis de l'ombre, trois êtres assoiffés de sang se tenaient devant le paladin et le drow. Oblivion savait se qu’ils étaient. Cela le répugnait à avoir à faire à cet engeance du mal. Les non-vivants était à ses yeux une aberration. Les trois être se tenaient devant eux, toutes griffes dehors. L’odeur pestilentielle de la mort et de la putréfaction sentait à outrance. Trois paires de yeux jaunis regardaient les deux aventuriers pareil à des chasseurs regardant leur proie. La rage monta dans tout l’être du drow. Ces aberrations devaient retourner dans leur tombe. Une étincèle vengeresse brilla alors dans les yeux du mage, jamais il n'avait ressenti telle colère. Laissant libre cour à ses sentiments, il commença à incanter rapidement un sort de feu. Mais un des vampires, voyant la manœuvre, arriva sur le drow. Coupant court à son incantation, il esquiva la première attaque.

Hugues tenait son épée fermement et commença une danse frénétique afin de contrer les coups de griffes que tentaient de lui asséner les deux acolytes de l'attaquant d'Oblivion.
Le combat risquait d'être dur, les vampires évitaient les coups d'épées avec une aisance malsaine, souriants de plus belle à chaque attaques. On aurait dit qu’elle se délectaient de leur futur repas. Plus les aventuriers, en proies à des sentiments vengeur, se battaient, plus les infâmes créatures revenaient à l’attaque avec une frénésie sans pareil.

Oblivion, dont les facultés de combats et de magies commençaient à diminuer, fit un appel mental à son mentor. Mais la sphère resta sans vie. La magie qui en était sortie pour consumer le corps du conseillé avait peut-être amoindrit le pouvoir de son maître. Le vampire attaqua Oblivion de plus belle. Il tenta d'esquiver un coup de poing, mais l'immonde créature fût plus rapide que lui. Acculé contre le mur, il tomba sous l'impact du coup. Essayant de trouver une parade à l'attaque que le vampire allait entamer, Oblivion leva son bâton et le fit tournoyer devant lui. Le vampire tenta d'éviter le coup mais la parade du drow le déséquilibra. Il chuta. Ce répit donna le temps à Oblivion de rejoindre le Paladin. Il courut le rejoindre et lui dit.

-"Ensemble, nous aurons peut-être une chance de les vaincre"
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Vieux 03/11/2004, 16h08   #53
Hugues de Breizh, Aventurier
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[Quête : dans les Tréfonds de la Folie]

Le combat était engagé, le Paladin attaquant sans relâche son ignoble adversaire. Ses facultés de Chasseur de Mort-Vivants étaient mises à rude épreuve. En effet, ces vampires n'étaient pas comme tous ceux qu'il avait été amené à combattre par le passé. Même les Ombres de Meboth n'arrivaient pas à la cheville de ces créatures maléfiques. Le Paladin n'avait jamais vu de créature pareille, à croire qu'autre chose les animait, que quelqu'un était derrière tout ça. Les trois créatures avaient des sens plus aiguisées, et semblaient ne pas être de simples pantins, mais presque douées d'une conscience. Soudain, le Paladin frissonna. Durant ces longues lectures, il avait étudié une théorie qui en avait fait rire plus d'un. Un cherche, Hous Grettertre avait émis l'hypothèse que les créatures issues d'un même Maître pouvaient être douées d'une conscience collective, ce qui les rendait d'autant plus destructrices. Tout le monde avait ri à cette hypothèse, et le chercheur était parti sur le terrain pour prouver la véracité de ses dires. Malheureusement, il avait disparu, sans laisser la moindre trace. Le Paladin avait cependant noté les recherches du chercheur, et pour sa part, avait trouvé l'idée plausible. Aujourd'hui, il avait la réponse devant lui. Malheureusement, il ne savait pas s'il allait pouvoir faire-part de sa trouvaille.

Du coin de l'œil, Hugues observait le combat d'Oblivion. Le Mage Drow n'arrivait pas à utiliser sa magie, et sa boule d'onyx était apparemment éteinte. Cependant, Oblivion réussit à se défaire de son adversaire, temporairement, et à rejoindre le Guerrier Saint.


"Ensemble, nous aurons peut-être une chance de les vaincre.

_ Je suis d'accord avec toi mon ami. Mieux vaut unir nos forces contre ces créatures, que de combattre chacun de notre côté. Je vais essayer de te faire gagner un peu de temps, histoire que tu puisses incanter un sort de feu.

