Baldur's Gate et Dragon Age | La Couronne de Cuivre
 

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Briseur d'Empires Depuis plus de cinq cent ans, l'Empire de Koush assure la prospérité et la paix à ses sujets. La guerre n'est qu'un lointain souvenir et l'escrime un sport. Tout porte à penser que cette stabilité sera éternelle. Pourtant, un jour, une fille est retrouvée morte dans les canaux de la ville.
Et l'Empire bascula...

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Vieux 24/11/2003, 00h24   #26
Perdigan Foxglove, Légende des Royaumes
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Parce-que ça n'en a tout simplement aucun. Il y a des styles qui plaisent aux uns et pas aux autres, mais ce n'est pas pour cela que ce sont des bons ou des mauvais styles.
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Vieux 24/11/2003, 00h25   #27
Grenouillebleue
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Ha !

*tire la langue à Silk*
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Roman d'Heroic Fantasy en feuilleton (un chapitre par jour)
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Vieux 24/11/2003, 17h07   #28
Silk
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Malheureusement pas Perdigan, ta description est restreinte à ce que j'ai cru moi aussi durant longtemps, mais ce n'est malheureusement pas le cas (je vais m'expliquer).

Un bon style est un style original, un style qui apporte quelque chose. Il restera bon un moment, puis les révolutions culturelles et littéraires passant, il deviendra classique, puis de merde. Que peut-on apprécier dans un style ?
1- Ses éléments architecturaux, sa fluidité, ... On appellera ça de la préférence. Tout style a des critères architecturaux différents. Théoriquement, toute cette partie dite "architecturale" est universelle, dans 100, 1000, 10 000 ans, des hommes l'aimeront encore (il va de soi qu'on considère le problème dans un ensemble de communication stable ; à partir du moment où la langue française n'existera plus, seule une retraduction pourra apporter la richesse originale). Sauf réel formatage social des cerveaux (excusez les grands maux), ce style architectural est donc intemporel et n'a d'autre critère de différenciation que la différence en elle même ; pas de notion de plus ou de moins, malgré les influences sociales.
2- Le deuxième aspect appréciable est la nouveauté. Un style qui apporte du renouveau à la littérature est nécessairement un bon style de façon la plus objective. Ainsi, le style de Balzac a étémagnifique en son temps, mais ce temps ayant passé, il a fait rapidement partie des classiques, encore vénérés par quelques professeurs de français formalistes et quelques académiciens croupissants. Aucun ne viendra dire que le style de Balzac n'a pas été (et par conséquent sera toujours) un style excellent. Dans notre contexte actuelle, il ne vaut rien à mes yeux comme à ceux de beaucoup d'autres.

Pour résumer, il y a deux facette du style qui s'opposent et se complètent : le style dans son ensemble, auquel cas la liberté d'aimer ou de ne pas aimer est donnée à tous, mais aussi (et et non pas ou) le style dans son contexte. Notre ami Musset le disait bien, d'ailleurs. On en peut pas omettre un de ces deux paramètres. Comme l'un est parfaitement subjectif et donc nul, puisque pouvant avoir toute les valeurs il n'en a finalement aucune, l'autre fait office de décision, étant plus concret et objectif. Ainsi, ce que tu écris diffère si peu des centaines d'auteurs de Fantasy / SF qui se sont succédés que ton style perd tout intérêt au yeux de l'histoire et de l "objectivité stylistique", et aux yeux également de presque tous les lecteurs qui lisent pour être émerveillés et désirent la nouveauté à chaque page. Bien que le recuit soit toujours pour certain un émerveillement (j'ai dit que j'étais bon public), il n'égale pour personne la sensation qu'éveille un style nouveau qui découvre ses richesses à chaque page.

Les bons auteurs alliant un style nouveau et une trame intéressante ? Ce sont les "pères" de la science fiction et de la fantasy moderne : Bradbury, Orwell, Asimov, Tolkien...

C'est de cette manière qu'on diffère les bons auteurs, ceux qui ont le mérite d'avoir créé eux-même leur littérature. Les autres ne sont que des moutons qui se sont imprégnés, rien de plus. Celà ne modifie pas ma vision personnelle : Je n'aime pas Balazac, mais c'est un auteur de génie. J'aime bien ce que tu écris, mais c'est stylistiquement merdique.

Et je n'ai parlé que de la forme, et non du fond, le fon étant un autre sujet.

