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La Grande Bibliothèque Impériale ![]() Les rayonnages de la Grande Bibliothèque Impériale vous proposent les plus beaux récits. Vous êtes vous-même auteur à vos heures perdues ? N'hésitez pas à proposer vos oeuvres. Qui sait, vous aurez peut-être votre forum. |
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| | #1 |
| Génie ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Edit du 03/07/2007: J'ai commencé une nouvelle version de ce récit. Les deux chapitres présentés ici n'ont plus d'intérêt réel mais je les laisse sinon les posts de critiques des lecteurs ne voudront plus rien dire. Pour le récit nouvelle version, voyez ce post ! Je me suis lancé hier dans l'écriture d'un roman orienté science fiction alors voilà le premier chapitre. Si vous voulez bien me donner vos avis :blush: . Les Foudres de Taranis Chapitre premier : Découverte. « [...]Taranis fait partie de ce qu'on appelle vulgairement Les Cinq Mondes. Il s'agit d'une vieille communauté à une lointaine extrémité de la Galaxie. [...]La particularité de Taranis est qu'elle est couverte d'un orage permanent. C'est pourquoi toutes ses villes sont souterraines. » Extrait de « Les mondes aux conditions extrêmes » par Taerk Ogmios. Allongée sur sa couche, les mains jointes sous son oreiller, Sikarra observait le vide de l'Espace à travers la vaste vitre. Elle apercevait des mondes au loin et des étoiles brillantes. Elle poussa un soupir et se leva. Elle était nue. Sa longue et lisse chevelure d'un rouge sang cachait la nudité de sa poitrine. Elle frissonna lorsqu'elle sentit le contact du sol avec ses pieds. Elle fit quelques pas et attrapa ses vêtements qui traînaient sur une table. Elle passa une combinaison bleue sombre et jeta une cape blanche, qui s'arrêtait en dessous de sa taille, sur ses épaules. Alors qu'elle se coiffait, un bip étouffé rompit le silence. Elle s'approcha de son bureau et passa la main sous des cartes et autres documents afin de prendre son communicateur Herm-316, elle le porta près de ses lèvres et déclara d'une voix monotone. « Sikarra, j'écoute. » « Ambassadrice, fit la voix sortant du Herm-316, nous arriverons sur Taranis dans quelques minutes. Tandis que vous vous reposiez, je me suis arrangée pour nous éviter les formalités à la station spatiale douanière. » « Merci Esméra. Je te rejoins au poste de pilotage dans un instant. » Puis Sikarra coupa la communication, et plaça le petit objet rectangulaire dans un des poches de sa ceinture. Pressant un bouton, elle ouvrit la porte de sa cabine et sortit. Elle marcha lentement dans quelques coursives arrondies avant d'arriver dans le cockpit. Le pilote, Kaj Prasso, était un jeune diplômé de l'Institut Staéhr de pilotage et des mèches blondes rebelles tombaient devant ses yeux bleus. Il salua l'Ambassadrice d'un sourire. Alors qu'il revenait aux commandes de son appareil, Esméra indiqua un fauteuil à Sikarra. L'assistante de l'Ambassadrice n'avait pas 25 ans et en faisait déjà 45. Ses cheveux bruns attachés dans son dos en une fine natte n'arrangeaient pas son cas, pas plus que la robe grise qu'elle portait qui, elle, faisait ressortir sa maigreur presque squelettique. Mais elle était douée, c'était indéniable se dit Sikarra. Elle était l'une des rares humaines à parler la quarantaine de langues officielles du Consortium couramment, ce qui lui avait valu de sortir à la tête de sa promotion à l'Académie d'Ogmios. Dévouée corps et âme à l'Ambassadrice, Esméra était devenue son amie la plus proche et sa confidente même si un rapport hiérarchique important subsistait entre elles. « Tour de contrôle, ici Staéhr-400, commença Kaj en activant la radio de bord. Allons entamer notre entrée dans l'atmosphère. Demandons confirmation. Le corridor est-il dégagé ? » « Le corridor est dégagé, Staéhr-400. Prenez gardes ! Restez loin des parois ! répondit l'homme de la tour de contrôle. » Kaj grommela quelque chose d'inintelligible. Il n'aimait pas qu'on remette en cause ses capacités. Impassible, Esméra lisait un document alors que Sikarra fixait l'épaisse vitre du poste de pilotage. Elle poussa un cri sourd lorsque que le vaisseau plongea dans l'atmosphère. Malgré les stabilisateurs, le choc