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La Grande Bibliothèque Impériale ![]() Les rayonnages de la Grande Bibliothèque Impériale vous proposent les plus beaux récits. Vous êtes vous-même auteur à vos heures perdues ? N'hésitez pas à proposer vos oeuvres. Qui sait, vous aurez peut-être votre forum. |
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| | #26 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Elle s'en va Une fois de plus c’est vers toi que je me tourne Oh poésie libère moi de ces idées. Fait moi oublier que parfois, je voudrais m’en aller. Que de ce beau chemin, je me détourne. Retiens ma main, ne la lâche pas. Je n’ai rien d’autre auquel me raccrocher. Pourtant moi aussi je voudrais, Pouvoir comme tout le monde bouger, rire et aimer. Mais je reste là, le cœur brisé Je ne trouve pas de contes de fées. Je ne trouve aucune amitié Qui vaillent le coup de s’accrocher. J’voudrais tout arrêter mais j’peux pas Il me manque le courage, j’y arrive pas. Et je reste là avec ma détresse. Dans vos yeux, je me noie. Vos mots doux, j’y crois pas. Je crois que je pars doucement déjà. Et pourtant, tous les jours je suis encore là Même mes rêves ne me font plus rêver. Je crois que parfois je ferais mieux d’oublier. Qu’un jour je pourrais vivre. J’voudrais que le bonheur m’enivre. Mais seules mes larmes me rendent ivre. Ne cherchez pas à comprendre mon désarroi Lâchez juste ma main, laissez-moi Ma détresse est ma meilleure amie. Elle au moins, elle ne me déçoit pas. Laissez-moi là. Abandonnez-moi. Peut-être un jour on se reverra. Mais pas ici bas en tout cas.
__________________ Tu manques... Les mots que l'on n'a pas dits sont les fleurs du silence. {Proverbe japonais} |
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| | #27 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Sans toi... Petite fée a perdu à jamais ses ailes. Depuis toi elle s'efforce de continuer son combat. Mais sans toi, décidément, rien ne va. Je reste là et je regarde le ciel. Depuis peu, j'ai retrouvé le soleil, Mais sans toi, ça ne sera plus pareil. Le jour de mon mariage, tu ne seras pas le témoin. Et de mon enfant, tu ne seras pas le parrain. Mais tu resteras pour toujours près de moi. Il ne se passe pas un jour sans que je pense à toi. Et je me demande si tu es bien là-bas. Comme dit la chanson "adieu monsieur le professeur", Je ne te dis pas adieu mais au revoir, Car j'espère un jour te revoir. Tu étais tellement pour moi. Oh si tu savais comme je me sens seule et perdue sans toi. Petit mog est devenu un ange. Et moi j'ai perdu mes ailes de fée. Sans toi à jamais je resterais. Oh Dieu si tu entends ma complainte, Fais qu'un jour, je puisse le revoir. Fais qu'il entende mon "je t'aime" Mais cache mon coeur qui depuis ce jour là saigne.
__________________ Tu manques... Les mots que l'on n'a pas dits sont les fleurs du silence. {Proverbe japonais} |
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| | #28 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | J'ai rêvé que tout devenait réalité... J'ai rêvé que je pouvais dessiner, On m'a enlevé toute ma créativité. J'ai rêvé que je pouvais peindre, On a jeté mes pâles crayonnés. Tout ce que j'entreprenais, on s'amusait à me l'enlever, à éteindre Ces feux naissants que je créais. Je n'ai eu de cesse de continuer. Mais jamais on ne me laissait profiter. Je me suis repliée sur-moi, J'ai abandonné, désespérée. Je ne trouvais rien qui ne puisse un jour s'envoler. Je me suis laissée doucement aller. Mes doigts n'écrivaient plus, mes mains ne dessinaient plus. Les idées se bousculaient en moi mais elles ne se posaient plus Sur le papier blanc sur mon bureau posé. Puis tu es arrivé, tu as pris ma main dans la mienne. J'ai regardé ces doigts qui parcouraient mon corps, Sans interdictions, doutes ou remords. Mes rêves se mirent à se concrétiser, Mes mains se remirent à dessiner. J'ai commencé à écrire, à dessiner et colorier. J'y ai passé des jours, des mois, des années. Chaque jour je construisais. Je construisais un conte de fée. Et j'ai apprivoisé la réalité.