Pour résumer, il y a la valeur affective qu'on porte à quelque chose, qui n'entre pas en ligne de compte puisque variable, et le critère d'inovation qui lui est assez objectif et fait, de par son importance, une échelle parfaite d'élection des auteurs. C'est pour cette raison que je juge ainsi les différents styles, que je considère Balzac comme de la merde à mes yeux (j'y reviendrais) et ce que tu écris de la merde aux yeux de la littérature Il y a seulement deux critères de sélection, l'un social et l'autre personnel.

Voilà pour ta réponse, grenouille J'espère avoir été assez clair Je reviens sur le cas de Balzac si dessous qui est assez intéressant.


NB : Balzac est un cas à part. Balzac est un auteur de génie pour avoir été le père (quoi que j'en doute) de son courant. On ne peut pas dire qu'il ne vaut rien, mais il fait partie de ces rares auteurs dont le "style architectural" atteint presque l'objectivité (100% des personnes ou resque ne l'aiment pas), et passe donc outre la nouveauté. Tous les goûts ne sont pas dans la nature pour Balzac : presque personne ne prend plaisir à le lire. C'est dans ce sens que je le nomme comme "auteur de merde", sa décadence présente passe avant sa novation ancienne. Il ne fait pas partie de la règle citée plus haut, car il ne réunit pas les conditions nécessaires : son style n'est pas subjectivement bon ou mauvais, il a une valeur presque objective. Aujourd'hui du moins. C'est donc aujourd'hui un auteur de merde, parce que inintéressant dans notre contexte actuel. Je ne suis probablement pas très clair, j'ai essayé de rpondre au mieux
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Vieux 24/11/2003, 18h22   #29
Pépé le bourrin
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Et bien voilà un avis qui a au moins le mérite d'être tranché. C'est plutôt sympa (sisi Froggy je t'assure) vu l'eau tiède et aseptisée servie quotidiennement.

Citation:

Perdigan, ta description est restreinte à ce que j'ai cru moi aussi durant longtemps
Ben tiens ! Tu as donc évolué Silk, et comme toute personne douée de réflexion, c.à.d. (presque) tout le monde, tu évolueras encore. Un trait récurrent de l'évolution, c'est qu'à chaque stade on est persuadé d'avoir raison, et que cette fois est la bonne (" Je sais je sais " chantait Gabin).

Selon les critères que tu développes, certains pensent peut-être que Mozart, c'est de la m... pour notre époque, la preuve, y passe même pas à Starac. Va savoir ... J'ai vu beaucoup de gamins qui aimaient bien Mozart moi, jusqu'à ce que leurs copains leur expliquent à quel point c'était ringard.

Le stade d'évolution où moi je suis (aucune échelle de valeur, simplement un parcours et on peut très bien régresser), me fait penser qu'il n'y a aucune logique à l'art, simplement de l'émotion, présente (et plus ou moins forte) ou non. La littérature, pas plus que les autres modes d'expression, ne peut se résoudre comme une équation, un algorithme, avec un peu plus de variable "style" ici, de constante "architecture" là, et de paramètre "nouveauté" ailleurs.

Ces grilles de lecture sont des outils pratiques, mais rien de plus. Leur emploi me fait penser à ces messieurs-dames qui nous présentent la météo, nous expliquent très bien le temps qu'il a fait la veille, et sont incapables de nous donner le temps de demain.

Citation:

inintéressant dans notre contexte actuel
Très vieille question ! Ce postulat suppose que nous n'existons que par rapport à notre environnement, qui interragit avec nous comme nous interragissons avec lui et sa seule observation suffit à le modifier, rendant caduque ladite observation. Probablement vrai d'un point de vue scientifique, et sociologique, mais pour l'art ?

Je crois pour ma part qu'un artiste, un créateur, peut avoir raison contre tous les autres, présents et à venir, public inclus, y compris contre lui-même s'il se renie ultérieurement. Beaucoup d'oeuvres sont plus grandes que leur créateur, qui a su se trancender ponctuellement avant de se faire bouffer par le quotidien

Bon ben maintenant que j'ai bien pontifié, j'vais lire tranquillement l'oeuvre en question car pour l'instant j'ai juste téléchargé et lu en diagonale

Pépé pompeux
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Vieux 24/11/2003, 22h29   #30
Grenouillebleue
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Je ne suis pas d'accord avec toi, Silk. Ce que tu décris, c'est un style novateur, ou fondateur. Un style basé sur de nouvelles idées, un nouveau postulat, un nouveau genre.

Mais, d'une part, aucun des auteurs que tu cites n'a inventé un style propre - on pourrait parler d'un genre, mais l'écriture d'Asimov ou de Tolkien n'a pas, sur la forme, de spécificités tonitruantes.

