Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
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La Trancheuse Le destin d'Anna semblait tracé; assassinat, chantage, vol... Une renommée dans toute la Bametie. Mais quand le roi exigea l'éxécution de la plus talentueuse assassin du pays, ce destin changea.

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Vieux 26/01/2004, 17h55   #1
Filamp, Aventurier
Ettercap
 
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Localisation: Après le rond-point, à droite, à gauche quand vous êtes en face de l'église, puis encore à gauche...
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Je met en ligne ce chapitre maintenant car je devrais être absent cette semaine, j'espère revenir vite.

Chapitre 9

Cela faisait trois jours que l’Armée Royale avait quitter Damos, environ cinq cent hommes, deux cents cavaliers, cent archers et deux cents fantassins avaient fait route vers le Nord, accompagnés d’écuyers et d’ouvriers. La cavalerie avait pris un peu d’avance par rapport aux restes des troupes, et avait rejoins la frontière rapidement. Le Roi s’arrêta, sa suite fit de même.
-Appelez-moi le Lieutenant Baltre.
Un officier fit demi-tour, hêla le Lieutenant qui s’approcha de Nalfron.
-Vous avez demandé à me voir, Seigneur ?
-Je veux que vous preniez vingt de vos hommes, vous irez vers Ora, la cité minière, nous avons besoin d’or pour payer les troupes et renflouer les caisses, prenez tout ce que vous pouvez et retrouvez nous à Morgra dans cinq jours.
-Bien, Sire.
Il fit volte-face, partit au galop, appela ses hommes, et se dirigea vers la ville.
-Où en est le reste de l’armée ?




Anna se trouvait dans sa chambre et préparait ses affaires. Elle mit, finalement, peu de choses dans sa sacoche. Elle ouvrit la porte et sortit sans se retourner. Elle parcourut le couloir et se rendit dans le bureau de Karon. La pièce semblait encore plus sombre qu’à l’acoutumée et la seule bougie rendant l’âme n’éclairait que le bureau.
-Tu as pris ta décision ?
-C’est ce qu’il y a de mieux à faire…
-Toujours pas de nouvelles sur ce Caporal ?
-Non, je n’ai rien pu apprendre, mais je pense que je le reverrais.
-Où pars-tu ?
-Je ne sais pas, loin d’ici.
Il s’était levé, il avait contourné son bureau et chercha une feuille dans une table collée au mur.
-Au revoir, avait-il simplement dit.
Elle sortit. Elle arriva dans le réfectoire où tous les voleurs présents dans la guilde s’était rassemblés en deux rangées. Ils étaient silencieux. Anna chercha rapidement Ophale du regard, elle ne semblait pas être la. La première rangée tirèrent leur arme et en firent une herse. Elle passa avec une sourire, les lames montaient et descendaient suivants la grandeur de l’individu la portant, mais elle pouvait passée sans avoir besoin de se baisser. La salle était stérile de bruit, elle tourna la tête vers ses compagnons et dit :
-Adieu.
Ils placèrent tous leur arme sur leur torse, pointe vers le ciel. Elle sortit de la guilde, monta sur le cheval préparé, et partit au galop.