_ Non, je n'arrive pas à me concentrer assez pour pouvoir lancer une incantation. Il va falloir pour l'instant se passer de magie Hugues."

Cette réponse ne réjouit pas le Paladin, mais tant pis. Il faut dire que désormais, les trois vampires les entouraient, et que le Magicien n'avait aucun répit pour lancer une attaque magique, les Vampires se lançant tout de suite sur lui, afin de faire échouer son sort.
Le Paladin prit son écu, qu'il portait sur le dos, afin de s'offrir une protection supplémentaire, et pouvoir protéger un peu plus le Drow. Puis, Hugues puisa au fond de lui, et au moment où les monstres se jetaient sur eux, lança un sort des plus basics.


Hugues de Breizh --------------- Repousser les Morts Vivants --------------- Vampires

Les trois vampires furent stoppés dans leur attaque, et l'un d'eux, fut même repoussé en arrière. Cependant, ces monstres étaient vraiment d'une autre facture, et, alors que de nombreux vampires seraient déjà revenus à l'état de poussières, ceux là, ne faisaient que pousser des grognements. Voyant que sa tentative ne rimait à rien, le Paladin préféra stopper son sort, et garder des forces pour le combat au corps à corps.
Celui-ci s'annonçait dure, très dure même, et si Hugues pouvait compter sur son immunité à l'absorption, il n'en était pas de même pour Oblivion. Se mettant dos à dos, les deux manostiens se préparèrent à l'assaut des créatures de Mélandis. Leur combat pour leur survie venait de commencer.
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Vieux 03/11/2004, 18h16   #54
Eldora
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[QUETE] QUETE D'ADMISSION

L’informateur entra dans un bâtiment qui, comme tous ceux de la ruelle, était délabré. Eldora l’avait suivie dans l’ombre, pendant tout le trajet, et le marchand n’avait pas semblé l’avoir repéré.

Elle traversa la rue et entra dans l’immeuble qui faisait face à celui dans lequel était entré l’informateur. Elle avait repéré qu’il était monté au deuxième étage, en le suivant dans la cage d’escalier et en écoutant à quel étage il y avait eu un bruit de claquement de porte.

Elle monta donc au deuxième étage de l’immeuble d’en face. Eldora crocheta la serrure de la porte pour entrer dans l’appartement. Une fois à l’intérieure, elle examina les lieus. Une petite vieille dormait sur un paillasson. La tuer n’aurait fait qu’abréger la souffrance de sa misère, ce qui n’intéressait guère Eldora.

Elle s’approcha de la fenêtre et observa le bâtiment d’en face. L’informateur était juste devant la fenêtre et discutée avec un autre gars. Si la description de Crosbie n’était pas erronée, et bien c’était lui.

Elle sortit son arc et ses flèches. Elle le banda, et décocha une flèche vers crosbie. Eldora n’était très expérimentée dans l’art du tir à l’arc. Elle avait visé la poitrine mais elle rata son coup et toucha la jambe. Avant d’atteindre sa cible, la flèche avait fait éclaté la vitre qui était déjà en mauvaise état.

Eldora descendit précipitamment de l’immeuble. Elle retraversa la ruelle et vint se poster près de l’entré. Elle n’attendit pas longtemps avant que l’informateur ne sorte en trombe de l’immeuble. Il avança vers elle sans la voir. Quand il fut à porter, elle lui plongea son poignard dans le ventre. Quand elle le ressortit, l’homme s’effondra sur le sol. Raide mort.

Puis elle monta dans l’appartement ou se trouvait Crosbie. La flèche qui lui avait transpercé la jambe était empoisonnée. Et c’était pour cette raison qu’elle n’avait pas inquiétée par son erreur.

Une fois dans l’appartement elle trouva rapidement crosbie, qui essayer de se caché dans un placard en se traînant sur le sol.


« Bien ! En prenant en considération la dose de poison que j’ai mis sur la flèche, et la zone de ton corps qui a été atteinte. Je dirais que tu en as encore pour 3 heures à vivre.
Sauf bien sur si je te donne l’antidote à temps. »
Dit Eldora en ricanant.

Eldora sortit une fiole d’une de ses poches et l’agita devant Crosbie.


« Alors ? Aurait-tu, par hasard, quelque chose à me dire ? » Lui demanda t’elle.

« Non j’ai rien à te dire, vas te faire voir ailleurs. » S’écria Crosbie.