Et, d'autre part, le fait d'inventer un genre littéraire ne correspond pas forcément à un "bon" genre littéraire. Cf La Modification, de Michel Butor, et tous les écrivains du "nouveau roman". Consternant... ou pas ? Eh bien, encore une fois, il s'agit d'une affaire d'opinion. A l'époque, leur style était ouvertement décrié, avant de faire des émules, puis de retomber dans l'oubli. Etait-ce un "bon" style ou un "mauvais" style ? Un style nouveau, en tout cas, et une trame certainement intéressante.

Bref, je continue à ne pas être d'accord sur tes critères binaires (bon, mauvais). On peut "qualifier" un style, on ne peut pas le juger. Tous les goûts sont dans la nature, et il ne reste que le plébiscite du public à travers les âges.
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Vieux 24/11/2003, 23h26   #31
Silk
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Comme la pâte qui passe de main en main, je vais me servir de se que tu as dit pour essayer de modeler plus loin, pépé.

Bien. Revenons au principe de la subjectivité et de l'objectivité. Ayant le flemme de redémontrer le principe qui dit que "toute objectivité et la moyenne des subjectivités", je ferais ma démonstration par empirisme habituelle : un jour, tous les habitants de la terre sauf un voient le vase de madame chapot rose, le lendemain, tous les humains sauf un, le même, le voient bleu. De quel couleur est le vase ? Hier, il était rose, et l'homme était fou. Aujourd'hui, il est bleu (quelqu'un l'aura repeint pendant la nuit), et l'homme est toujours fou. L'objectivité est donc la moyenne des subjectivités, elle est plus ou moins forte selon les proportions. Bref. On admettra que ce postulat soit vrai, à moins que quiconque aie à y redire.

Pour revenir à pépé, je suis d'accord avec toi, mais j'admets les deux. Je pense, que, comme tu me le faisais remarquer, j'évolue, et l'art évolue aussi. Un art qui ne bouge pas est statique, ce qui est statique fini par lasser l'homme. Il n'y a pas de bien ou de mal, il y a des actes qui vont dans le sens de l'écriture, d'autres en son contraire. Alors, quel est le but de l'écriture ? Pourquoi lit-on ? Et donc, qu'est-ce qui va dans le sens de l'écriture ? Je pense qu'il est clair pour tout le monde que ces remarques sont subjective, or nous sommes à la recherche d'un critère objectif. Passons du côté de l'auteur (que je connais pour ma part aussi bien que celui de lecteur). Que cherche l'auteur ? L'auteur cherche, à travers un certain fouilli de code, à faire passer une émotion, émotion universelle. Ses codes doivent être compréhensibles par tous. Moi, je n'aime pas les codes qui cloisonnent les êtres, mais je n'ai pas le choix, pour faire sentir aussi fort à autant de monde, il faut avoir une prédisposition prophétique que je n'ai pas. Je retourne les armes de mon enemi contre lui même, et j'écris. J'écris avec les signes, j'écris avec un langage universel qui remue les autres, alors que pourtant je suis profondément associal. Je connais les signes, je les ai subis en lisant, je l'ai ai aimé et suivi en lisant. Les signes sont éphémères. La communication finira par séteindre, car aussi universelle soit-elle, elle restera mortelle. Un jour, mes feuillets de poèmes ou mes disquettes de nouvelles seront illisibles. D'ici là, je cherche à rendre mes émotions les plus profondes accessibles au maximum de personnes. J'éduque à ce que les autres ne comprendront pas, je suis suffisament riche dans mon isolement pour fournir autre chose que de l'écriture stéréotypée. Je cherche à éduquer autre choses aux autres. Je pourrais écrire toujours la même chose, mais les gens ne s'éduquent pas à recevoir toujours les mêmes émotions. J'aimerais faire passer l'innocence mais je ne la porte pas en moi, j'aimerais faire passer ce que j'ai de plus horrible mais je ne sais pas le définir. Je peux montrer l'innocence, et par ce moyen a faire sentir, mais je ne la ferais jamais sentir comme les sentiments que je possède. Par ces observations sur moi-même, je pense que l'écrivain veut faire passer des émotions. Je pense aussi que le langage utilisé est l'unique moyen, bien que ce soit ce que nous combattons. Les livres qui réussissent sont ceux dont les communications ont touché le plus de monde. Certains magnifiques ne réussissent pas, mais touchent très peut de personnes. Et véhiculent d'autres sentiment. La Force de l'auteur est de faire ressentir aux autres ce qu'ils n'auraient jamais pu ressentir sans celà, en les guidant. Les adultes eux aussi ont toujours à apprendre. Ainsi, quand ils écrivent, les écrivains mettent dans les feuilles des parties d'eux même, et les autres les absorbent. Celui qui aura tout lu sera capable de choisir ce qui l'intéresse dans chaque livre, les signes qui sont le mieux passé, et les réutiliser... Je sais ce qui me gonfle chez Balzac, je sais ce qui ne me gonfle pas chez baudelaire. Je sais ce qui me gonfle chez mozart, je sais ce qui ne me gonfle pas chez Eminem (et j'écoute-heureusement pour moi- plus souvent le premier). Pourquoi, alors que je n'ai pas la perception des autres, suis-je capable de connaître ce qui va les toucher ? Vaut-il être différent de quelqu'un pour mieux l'éduquer ? L'auteur veut enseigner ses émotions. L'enseignement répétitif a-t-il un intérêt, ne vaut-il mieux pas s'ouvrir ? Ressentir pour savoir qu'on vit ? L'émotion est-il la vie accordée aux hommes ?