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| | #29 |
| Troll ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: juin 2004
Messages: 1 412
| Je viens de lire tous les poèmes aujourd'hui. ![]() Je les trouve tous bien écrits, les joyeux comme les tristes. En effet, la joie et la tristesse font tous les deux partie de notre monde. Ces sentiments sont humains. Ces poèmes sont, comme tu le dis dans ton premier post, des reflets de ton âme, et même si je me sens triste que tu te sois sentie aussi triste pour écrire ces poèmes tristes, c'était peut-être aussi une manière de pouvoir extérioriser ta douleur et donc la soigner, en partie. Je donne quand même une mention spéciale au poème "Et des fées, et des anges..." qui est le plus beau de tous. ![]()
__________________ Modérateur des forums Baldur's Gate II / Comptoir d'Amn / Bazar de l'aventurier / Neverwinter Nights |
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| | #30 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | De vieux poèmes que je ressors, pour étoffer ce topic et parce qu'un charmant jeune homme me l'a demandé ![]() J'abandonne... Je laisse à la dérive cet amour qui n'en est pas un. Parce qu'en y repensant bien, entre nous, il n'y avait rien. Peut-être nos chemins se sont-ils croisés trop tôt... Ou trop tard. Une symphonie aux notes fausses Mais cet amour, c'était déjà de trop. Je pourrais te donner mille excuses, Je pourrais pleurer en faisant croire qu'on a tenté... Tenté de faire renaître notre union. Mais je crois que cette nuit, toutes les muses M'hurlent des histoires d'amour inachevées. Nous deux, nous n'étions que des pions Dans un jeu d'échec fait d'illusions. Ne me pardonne pas, je ne le mérite pas. Je crois avoir fait le meilleur des choix. Ce soir là... En décidant que toi et moi. Ce serait une histoire d'amour éternel. Et tu vois depuis le ciel, J'ai décidé de finir cette belle histoire d'amour Sans nous laisser de retour Possible. Juste faire croire Que notre histoire se finit par une touche de désespoir.
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| | #31 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Je voudrai Je voudrai tellement crier ma douleur Aujourd'hui et comme chaque jour j'ai peur Parce qu'encore aujourd'hui j'ai mal, j'ettouffe dans cette bulle Plus d'oxygène dans ma vie, ils me disent aussi têtue qu'une mule Mais en vérité, je ne fais que l'aimer et ça, vous ne pouvez l'accepter. Il tient ma vie entre ses mains, c'est à lui que je pense chaque matin, C'est de lui dont je rêve la nuit, et c'est sous ses doigts que je jouis Et ça vous ne pouvez me l'enlever, mes rêves sont mes espoirs Pour les jours beaucoup trop noirs. Noirs de douleur, noirs de peur, trop souvent je pleure. Et toutes les secondes me rapellent ton absence... ...Privée de te revoir, je voudrai pouvoir encore y croire Mais la vie ne semble me donner aucun espoir Alors je sombre dans le désespoir. Seras-tu m'oublier pour mieux rêver? J'aurai voulu tant te donner Mais je ne peux que prier Et en silence espérer Pouvoir un jour retrouver le goût de tes baisers. "Je l'aime", voilà ce que mon coeur voudrait crier Mais sans cesse il est mis de côté, Gamine trop gâtée, ne rêve pas au prince charmant, On en a décidé autrement pour toi, tu verras, ça te passera Mais au fond de toi tu voudrais qu'il reste ton amant Car l'amour que tu lui portes, jamais il ne cessera. Fuit cette vie, envole toi vers un meilleur paradis Et si jamais tu regrettais, regarde le quand il sourit Laisse toi rêver sous ses baisers, laisse le te désirer Car la plus belle chose au monde est de voir deux êtres s'aimer Pour l'éternité...
