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La Grande Bibliothèque Impériale ![]() Les rayonnages de la Grande Bibliothèque Impériale vous proposent les plus beaux récits. Vous êtes vous-même auteur à vos heures perdues ? N'hésitez pas à proposer vos oeuvres. Qui sait, vous aurez peut-être votre forum. |
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| | #1 |
| Commando Kobold ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: avril 2008 Localisation: Roussillon
Messages: 24
| Premier message, première larme versée ... Non, c'est trop théâtral. Prenons juste la plume. S'il y a des fautes ... d'orthographe notamment ... j'en suis navré, je relirai mieux pour les corriger. Bref, besoin curieux de partager ce genre de choses, après tout ce temps ... Bonne lecture, si vous appréciez ![]() Comtine d'Eauprofonde I - Erzgt Liytu, Goule Ermite. Il avait pour maison la félicité même, Et par toute saison, il vivait sa Bohême ; Il allait simplement, fort de son doux sourire, Dérobant le meilleur et délaissant le pire. Ce barde ne savait pas ce qu’était une arme : Il avait investi sa force dans son charme, Et si ses sots refrains saisissaient les esprits Sa joie, comme un soleil, éclairait le ciel gris. Un jour, je me souviens, j'ai vu son indécence Répandre autour de lui un peu de sa jouvence. Ses blonds cheveux jouant dans la garrigue blanche, Il était seul dehors quand arrivait dimanche. Je pensais qu’il n’était qu’un simple baladin, Itinérant maudit sans trajet ni chemin, Clandestin, vagabond, au cœur comme le ciel, A l’œil comme la lune et la peau comme miel. Un beau soir de janvier, le soleil se couchant, Je rentrais. Mais alors, le ciel se déchirant, J'entendis un long cri parcourir l'horizon Comme je vis de loin le feu sur ma maison. Je ne connus jamais une douleur plus forte, Et d’un sombre avenir j’entrouvrais grand la porte. Mais comme j’avançais, fuyant et hébété, Une main me saisit le bras. Je m’arrêtai. « Eh bien, par où vas-tu ? » S’écria l’étranger. « Quel est ce trouble qui rend ton pas si léger ? » Mes yeux qui s’affolaient plongèrent dans les siens, Et je vis près de moi le fils des bohémiens. Je ne lui parlai point, mais il comprit très vite En voyant dans mes yeux la flamme qui crépite. « Ami, tu as perdu, aujourd’hui, bien des choses Et c’est jusqu’à ta mort que ces métamorphoses Emaneront de toi. Je sais que le chagrin A trouvé en ton cœur un formidable écrin. Les heures de tes nuits seront lentes, funèbres, Et tu te couvriras d’un manteau de ténèbres Alors qu’autour de toi tout semblera briller, Tu n’auras que la nuit pour t’écouter crier. Mais si tu suis mes pas, si tu venais vers moi, Tu apprendrais la vie, envers et malgré toi ; Tu apprendrais comment l’autonomie s’acquiert Dans un monde où enfin tu pourrais être fier. Et contre l’injustice à jamais répétée, La loi n’est plus jamais celle qu’on t’a dictée. Viens avec moi, bats-toi enfin ! c’est important, Laisse toi pénétrer par cet air envoûtant ! Dans ce monde où plus rien n’est jamais respecté, Nul n’a jamais vécu s’il n’a jamais lutté. » Sonnet écrit par une admiratrice anonyme de Tiax alors qu'il était de passage à Calimport et qu'il arrivait d'Eaupofonde - Note : Je n'ai jamais eu vent d'une éventuelle biographie assermentée de Tiax ... Ce qui suit est pure fiction ! Ô Roi de tous les rois, des seigneurs le Seigneur ! De tous vos ennemis vous êtes le vainqueur ! Chantons tous ces exploits qui dressent votre gloire Au sommet des piliers du temple de l'Histoire. Souvenez-vous toujours de vos fiers camarades Qui pour vous sont tombés lors de vos cavalcades Contre ces rois païens venus de Calimport : De tous ces paladins vous êtes le plus fort ! Rappelez-vous aussi de l’éternel complot Qu’ont tissé contre vous les nobles d’Eauprofonde ; Ils voulaient votre chute, Ô grand maître du monde ! Les fous sont morts, perdus et noyés dans le flot De votre omnipotence à jamais consacrée : Qu’ils baignent dans le sang de la vie massacrée !