Grenouille, ne me prend pas au mot. Il faut savoir que dans notre société, un certain nombre de codes existe, et qu'avec tout le mépris que j'ai pour eux, c'est grâce à eux que nous pouvons écrire et échanger. Parmi ses codes, il y en a un qui m'a dicté tout ce que j'ai dit dans mon remier long post. La société l'a fait ainsi, et nous écrivons pour la société, non ? La société juge, elle départage. Aujourd'hui, le despotisme du bien règne partout. Celui qui veut créer une société maléfique avec l'accord des autres et rejeté. Le bien règne en despote. Est-ce juste ? En quoi le bien est-il "mieux" que le mal, sinon dans le fait qu'il tend à l'évolution et non au statique ? Il faut juger subjectivement entre découper un homme et l'embrasser, et pourtant le bien est imposé. Il en va de même en littérature. Tous les goûts sont dans la nature, mais le statique est proscrit : l'évolution règne. La nature se protège elle-même quelque part. Tu ne peux pas prétendre à tous les goûts dans la nature, c'est proscrit aujourd'hui, maintenant. Beckett est notre maître aujourd'hui, Balzac notre bête noire. Ca changera, Balzac tombera dans l'oubli, Beckett deviendra honni, et Tsurago deviendra roi (vous ne connaissez pas, il n'est pas encore né, c'est un grand écrivain du 23ème siècle.) Comme je te l'ai dit, je n'ai pas de critère binaire, je lis ce qui m'intéresse, mais je me plie aux lois de la société, parce que l'écriture ne veux riend ire sans elle.
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Vieux 25/11/2003, 00h26   #32
Grenouillebleue
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Je pense que nous n'arriverons pas à nous mettre d'accord là-dessus. Personne n'a contesté que l'objectivité était une somme de subjectivités. Je crois même t'avoir donné ma bénédiction sur ce sujet quelques messages plus haut.

Ce que je conteste, encore une fois, c'est en quoi ceci permettrait de juger la "valeur" d'une oeuvre. A moins que tu ne veuilles expliquer que la valeur d'une oeuvre, à un instant T, se juge par le nombre de personnes qui l'apprécient. Mais si tel était le cas, des oeuvres comme celles produites par JK Rowling ou Orson Scott Card se considéreraient comme bonnes, et on aurait une fusion des notions de qualité et de succès en librairie.

Ce que je conteste, c'est donc la manière dont tu appliques ta démonstration objective - subjective.

On peut prendre un livre A, et le faire lire à un certain nombre de personnes. Subjectivement, 60% de ces personnes pourraient le trouver intéressant, 75% le trouveraient fluide, 35% aimeraient ses dialogues, et 10% seulement ses personnages.

On pourrait en déduire qu'objectivement (mais à partir de combien de subjectivités une objectivité est-elle objective ? ), ce livre est intéressant, fluide, mais que ses dialogues sont pesants et ses personnages lourds.