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| | #32 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | La passion des chevaux Oh jolis petits chevaux Je vous aime mais quand je vous regarde, je me sens prise dans un traiteau Pourtant, vous êtes si beau. Je regarde de si haut, Ce carrousel au goût de miel C'est comme un bonbon au caramel Tendre et dur à la fois Amour espiègle tant de malheurs et de joies Et dans un total désarroi En compagnie de tous ces rois, Je me suis ouverte les veines sans sang froid. Vous m'avez retrouvé le coeur éteint Une larme le long de ma joue, oh joli pâle teint Je suis morte en un tour de va et vient Le vent me caressait le visage, senteur satin Je suis morte ce matin là, adieu la catin. La gothique rejetée s'en est allée Pour d'autres rêves et pour l'éternité Si seulement vous pouviez regretter ou avoir pitié Mais à non jamais vous ne culpabiliserez Je m'en suis allée Je suis heureuse et c'était mon unique souhait. De la haut je guette les âmes égarées, rejetées Je vais redescendre les aider Je suis devenue un ange de bonté L'ange de la mort près de vous va à jamais rôder. Maman Maman j'ai tué un homme, son coeur a cessé de battre Maman le jour où il m'a quitté, j'ai pleuré Maman je n'avais même pas d'armes pour l'abattre Maman j'ai mal et j'ai tellement peur. Maman les anges me guettent, ils veulent ma mort Maman une larme en mon coeur, Maman une arme dans ma main, je suis au bord Maman je suis désolée de ce que je lui ai fait Maman je n'ai jamais su dire à un homme combien je l'aimais Maman du sang coule le long de mon bras Maman bientôt mon coeur s'arrêtera. Maman dis lui combien je l'aimais Maman dis lui combien je suis désolée Maman j'aurai tant voulu éviter cela Maman bientôt je ne serai plus là Maman je n'ai plus peur à présent Maman il y a une belle lumière Maman je souris à nouveau Maman c'est quand que tu reviendras Maman un être de lumière viendra Maman n'ait pas peur ce jour là Maman ce sera l'homme que j'ai tué Maman dis lui combien je l'aimais Maman surtout ne lui dis pas Maman ne lui dis pas qu'une liaison amoureuse a eu raison de moi Maman dis lui que je n'étais bien quand dans ses bras Maman ne lui dis pas que sans lui je ne suis plus Maman ne lui dis pas qu'aujourd'hui je ne vis plus Maman... [L'homme n'est pas mort, la fille l'a juste blessé un soir et il a rompu. Il est l'être de lumière de la mère car il va la soutenir lors de l'enterrement. La fille ne veut pas que la mère dise qu'elle n'est plus car elle ne veut pas que l'homme culpabilise. La fille veut que la mère dise que la mort est dûe à une maladie, un accident, ...]
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| | #33 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | [Un peu plus d'actualité ces deux là ^__^] Un ange... Il est des gens qui sèment du bonheur autour d'eux Des anges tombés tout droit du ciel. Même quand ils font merveilleusement bien les choses, ils cherchent à faire mieux. Avec eux, les journées sont moins lourdes à porter. Et les moments de solitude deviennent des moments éternels Des moments de rires et de joie. Comment ne pas s'attacher à un être aussi doux que toi ? Même tous les anges du ciel ne t'égalent pas. Et même si les moments sans toi semblent durs, Ceux avec toi ont un goût de miel Qui font oublier tous les moments où ça n'allait pas. Qui me font oublier toutes mes peines. Il y a des êtres qui comptent plus que d'autres. Sans savoir pourquoi, ils ont plus d'importance. Tu fais partie de ceux qui auront toujours une place dans mon coeur. Tu as su entrer dans ma petite bulle secrète et jamais je ne veux que tu la quittes. Il y a des mots qui ne se disent qu'avec le coeur. Des sentiments que les mots ne seraient dire. Car ils ne seraient pas vraiment les décrire. Des mots qui se ressentent mais ne se disent pas. J'espère que ces mots-là, tu les comprendras. Petite fille Petite flle voudrait rêver Petite fille voudrait aimer Apprend mloi donc les contes de fées Apprend moi donc à aimer Mais sans jamais t'en aller. Garde-moi contre ton coeur, Ne fait-on jamais, pour rien, couler mes pleurs. Apprend moi l'amour sans rancoeur Apprend moi à aimer sans avoir peur. Deviens pour toujours mon âme-soeur. Guide chacun de mes pas Garde ma main dans la teinne Et surtout ne me laisse pas là Je voudrais pour toujours que tu m'appartiennes Oh surtout ne me quitte pas. Petite fille voudrait rêver Mais petute filles est déjà brisée Elle ne sait guère espérer Alors elle se contente de t'aimer Et comme toujours s'imaginer une vie rêvée.