restait fort. Kaj stabilisa le vaisseau au dessus de la couche nuageuse sombre. Il scrutait un écran. « Ha ! Le voilà ! » Il avait indiqué un large conduit métallique noir qui émergeait de la couche nuageuse. « Le corridor de Taranis ! Celui-là même qui va nous permettre de pénétrer sur la planète. » Restant à une bonne distance des nuages, Kaj pilotait prudement. Lorsque que le Staérh-400 fut placé à la verticale du « couloir », le pilote se retourna et lança un regard malicieux à ses deux passagères. « Accrochez-vous. » Il poussa le levier de commandes et le vaisseau piqua brusquement dans le gigantesque tunnel de métal. Dans la descente vertigineuse, Sikarra distinguait à peine le bout du tunnel à travers la vitre. Harnachée solidement à son fauteuil, elle craignait plus pour ses boyaux que pour sa vie. Finalement, le vaisseau perdit de la vitesse et le corridor s'incurva. Et au détour d'un virage, Sikarra constata que le vaisseau se trouvait maintenant dans le haut du spatioport de Taranis. Le corridor n'en était que la sortie. A ce moment, la radio cracha un son. « Staérh-400, ici tour de contrôle. Bienvenue sur Taranis ! Vous pouvez vous poser dans le hangar BZ-1138. » « Bien reçu, tour de contrôle. » Au même instant, Kaj recevait les coordonnées de ladite plate-forme sur l'écran de contrôle. L'atterrissage se fit en douceur. A travers la vitre, on aperçut une délégation qui pénétrait dans le hangar. Kaj se détacha et dit alors à Sikarra. « Ambassadrice, l'équipage et moi allons nous charger de débarquer vos affaires. Ce sera rapide. » « Il n'en sera rien, répliqua Esméra d'un froid sourire. L'équipage le fera. Vous allez venir avec nous, capitaine Prasso. En tant que gradé de la Flotte, vous êtes considérés comme un important représentant du Consortium. » Sikarra étouffa un rire. Esméra avait été si sérieuse et avait dit à Kaj qu'il était important sur un ton presque désagréable. Remarquant que cela amusait l'Ambassadrice, Kaj répondit d'un ton solennel. « Il en sera ainsi, Dame Esméra. » Le jeune capitaine appella son second grâce à son Herm-316 et lui expliqua qu'il débarquait avec l'Ambassadrice. Kaj sortit en tête suivit des deux diplomates. Il ouvrit l'épaisse porte qui scellait la sortie du vaisseau et pressa un bouton afin de déployer la rampe d'accès. Arborant avec fierté son uniforme de la Flotte du Consortium et son ceinturon auquel était accroché son arme, un déstructurateur T-47, le capitaine Prasso descendit tranquillement la rampe puis se décala sur le côté pour laisser passer Sikarra et Esméra. En bas, les attendaient une demi-douzaine de personnes. Il y avait là 4 policiers, et deux hommes. Celui qui était le plus avant, un homme bedonnant d'une cinquantaine d'années sans le moindre cheveu sur le crâne, prit la parole. « Bienvenue sur Taranis. C'est un plaisir de vous recevoir ici ! Permettez-moi de me présenter, je suis Arhibal Sleug. Gouverneur de Taranis. » « Ancien gouverneur, coupa Esméra. L'Ambassadrice a rôle de gouverneur. Elle représente la plus haute autorité du Consortium dans cette région reculée. » Une veine gonfla sur le front de Sleug et il leva une de ses mains grasses. « C'est un outrage ! hurla-t-il d'une voix ridiculement aigue. J'en ferai appel au Haut Conseil ! » « C'est le Haut Conseil qui vous démet de vos fonctions, dit alors Sikarra sortant de son mutisme. » Sleug devint livide, et Esméra sortit une lettre de son porte documents. « Draco ! beugla l'ex-gouverneur à l'attention de son assistant qui se tenait derrière lui. Allez me chercher ça. » Obéissant en silence, le jeune homme tout vêtu de noir et aux cheveux du même vert émeraude que ses yeux, prit la lettre des mains d'Esméra et revint à côté de Sleug. Draco arracha le cachet après avoir vérifié son authenticité et lut à voix haute. « Par décision du Haut Conseil du Consortium, le gouverneur provisoire de Taranis en poste depuis 5 ans, Arhibal Sleug, se voit démis de ses fonctions pour les motifs suivants : corruption de fonctionnaires, contrebande, traffics de produits illégaux et esclavage. L'Ambassadrice Sikarra Kanalba occupera le poste de gouverneur et veillera à mettre fins aux dérives initiées par Arhibal Sleug. Ce dernier sera mit aux arrêts puis extradé vers