Eldora rit. Puis elle Jeta la fiole à terre. La fiole éclata sur le sol, et le précieux liquide se répandit partout.
Crosbie se jeta sur les restes de la fiole, et après un moment d’hésitation, se mit à lécher les morceaux qui lui coupèrent la langue. Le liquide fini rapidement par se mélangé à son sang.

Eldora l’observer. Et petit à petit, son sourire cruel se transforma en rire rauque et convulsif.


« Tu crois réellement que je t’aurai donné un antidote, même pour le plaisir de te voir t’automutilé ? Allez ! Crève bien tout seul et adieu. »

Puis Eldora partie en n’omettant pas de donner un ultime coup de pied dans le ventre de Crosbie.


vient de:
Les rue commerçantes
part pour :
Les Entrepôts du Quartier Maritime
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Vieux 05/11/2004, 22h21   #55
Walar, Patricien de Melandis
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[Quête : dans les Tréfonds de la Folie]


Un calme sinistre enveloppait la ruelle d’un opprimant étau, les vampires rôdaient silencieusement autour de leur gibier acculé, scrutant le moindre signe de défaillance. L’aura émanant du guerrier saint leur retournait les viscères et leur inspirait une terreur ineffable, mais l’obscure présence dans la sombre venelle juste derrière eux palliait à toutes les peurs. Une volonté de destruction, de sang, de mort s’était imprimée dans leurs consciences. Chacun de leurs mouvements, aussi envoûtants que mortels, marquait le rythme d’une terrible danse funèbre, qui peu à peu approchait de son paroxysme…

Soudainement, l’un des monstres se rua sur le paladin, lacérant l’air de ses griffes acérées comme des couteaux. Le Manostien leva juste à temps son bouclier pour parer l’attaque du vampire. Les griffes du mort-vivant raclèrent sur le métal de l’écu, produisant un abominable bruit strident. L’être voué à la mort tenta alors d’égorger son adversaire par un brusque coup de griffe. Mais Hugues anticipa et d’un puissant revers d’épée laboura la chair nécrosée du torse de son adversaire, tranchant facilement le mince linceul de cuir. L’aberration poussa un hurlement lugubre, qui tenait bien plus de la bête que de l’humain. Un sang noirâtre s’écoulait en cascade de la plaie, gouttant sur le sol putride ; cette terre qui s’était déjà tant repue du liquide rougeâtre, mais qui continuait de l’avaler toujours et encore, ogresse vorace et insatiable.

Le vampire, affaibli, fit mine de se reculer, mais au lieu de cela, il bondit de plus belle sur l’imprudent ayant osé le blesser. Il n’était plus qu’une enveloppe sphacélée par le mal, et hantée par une rage ineffable. Ses attaques fusaient, mais le guerrier tenait bon, parant tant bien que mal la pléthore d’assauts. Pendant tout ce temps, les deux autres créatures contemplaient la scène d’un air amusé, un étrange rictus gravé sur leurs faciès déformés par la vie des caveaux. Ils ne paraissaient pas vouloir intervenir, se contenant de laisser planer une angoisse funeste dans le dos des Manostiens.

Le paladin résistait avec de plus en plus de peine aux puissants coups de griffe du monstre, qui auraient sans doute pu défoncer un mur de briques. Il sentait le mage fébrile, juste derrière lui, l’aidant tant bien que mal par quelque sortilège roboratif. Mais cela ne suffisait pas, il lui semblait percevoir une ombre colossale qui l’enveloppait petit à petit d’un suaire noirâtre, tandis que sa faux démesurée dérobait son âme pour la plonger dans un océan de tourment. Des visions morbides défilaient devant ses yeux, s’interposant à la réalité.

Il est de ces instants où tout espoir a déserté le cœur du brave, mais il suffit souvent d’une simple étincelle pour allumer le gigantesque brasier de la vengeance.

Hugues s’effondra sur le sol fangeux, le dernier coup de son ennemi avait été d’une telle violence en heurtant le bouclier qu’il s’était vu projeté à terre, comme ses dernières illusions. Mais en atterrissant lourdement, il sentit durement le métal des lames d’Egrevyn et de Banshee lui marquer la chair, dans un douloureux rappel. A ce contact, son cœur s’emplit d’une colère sourde et incontrôlable. Ignorant son corps martyrisé, il se releva. Il fixa le vampire, ébahi par tant de résistance, d’un regard implacable. Puis, mû par une force surhumaine, il fondit sur cette engeance responsable de la mort de tant d’innocents, parmi lesquels ses amis n’étaient qu’une goutte de sang, celle faisant déborder le vase…