__________________ Trichelieu, Magicien, prêt à tout pour déplaire Diplômé récemment par un sorcier grégaire Souhaite à présent griffer la toile des destins Et s'échapper très loin pour goûter ses festins ! Dernière modification par Trichelieu ; 19/04/2008 à 19h19. |
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| | #2 |
| Gnoll ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: décembre 2007 Localisation: Environs de Nantes
Messages: 166
| Bien le bonjour, poète corbeau. J'ai beaucoup aimé tes deux écrits. J'ai notamment remarqué l'effort fait sur le format uniforme des vers, tous alexandrins, du moins je le crois. Tes deux poèmes s'inscrivent par ailleurs dans deux registres différents, l'un tragique et promesse de renaissance, l'autre élogieux (et tu n'as guère choisi le candidat idéal). Le second me fait penser à une sorte de cantique adressé à un dieu chaotique et icônise plutôt bien notre mégalomane préféré. Il m'est venu à l'esprit que l'admiratrice anonyme n'était autre que Tiax lui-même. Je serais ravi d'en lire un peu plus.
__________________ Un petit ajout personnel aux oeuvres couroniennes : http://www.baldursgateworld.com/laco...11-exiles.html |
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| | #3 |
| Commando Kobold ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: avril 2008 Localisation: Roussillon
Messages: 24
| Ravi je le suis également, d'avoir suscité quelqu'intérêt . Bien, une petite amusette pour patienter et une édition prochaine. Pensées mesquines I - De la triste fin de nos chers amis. Par Thom Lelurick, qui fut longtemps le compagnon anonyme et discret d'Akaé avant que celui ne soit tué par <Charname> (Hihihi). La nuit s’est habillée d’un manteau de désir Pour plaire au voyageur venu de Calimport : Dans ces lieux j’ai connu l’ivresse et le plaisir, Embrassant le sein doux des filles de la Mort. Nichée dans la vallée aux versants couverts d’or J’ai vu la Cité Reine et ses rayons d’argent ; Des femmes de Thétyr je me souviens encor : Ô fouge impénitente, appétit diligent ! Tristesse étrange et lasse à cette évocation ! J’ai voyagé longtemps, nourri par ma passion Pour m’avancer toujours et ne jamais finir. Ô combien sont partis sans jamais revenir ? La mort les a surpris sur le glorieux chemin Du héros qui, toujours, connait sa triste fin. Récit en vers - La Plume Noire - Prologue Amis, où êtes-vous ? Il n’y a donc personne ? Nul n’entend ce refrain que, gaiement, je fredonne ? Les vers s’enfuient, les mots sont comme des pétales Et je les sais fuyant les tragiques Vestales Qui vivent dans ce lieu. Dois-je vous les montrer ? Près d’elles voulez-vous, voleurs, vous infiltrer ? N’ayez pas trop d’espoir, Amour s’est envolé. Cet altruiste enfant, toujours immaculé, A préféré l’azur au sentier solitaire Où nous marchons. Voyez ! L’astre solaire Admire Amour qui vole et fuit le ciel en feu. Croyez-vous, vil voleur, que l’enfant soit heureux ? Cherchez-vous Liberté, cette enfant capricieuse ? Guettez-vous ses ardeurs, fraiches et délicieuses ? Elle a pris tant d’amants pour partager sa couche, Mais qui connut jamais la douceur de sa bouche ? C’est un calice obscur, où coule un doux nectar Que vous pensez saisir alors qu’il est trop tard. Quant aux autres, Franchise, Affection, Loyauté, Ne cherchez pas ici. Lasses, elles ont déserté Ces bosquets si charmants où chantent les oiseaux, Ces bosquets envoûtants bercés du chant des eaux Protégeant ces abris de ces vils ennemis Qui troubleraientt la paix des arbres endormis. Triste est votre regard ? Chers amis, qu’avez-vous ? Est-il si malheureux de marcher à genoux ? Vos yeux s’enfuient. Pourquoi ? Vouliez-vous donc tant voir Ces icônes sacrées messagères d’espoir ? Vous arrivez bien