Evoros pour être jugé par la plus haute cour du Consortium. » « La plus haut cour du Consortium, fit Sleug d'une voix tremblante. C'est... » « Le Haut Conseil lui-même, termina Sikarra. » « Le document porte la signature du Ghis Bred Ctica ! s'exclama Draco. » « En effet, répondit Sikarra. C'est le Ghis qui a secrètement mené l'enquête sur les activités de l'ex-gouverneur Sleug. » « Balivernes ! cria Sleug. Emparez vous d'eux ! Indiqua-t-il aux policiers derrière lui. » Les hommes ne firent pas un mouvement. Sleug blêmit à nouveau. « Policiers, dit tranquillement Sikarra. Veuillez mettre cette immonde vermine aux arrêts. » Les 4 hommes s'exécutèrent. Sleug fut rapidement maîtrisé et une fois que des menottes magnétiques furent placées autour de ses poignets et de ses chevilles, Sikarra s'approcha de lui. « Notez que le Ghis a prit le temps d'infiltrer des hommes de confiance, en qui le Consortium peut croire, dans votre entourage. Il n'y a plus rien pour vous sur Taranis. » Sleug ne répondit rien. Quand les policiers l'emmenèrent, l'Ambassadrice s'approcha de Draco. « Votre travail a été excellent, Draco. Vous êtes bien le frère de votre soeur ! » Les joues de Draco rosirent. « Ce fut un honneur pour moi de servir le Consortium et de démasquer un traître, répondit-il dans une légère révérence. » « Je te félicite ! déclara Esméra en affichant un sourire chaleureux, ce qui surprit Sikarra. Tu as été très doué, petit frère. » Quelques pas à l'arrière, on entendit des applaudissement lents. C'était Kaj qui était resté en retrait. « Félicitations. Je n'y ai vu que du feu. Ambassadrice, quelle est la suite du programme ? » « Nous allons prendre nos quartiers. Et dés demain, nous mettrons tout notre talent à la tâche qui nous attend. Faire de Taranis un monde civilisé digne de faire partie du Consortium. »
__________________ Duorok Gutrash, l'Orc pieux de Melandis. Quête en cours: La Fin de la Suprématie. Rejoignez la guilde Zaefal ! |
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| | #2 |
| Loup Vampirique ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: février 2004
Messages: 1 891
| Je prends la liberté de donner mon avis même s’il n’est pas forcément tout miel parce que je sais qu’il n’y a rien de plus pénible quand on écrit que de n’avoir aucun retour :blush: (politesse à me retourner à l’occasion) Rien à dire sur l’écriture, ni sur la façon de présenter les choses. Tu as parfaitement assimilé les codes et trucs d’écriture du genre. Mais c’est précisément ce qu’on pourrait reprocher à ce premier chapitre : il est terriblement classique. Une ambassadrice, un haut conseil interplanétaire, un monde au climat hostile, un consortium, de la corruption, un limogeage. ça y est, j'ai trouvé! Star Wars! Pis, ma deuxième critique, qui n’engage que moi et qui pourrait hélas s’appliquer à beaucoup d’œuvres de science fiction : tes personnages paraissent sans âme, froids, un peu stéréotypés. Je me désintéresse de leur destin. A la rigueur, tu donnes l’impression d’être en train d’écrire le script d’un film, et de compter sur les acteurs et les plans fixes pour combler les lacunes en descriptions des décors et des caractères. Peut-être gagnerais-tu à aller moins vite dans ton récit. Ou à adopter un point de vue interne. Ce ne sont que des pistes…
__________________ Lothringen: semi-drow, guerrier-mage CB et conseiller manostien à la diplomatie Code Couleur : #7AC5CD I Arrivée à Manost et Biographie RP Rp en cours : L'inattendu, Fin de la suprématie, Le mange-pierre |
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| Administratrice ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Je voulais réagir aussi, donc je le fais... C'est comique, le titre, j'ai cru que ce serait un roman gaulois... Mais soit, association d'idées un peu pourrie :notme2: Je tiens d'abord à dire que je lis très peu de SF, donc je ne suis pas une lumière en la matière, mais bon... Comme Loth, j'ai trouvé que ce premier chapitre était assez classique, et je me demande si tu ne devrais pas le sauter complètement et commencer ton récit dans le feu d'une action plus tardive, quitte à revenir sur cette première scène par flashs-backs, on-dits, souvenirs d'un personnage qui se remémorerait la scène, même quelques heures plus tard... Ce serait une manière de raconter la même chose mais sans l'exposer comme tout premier chapitre de ton roman. Ce n'est qu'un avis, cela dit... Sinon, rien à redire au style. J'aime beaucoup les dialogues, c'est certain que ça donne une ambiance filmique mais ça ne me gêne pas. J'attends donc de voir où nous allons... :fleur:
__________________ Administratrice en charge de la Forge et du RP Créateurs de tous poils, rejoignez-nous ! Ecrivains, moddeurs, traducteurs, amateurs de RP, une place pour chaque plume ! |
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| Génie ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Tout d'abord, merci à vous deux pour vos réponses :fleur: . J'admets que je suis allé assez vite pour la mise en place de l'histoire et je reconnais aussi qu'ils peuvent paraître froids dans les premières lignes. Ca fait assez film mais c'est comme ça que j'aime écrire les histoires :notme: , mais il faudra sûrement que je change des choses dans le premier chapitre. Je reste rarement figé à ma première idée pour un début. Toujours est-il que les personnages vont se dévoiler petit à petit. Je vais prendre en compte vos conseils et critiques pour la suite :fleur: . En attendant, voici le deuxième chapitre ! PS: L'association d'idée n'est pas pourrie Galathée . Je n'ai pas choisi le nom de Taranis pas hasard pour cette planète de foudre, Taranis étant le dieu du tonnerre de la mythologie celtique gauloise .PPS: Je vais probablement revoir le premier chapitre et y introduire une scène qui se passe avant tout ça histoire de commencer plutôt dans le feu de l'action. PPPS: Loth, je sais ça sent Star Wars mais on peut pas toujours s'en défaire. Et pis ya des inspirations bien plus diverses . (je suis en train de lire Dune ) Mais c'est vrai qu'en relisant mon premier chapitre, j'ai du mal à reconnaître les personnages . Bref, je reverrai un peu ça. Place à la suite ! Vos critiques sont toujours les bienvenues .PPPS: C'est n'importe quoi mon ordre de réponse, je sais. Notez au passage que c'est la première fois que je raconte une histoire avec un nom féminin. C'est pas évident .Chapitre second : Installation. « Les humains de Taranis sont appelés les Colons tandis que les indigènes non-humains (comme Aélis) sont les Taranns. [...] Les Colons ont prit une curieuse habitude venant des Taranns. En effet, pour eux une foudre désigne à la fois le tonnerre, l'éclair et la foudre. Ainsi pour eux, les gigantesques tours paratonnerres qui couvrent la planète sont des parafoudres. » Extrait du journal de Sikarra Kanalba. Sikarra avait découvert ses quartiers la veille au soir. Ils étaient sobres. Très sobre. Une vaste pièce avec un sofa, une table basse et un écran de télévision intégré au mur, tenait lieu de salon. Juste à côté, séparé du salon par une paroi coulissante, se trouvait le bureau de l'Ambassadrice. Un grand bureau fait d'une matière blanche et lisse dont les pieds étaient ancrés dans le sol, un fauteuil et deux étagères. L'une contenait des documents officiels et un ensemble d'ouvrages consacrés à la loi du Consortium et à Taranis, et l'autre était vide pour l'instant. Un écran était intégré au bureau et s'inclinait par une pression sur un bouton. Il en était de même pour le clavier. Enfin, il y avait un appareil de communication que Sikarra n'avait jamais vu. On aurait dit un communicateur mais il était posé sur un socle, lui aussi intégré au bureau. Il restait deux portes dans le salon. Tandis que la plus imposante conduisait dans les couloirs de la résidence, l'autre menait à la chambre de Sikarra. A peu près aussi vaste que le salon, en son centre trônait un lit, ou plutôt un matelas posé à même le sol. Il y avait également, près du lit, une tablette blanche qui sortait du mur et où se trouvait un autre appareil de communication similaire à celui du bureau. Dans le mur de gauche, se trouvait un vaste placard avec une penderie et la paroi du mur de droite coulissait pour laisser voir un espace de salle de bains avec des toilettes et une grande baignoire ronde, et un lavabo. Sikarra fut frappée par l'étrangeté de l'agencement. Tout les meubles étaient intégrés au sol. Et tout, à l'exception des coussins du sofa et