L’épée de l’Helmite fendit l’air à une vitesse inhumaine, avant de tracer son chemin dans le cou du buveur de sang, tranchant les vaisseaux sanguins comme du beurre. La tête de la créature, figée dans l’atroce expression du trépas, s’écrasa sur les pavés dans un bruit mat. Le corps n’était même pas tombé qu’il se désintégra dans un nuage de poussière corrompue, s’éparpillant au gré du vent. Durant un court instant, le paladin sentit un profond soulagement poindre en lui, avant de se rappeler qu’il y avait encore deux monstres…

Ces derniers contemplaient le chasseur de morts-vivants l’air songeur. Mais la sombre lueur qui scintillait dans l’abîme de leurs prunelles laissait présager le pire.

Subitement, ils fondirent sur l’elfe noir…
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Vieux 13/11/2004, 15h51   #56
Auroch
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Je viens de :
Le poste du Loup Ardent .

Trop farouche pour demander mon chemin, je me perds dans les dédales de Mélandis la resplendissante, qui ne distribue ses largesses qu'à certains élus dont les pauvres hères habitants ici ne font manifestement pas partie.

De misérables constructions sales, amoncellées les unes sur les autres, aux abord desquelles diverses personnes se livrent à un triste spectacle et me délivrent toutes ensemble la vérité de leur ville en une pathétique symphonie de moeurs:

Un homme avachi à même le sol, le regard vague, marmonne qu'il veut mourir pendant que deux ivrognes se battent pour de l'alcool, juste à coté, un enfant malingre aux bras recouverts d'échimoses me regarde des ses yeux durs, asséchés par trop de pleurs anciens. Puis c'est une jeune femme aux grands yeux effrayés qui fuit à mon arrivée, alors qu'une autre déjà beaucoup moins jeune, au corps lourd mais aux moeurs légères me lance des regards sans équivoques. Elle me parle d'amour à vendre, mais je ne comprends pas ce dont elle parle.

Au détour d'un chemin, je manque de trébucher sur deux enfants couchés à même le sol...l'un semble trembler plus que de raison, même la pluie et le froid n'y suffirait pas. Il n'est pas utile de disposer d'une grande science médicale pour comprendre que sa fin est proche. Touché, je dépose sur leurs maigres corps la capeline composée jadis avec les peaux des petits mammifères que j'avais chassés dans la forêt.

Puis je reprend mon chemin à demi-nu, marmonnant (la solitude m'ayant conférée cette désagréable habitude de penser tout haut):

"L'homme est la seule créature que les Dieux aient conçue pour avoir plus de grâce qu'un cygne et qui peut pourtant se laisser avilir jusqu'à ce qu'on fasse de lui-même un être plus pitoyable et plus laid que le crapaud. Cette cité est-elle vraiment faite pour moi? Pour nous?"

Finalement les rires animés qui retentissent d'une échoppe attirent mon attention.

Je vais à:
La taverne des bas quartiers
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Vieux 13/11/2004, 23h33   #57
Oblivion, Membre des Guildes de Manost
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[Quête : dans les Tréfonds de la Folie]

Oblivion était sur le point de céder aux assauts répété des deux mort-vivants. L'air était assailli d'odeur de mort et de chair putréfiée. Le mal était ici et le drow commençait à sentir une rage sans nom monter en lui.

Hugues était mal en point. Du regard, le mage avertit le paladin qu'il tiendrait en respect les deux engeance du mal. Ces monstres devaient retourner à la poussière. Trop de victimes avaient péries sous leurs crocs acérés. Oblivion se battait avec ardeur, son bâton levé virevoltait, assénant quelques coups meurtriers aux vampires. Pourtant ceux-ci, mû par une énergie maléfique, revenaient sans cesse au combat.

Soudain, le paladin, dans un effort, se releva et reprit la charge. L'un des deux vampire se retourna pour l'arrêter dans son élan. Peine perdue, Hugues avait l'avantage de la surprise. Son épée tournoyait dans les air et le vampire courait droit à sa perte. L'épée lui trancha la tête d'un coup sec. Hugues tomba à terre, emporté par l'impact de l’épée sur sa victime. Il se retourna pour regarder le vampire dont la tête bascula en arrière. Son corps finit par flétrir puis se réduire, en même temps que la tête, en cendre. Oblivion, pendant ce temps continuait son combat acharné contre l'être des ténèbres.