Par contre, tu ne peux faire la somme des avis subjectifs de ces personnes sur le fait que le style soit "bon" qu'à partir du moment où tu as défini ce que tu entendais par style, et ce que tu entendais par "bon". Donc à le décomposer en un certain nombre de critères, que j'ai proposés plus haut (par exemple: fluidité du texte, richesse des descriptions, habileté des métaphores, puissance de la construction sémantique, force de l'évocation, intérêt du scenario, profondeur des dialogues...).
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Vieux 26/11/2003, 15h46   #33
Pépé le bourrin
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Damned ! Et pourtant je savais bien qu'il ne fallait pas que je rentre dans ce topic :happy:

Citation:

60% de ces personnes pourraient le trouver intéressant, 75% le trouveraient fluide, 35% aimeraient ses dialogues, et 10% seulement ses personnages
Absolument et sur un panel représentatif sélectionné selon la méthode des quotas et vérifié sur la table de Gauss. Là où c'est amusant, c'est qu'on s'apercevrait (a condition s'y pencher of course) que gngngn pourcent des 60 % l'aiment pour des raisons x, d'autres pour y, que gngngn ne savent pas mais aiment bien quand même et que d'autres répondent à coté.

Ceux qui n'aiment pas ne l'aiment pas pour tout un tas de raisons dont certaines sont celles qui le font aimer à ceux qui l'aiment. Et lycée de Versailles bien sûr :happy:

Citation:

à partir de combien de subjectivités une objectivité est-elle objective
C'est vrai ça ! Et puis il faudrait faire un panel par époque, par ethnie, par culture de référence et puis pondérer un peu tout ça par des données corrigées en variation saisonnière, ça ce serait objectif, du vrai de vrai, breveté SGDG.
Un doute m'étreint cependant, raisonnerons-nous en termes de moyenne ou de médiane, et dans ce cas ... mais oui bien sûr, la moyenne sera le pivot de la médiane :hein:

Ma subjectivité à moi (j'aime ces pléonasmes :love: ) est une donnée objective dont je sais gré à mes proches de tenir compte, moyennant quoi j'accepte (à regret) d'intégrer la leur même s'ils ont nécessairement tort, car l'enfer c'est les autres. Mais je suis superbe et généreux (et une rivière pour mon peuple, j'adore celle-là) et souris paternellement des errements de mes contemporains car je travaille pour les générations futures. :rigoler:

Citation:

De quel couleur est le vase
La terre est bleue comme une orange. Mais quel est le c... qui l'a repeinte pendant la nuit ? Ah non c'est un vase ... c'est vrai que pour la nuit c'est plus pratique :rigoler:
Et puis là on ne parle plus d'éléphant dans un magasin de poteries mais de rhinocéros il me semble

Citation:

ce qui est statique fini par lasser l'homme
Certains ne se lassent pas de regarder les étoiles, ou la mer, statiques et changeantes. Et puis si les oeuvres ne changent pas, le regard évolue.

Citation:

L'auteur cherche, à travers un certain fouilli de code, à faire passer une émotion, émotion universelle
L'auteur exprime une émotion. Il ne cherche pas forcément à la faire partager, et peut être superbement isolé dans sa tour d'ivoire. Il est. Sans doute certains ont-ils besoin de se rassurer et mendient l'approbation du public, ou ont simplement des contraintes alimentaires. De Vinci a passé 95 % de son temps à distraire les godelureaux de la Cour, moyennant quoi il pouvait consacrer le reste à ses oeuvres.

Beaucoup de ceux qui "cherchent" à faire passer un message ne cherchent en fait que des réponses à leur propre questionnement, leur propre cheminement. Cette démarche les regarde, on peut y participer ou pas.

Citation:

Ses codes doivent être compréhensibles par tous
Ben pourquoi ? Seul un aspirant démiurge aspirerait à être universel. Ou alors une bouillie bien tiède qui puisse être absorbée par tous ? Il est vrai que la mondialisation est en marche.

Citation:

les armes de mon enemi
On dit que l'on connaît la valeur d'un homme au nombre de ses ennemis :happy:
Je dois être alors un bien triste sire, car je n'en ai pas. Tout simplement parce-que je n'en veux pas, je ne veux plus perdre de temps avec ça. Je ne m'appelle pas Zangra, je ne serai pas héros et je ne sauverai pas le monde. Les chevaliers du zodiaque sont là pour ça.

Citation:

J'écris avec les signes
Je ne connais pas ta définition de signe.
Les mots ? Orwell m'a convaincu en les comparant à des étiquettes collées à des flacons qui renfermeraient les différents concepts. Si l'on mélange les étiquettes, si les mots ont des sens différents selon chacun, c'est mal barré mais pas perdu : ceux qui veulent échanger arrivent toujours à trouver un dictionnaire commun. Si de nouveaux concepts apparaissent sans mots pour les traduire, eh bien, les néologismes sont là pour ça.
Les codes et usages ? Bien trop volatils. Ceux d'un Portenfant du roi des Aulnes ? La démarche est bien trop personnelle.