du matelas, était fait dans la même matière blanche. Nulle décoration, nulle fenêtre. « Lumière...murmurra Sikarra. » Une lueur blanche illumina la chambre. L'Ambassadrice repoussa la couverture et s'assit sur son lit. Il faisait bon ici et elle n'avait pas prit la peine de mettre une chemise de nuit. Elle fut surprise par la tiédeur du sol lorsqu'il entra en contact avec ses pieds nus. En fait, tout était d'une agréable tiédeur dans cette pièce. Sans se poser de questions, Sikarra fit coulisser la paroi de salle de bain et fit couler l'eau de la baignoire. Elle se plongea doucement dans ce bain chaud et y resta un long moment. Elle remarqua d'ailleurs que l'eau ne refroidissait pas. « Quelle étrange monde. » S'arrachant, à regrets, de son confortable bain, elle se laissa sécher par les jets d'air chaud venant du sol et du plafond. Elle traversa la pièce et ouvrit sa penderie. Elle choisit une tenue qu'elle affectionnait particulièrement. Une robe noire couverte de motifs de sa fleur préférée, la Gedwë, et tombant en diagonale sur ses genoux. Serrant la robe dans ses mains tremblantes, elle chuchota. « Bred... » Une larme coula sur sa joue. La balayant d'un geste vif, elle enfila la robe et des sandales de cuir avant de quitter sa chambre. Elle jeta un oeil à son Herm-316. Il indiquait déjà 10h30. Elle le fixa à sa ceinture et quitta ses quartiers. Elle traversa quelques couloirs, tentant de mémoriser son chemin, et trouva finalement la salle à manger de la résidence. Elle y trouva Kaj, Esméra et Draco qui prenaient tranquillement le petit déjeuner. Alors qu'elle les saluait, une femme fit son entrée dans la pièce par une porte dérobée. Tout en s'asseyant, Sikarra la dévisagea. Elle avait de longs cheveux bouclés d'un blond doré. Sa peau était d'un bleu presque gris. Mais ce n'était pas de la peau, c'était des écailles. Elle portait une robe blanche et un tablier noir. Hormis les écailles, elle était semblable en tout à une belle humaine d'une vingtaine d'années. C'était une Tarann, pas une humaine. « Aélis, c'est bien ça ? demanda Sikarra à la femme qui l'avait conduit à sa chambre la veille au soir. » « Oui Amassadrice, répondit Aélis en souriant. Puis-je vous apporter quelque chose pour le petit déjeuner ? » Sikarra constata qu'il y avait déjà suffisamment à manger sur la table. « Juste une tasse d'infusion de Gedwë, je vous prie. » « Bien madame. » Puis, s'inclinant, Aélis repartit comme elle était venue. « Bien dormi ? lança Kaj. » « Très bien, capitaine Prasso. Comment sont vos quartiers ? » « Comme les vôtres, d'après ce qu'a dit Aélis. Et comme ceux d'Esméra et Draco. J'aurai bien ajouté une petite touche de décoration mais je ne compte pas m'éterniser ici. » « Oh si, vous y comptez, répliqua Esméra. » « Qu'est ce que vous racontez ? » « Ca ira Esméra, coupa Sikarra avant de se tourner vers Kaj. J'ai une faveur à vous demander, Kaj. J'ai déjà l'accord du Haut Conseil. Je voudrai que vous restiez ici pour assumer le rôle de chef de la sécurité et représentant du Ghis. » Le jeune capitaine resta bouche bée. « C'est... c'est une grande promotion pour moi, commença-t-il. Représentant du Ghis de façon planétaire, cela m'assurait le grade d'Amiral et le commandement d'un croiseur dans moins de deux ans. » « Tout à fait, acquiesça Esméra, cependant nous comprendrons si vous refusez... » « Vous plaisantez ? C'est une occasion qui ne se présente pas deux fois ! J'accepte, Ambassadrice. » « Fort bien, dit Sikarra dans un sourire. Vous aurez sous vos ordres le détachement policier et vous conservez vos prérogatives de capitaine de vaisseau. Cela vous donne droit à un logement dans cette demeure. » « Bon. Dans ce cas, il conviendra de décorer un petit peu, répondit-il en faisant un clin d'oeil. » « C'est vrai. Il faudra que je décore mes appartements également. Oh ! fit Sikarra. J'allais oublier. Draco ici présent sera votre assistant, capitaine. Il est au fait des rouages de l'administration et fera tout pour vous rendre la vie facile. D'ailleurs, ses quartiers sont juste à côté des votres. » « Parfait ! s'exclama Kaj. C'est une bonne journée, non ? Ne vous inquiétez pas, Draco. Je ne vous tuerai pas à la tâche. » « Vous êtes trop bon capitaine, répondit Draco en