Le vampire savait qu'il devait rester sur ses gardes avec le paladin. Il fit une courte pose devant le drow. Ses yeux jaunis regardait les deux victimes potentielles avec frénésie. Oblivion savait que cet abomination avait faim. Le vampire regarda droit dans les yeux le mage en se passant la langue sur les lèvre. La faim justifiait les moyens. ALors qu'Oblivion commençait à perdre du terrain, le vampire attaqua de nouveau.

Un danse frénétique commença. Oblivion avait de plus en plus de mal à esquiver les assauts de la créature. Celle-ci finit par commettre une erreur fatale.
Croyant l'adversaire bien trop désespéré et fatigué, en profita pour lui sauter dessus. Oblivion, dans un effort ultime, leva son bâton. La bête cracha un cri strident en s'empalant sur celui-ci. Oblivion tomba à la renverse avec un tas de poussière., fatigué et presque vaincu.
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Vieux 17/11/2004, 10h51   #58
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[QUETE] QUETE D'ADMISSION

Eldora entra de nouveau dans l’appartement de Crosbie. Dans celui-ci régnait le chaos le plus total. La folie qui avait du prendre Crosbie dans ses derniers instants ne pouvait, seule, expliqué le désordre. La demeure avait du être piller par quelques voleurs de passage…Ou alors, l’un des membres de la Guilde était déjà venu faire le ménage. Mais Eldora en douté.

Elle s’approcha du cadavre de Crosbie. Il avait du atrocement souffrir, et cette pensée arracha un léger sourire à Eldora. Elle se pencha sur lui et fouilla ses poches. Elle ne trouva que quelque babiole sans intérêt. Entre autre, plusieurs petits sachets contenant de la drogue, qu’Eldora pris au cas ou.

Puis elle rechercha des indices dans le reste de la maison. Elle ne trouva rien de particulier, si ce n'est une somme d'argent assez importante camouffler sous une trappe.

Soudain, elle entendit un chuchotement et se retourna. Mais se fut la seule chose qu’elle eut le temps de faire avant de se prendre une flèche d’acide de Melf dans le bas ventre. Cela ne pouvait être qu’Elisfrod.

Elisfrod à Acid de Melf à Eldora

Eldora, par pur réflexe, prit l’une de ses dagues et la lança vers Elisfrod, avant de tomber à terre. Celle-ci vint se ficher dans sa poitrine.

Eldora se releva quelques instants plus tard, après avoir retrouvé ses esprits, et s’aperçut qu’Elisfrod s’était enfuie. Une traîné de sang indiqué le chemin qu’il avait pris.
Elle pris la décision de suivre les traces malgré son état. Elisfrod était à présent le seul lien qui pouvait encore l’amener à la guilde.

Elle sortit de l’appartement de Crosbie, puis de l’immeuble, et arriva enfin dans la rue. La douleur était à peine supportable, mais Eldora ne pouvait pas abandonner.

Elle aperçut malgré l’obscurité et le flou de ses yeux, Elisfrod qui se traînait contre un mur. Il avait l’air encore plus mal en point qu’elle, et elle aurait sans doute put le rattraper dans un ultime effort et l’abattre. Mais il fallait qu’elle se retienne jusqu’à ce qu’il l’emmène à la guilde. Eldora était persuadé que, dans son agonie, Elisfrod ne penserait pas un seul instant à aller à un autre endroit que la guilde ou il serait le plus en sécurité.

Eldora suivie donc Elisfrod, de loin, et en tentant de faire le moins de bruit possible, malgré la douleur qui commencé à se répandre dans tout son corps.

La nouvelle blessure qui venait de lui être infligé en avait réveillé une plus ancienne.
Et cette ancienne souffrance l’emplit de haine et lui donna seul le courage d’avancé.

Eldora perdit totalement la notion de temps. Elle avança des heures derrière Elisfrod.

Soudain un détail ramené Eldora à la réalité. Elisfrod venait de frappé à une porte. Eldora se plaqua contre le mur quand la porte s’ouvrit et que la lumière de l’intérieure se répandit dans la rue. Ce geste lui arracha une nouvelle grimace.

Eldora préféra partir et revenir quand elle aurait repris ses forces.
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Vieux 17/11/2004, 11h04   #59
Eldora
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[QUETE] QUETE D'ADMISSION

Eldora revint deux jours après sa mésaventure. Elle avait une résistance à la magie des plus médiocre, et le sort d'Elisfrod l'avait assez serieusement bléssée.

Elle était revenue pour espionner la demeure et mettre en place un plan d'attaque.