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| | #34 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Une explosion. Une de plus. Les murs de la maison tremblent, comme une feuille agitée par les vents, attendant la secousse de trop, la bourrasque fatale. L’ampoule vacille, tient. Elle clignote. L’espoir vient, repart. Il s’enfuit, nous laisse dans le noir. Puis, à contrecoeur, il revient à nous. De mauvaise grâce, il illumine la pièce, il nous montre la réalité. Je l’entends murmurer, pourtant. Il me dit : - Ce n’est pas pour les enfants. Je suis désolé. Ce n’est pas ma faute. Je ne t’en veux pas. Les lâches ferment les yeux. Moi, je demeure à la fenêtre. Je regarde les bombes tomber. Je regarde les rues s’ouvrir, les maisons sombrer. Ma sœur me tient la main. Elle est agenouillée contre ma jambe, sanglotante. Je lui pose une main sur les cheveux. J’ai la gorge nouée. J’entends des cris, au loin. Si légers que je me demande si je ne les imagine pas. Non, ils sont là. Ils chantent dans la nuit. Ils accompagnent ce spectacle de mort. Je m’assois. Ma sœur se serre contre moi. Rentre en moi, ma petite chérie. Je t’accueille. Viens, tu n’as pas à regarder toi. Moi si. Viens. Elle pleure. Je sens ses larmes couler sur mon torse. Sans hâte, elles sèchent. A la voir hoqueter, je sens mes yeux s’humidifier. Je lui caresse le bras, impuissant. Impuissant. Je le suis. Je l’ai toujours été. J’embrasse le front de ma sœur. Je ferme les yeux. Je ne veux pas voir ma sœur. Je ne veux pas voir ses larmes. Je ne veux pas voir ce monde, ce monde qui explose, ce monde rouge, de feu et de sang. Je ne veux pas voir ce monde qui pleure, qui pleure des bombes. Je ne veux pas. - Maman va revenir ? Je sursaute. Ma sœur me regarde, les yeux embués de lourdes larmes. Elle n’a pas encore emprunté la route de l’adolescence. Moi si. Je n’en suis pas sorti. - Oui. Oui, elle va revenir. Elle nous a dit de rester. Elle va revenir. Une explosion étouffe la fin de ma phrase. Je vois dans mes yeux la pierre voler. J’imagine dans ma tête la famille qui habitait ici, les rires et les pleurs que cette maison a accueilli. - J’ai peur. - Moi aussi, ma petite chérie. Moi aussi. Je me relève. Je ne sais pas. Il faut que je voie. Ma sœur ne quitte pas ma main. Les flammes lèchent le sol, refusant de le quitter. Une pluie fine tombe, les vitres sont ruisselantes. Je sais que maman ne reviendra pas. Cela fait une heure qu’on l’attend. Elle ne reviendra pas. Et les bombes se rapprochent. - On va partir, d’accord, ma petite ? - Et maman ? Je me force à sourire. Mes larmes ne tardent pas à épouser mes lèvres, à dénoncer ce faux sourire. - Elle est forte, elle va nous retrouver. C’est maman, non ? Ma sœur hésite, puis hoche la tête, un rayon de joie traversant son visage fatigué. - Oui ! Oui. Je ne lui lâche pas la main. Jamais. J’ouvre la porte. - Ne pleure pas ma petite chérie, d’accord ? Ne pleure plus. Elle hoche la tête. L’odeur m’attaque immédiatement. J’arrache le foulard qui me ceint le cou, et l’appuie sur la bouche de ma sœur. Je lui dis de bien le tenir. Le parfum de la mort flotte dans l’air. J’aimerais lui boucher les oreilles aussi. S’il te plaît, n’entends pas les cris, n’entend les larmes des avions, n’entend pas mes pleurs. S’il te plaît. J’aimerais lui cacher les yeux. Ne t’abîme pas, ma petite chérie. N’abîme pas ton cœur. On court, pliés en deux. Je la fais passer devant moi, je la serre dans mes bras. Les explosions viennent de derrière. Le feu est partout lui. Je la sens trembler. Elle ne pleure plus. Moi si. C’est une fuite. Une fugue intemporelle. Nous fuyons la vie, notre vie. La mort aussi, celle des autres. J’ai mal aux oreilles. J’ai mal aux jambes. Ma sœur gémit. Elle en a marre. Elle veut qu’on s’arrête. Elle appelle maman. Ses cris, ses pleurs, ses petits pas font vivre cette place morte. Nous sommes seuls, à courir au milieu des flammes, à éviter la terre que soulève chaque bombe. A éviter les gravats projetés, à éviter la mort. C’est inutile, oui. Les adultes demeurent. Mais je ne suis pas un adulte. Ma sœur tousse. Elle crache un peu. Je regarde. Merde. C’est du sang. Je lui passe une main sur le ventre, elle gémit. Je sens un liquide chaud et visqueux embrasser ma main. Elle me demande si on peut s’arrêter. Elle me demande si je peux appeler maman. Je tombe à genoux, mon cœur me broie la poitrine. J’ai fais attention. Je… Non. Le vacarme m’étouffe. J’oblige ma sœur à se tourner vers moi. Elle sourit, fière. Un sourire plein d’innocence, encore drapé de ce voile enfantin. - J’ai pas pleuré. Elle a la voix faible. Elle se laisse aller contre moi. Je la berce, le regard fixé dans le vide, contemplant une flamme folle. Puis, lentement, mes yeux rencontre les siens. Elle me sourit de nouveau. Mes larmes tombent sur son beau visage, elles empruntent le sillon creusé par les siennes. Et meurent le long de sa joue. Je secoue la tête. Impuissant. - J’ai… J’ai fais attention. J’ai fais… Je tiens toujours sa main. Je la tiens toujours lorsqu’elle ferme les paupières. Je la tiens toujours lorsqu’elle me sourit. Je la tiens toujours. Je ne l’ai jamais lâché. Jamais.