souriant. » En voilà un qui est moins froid que sa soeur, pensa Sikarra. Il doit avoir le même âge que le capitaine. Ils vont bien s'entendre, c'est certain. Un sourire se dessina sur les lèvres de l'Ambassadrice. Elle vivait ici désormais avec des gens sympathiques. Kaj, Draco, Esméra et aussi Aélis qui semblait fort aimable. C'est à cet instant, qu'elle revint avec la tasse d'infusion de Gedwë pour Sikarra. Elle la déposa devant l'Ambassadrice et alors qu'elle repartait, toute la pièce trembla. La lumière s'éteint et revint par intermittence jusqu'à revenir complètement. Sikarra s'aperçut alors que Kaj était tombé à la renverse. Elle-même n'avait rien mais son infusion s'était renversée. D'un air désolé, Aélis prit la tasse et s'apprêtait à retourner la remplir quand Sikarra lui demanda ce qui venait de se passer. « Une foudre pour sûr, Ambassadrice. Il arrive de temps en temps qu'un parafoudre reçoive une charge trop importante. pas bien grave mais le courant se coupe préventivement. » Puis, elle s'en alla. Lisant sur le visage de Sikarra que l'explication d'Aélis ne lui avait pas suffit, Draco expliqua. « Vous vous demandez pourquoi le courant se coupe, n'est ce pas ? C'est assez simple. Vous avez remarqué, je suppose, que tout les instruments électriques sont intégrés aux murs et au sol. Et bien c'est parce que la matière blanche qui compose presque tout, est une matière isolante à l'extérieure mais qui conduit l'électricité à l'intérieure. Elle alimente tout les instruments et nous protège des décharges. Elle chauffe naturellement grâce au courant qui circule en son sein. Cet électricité vient des parafoudres, euh des paratonnerres. Ils injectent directement le courant dans le réseau. Si paratonnerre est surchargé d'énergie, l'électricité pourrait ne pas être contenu par l'Avoro – c'est le nom de la matière blanche – et cela tuerait tout le monde. En conséquence, quand la charge est trop forte. Le courant se coupe. Rassurez-vous, c'est rare. » « Rare peut être, répliqua Kaj, mais pas rassurant ! » « Vous savez capitaine, c'est cela qui permet de vivre dans un tel confort sur un monde aux conditions de vie si extrêmes. L'énergie est illimitée sur Taranis. » « Le confort est indéniable, ajouta Sikarra. Nos quartiers sont sobres, car il y manque notre touche personnelle, mais ils sont agréables, non ? » Personne ne répondit. L'Ambassadrice avait bien résumé la situation. Aélis lui apporta son infusion et elle la but avec plaisir. « Puis-je vous faire part du programme de la journée, Ambassadrice ? demanda Esméra. » « Je t'en prie. » « En premier lieu, nous allons visiter la ville et... » « Pardonne-moi, coupa Sikarra, mais quel est le nom de cette ville ? » « Bélisama, répondit Esméra. Donc, nous allons la visiter puis dans l'après midi vous avez de nombreux rendez-vous. Tout d'abord avec le gérant de la société Bélisima-Elec qui gère les paratonnerres et le réseau électrique de Bélisima. Ensuite, vous devez voir quelques autres industriels locaux, les directeurs d'écoles, la directrice de l'hopital et l'Ambassadeur de Llyr qui est de passage demande à vous voir. » « L'Ambassadeur de Llyr ? Qui est-ce déjà ? » « Ran Sponer. » « Je ne le connais pas, je crois. Soit, je le rencontrerai. C'est tout ? » « Il y a aussi le gala de bienvenue en votre honneur, ce soir. » « Et pour nous, commença Kaj, quel est le programme, mon cher Draco ? » « Tout d'abord, vous devez gérer le départ de l'astronef qui va conduire l'ex-gouverneur vers Evoros. Et cet après-midi, vous rencontrez vos surbordonnées. Les commissaires de police des différentes villes de la planète. » « Des différentes villes de la planète ? s'exclama Kaj. Mais, combien sont-ils ? » « Seulement cinq, monsieur. » « Vous voulez dire qu'il n'y a que cinq villes sur cette planète ? » « Cinq villes au sens strict, monsieur. Elles sont tellement vastes et continues. » « Je vois... et ensuite ? » « Dans la soirée, il y a donc le gala de bienvenue pour l'Ambassadrice qui sera organisé à la suite d'une représentation théâtrale. Vous êtes tenus d'y assister. » « Moi aussi ? demanda Sikarra d'un air malicieux. » A sa grande surprise, cela fit sourire Esméra. Ils finirent alors leur petit déjeuner en parlant de sujets plus légers.