Elle procéda de la même manière que lorsqu'elle avait espionné l'appartement de Crosbie. Mais cette fois elle ne pensait pas agir tout de suite, à moins qu'un évenement inattendue lui en donne l'occasion.

La jeune femme entra dans le batiment qui faisait face à celui dans lequel avait disparu Elisfrod.

Elle observa les allés et venus de la rue toute la journée, en se positionnant à divers point de vue pour augmenter son champs d'observation.

Quand l'obscurité commença à poindre, Eldora eut la certitude qu'elle ne pourrait rien faire seule contre la guilde (car elle était sure à présent que c'était bien la guilde qu'elle recherchait). Ces voleurs étaient trop bien préparés, même après qu'elle ait assassinée les membres les plus influents de la guilde. Leur chef avait du recruté d'autres hommes depuis.

Elle devait trouver de l'aide, et rapidement avant que l'influence de la guilde n'augmente encore.
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Vieux 21/11/2004, 21h52   #60
Walar, Patricien de Melandis
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[Quête : dans les Tréfonds de la Folie]


Les deux Manostiens étaient en piteux état, effondrés à même le sol maculé d’immondices, proies faciles pour le moindre être sans scrupules. De fines rivières de sang perlaient le long de leurs corps meurtris par l’étreinte vampirique. Leurs vêtements et pièces d’armures détériorés témoignaient de la violence de l’affrontement. Mais désormais un silence funeste planait dans la ruelle, l’on pouvait seulement entendre faiblement les lointaines clameurs des quartiers animés de la bouillonnante Mélandis, maigre bruit de fond qui paraissait tellement distant. Il aurait été difficile de se sentir plus isolé, à crever comme un chien dans la glèbe putride, dans une enclave subitement désertique d’un quartier pourtant surpeuplé. Dans la Cité de la Destruction l’indifférence était sans doute un moyen de survie…

Un son presque inaudible brisa tout à coup le lugubre fil des pensées des deux Helmites. Ils tournèrent chacun péniblement la tête vers la source de cette menace, cela ne pouvait en être qu’une, le mal se voit, se sent, et s’entend…

Une silhouette nappée de ténèbres se dirigeait vers eux, narguant le mutisme cérémoniel en marchant dans les flaques d’eau croupie sans prêter la moindre attention à une quelconque discrétion. Le paladin tenta de se redresser, mais une douleur térébrante le cisailla de l’intérieur, tel un souffle glacé suppliciant ses tripes d’une poigne malveillante, et il ne parvint qu’à s’arracher un rictus de souffrance. De son côté, le mage n’avait même pas tenté de réagir, et contemplait, une expression haineuse gravée sur le visage, le vampire.

L’être, panégyrique de la perfidie, s’arrêta à quelques mètres d’eux. Ses longs cheveux marmoréens, aussi immobiles que la pierre, marquaient l’arrêt surnaturel de la brise. Tout comme son faciès, un masque de marbre qui paraissait avoir été taillé par le Mal. Seuls ses yeux, alertes et menaçants, contrastaient avec la sclérose du reste. Ce regard, empli d’une colère froide, mettait mal-à-l’aise, comme s’il sondait les tréfonds de l’âme d’une main glaciale.
Le buveur de sang ne portait qu’une petite armure tenant plus du linceul tellement elle était déchiquetée, mais une force occulte s’exhalait de cet artefact, baignant les environs d’une noirceur maléfique. Les séquelles d’un récent combat sanglant se lisaient sur la chair nécrosée, mais le mort-vivant semblait encore animé d’une résistance sans borne.

Hugues reconnut immédiatement la sépulcrale silhouette qu’il avait aperçue dans le lointain à côté de la roublarde moribonde, cette ombre dont Egrevyn s’était rué à la poursuite. Et désormais il était mort… Le Manostien fulminait à l’idée qu’il n’allait pas tarder à devenir la prochaine victime de cette aberration, qui continuerait à moissonner les âmes d’innocentes victimes sur sa funèbre route que seule la mort définitive pourrait barrer. Son unique satisfaction aura été d’éliminer trois engeances vampiriques, mais cela lui semblait désormais presque famélique. Il se prépara à basculer dans le néant en fixant son opposant d’un regard qui reflétait tout la haine que peut avoir un condamné face à son tortionnaire. Oblivion fit de même, l’air déterminé, voulant à tout prix éviter que la peur n’imprègne ses traits.

C’est soudain qu’ils le virent, un éclat vicieux dans les prunelles sombres du monstre. Une lueur trop perfide pour se contenter de la mort, mais que peut-il y avoir de pire ? Ils n’allaient sans doute pas tarder à le savoir.