tard, ou peut-être trop tôt. Songez que désormais, l’avenir est bien clôt. Mais vous priez, je vois. Croyez-vous que les nues Ecouteront des voix sûrement inconnues ? Laissez-moi-vous compter une tragique histoire Où la vertu se mêle à la sinistre gloire D’un seigneur ténébreux dormant dans ce caveau, Où l’épée se repose à l’ombre du tombeau. Souvenirs amoureux - Claire Amstrul, citoyenne de Bérégost Vous n’avez jamais su qu’avec et près de lui Je trouvais un refuge à l’abri de l’ennui. Désormais qu’il est loin, je peux le raconter : Entre ses bras l’hiver s’apparente à l’été. Contre son cœur j’ai vu le monde disparaître, Et fuir dans le néant ce que j’ai pu connaître Car rien n’existait plus que son si beau sourire Dessinant ce sillon par où la joie respire. Je sais bien qu’il est vain de chanter ses louanges, Que nul n’entend ce cri, sauf peut-être les anges … Et qu’importe aujourd’hui qu’il sache que je l’aime ? Si le souvenir las s’éteint quand vient le soir, Faut-il jeter la rose, offrir un chrysanthème Pour sceller à jamais le tombeau de l’espoir ? La peine - Essai I On connait les raisons, souvent, de son bonheur : Tel aliment nous plaît ; tel être nous ravit ; Toujours notre plaisir croît avec la douceur Des heures endormies dans les bras de son lit. Mais connait-on toujours les raisons de sa peine ? Quand le cœur devient lourd dans le jour si léger, Quand au bord de nos yeux coule une ondée sereine, Sait-on pourquoi les pleurs viennent nous déranger ? La nuit, parfois, s’abaisse, embrasse notre front : Quand la noirceur du soir cache un sombre trépas, L'enfant seul, chaque soir, s'amuse avec la Lune, Innocent de tout crime, ignorant l'infortune Il sait le jeu fini quand les ombres s'en vont, Car s'il s'est endormi, il ne sommeille pas. La mère, si belle ... - Voyage Loin, sur les champs de blés où le soleil se noie, Les oiseaux dans le ciel font l’étrange alphabet Qui dans l’azur inscrit le fabuleux ballet De l’automne insolent qui partout se déploie. Elle a des cheveux blonds comme le blé fuyant : Un ange rayonnant s’avance vers nos terres ; Elle a tressé sa robe avec des fleurs légères Et tient dans sa main droite un épi flamboyant. Les ailes étendues, l’œil triste et solitaire, L’ange a vu de l’horreur la vile incarnation Répandre le chagrin, le sang, la corruption Dans l’esprit des humains qui cultivent la Terre. L’ange est venu l’œil clos et l’épi sur le flanc, Dans ce champ où le blé caresse ses mains nues. Reconnait-il enfin sa mère revenue Du panthéon céleste ou fleurit le lys blanc ? Le soleil lui aussi est-il impénitent ? La juste punition détruira l’âme impure Qui renie les bienfaits des fruits de la nature Dont l’ange est le gardien depuis la nuit des temps. Pour un ami ... - Voyage Lui qui tient dans ses mains l’avenir et l’été Il oublie que l’automne un jour apportera Dans ses bras la fraicheur et l’hiver qui viendra Presser contre son cœur son cœur ensanglanté. Quand revient l’hirondelle et s’en vont les mésanges Le ciel s’abaisse et prend contre lui l’océan Qu’il protège auprès de son corsage géant, Fredonnant dans le vent le bel hymne des anges. Sur la plaine l’enfant dresse sa tête brune Et le vent le caresse et l'embrasse la lune ; Sais-tu qu’en revenant, c’est la Vie qui te suit ? Reviendrais-tu toujours si s’éveillait la nuit ? Non ! Ne pars pas ! Reviens ! Reviens vers ta maison ! Ne laisse pas l’amour maîtriser ta raison !
__________________ Trichelieu, Magicien, prêt à tout pour déplaire Diplômé récemment par un sorcier grégaire Souhaite à présent griffer la toile des destins Et s'échapper très loin pour goûter ses festins ! Dernière modification par Trichelieu ; 08/05/2008 à 16h49. |
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