Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
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La Grande Bibliothèque Impériale
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Vieux 26/03/2007, 21h38   #1
Farioth Hoodstaf
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Bon je poste içi le début d'une histoire que je viens de commencer à écrire et que je ne finirai probablement jamais. plutôt que de voir le récit moisir sur mon disque dur, je préfère le mettre sur la couronne à disposition.
Bon l'histoire n'a pas de titre. J'ai tapé le texte sur Works donc il ne doit pas y avoir trop de faute et j'ai tenté de faire une texte pas trop lourd, enfin à vous de juger.
Alors là je poste ce qui pourrait être un éventuel premier chapitre (enfin pas très long quand même) c'est de la fantasy bateau que j'ai tout de même voulu épurer des classiques habituels (nains, elfes, magiciens,...). Je le précise parceque ce texte étant introductif ben ca se remarque pas trop :notme2: . Bon trève de bavardage inutile voilà la bête. :happy: :


Le moucheron voltigeait autour de la flamme qui brillait dans la pale obscurité de l’aube. Le soleil n’était pas encore levé mais on pouvait voir à l’horizon la promesse d‘une belle journée de printemps. En effet le ciel commençait par delà les Montagnes Sculptées à virer au bleu clair à travers les lambeaux de nuages, vestiges des intempéries qui s’étaient abattues sur la région durant ces derniers jours. Mais en cette heure matinale l’utilisation d’une torche restait requise pour toute âme prévoyante. Non pour éloigner les bêtes sauvages qui à cette heure regagnaient leurs terriers, le ventre plein pour les plus chanceuses. Cette précaution aurait été bien inutile car ni feu ni lumière n’auraient, en ce pays, dissuadé un agresseur de vous attaquer, qu’il soit humain ou autre… La réelle utilité de cette torche était d’éviter au malchanceux dont les yeux, mi-clos par un réveil difficile, permettaient difficilement de distinguer les aspérités du chemin forestier de se retrouver la face par terre après s’être pris le pied dans une racine.
L’insecte virevoltant autour de cette lumière tellement attirante à ses yeux, tout en se gardant de trop s’en approcher, en vint à se poser sur la joue du porteur. Celui-ci sortait de l’adolescence et avait atteint l’age où l’on commence à vivre sa propre vie. Sa propre vie certes, mais néanmoins la même vie que celle que ses parents et toutes ses connaissances auront. Celle d’un paysan dans un petit village au milieu de nulle part, à cultiver son champ de blé pour nourrir une femme qui il n’en doutait pas viendrait bientôt à épouser puisqu’il arrivait sur ses dix-huit ans, moment de la vie où traditionnellement on en vient à se marier. Elle lui serait sûrement présentée par ses parents qui auraient négocié avec la famille de l’intéressée. Avec de la chance elle serait jolie, comme la belle Anne que tous les jeunes garçons tentaient d’apercevoir quand elle allait de baigner à la rivière, il en tomberait peut-être même amoureux qui sait. Si seulement il pouvait avoir, comme quelque rares chanceux, une fiancée qu’il aurait malencontreusement déflorée et fait tombée enceinte de manière à se voir obligé de l’épouser. C’était en effet une pratique que les jeunes couple utilisaient pour forcer leurs parents à les unir car une jeune fille enceinte et non mariée ne faisait pas bonne figure au sein d’un village tel que celui-ci. Il ne faut pas croire que les parents désapprouvaient les jeunes amants, au contraire ils se réjouissaient de les voir s’engager dans une union qui serait à coup sûr heureuse d’après leur propres mots. Car les mariages étaient le plus souvent arrangés ce n’était nullement pour quelques raisons économiques ou politiques, pour récupérer une dote importante au créer une alliance entre familles, des visées bien peu utiles dans un village où tout le monde était le cousin de tout le monde et où les fortunes était sensiblement les mêmes d’une famille à l’autre. Arranger le mariage avait surtout pour but de se faire rencontrer un homme et une femme qui ne se serait probablement jamais côtoyé sinon. Durant l’enfance garçons et filles ne se mêlaient que rarement, restant la plupart du temps en groupe de même sexe. Arrivant ainsi à l’age où l’on estime coutumièrement que ceux-ci sont suffisamment mature pour s’engager on s’empresse d’organiser le mariage de manière à ce qu’une famille soit fondée le plus vite possible avant q’un malheur n’arrive à l’un de ces jeune gens; chose hélas trop fréquente en cette époque troublée.