Le vampire se saisit d’un minuscule flacon, visiblement dissimulé dans un repli de son sinistre accoutrement. Et soudainement, il le lança violemment entre les deux Manostiens. La fiole explosa dans un crissement de verre brisé laissant s’échapper dans une formidable réaction chimique un souffle dévastateur de fumée noirâtre, projetant tout aux alentours comme des fétus de paille.

Leur dernière vision avant de plonger dans l’abîme de leur conscience fut celle du vampire souriant, dévoilant ainsi des canines encore tâchées de fluide sanguin…



Suite...
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Vieux 22/07/2005, 20h35   #61
Mekren le maudit, Aventurier
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[RP: La Naissance du Maudit]
HRP: l'action se passe dans une masure des ruelles des bas quartiers.

En provenance des geôles de Mélandis

A nouveau le tourbillon spirituel s’empara de son esprit. Il se sentit appelé vers le monde matériel, et en quelques secondes, quitta l’univers gris qui l’entourait.

Il prit possession de sa nouvelle enveloppe charnelle au moment ou l’homme se perdait dans le corps de sa compagne. La soudaineté du plaisir qu’éprouvait l’être dont il avait pris possession, remplaçant violemment douleur et terreur dans l’esprit secoué de Mekren, lui coupa le souffle. La stupéfaction que sa nouvelle condition lui procurait l’empêcha de prendre le contrôle immédiat des membres de son hôte et son corps s’effondra lamentablement sur celui de sa jeune partenaire.
Celle-ci se dégagea avec un petit gémissement offusqué et appuya son buste contre le mur gluant d’humidité. Elle regardait son amant d’un œil étonné. Le corps qu’elle aimait gigotait comme celui d’un nourrisson, et ses yeux brûlaient d’une lueur qu’elle ne lui avait jamais connue.

Enfin Mekren parvint à maîtriser l’agitation insensée des bras de sa nouvelle enveloppe charnelle. La honte d’être sans aucun vêtements près d’une jeune fille s’empara de lui, et il se saisit brutalement du drap crasseux qui couvrait le lit, pour cacher une nudité qui n’était pas la sienne. Son cerveau refusait de fonctionner. Il se laissait manœuvrer par ses impulsions. Il s’assit au bord du lit pour tenter de réfléchir calmement. C’était peine perdue. Il lui fallait à tout prix sortir de cette situation honteuse à ses yeux. Il lança à la fille, sans se retourner pour ne pas avoir à affronter sa nudité exposée à ses regards :

« Où sont mes vêtements ? Vite ! »
« Mais enfin Paulin, qu’est ce que t’as ? Par terre, comme d’habitude, bêta… »

Il jeta un regard vers le sol de terre battue. Quelques guenilles crottées gisaient dans la poussière. Ce n’était pas dans les habitudes de Mekren de porter de telles loques, lui, fils d’un drapier. Surmontant son dégoût pour les horreurs qu’il devait enfiler, il s’habilla prestement puis tendis le drap qui le cachait à la jeune fille pour qu’elle y dissimule ses formes.

Elle le regardait faire d’un œil interrogateur. Jamais elle n’avait vu son amant pudique, et n’imaginait qu’avec difficulté que l’on puisse l’être. Enfin, Mekren se sentit moins gêné par la situation. Il se rassit au bord du lit pour réfléchir posément. Il eut tord de le faire. L’agitation dont il avait été l’objet avait empêché l’âme de son ôte de se manifester. Le semblant de calme qui l’occupait maintenant permit à l’esprit de son nouveau corps de refaire surface.

Tous les souvenirs de son ôte forcé lui parvinrent de concert, manquant de faire chavirer son esprit par une surcharge d’informations. Il resta près de deux minutes immobile, tentant avec peine d’ordonner les réminiscences de l’être qu’il occupait. Il se nommait Paulin Vertegeux, racketteur lamentable oeuvrant dans les rues de Melandis. Il vivait misérablement de ses rapines, n’avait aucune éducation et s’avérait être un imbécile accompli. La fille qu’il considérait comme son amante était une catin idiote qui l’accueillait gratuitement.