Citation:

elle restera mortelle
Oui, le bon vieux aquoibonisme, et le saceraquoitoussa. Il a été beaucoup écrit et même chanté dessus et je n'ai vraiment pas les moyens de faire mieux. A chacun de trouver sa réponse mais même s'il est compté, on a quand même pas mal de temps pour ça Kundera l'a même poussé à l'absurde en feignant de croire que seul ce qui était éternel avait de l'importance, et donc que les massacres et autres génocides n'étaient que futiles péripéties, les gens étant condamnés à périr dès la naissance.

Paraîtrait même que le soleil va s'éteindre d'ici cinq milliards d'années (à quelques minutes près). Bof. C'est sûr que si c'était dix ça changerait tout :rigoler: C'est comme la chute du gratte-ciel, jusque-là ça va, c'est quand elle s'arrêtera que ça fera mal :rigoler: Mais pour l'instant le vin est bon et les filles sont belles, et tu peux même jouer à BG :happy:

Citation:

La Force de l'auteur est de faire ressentir aux autres aux autres ce qu'ils n'auraient jamais pu ressentir
Mettons qu'ils auraient eu du mal à l'exprimer, et ce sera déjà très bien. Brassens disait que Villon n'avait certes pas besoin de sa musique, mais que sa musique avait pu permettre à certains de découvrir Villon.

Citation:

Balzac est un auteur de génie pour avoir été le père (quoi que j'en doute) de son courant
Tu fais comme tu veux Je considère Balzac comme un génie car il a écrit des livres que je trouve géniaux. Tu disais préférer Zola dans un post précédent, mais Zola est à peine un romancier, en cela que ses livres (extraordinaires soit) ne sont pas vraiment des romans, mais des tranches de vie, de vie telle qu'elle était réellement pour la plupart de ses contemporains et non pas telle qu'elle aurait pu être. Ses personnages ne sont pas des personnages de roman, on vit avec eux, on souffre avec eux, mais ils ne font pas rêver. Franchement, quitte à fantasmer, je préfère rêver à être Vautrin que Lantier

Bon maintenant faudrait quand même voir à pas oublier que l’œuvre de référence de ce topic est celle de Grenouillebleue.

Passque si on continue à jouer comme ça les intellos de seconde zone, les collègues ne voudront peut-être plus poster, alors que chacun a le droit, LE DEVOIR d'émettre son opinion sur ce récit qui doit quand même représenter une sacrée somme de boulot et d'efforts.

Pépé trop long
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Vieux 26/11/2003, 18h40   #34
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Citation:
Et puis là on ne parle plus d'éléphant dans un magasin de poteries mais de rhinocéros il me semble
Plutôt d'un éléphant avec des cornes... Nuance

Citation:
Ma subjectivité à moi (j'aime ces pléonasmes) est une donnée objective dont je sais gré à mes proches de tenir compte, moyennant quoi j'accepte (à regret) d'intégrer la leur même s'ils ont nécessairement tort, car l'enfer c'est les autres. Mais je suis superbe et généreux (et une rivière pour mon peuple, j'adore celle-là) et souris paternellement des errements de mes contemporains car je travaille pour les générations futures.
:rigoler: je n'entrerais pas là-dedans (je ne pense même pas en être capable) Et puis, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire... Quelle est l'intérêt d'une discussion où les orateurs ne se comprennent pas ? (et l'intérêt d'avoir les mêmes signes, alea jacta est, et ma casquette aussi)

Pour l'idée principale, je ne pense même pas que ta subjectivité soit objective... Mais c'est tout à fait subjectif, bien entendu.

Quand aux générations futures à qui tu t'adresses... Plutôt parler des proches, si les futures ne te décryptent plus (où te prennent pour un singe, ce qui revient de façon globale au même)...

Citation:
Certains ne se lassent pas de regarder les étoiles, ou la mer, statiques et changeantes. Et puis si les oeuvres ne changent pas, le regard évolue.
Il évolue et chute, plutôt. Si ceux qui découvrent la mer ne la cartographie pas, les éclaireurs seront toujours aussi nombreux, et les marins, toujours sur la terre ferme... On ne se lasse pas des étoiles, mais quand on découvre que d'autres étoiles sont visibles à même le sol, ceux qui avaient le bec levé le colle dans la terre, évitant ainsi les courbatures mais favorisant l'arthrose...