La petite troupe arrivait en vue d’Ora, Baltre à leur tête. Ce n’était qu’un village, un village qui rapportait beaucoup à l’Imolie : une des plus grosse mine d’or du pays. Ce n’était pas étonnant que Nalfron ai choisi de l’attaquer. La petite ville se découpait en trois parties : un quartier résidentiel, beaucoup de maisons et d’immeubles, le quartier commercial, assez petit, ne contenant que le marché, les divers échoppes et l’unique guilde de commerce, et enfin le quartier industriel, la zone la plus proche des mines, la où se trouvait les camps de mineurs, les orfèvreries, les ateliers de monneyage et les autres industries minières.
Baltre calma sa monture d’un petit coup d’éperon.
-Les hommes à pied restent ici, nous ferons appel à vous une fois que nous nous serons occupée des gardes pour ramasser l’or.
Il frappa d’un coup sec avec sa bride, et son cheval partit au galop, les vingts autres cavaliers firent de même.
-Nous sommes attaqués !
-Vite ! Tous dans la tour !
Un peu en retrait du village se dressait une tour en pierre d’environ quinze coudées, bien aménagée et offrant une bonne protection. Les femmes et les enfants courraient vers la bâtisse en criant, en pleurant, en implorant. Elles tenaient les bébés dans une main et les enfants dans l’autre. Le groupe du Lieutenant et cinq de ses hommes rattrapèrent les fuyards. Baltre extirpa son épée et trancha le dos d’une des femmes. A ces cris, les hommes sortirent de la mine, et analysèrent la situation.
-Fumiers ! Allez chercher vos armes, vous autres, et sauvons nos familles et notre ville !
Ils rentrèrent dans la mine et prirent chacun une arme dans les râteliers présents. En prévision d’attaque, ils avaient plaçé la plupart de l’armement dans la mine. Il ressortirent lorsque dix cavaliers surgirent. La bataille s’engagea. La trentaine de mineurs se séparèrent en deux groupes : la plupart restèrent près de la mine, les autres se dirigèrent vers la tour en poussant des jurons et en brandissant leurs armes. Les cavaliers firent une premier passage et tuèrent deux mineurs, ils se retournèrent et se préparèrent à la deuxième vague. L’assaut parti, une épée vint retentir sur l’armure d’un des assaillants, les cavaliers s’arrêtèrent et combattirent. Le sang éclaboussa les armures, les villageois n’étaient pas protégés, mais ils se battaient courageusement. L’un d’eux armé d’une hallebarde, la positionna devant un cheval, le fit tomber ainsi que son passager, l’homme roula au sol et ne reprit ses esprits pour ne voir qu’une hallebarde s’abattre sur lui. Le mineur souriait, non pas de plaisir, mais de fierté. Il n’en profita pas longtemps ; une épée le traversa.
Le dernier groupe de cavaliers se dirigea vers le village. Ils démontèrent et fouillèrent les habitations. L’un des hommes défonça la porte d’une des maisons d’un coup de pied et entra. Elle était faiblement meublée, un mur sépararait mal l’entrée de ce qui faisait office de salon, où trônait une unique table munie de trois chaises, la pièce était sombre, lézardée et poussièreuse. Il grimpa à l’étage et traversa un couloir. Il arriva dans la chambre, il la fouilla du regard. Un homme âgé était allongé sur le lit, apparement souffrant et malade. Il avait la main sur sa poitrine et tourna la tête vers le nouvel arrivant. Ses yeux s’emplirent de surprise, de terreur. Le cavalier retourna son épée, la prit à deux mains, la positionna au dessus du malade et l’abaissa. Il souria, répéta l’opération plusieurs fois, à chaque coup, il y mettait plus de vigueur, plus de plaisir. Il extirpa finalement la lame et l’essuya sur les vêtements du mort. Il redescendit et apperçut dans un coin de la pièce une ombre. Il s’arrêta, en regardant bien, il devina les formes d’un enfant blotit dans l’angle. Il rangea son épée.
-Sors de la.
L’enfant de bougea pas.
-Sors de la ! Hurla-t-il.
Le gamin se leva et sortit de l’ombre, il avait les cheveux bruns, des yeux ronds remplis de larmes, une expression de peur imprimée sur le visage.
-Tu vis ici ?
Il inclina la tête.
-Comment tu t’apelles ?
-Ro…Roldar, m’sieur… Vous… Vous avez fait quoi à mon grand-père ?
-Ne t’inquiètes pas, il ne lui ait rien arrivé, mais tu dois partir.
-Où…Où est papa ? Et maman ?
-Sans doute dehors, va les rejoindre.
Il longea le mur, ne quittant pas des yeux le cavalier, arrivé devant l’entrée, il se retourna et se mit à courir, il s’arrêta peu après et mis ses mains en porte-voix. L’homme attrapa un poignard.
-Maman ! Papa ! Maman !
-Eh, le drôle !
Le gamin se retourna et prit la lame en plein cœur. Le cavalier éclata de rire en descendant les marches restantes et en quittant la maison.
-Toujours trop à droite, on me l’a déjà dis… Toujours trop à droite…
Il remonta à cheval.
Les mineurs qui avaient rejoins la tour était maintenant en infériorité numérique.
-Allons dans la tour ! Cria l’un des hommes. Dans la tour !
Ils se replièrent. Dès qu’ils furent tous rentrés, les cavaliers sur leurs talons, il refermèrent la porte et se postèrent derrière pour la barricader.
-Allez en haut et prenez les arcs ! Ordonna un homme qui semblait être le chef du village.
Quatre mineurs montèrent, passèrent devant les réfugiés, laissèrent tomber leurs armes sur le sol et attrapèrent les arcs. Les cavaliers restés en bas se massèrent juste en dessous de la tour, les autres armés d’armes à distance entrèrent dans un duel d’archers. L’un des mineurs attrapa une des flèches, pointa vers l’un des cavaliers, et relâcha sa prise sur la corde. Mauvais coup, le trait passa à droite et se figea dans le sol, l’homme visé posa un carreau sur son arbalète, remarqua son agresseur, et lui planta son projectile dans le front.
Au bas de la tour, les cavaliers essayaient d’enfoncer la porte avec le pied ou l’épaule. A chaque coup, les mineurs reculaient sous le choc, puis se replaçait rapidement. La porte se fissurait. Le chef du village attrapa une grande hache et recula jusqu’aux marches. Les assaillants détruisèrent la porte et se ruèrent sur les défenseurs, Baltre entra et se dirigea vers le dirigeant d’Ora, qui raffermit sa prise sur son arme
-Allez viens, viens faire connaissance avec Matrok. Tu en repartiras la queue entre les jambes !
Il se jeta sur le Lieutenant en poussant un énorme cri de guerre. Baltre para avec difficulté, mais arriva à le repousser. Son adversaire était imposant, il avait des yeux qui pouvaient le montrer doux ou dangereux, une barbe à peine brossée partant de ses oreilles pour atteindre son torse, une simple fourrure de laine brune laissant libres des bras puissants. La hache menaça de nouveau le crâne de Baltre, celui-ci esquiva d’un mouvement sur le coté, l’arme rencontra une des marches, elle en détruisit une petite partie dans un bruit sec accompagné d’étincelles. Le Lieutenant attaqua, Matrok bloqua la lame avec le manche de son arme, ils reprirent leur position. Baltre enfonça son épée dans le flanc gauche de son adversaire en une attaque exceptionnellement rapide. Le sang tomba goutte à goutte. Le blessé lâcha sa hache et mit un genou à terre. Le Bametien fit traverser son arme de part en part du vaincu. Le liquide pourpre se transforma en un petit ruisseau descendent les marches, et vint se mêler aux cadavres en bas des marches.
La flèche partit et transperça la gorge de l’Imolien. Baltre et ses hommes sortirent de la tour.
Toute la troupe se rassembla au village, les écuyers arrivaient.
-Combien de pertes ?
-Six, Capitaine.
-Bon score.
Tout le monde sourit.
-Allez récupérer tout l’or que vous pourrez transporter.
L’expédition sortit de la ville un peu plus tard, amoindrie, fatiguée, et enrichie.
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Vieux 26/01/2004, 18h58   #2
Perdigan Foxglove, Légende des Royaumes
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Quelle bande de .......... ces soldats :8: :angry:

Encore une question pour laquelle il faudra attendre une réponse dans les chapitres futurs, pourquoi et où Anna part-elle ? A t'elle été prévenue qu'elle était recherchée ?

Enfin, je verrai bien quand viendra la suite :eye:
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Vieux 26/01/2004, 19h05   #3
Walar, Patricien de Melandis
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Très sympa tout ça, cependant je me pose une ou deux questions :

- Le départ d'Anna : bon je pense comme Perdigan que tu en dévoileras plus dans les chapitres suivants.

- Et surtout l'attaque d'Ora : est-ce normal qu'un village possédant nombre de richesses soit si peu défendu ? :heu: Car la une bande organisée de quelques dizaines de brigands arriverait à en prendre le contrôle. Enfin ça me parait un peu bizarre.

En tout cas ils sont terriblement sadiques ces soldats ! :8:
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Vieux 26/01/2004, 20h27   #4
Filamp, Aventurier
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Boah, sadique ? des "....." (by Perdigan ) ? Pourquoi donc ? Ils attaquent, ils n'ont pas à faire de prisonniers.


Pour Walar : Oui, je reconnais que moi aussi, je me suis posé la question, une cité si "importante" soit si peu défendue... Et je n'ai que peu de réponses; mis à part ça : ce n'était pas la peine de faire du trop gros combat à ce moment, les batailles viendront...
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Vieux 28/01/2004, 17h58   #5
Balrog, Aventurier
Ver Charognard
 
Date d'inscription: août 2003
Messages: 622
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Ouais c'est vrai que c'est bizarre, le peu de défenseurs... Avec mon équipe BG2 j'en prendrais le contrôle !
Le chapitre est plus long que d'habitude, c'est bien. C'est vrai que les soldats c'est des couillons les soldats, mais bon c'est la guerre.
__________________
Lorsque l'humanité aura acquis tout le savoir dont elle peut disposer, elle se détruira d'elle même. Moi."Ce qui ne te tue pas te rends plus fort." Ouais mais avec un bon Clerc, la mort n'est plus qu'un détail. ma bio rp, actuellement (longue) pause rp...
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Vieux 07/02/2004, 19h55   #6
Mornagest, Grand Gourou
Fosse septique
 
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Date d'inscription: octobre 2003
Localisation: Juste derrière vous, prêt à hurler BOUH !
Messages: 4 814
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Il n'empêche, c'est du sadisme.... un grand-père et un gamin n'offre pas de résistance digne de ce nom, il ne leur est donc pas obligé de les descendre de la sorte ! vilains qu'ils sont...

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Vieux 31/03/2004, 11h58   #7
Boddah, Aventurier
Araignée Géante
 
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Localisation: C'est que.
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mouarf j'espere que ce cavalier va tomber de son cheval, qu'il va se cogner la tete contre une hache bien aiguisée, qu'il va s'enfoncer son épée maudite dans le ventre et que ses jambes vont être applaties par une herse....
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