Mekren soupira par la bouche de Paulin. Il n’était donc pas sorti de cette ville barbare qu’était Melandis. Sa situation était plus enviable que celle de sa précédente incarnation, mais la vie dans ce corps de pauvre imbécile n’était pas pour lui plaire.
Alors qu’il tentait de mettre de l’ordre dans ses idées, la conscience de Paulin ressurgit. Son nouvel hôte ne réagissait pas comme Gralm. Il ne paniquait pas devant cette forme de domination inconnue. Il ne restait pas terré dans le coin de cerveau auquel la présence de Mekren le confinait. Il voulait se battre, et déloger l’intrus qui occupait son corps.

La seule arme dont disposait Paulin était sa voix. Mekren ne pouvait faire taire la voix spirituelle de Paulin, et celle-ci claqua dans son crâne, résonnant de toute la puissance que Paulin pouvait imaginer. L’âme de Paulin abreuva l’âme de Mekren d’un démentiel torrent d’insultes insensées. La violence des pensées de son hôte forcé secoua Mekren comme un fétu de paille dans la tourmente. Il suffisait à Paulin de penser pour que le Maudit le ressente dans toute sa plénitude. Les pensées étaient tant chargées de haine que le Réincarné ne parvenait plus même à entendre ses propres pensées, perdues dans le flot ininterrompu de rancœur.
La catin, toujours appuyée contre le mur, vit son amant se prendre la tête à deux mains et gémir, comme si un bruit infernal régnait dans la pièce. Il se leva et, incertain, fit quelques pas avant de s’abattre contre l’embrasure de la porte. Il se redressa péniblement, et sortit sans un mot.

Il déboucha dans une sordide ruelle pleine de déchets puants. L’odeur pestilentielle qui emplit ses narines lui remit quelque peu les idées en place. Tentant d’ignorer les hurlements rageurs de Paulin, Mekren se décida à agir.

« Je dois trouver quelqu’un. Quelqu’un ou quelque chose qui puisse me dire ce qui me retient ainsi à la vie. Et comment m’en accommoder, ou m’en libérer… »
Sur ce, se barricadant au mieux contre la haine de son hôte, il plongea directement dans les souvenirs de celui-ci. Il fouilla un peu, répugnant à violer ainsi plus avant l’intimité de Paulin, puis trouva la réponse qu’il cherchait. Il savait qui pourrait l’aider…

En direction de la grotte d'elfwood
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Vieux 09/09/2005, 00h41   #62
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La nuit, sombre et inquiétante, était déjà avancée, sur la ville. Seules quelques fenêtres laissaient filtrer un rai de lumière pâle, projettant dans les rues, un barreau jaune qui terminait ses embranchements sur les pavés au sol, que la crasse accumulée absorbait avec une avidité presque humaine, comme s'ils désiraient retrouver une peau neuve.

Une brume légère se formait petit à petit, à cette heure, provenant de la chaleur accumulée par les pavés durant la journée, et qu'ils vomissaient à présent dans l'air, formant des gouttelettes moites et lourdes.

Au loin, on entendait vaguement, résonnant, le claquement des sabots d'une lourde bête, sans doute un boeuf tirant une charette, à en juger par les faibles grincements qui provenaient du même côté.

Nul être vivant dans cette sombre impasse. Excepté un rat qui courait se mettre à l'abri, d'on ne savait quoi, d'ailleurs. Il était certainement le seul badaud à cette heure avancée.

Soudain, un cri déchira le silence, tel l'éclair une nuit d'orage. Un cri féminin, long et aigu, qui se termina par un ricanement abominable, mais beaucoup plus rauque. L'agresseur, probablement. Le cri recommença, plus long, plus fort encore, et plus glaçant. Pas de réplique, cette fois. Mais le hurlement fut stoppé net, et, une oreille attentive eut pu déceler un souffle inhumain, horrible épilogue de cet intermède sonore.

Qui était la victime ? Qui était le meurtrier ? Nul ne le saurait jamais. Et le lendemain, pour toute trace du crime, l'on retrouverait, peut-être, une trainée de sang coagulé, qui aurait éclaboussé une sombre façade décatie, voire un morceau de membre, pendouillant mollement sur un appui de fenêtre crasseux.

Une scène pratiquement quotidienne de la vie mélandienne...
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Vieux 01/02/2006, 14h29   #63
Eredef de Melandis
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Eredef déambulait dans les rues sordides de Mélandis.Tout ses sens éraient aux aguets (y compris son sens tieffelinesque). Il recherchait la maison de passe que lui avait indiqué werit...
Il devait rester sur ses gardes; il sentait que l'on pouvait très facilemment "rendre l'âme de façon mystérieuses" dans ces étroites ruelles...
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Vieux 01/02/2006, 18h13   #64
Beorn Devir, Patricien de Melandis
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