Citation:
L'auteur exprime une émotion. Il ne cherche pas forcément à la faire partager, et peut être superbement isolé dans sa tour d'ivoire. Il est. Sans doute certains ont-ils besoin de se rassurer et mendient l'approbation du public, ou ont simplement des contraintes alimentaires. De Vinci a passé 95 % de son temps à distraire les godelureaux de la Cour, moyennant quoi il pouvait consacrer le reste à ses oeuvres.

Beaucoup de ceux qui "cherchent" à faire passer un message ne cherchent en fait que des réponses à leur propre questionnement, leur propre cheminement. Cette démarche les regarde, on peut y participer ou pas.
Je me suis mal exprimé. L'auteur ne veut pas faire passer son émotion, il veut juste l'exprimer, à la façon de l'acteur. Mais si le jeu ou l'écriture provoque du plaisir, il en provoque beaucoup plus en en donnant aux autres... Que ce plaisir se traduisent par de la haine, des coups, de l'amour, des caresses, quelle importance ? L'auteur n'écrit pas toujours pour les mêmes raisons, mais toujours pour se faire plaisir. L'auteur qui aime voir le plaisir, ou plutôt l'émotion, ou plutôt la vie dans les yeux des autres aime partager ce qu'il écrit. Celui qui chemine peut le faire dans sa tête, avec son propre code s'il le souhaite.

Citation:
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Ses codes doivent être compréhensibles par tous
Ben pourquoi ? Seul un aspirant démiurge aspirerait à être universel. Ou alors une bouillie bien tiède qui puisse être absorbée par tous ? Il est vrai que la mondialisation est en marche.
Si, évidément. Tu as raccourcie ma penséee fort incorrectement Les codes doivent être compréhensibles par tous dans leur propre sens. Un texte obscur (qui peut avoir ne serait-ce que l'envie, mis à part les professeurs de français contraints et forcés par des académiciens carrés au dos courbe, de déchiffrer tout ce que veut dire Nerval ? Tout code, même le plus obscur, a une signification, éveille quelque chose en nous... Tu m'as pris au premier degré, c'est vilain Toute phrase, aussi déboussolé soit elle, éveille en nous un sentiment (incompréhension par exemple). L'auteur doit savoir jouer avec ça ; mais ce qu'il veut faire passer, il doit toujours le faire passer. Relisant Harry Potter, je sens parfois de manière analytique ce que JKR a voulu exprimer, et ce qu'elle a en réalité engendré. Un uteur qui écrit dans un langage peut être compris dans un autre, il doit donc utiliser des signes compréhensible (si après il veut être incompréhensible, qu'il le fasse avec des signes compréhensible, pour qu'on ne comprenne vraiment rien. Un auteur qui veut donner l'incompréhension et fait du sens sans faire exprès est un mauvais auteur.) Je parle donc de la compréhension des signes, et non de la compréhension tout court. Si tu m'as pris au premier degré, c'est peut-être justement à cause de celà, parce que, en voulant faire passer un sentiment, j'en fit passer un autre (ça ne m'étonnerait pas, ça m'est arrivé il y a quelques jours. La fatigue, sans doute.)

Pour ce qui est de la bouillie universelle, c'est la forme que prend un style répété sans cesse... On absorbe, on absorbe... Et un jour, nos bibliothèques sont pleines de cubes de la même forme et de la même couleur... La même bouillie écoeurante, parce que personne n'a trouvé de nouvelles recettes, ne serait-ce que rajouter un peu de sel.
Citation:
On dit que l'on connaît la valeur d'un homme au nombre de ses ennemis
Je dois être alors un bien triste sire, car je n'en ai pas. Tout simplement parce-que je n'en veux pas, je ne veux plus perdre de temps avec ça. Je ne m'appelle pas Zangra, je ne serai pas héros et je ne sauverai pas le monde. Les chevaliers du zodiaque sont là pour ça.
Je crois que tu enfonce la porte (ouverte) du celier alors que je me trouve dans la cuisine J'ai certains enemis, mais je ne parlais pas pour toi.