Une main heurta la joue dans un bruit sec, mais trop maladroitement pour espérer tuer la pauvre bestiole et celle-ci s’envola loin du jeune homme, trop content d’échapper au funeste destin que celui-ci lui réservait. Le jeune homme en question, au-delà d’être fatigué et promis à une vie matrimoniale proche, était l’archétype parfait d’une personne au physique moyen. D’une taille raisonnable sans pour autant toucher le ciel, il possédait une constitution correcte forgée par sa vie de paysan mais ne pourrait briguer le qualificatif de musclé. Il possédait un visage carré, des yeux marrons et des cheveux cours comme la mode l’imposait aux hommes de son age, symbole de sa sortie de l’adolescence par là d’une certaine sagesse. Ce qui se démarquait principalement dans ses traits c’était un vrai beau sourire qui laissait entrevoir une dentition parfaite, chose rare pour un campagnard habitué à une nourriture riche et peu équilibrée. C’est pourquoi, se disait-il, dès qu’il aura pris une femme, il se laissera pousser une courte barbe, privilège des hommes mariés, pour le mettre en valeur. C’est enfin sa main gauche qui attirait l’attention car, triste souvenir d’une bêtise d’enfance, il avait dû se faire couper l’auriculaire après se l’être fait broyer sous une pierre en tentant d’escalader une paroi du canyon proche du village. Bien que cet incident l’handicapait quand il s’agissait de jouer du pipo au tour du feu, ce moignon lui rappelait chaque jours les risques d’une action irréfléchie.

Il continua à arpenter le sentier jusqu’à arriver à l’orée du bois. Ce n’était pas une forêt très touffue où l‘on risquait de s’égarer, mais plutôt le regroupement improbable de toutes les variétés d’arbre de la région qui essayait de cohabiter. Ils étaient souvent relativement espacés pour ne pas se priver de la lumière du soleil qu’ils n’allaient pas chercher très haut à l’exception de quelques conifères incongrus qui s’érigeaient ainsi en maîtres de cette forêt d’arbres chétifs. C’était donc une forêt accueillante propice à la pose de collets pour égayer ses repas d’un lapin ou deux de temps en temps.
Quand il sortit du bois, notre homme pu apercevoir son objectif baignant dans la lumière dorée du soleil levant. C’était une tour de guet formée de quatre rondins de bois plantés dans le sol et soutenant une plate forme rudimentaire ouverte à tous les vents et toute juste recouverte d’un toit de branchages destinant à protéger le veilleur d’une possible pluie, pour peu qu’elle n’arrive pas de biais. Ce n’était décidemment pas une sinécure d’y rester en cas de mauvais temps, et beaucoup en était revenus avec un vilain rhume.
«*Yohan, je t’attends depuis une heure déjà*, cria une voie depuis le haut de l’édifice, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit et j’ai vraiment besoin de sommeil, sans compter que je dois me farcir tout le chemin du retour avant de pouvoir me pieuter. Allez, grimpe vite que je puisse enfin partir, le veilleur ne doit jamais baisser son attention souviens-toi…*»
__________________
L'espérance de vie d'un personnage de jeu de rôle est inversement proportionnelle à son expérience, à l'affection que vous lui portez, et au nombre de novices qu'il traîne avec lui.
Lois de Murphy
A noter le début d'un roman Içi, pour la suite on verra...
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