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| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: mars 2004
Messages: 532
| hey hey hey tu as gagné un nouveau lecteur. Merci de nous offrir ta prose :fleur: J'aime beaucoup le premier passage, qui est effectivement "classique" mais efficace. Franchement j'accroche. Juste deux petites remarques personnelles: 1) un détail, le herm-317. Je pense que tu n'es pas obligé de redire à chaque fois "317". C'est comme si tu disais, "elle regarda l'heure à son nokkia G 300. Je pense que tu peux juste utiliser la marque, comme si elle allait de soit à partir du moment ou on "connait" le modèle. 2) un détail aussi, prend garde à ne pas utiliser des "rebondissements" qui donnent du rythme à l'intrigue mais qui sont moyennement crédibles. Je pense à trois choses, 1 l'arrestation du gouverneur en place, on peut pas tellement dire qu'elle soit "hyper préparée", le pilote futur chef de la garde est même pas au courant, ton héroine a de la chance que ca se passe bien (ok ce point c'est très discutable). 2 la nomination de kaj. Surprise, Kaj t'as une promotion. Heureusement que t'as pas de famille, pas d'affaire à récupérer dans ton précédent appart, pas de clés à rendre, pas d'amis à qui dire au revoir, pas de chat que t'as laissé à ton voisin. Le pauvre kaj il vient avec 2 slips de rechange, déposer l'ambassadrice et hop... il se retrouve bloqué deux ans... Elle pouvait pas lui dire avant le départ, non non non c'est moins drole. 3 pour donner des info au lecteur tu utilises un questionnement des personnages. CA se fait beaucoup en bd sauf que... je trouve pas top crédible que l'ambassadrice ne sache pas le nom de la ville ou elle est en poste, que le pilote ne sache pas qu'il y ait que 5 villes... ah et pour la route "gérant" ca fait petite boite, "président" c'est mieux non? |
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| | #6 |
| Administratrice ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Je suis toujours cette aventure interstellaire, moi aussi... :fleur: Les personnages sont assez sympathiques, et je suivrai leur cheminement avec plaisir... Quelques commentaires en vrac: * je rejoins complètement Gogorafido sur le côté trop ignorant de l'Ambassadrice et de son capitaine... Ne pas savoir dans quelle ville elle a atterri ??? C'est un peu énorme, ça la décrédibilise beaucoup. Je pense que tu peux glisser ces infos dans le texte "off" et utiliser tes dialogues (très bien troussés, au demeurant) pour autre chose. * Un bête détail spécial lecteurs de la CC... Aelis, c'est le prénom de l'héroïne des Damnées d'Althéa... Peut-être varier les patronymes? (non, je sais, c'est bête, mais du coup, ça place déjà une attente de ma part sur le personnage... je vais faire abstraction). * Point de vue stylistique, tu souffres à mon avis du même défaut que moi. Je ne sais pas si c'est un véritable défaut, d'autres le diront, mais en tout cas, personnellement, il me dérange dans ma propre prose, et donc m'interpelle dans la tienne: cette propension à faire commencer les phrases par "Elle" + passé simple. Je sais que c'est dur de faire autrement, mais nous devons trouver une solution! Peut-être n'est-il pas nécessaire de décrire toutes les actions? Je n'en sais rien, comme je te le dis, c'est un problème partagé... * Et je pense toujours que tu gagnerais à commencer ton récit dans le feu d'une action plutôt que par l'exposition. Mais je suis certaine que les aventures ne tarderont pas à commencer... Bon, ça fait beaucoup de points, mais c'est creusé, voilà tout! :fleur: Maintenant... La suite ! :rigoler:
__________________ Administratrice en charge de la Forge et du RP Créateurs de tous poils, rejoignez-nous ! Ecrivains, moddeurs, traducteurs, amateurs de RP, une place pour chaque plume ! |
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| | #7 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: mars 2004
Messages: 532