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| | #35 |
| Élémentaire de Feu ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Ah, toujours de beaux poèmes. Pour une fois, certains ne sont pas triste. J'aime.
__________________ Agifem, Auteur des Chroniques de l'Age Sombre, mordeur des titreurs négligeants, molosse modérateur du forum NeverWinter Nights 1, et Tyran Suprème du forum NeverWinter Nights 2. Un dernier merci à Egrevyn, mon ami, pour tout ce que tu as fait pour nous tous. |
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| | #36 |
| Troll ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: juin 2004
Messages: 1 412
| Merci de les avoir publiés ![]() Je les aime tous, même si "La passion des chevaux" me laisse plutôt songeur. ![]() La nouvelle est extrêmement triste, mais tellement bien racontée.
__________________ Modérateur des forums Baldur's Gate II / Comptoir d'Amn / Bazar de l'aventurier / Neverwinter Nights |
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| | #37 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Elle est… Petit oiseau ouvre ses ailes doucement, Timidement il avance dans la vie Mais il sait qu’il peut toujours compter sur elle, sa maman. Celle qui lui a donné la vie. Une de ses rares personnes qui vivent dans cette bulle, Cette protection que l’oiseau s’est crée. Une mère c’est ce qu’il y a de plus important sur terre, Le pilier d’un enfant, un amour que nul ne peut égaler ou copier. Un amour bien plus digne que tous les contes de fées. Une mère c’est les plus beaux moments de la vie d’un enfant, Les meilleurs souvenirs d’antan. Un poème c’est exprimer des sentiments que l’on ne peut dire vraiment, Un poème c’est le plus beau des je t’aime. Un poème sur ma maman, c’est pouvoir lui dire combien elle m’est chère et unique. Que sans elle, la vie n’aurait pas de sens, qu’elle serait mélancolique. Lui dire qu’elle est la plus belle et la plus grande femme de ma vie. Qu’avec papa, elle a fait de moi la femme qu’aujourd’hui je suis. Quoiqu’ils arrivent, pour toujours nous serons réunis. Ils sont ma vie et mon nid. Finir ce poème ? Je crois qu’il ne doit pas y avoir de fin. Parce que je sais que chaque jour qui passe, Tu tiendras encore ma main. Et encore longtemps chaque matin, Je regarderais ma mère en me rappelant Qu’elle est la meilleure des mamans.
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| | #38 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | Moi par mois... Il est encore trop tôt pour que je vous aime Cependant, si vous saviez m'attendre Car ce mois de Janvier me semble trop bohème Pour que l'on puisse s'aimer ou du moins y prétendre. Voilà que février me guette Mais à nouveau je vous rejette Ce n'est pas que le temps me semble long C'est juste que déjà au loin résonne le plomb Mars me fait une faveur Mais je ne peux me résoudre, torpeur! Je ne fuis, je n'ai point peur c'est juste que j'attend la chaleur. Avril me fait don de son nom Mais hélas, je n'ai jamais aimé son prénom De plus, il a un bien trop drôle chapeau melon Pour que je m'abandonne à lui, pauvre étalon! Mai, je commence à m'ouvrir mais Je résisterai encore au grand jamais Je cueille ce début de printemps Qui ne se montre pas par tous les temps. Juin me ramène un peu de son chagrin Je n'ai pas envie de lui dévoiler mes potins Il me regarde tel un pantin Et fuit dès le petit matin. Juillet parfois me fait pitié Ah non jamais je ne l'aimerai Ou alors, attendons l'automne s'il vous plaît Que soit passé la saison goutte de lait. Août vient me saluer sans jamais rien me demander Pourtant je l'aurai aimé Pour un peu plus qu'il me l'aurait convié Septembre me dépose son parfum d'ambre Doucement il entre dans ma chambre. Mais à chaque compliemnt, je le chambre Pour un peu moins succomber avant décembre. Octobre ressemble trop à un ogre Dans son regard ocre un peu trop catalogue Il se fait un monologue Tout en lisant du Desprogues. Novembre me sourit Mais il fait déjà gris. Pour que tu restes pour la nuit, Il faudrait que tu sois plus poli. Décembre vient enfin Il m'offre du jasmin Mais c'est déjà la fin, On verra pour les amours l'an prochain.
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| | #39 |
| Araignée Géante ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: avril 2004 Localisation: Pas D |