Citation:
Je ne connais pas ta définition de signe.
Les mots ? Orwell m'a convaincu en les comparant à des étiquettes collées à des flacons qui renfermeraient les différents concepts. Si l'on mélange les étiquettes, si les mots ont des sens différents selon chacun, c'est mal barré mais pas perdu : ceux qui veulent échanger arrivent toujours à trouver un dictionnaire commun. Si de nouveaux concepts apparaissent sans mots pour les traduire, eh bien, les néologismes sont là pour ça.
Tu ne connaissais pas la définition, mais elle était implicite (ne revenons pas sur le point abordé plus haut et admettons que c'était ma faute : ) j'entends par signe les procédés littéraires (beurrrrrrrkkk... pas bô, ça) qu'utilise l'auteur pour écrire son sentiment. Non, on arrivera pas toujours à trouver un dictionnaire commun.
Citation:
Les codes et usages ? Bien trop volatils.
Et oui, le vent l'emportera... Et les étiquettes sur des flacons s'effaceront, jusqu'à ce que, par la couleur des mélanges, on réussisse à retrouver les étiquettes originales... C'est exactement ce que je te reprochais plus haut : le temps passera là dessus. Alors pourquoi n'arriverons nous pas à trouver un dictionnaire commun, comme écrit plus haut ? Parce que quand tous ces flacons seront mélangés, on pourra leur attribuer n'importe quelle étiquettes ; leur mélange ne nous donnera plus d'information, car il y aura des milliers d'étiquettes possibles pour chaque mélange... Les lettrés boiront tout ça et le pisseront dans des flacons qui, dépités d'étiquettes mathématiques, se décoloreront et croupiront sur leur étagère, où quelque rêveur viendra parfois y plonger son oeil magnifique, comme un lac magnifique et mouvant d'incompréhension.

Citation:
Oui, le bon vieux aquoibonisme, et le saceraquoitoussa. Il a été beaucoup écrit et même chanté dessus et je n'ai vraiment pas les moyens de faire mieux. A chacun de trouver sa réponse mais même s'il est compté, on a quand même pas mal de temps pour ça. Kundera l'a même poussé à l'absurde en feignant de croire que seul ce qui était éternel avait de l'importance, et donc que les massacres et autres génocides n'étaient que futiles péripéties, les gens étant condamnés à périr dès la naissance.
On fait avec, oui, et on apprend à relativiser l'importance des choses. Les nombrillismes d'un être qui est moins que le cent-millième d'une poussière d'un instant d'univers perde leur saveur. La vie prend une nouvelle teinte, pour ce que ça apporte de plus, je ne sais pas. La seule chose qui ne peut pas mourir, c'est probablement la chose qui n'a pas de contraire, je pense.

Citation:
Paraîtrait même que le soleil va s'éteindre d'ici cinq milliards d'années (à quelques minutes près). Bof. C'est sûr que si c'était dix ça changerait tout* C'est comme la chute du gratte-ciel, jusque-là ça va, c'est quand elle s'arrêtera que ça fera mal* Mais pour l'instant le vin est bon et les filles sont belles, et tu peux même jouer à BG*
C'est ce que je veux dire par relativiser, vois-tu. Les animaux ont peut-être l'intuition de celà que nous n'avons pas. Mais dans tous les cas, le moment présent d'abord, le passé ensuite (l'affreux pléonasme aurait du leur mettre le rhoino à l'oreille )

Citation:
Mettons qu'ils auraient eu du mal à l'exprimer, et ce sera déjà très bien. Brassens disait que Villon n'avait certes pas besoin de sa musique, mais que sa musique avait pu permettre à certains de découvrir Villon.
Et les portes ouvertes du palais des glaces, aussi... Ce n'est plus un rhinocéros, c'est une baleine verte

Citation:
quitte à fantasmer, je préfère rêver à être Vautrin que Lantier
Comme tu veux. Mais lis mieux mes messages Je n'aime pas plus Zola que Balzac. Les deux m'insupportent. Je reconnais juste à Zola une plus grand valeur objective qu'à Balzac, du moins jusqu'à ce que Balzac soit classé dans les ouvrages pour historiens Lire Balzac ne me procure aucun plaisir, et comme nous venons de conclure implicitement par nos ébats philosophico-bas-céphalophile que le seul jugement valable était la subjectivité affective, on peut en conclure que Balzac est jugé comme moyennement bon dans ce débat

Bon, heu, je suis encore plus long que pépé, les intellos de troisième zone que nous sommes tartinons ton joli message de discussions philosophiques de seconde zone... Tu peux scinder tout ça et l'envoyer sur la taverne du croc, si celà te gène trop :timide:
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Vieux 26/11/2003, 18h48   #35
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Originally posted by Silk@mercredi 26 novembre 2003, 18:42
(...) comme nous venons de conclure implicitement par nos ébats philosophico-bas-céphalophile que le seul jugement valable était la subjectivité affective (...)
Tu te contredis un peu, mon Silkounet.

En termes de subjectivité affective, JKRowling te plaît, tu nous l'as bassement avoué. Comment peux-tu donc critiquer son style alors que, finalement, ton jugement se base sur une subjectivité affective en sa faveur ?
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Vieux 26/11/2003, 18h49   #36
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