| pour préciser un peu ma pensée, si tu décides de choses potentiellement "illogiques" pour nous comme par exemple l'ignorance de l'ambassadrice, il faut que tu l'expliques un peu plus. (d'une manière ou d'une autre) Ca peut venir d'elle, elle est particulièrement incompétente, indifférente, elle souffre d'un mal de l'espace... du monde dans lequel elle vit, son titre est purement honorifique, elle appartient à une caste qui laisse ce genre de détails à ses subalternes... A mon avis il faut une réaction de l'entourage (qui hausse les yeux au ciel, houla elle a encore sa crise...) un commentaire du narrateur... Après tu peux aussi faire exprès de nous surprendre et nous faire comprendre certaines subtilités de ton monde petit à petit. Allez, maintenant on attend avec impatience la suite!!!!!!! Edit: et après pour contredire Galathée un des meilleurs romans de SF (à mon sens), "Fondation" commence par l'arrivée d'un scientifique sur la planète Trantor, tu es donc à bonne école. |
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| | #8 | |
| Administratrice ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Citation:
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| | #9 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: mars 2004
Messages: 532
| nan, disparait pas, c'est pas parceque Asimov l'a fait que ton opinion n'est pas digne d'intéret. Pour te remonter le moral Galathée, Star wars commence par une méga baston avec un croiseur de plus d'un Km de long. alors... |
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| | #10 |
| Petit Ours Brun ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: juin 2005 Localisation: Paris
Messages: 425
| C'est pas mal du tout, mais comme je suis un chieur je t'ai félicité en cinq mots et je vais critiquer en beaucoup plus... Ca reste du bon travail ! Tout d'abord, ça fait terriblement penser à Dune... En fait, c'est le même début (arrivée d'un groupe sur une planète très hostile pour la gouverner). A cela s'ajoute les "citations" en tête de chapitre, tout à fait dans le genre de celles de Dune. Le reste sera plutôt scientifique comme commentaire... Je ne sais pas quelles études tu as fait, mais plusieurs choses heurtent mon sens physique... Question de vocabulaire d'abord. Tu dis que les indigènes font un amalgame entre "tonnerre" et "foudre" et qu'ils nomment donc "parafoudre" ce que nous appelons "paratonnerre". Le problème est ici que nous faisons nous même déjà cet amalgame. Je m'explique : le tonnerre est une manifestation sonore de la foudre. Hors, les "paratonnerres" ne nous protège que de la décharge électrique, pas du bruit qu'elle fait (vous entendez toujours les éclairs, même s'ils tombent sur un "paratonnerre") et devraient donc être nommés des "parafoudres" par nous même (irl). Je ne sais pas si je suis clair (dites moi si ce n'est pas le cas), mais dire que les autochtones font un amalgame alors que c'est nous qui en faisons un, ça me semble bizarre. En gros, ils ne font pas d'erreurs, ils corrigent la notre. Ensuite, une remarque sur l'Avaro. Ce type de matériau me semble difficile, sinon impossible à concevoir, étant donné que les conducteurs conduisent naturellement le courant en surface et qu'il y en a très peu à l'intérieur... mais bon, c'est de la SF ![]() Question cohérence sinon, c'est assez étrange que l'ambassadrice arrive comme une fleur avec zéro gardes du corps dans une planète isolée et qui a vraisemblablement été mise en coupe par son gouverneur (vu le nombre de crimes qui lui sont reprochés). de même, il serait bon qu'elle connaisse un minimum son sujet et que ses compagnons soient un petit peu moins ses "potes" (il doit bien y avoir un protocole, des gardes...) Mais ne te décourage pas, la critique est plus longue que l'éloge mais ça ne veut rien dire ![]() |
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| | #11 |
| Génie ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |